{"id":101912,"date":"2021-04-13T01:14:18","date_gmt":"2021-04-12T23:14:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gbopera.it\/?p=101912"},"modified":"2021-04-15T01:15:14","modified_gmt":"2021-04-14T23:15:14","slug":"aix-en-provence-festival-de-paques-2021-orchestre-national-de-france-nicolaj-szeps-znaider","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/aix-en-provence-festival-de-paques-2021-orchestre-national-de-france-nicolaj-szeps-znaider\/","title":{"rendered":"Aix-en-Provence, Festival de P\u00e2ques 2021: Orchestre National de France &#038; Nicolaj Szeps-Znaider"},"content":{"rendered":"<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, saison 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><b>Orchestre National de France<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direction musicale\u00a0<b>Christian Macelaru<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Violon\u00a0<b>Nicolaj Szeps-Znaider<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Antonin Dvorak: <\/i>Symphonie No 5 en fa majeur, op. 76 B54 &#8220;Britannique&#8221;;\u00a0<\/span><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Johannes Brahms: <\/i>Concerto pour violon en r\u00e9 majeur, op. 77<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Aix-en-Provence, le 9 avril 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Moment privil\u00e9gi\u00e9 encore pour quelques journalistes qui pourront \u00e9couter dans la salle du Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, vide de tout public pour les raisons sanitaires que l&#8217;on conna\u00eet, le concert donn\u00e9 par l&#8217;Orchestre National de France dirig\u00e9 par<b>\u00a0Christian Macelaru,<\/b>\u00a0son directeur musical depuis septembre 2020, apr\u00e8s la d\u00e9mission surprise d&#8217;Emmanuel Krivine. Au programme : la\u00a0<i>Symphonie No 5\u00a0<\/i>d&#8217;Antonin Dvorak et le\u00a0<i>Concerto\u00a0<\/i>de Johannes Brahms pour violon et orchestre. Cette symphonie, injustement oubli\u00e9e des programmes symphoniques est pourtant source de grands plaisirs. Christian Macelaru, violoniste de formation, prend \u00e0 bras le corps cette fabuleuse phalange. Il insuffle une incroyable \u00e9nergie au quatuor. Archets disciplin\u00e9s qui produisent avec nettet\u00e9 des sons homog\u00e8nes et attaques qui laissent filer les archets pour des sons qui portent au loin et vibrent sans faiblir. Un quatuor qui r\u00e9agit vite, avec souplesse \u00e0 chaque demande du chef dans de tendres\u00a0<i>pianissimi<\/i>\u00a0ou des\u00a0<i>fortissimi<\/i>\u00a0gigantesques. Mais un orchestre symphonique ne se r\u00e9duit pas au seul quatuor si bon soit-il. La petite harmonie se fait ici remarquer par un engagement de chaque instrumentiste avec des sons qui s&#8217;encha\u00eenent et se fondent. Tout en gardant sa sonorit\u00e9 propre, chaque instrument entre dans la sonorit\u00e9 de l&#8217;autre donnant ainsi une unit\u00e9 de son qui fait par moment un tapis sonores au cuivres \u00e9blouissants. Et dans cette symphonie ils ont la part belle. Trombones \u00e9clatants mais contr\u00f4l\u00e9s, trompettes h\u00e9ro\u00efques, cors qui unifient tous ces sons dans le moelleux de leurs sonorit\u00e9s. Mais tous savent s&#8217;assagir pour ne jamais \u00e9craser le quatuor dans les phrases musicales ou des notes qui d\u00e9ferlent dans un<i>\u00a0tempo\u00a0<\/i>allant. Longues phrases romantiques dans cet\u00a0<i>Andante<\/i>\u00a0o\u00f9 l&#8217;on retrouve les couleurs slaves donn\u00e9es par les divers instruments : sensibilit\u00e9 des violons, lyrisme des celli et lumi\u00e8re de la petite harmonie. Le\u00a0<i>Scherzo<\/i>\u00a0mod\u00e9r\u00e9 et dansant nous convie \u00e0 une f\u00eate villageoise avec le d\u00e9tach\u00e9 joyeux de la petite harmonie dans un\u00a0<i>tempo<\/i>\u00a0soutenu. Energie, force impressionnante et dramatique pour ce\u00a0<i>finale allegro molto<\/i>. Puissance aussi des trombones sur qui repose tout cet \u00e9difice de couleurs et de nuances. Hautbois et clarinettes changent les couleurs, les timbales coiffant cet \u00e9difice. Chef d&#8217;une grande efficacit\u00e9 pour des oppositions de nuances rapides mais toujours dans une belle continuation de ligne musicale. Un\u00a0<i>finale<\/i>\u00a0o\u00f9 tous s&#8217;unissent pour une synergie \u00e9clatante. Extraordinaire moment ! Avec le concerto pour violon de Brahms viendra la d\u00e9ception. L&#8217;orchestre joue l&#8217;introduction sous les impulsions d&#8217;un chef qui n&#8217;a pas quitt\u00e9 la baguette de Dvorak. Apr\u00e8s de jolis\u00a0<i>piani<\/i>\u00a0les attaques sonnent dures et ne vont pas chercher le son au fond des temps.\u00a0<b>Nicolaj Szeps-Znaider<\/b>\u00a0se coule dans cette interpr\u00e9tation tout en essayant de se faire entendre dans cette masse orchestrale par des accords puissants mais durs. Quelques belles notes pourtant laissant pr\u00e9sager de bons moments avec un archet \u00e0 l&#8217;aise et un joli vibrato, mais moments g\u00e2ch\u00e9s par un orchestre trop fort et des\u00a0<i>jetato<\/i>\u00a0au talon \u00e9cras\u00e9s, durs. Une cadence sans charme avec peu d&#8217;unit\u00e9 d&#8217;interpr\u00e9tation. Une technique pourtant, qui se fait remarquer, mais le violoniste semble se battre dans les passages\u00a0<i>forte\u00a0<\/i>contre son violon, contre l&#8217;orchestre avec des accents intempestifs. Dans le deuxi\u00e8me mouvement, la superbe phrase du hautbois d&#8217;Armel Descotte nous r\u00e9concilie avec le concerto, seul moment de musique o\u00f9 nous retrouvons le charme un peu nostalgique de l&#8217;\u00e9criture brahmsienne avec des notes suspendues avant d&#8217;arriver au fond du temps. Le soliste reprend cette sonorit\u00e9 pour r\u00e9pondre au hautbois dans un duo apais\u00e9. L&#8217;on appr\u00e9cie la chaleur de la corde grave avec quelques intensions musicales alors que l&#8217;orchestre se fait moins pr\u00e9sent. Vibrato intense dans l&#8217;aigu, reprises de l&#8217;archet \u00e0 la corde pour une belle tenue sonore de note. Le chef d&#8217;orchestre qui pense toujours diriger la symphonie de Dvorak revient trop fort dans ce final obligeant le violoniste \u00e0 saturer les sons. V\u00e9locit\u00e9 de main gauche et un peu plus de musique dans un archet ma\u00eetris\u00e9 qui laisse sonner agr\u00e9ablement les notes. Nicolaj Szeps-Znaider s&#8217;est battu avec l&#8217;orchestre, avec son violon, qui a gagn\u00e9 ? Nous n&#8217;en savons rien mais nous pouvons dire que la musique