{"id":101905,"date":"2021-04-10T09:10:19","date_gmt":"2021-04-10T07:10:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gbopera.it\/?p=101905"},"modified":"2021-04-15T01:16:50","modified_gmt":"2021-04-14T23:16:50","slug":"aix-en-provence-festival-de-paques-2021-orchestre-les-siecles-francois-xavier-roth","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/aix-en-provence-festival-de-paques-2021-orchestre-les-siecles-francois-xavier-roth\/","title":{"rendered":"Aix-en-Provence, Festival de P\u00e2ques 2021: Orchestre Les Si\u00e8cles &#038; Fran\u00e7ois-Xavier Roth"},"content":{"rendered":"<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, saison 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><b>Orchestre Les Si\u00e8cles<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direction musicale\u00a0<b>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Violon\u00a0<b>Renaud Capu\u00e7on<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Piano\u00a0<b>Bertrand Chamayou<\/b><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Camille Saint-Sa\u00ebns: <\/i><\/span><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">La Jeunesse d&#8217;Hercule, op. 5O, Introduction et Rondo Capriccioso en la mineur, op. 28 pour violon et orchestre, Pha\u00e9ton, op. 39, Havanaise, op. 83 pour violon et orchestre, Africa, Le Rouet d&#8217;Omphale, op. 31, Concerto pour piano et orchestre No 5 en fa majeur, op. 103 &#8220;<i>Egyptien&#8221;<\/i>\u00a02\u00e8me mouvement, Le Timbre d&#8217;argent (Valse), Danse Macabre, op. 40<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Aix-en-Provence, le 4 avril 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Pour c\u00e9l\u00e9brer les cent ans de la disparition du compositeur, le Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence proposait, en ce dimanche de P\u00e2ques, un programme Saint-Sa\u00ebns, ce compositeur fran\u00e7ais d&#8217;entre deux si\u00e8cles qui oscille entre romantisme et plus de modernit\u00e9, passant par des \u00e9critures orientalistes ou hispanisantes. Mais ce prolifique et g\u00e9nial compositeur ne se d\u00e9partira jamais d&#8217;une \u00e9criture classique, ce qui lui vaudra d&#8217;\u00eatre un peu mis \u00e0 l&#8217;\u00e9cart, malgr\u00e9 certaines originalit\u00e9s et un immense succ\u00e8s, lorsque \u00e9mergeront des compositeurs plus novateurs, tels Maurice Ravel, Claude Debussy ou Arnold Schoenberg&#8230; Malgr\u00e9 une programmation chamboul\u00e9e \u00e0 cause des mesures sanitaires dues \u00e0 la pand\u00e9mie, le concert de ce soir, pr\u00e9vu de longue date, allait \u00eatre maintenu. Sans public \u00e9videmment, mais retransmis en streaming sur le site du festival pour que chacun puisse en b\u00e9n\u00e9ficier de chez soi. Cela permettant aussi aux artistes de pouvoir se produire sur sc\u00e8ne. Quelques journalistes \u00e9taient invit\u00e9s afin de comptes rendus musicaux. Privil\u00e9gi\u00e9s ces journalistes ? C&#8217;est ainsi que nous le percevons dans cette salle vide o\u00f9 il est impossible de manifester notre joie \u00e0 tous ces musiciens talentueux \u00e0 cause de la captation. Et ce soir plus particuli\u00e8rement o\u00f9 nous voyons un orchestre au grand complet, nous en \u00e9tions priv\u00e9s depuis plus d&#8217;un an. Choc visuel tout d&#8217;abord, choc \u00e9motionnel ensuite. Et quel orchestre ! Celui des Si\u00e8cles, fond\u00e9 en 2003 par son chef\u00a0<b>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/b>\u00a0et, excusez-nous du peu avec deux solistes flamboyants :\u00a0<b>Renaud Capu\u00e7on\u00a0<\/b>violon et\u00a0<b>Bertrand Chamayou\u00a0<\/b>piano. Jouant sur instruments d&#8217;\u00e9poque, l&#8217;orchestre pose avec myst\u00e8re les premi\u00e8res notes du po\u00e8me symphonique\u00a0<i>La Jeunesse d&#8217;Hercule<\/i>. Dirigeant sans baguette, le chef d&#8217;orchestre sculpte les sons, sugg\u00e8re et n&#8217;impose rien. Dans cette \u00e9criture classique les couleurs ressortent en une peinture impressionniste laissant quelques sons en suspension. Les sons homog\u00e8nes des cordes jouent la d\u00e9licatesse avec un solo de cor comme une lumi\u00e8re. Dans l&#8217;unit\u00e9 des archets et la clart\u00e9 de la petite harmonie le chef motive l&#8217;orchestre vers un\u00a0<i>agitato<\/i>\u00a0contr\u00f4l\u00e9 o\u00f9 fl\u00fbtes et trompettes s&#8217;en donnent \u00e0 c\u0153ur joie. Apr\u00e8s un moment d&#8217;apaisement, un final h\u00e9ro\u00efque, avec quelques mesures sous forme de choral, nous permet d&#8217;appr\u00e9cier l&#8217;unit\u00e9 de cet orchestre et des diff\u00e9rents pupitres. Un Renaud Capu\u00e7on tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans cette\u00a0<i>Introduction et<\/i>\u00a0<i>Rondo Capriccioso<\/i>\u00a0d\u00e9dicac\u00e9e \u00e0 Pablo de Sarasate. Charme et d\u00e9manchers voluptueux riment avec rythmes et\u00a0<i>staccat<\/i>o dans un jeu affirm\u00e9. Une grande ma\u00eetrise d&#8217;archet, une justesse parfaite jusque dans les doubles cordes permettent au violoniste de passer avec \u00e9l\u00e9gance des notes piqu\u00e9es aux phrases langoureuses. Bariolage d&#8217;archet,\u00a0<i>staccato\u00a0<\/i>volant, v\u00e9locit\u00e9 de main gauche, un feu d&#8217;artifice de notes qui nous emm\u00e8ne dans un<i>\u00a0vivacissimo<\/i>\u00a0\u00e9poustouflant. Un chef d&#8217;orchestre qui tient orchestre et soliste de main de ma\u00eetre avec un Renaud Capu\u00e7on en grande forme et heureux de jouer sur cette sc\u00e8ne du Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence. Avec\u00a0<i>Pha\u00e9ton<\/i>\u00a0Camille Saint-Sa\u00ebns aborde un sujet mythologique. Dans son \u00e9criture imag\u00e9e, il utilise tous les instruments pour illustrer ce po\u00e8me symphonique. Accords majestueux d&#8217;une sonnerie de cuivres sur la course des cordes en petit d\u00e9tach\u00e9 incisif. Direction pr\u00e9cise et efficace d&#8217;un chef qui laisse sonner les cors et les trompettes tout en maintenant les notes piqu\u00e9es de la petite harmonie. L&#8217;on peut m\u00eame apercevoir\u00a0<i>pha\u00e9ton<\/i>\u00a0et son char dans un ciel apais\u00e9. Mais tout s&#8217;emballe, les cordes s&#8217;agitent et\u00a0<i>Pha\u00e9ton<\/i>\u00a0perd le contr\u00f4le des chevaux. Seul le chef d&#8217;orchestre arrive \u00e0 contr\u00f4ler char et musiciens jusqu&#8217;\u00e0 ce que Jupiter, dans un roulement<i>\u00a0fortissimo<\/i>\u00a0des trois timbaliers, vienne frapper de sa foudre le pauvre\u00a0<i>Pha\u00e9ton<\/i>\u00a0pour \u00e9viter que le soleil ne vienne enflammer la terre. Tout s&#8217;apaise, le th\u00e8me revient plus lent, un peu m\u00e9lancolique sur des archets\u00a0<i>pianissimo<\/i>. Renaud Capu\u00e7on est de retour pour une\u00a0<i>Havanaise\u00a0<\/i>de charme sur un rythme de habanera utilisant son vibrato pour de subtils changements de sentiments. Fran\u00e7ois-Xavier Roth sait se rendre moins pr\u00e9sent pour accompagner le soliste tout en gardant une belle rondeur de son. Le\u00a0<i>tempo<\/i>\u00a0reste allant avant de s&#8217;animer pour des envol\u00e9es de main gauche dans un\u00a0<i>staccato<\/i>\u00a0l\u00e9ger ou un petit d\u00e9tach\u00e9 pr\u00e9cis. Souplesse d&#8217;archet et vibrato intense pour des notes graves aux sonorit\u00e9s chaleureuses. L&#8217;orchestre reste pr\u00e9sent pour accompagner le violoniste avec souplesse dans des phras\u00e9s \u00e9l\u00e9gants ou une v\u00e9locit\u00e9 plus muscl\u00e9e. Le soliste joue ici la carte du charme dans un violon sensuel et encha\u00eene mont\u00e9es et descentes vertigineuses avec une s\u00fbret\u00e9 de main gauche et une justesse parfaite. Longue tenue\u00a0<i>piano<\/i>\u00a0dans un archet toujours ma\u00eetris\u00e9. Un r\u00e9el moment de plaisir ! Camille Saint-Sa\u00ebns est un compositeur curieux qui aime nous entra\u00eener dans des paysages diff\u00e9rents ainsi cette fantaisie\u00a0<i>Africa\u00a0<\/i>pour piano et orchestre. Une petite harmonie qui introduit un piano v\u00e9loce et clair sous les doigts s\u00fbrs d&#8217;un Bertrand Chamayou\u00a0 qui se pr\u00eate au jeu de cette fantaisie avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et finesse. Sentimental ou simplement \u00e0 contre chant d&#8217;un hautbois m\u00e9lodieux, le pianiste se sert de sa technique pour imager avec bonheur cette \u0153uvre originale et pleine de fra\u00eecheur sur des rythmes chaloup\u00e9s. Humour, lumi\u00e8re, notes piqu\u00e9es et l\u00e9g\u00e8res mais n\u00e9anmoins sonores pour cette musique aux intervalles orientalisants. Dans un jeu \u00e9blouissant de clart\u00e9, le pianiste explore tous les changements de cette \u00e9criture color\u00e9e soutenu par un chef d&#8217;orchestre aux gestes pr\u00e9cis et expressifs qui sait entra\u00eener ses archets. Superbe interpr\u00e9tation pour un voyage \u00e0 travers les musiques du monde. Avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, Fran\u00e7ois-Xavier Roth aborde\u00a0<i>Le Rouet d&#8217;Omphale<\/i>, cet autre po\u00e8me symphonique toujours de Camille Saint-Sa\u00ebns. Le rouet tourne, les notes volent, les instruments encha\u00eenent les phrases. Hercule (encore lui), file la laine aux pieds d&#8217;Omphale. Humour, d\u00e9rision, en une sorte de ronde superbement interpr\u00e9t\u00e9e avec d\u00e9licatesse dans des sonorit\u00e9s sculpt\u00e9es par le chef. Le\u00a0<i>Concerto No 5<\/i>\u00a0est cr\u00e9\u00e9 le 2 juin 1896 \u00e0 la Salle Pleyel par le compositeur lui-m\u00eame pour c\u00e9l\u00e9brer le cinquanti\u00e8me anniversaire de ses d\u00e9buts dans cette salle. Compos\u00e9 alors que Saint-Sa\u00ebns se trouvait \u00e0 Louxor, ce s\u00e9jour vaudra \u00e0 ce concerto qui comporte de nombreuses phrases orientalisantes le surnom de l&#8217;<i>Egyptien<\/i>\u00a0; un chant nubien aurait m\u00eame inspir\u00e9 le compositeur. Tr\u00e8s exotique, le 2\u00e8me mouvement que nous \u00e9coutons ce soir nous transporte jusqu&#8217;en Asie. Bertrand Chamayou nous en propose une version \u00e9blouissante faisant ressortir les couleurs et les intentions voulues par le compositeur. Le chef d&#8217;orchestre laisse jouer le pianiste, l&#8217;accompagne avec d\u00e9licatesse dialoguant m\u00eame avec lui dans des phrases reprises par le hautbois. Toucher d\u00e9licat, jeu perl\u00e9, expressivit\u00e9, tendresse pour des sonorit\u00e9s asiatique ou plus orientales sont les qualit\u00e9s du pianiste qui ressortent dans ce mouvement imag\u00e9. Un pianiste qui explore les musiques venues d&#8217;ailleurs sous des doigts pr\u00e9cis qui gardent un son moelleux jusque dans des imitations d&#8217;instruments. Un moment de r\u00eave et d&#8217;\u00e9vasion. Du\u00a0<i>Timbre d&#8217;argent,<\/i>\u00a0le drame lyrique de Camille Saint-Sa\u00ebns, nous \u00e9coutons\u00a0<i>la Valse<\/i>. Les trompettes introduisent cette valse jou\u00e9e par les violons avec des\u00a0<i>pizzicati\u00a0<\/i>l\u00e9gers. Le chef n&#8217;impose rien mais danse avec ses musiciens, cr\u00e9ant les sons et les nuances de ses doigts souples, entra\u00eenant les envol\u00e9es des violons dans un\u00a0<i>accelerando\u00a0<\/i>pour finir dans un grand\u00a0<i>Tutti forte.<\/i>\u00a0Saint-Sa\u00ebns est un compositeur original jusque dans le traitement de la mort. Dans cette\u00a0<i>Danse macabre\u00a0<\/i>qui conclut ce concert, chaque instrument joue un r\u00f4le. La harpe sonne minuit, le xylophone fait s&#8217;entrechoquer les os des d\u00e9funts, la mort accorde son violon jusqu&#8217;au cocorico du coq qui annonce la fin du sabbat. Dans un\u00a0<i>tempo<\/i>\u00a0de valse rapide, Fran\u00e7ois -Xavier Roth m\u00e8ne la danse avec son orchestre mettant en relief chaque instrument dans un th\u00e8me qui revient comme une vague passant d&#8217;un pupitre \u00e0 l&#8217;autre. D&#8217;agressif, le violon de Fran\u00e7ois-Marie Dreux, violon solo de l&#8217;orchestre, se fait plus nostalgique dans de belles longueurs d&#8217;archet. Le quatuor se d\u00e9cha\u00eene avec puissance laissant le violon solo s&#8217;\u00e9loigner sur la pointe de l&#8217;archet apr\u00e8s avoir entendu le chant du coq. Superbe interpr\u00e9tation qui fait ressortir la puissance inqui\u00e9tante du quatuor dans un\u00a0<i>tempo<\/i>\u00a0vif et color\u00e9. Un concert magnifique orchestr\u00e9 par un chef qui, sans effet de manches, dirige, insuffle, colore le discours des musiciens dans cette musique imag\u00e9e. Un grand bravo !<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, saison 2021 Orchestre Les Si\u00e8cles Direction musicale\u00a0Fran\u00e7ois-Xavier Roth Violon\u00a0Renaud Capu\u00e7on Piano\u00a0Bertrand Chamayou Camille [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":101906,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2603,21820,4930,27344,9354,20206,14429,27395,10530],"class_list":["post-101905","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aix-en-provence","tag-bertrand-chamayou","tag-camille-saint-saens","tag-festival-de-paques-2021","tag-foreign-readers","tag-francois-xavier-roth","tag-grand-theatre-de-provence","tag-orchestre-les-siecles","tag-renaud-capucon"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101905","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=101905"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101905\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":101907,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101905\/revisions\/101907"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/101906"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=101905"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=101905"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=101905"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}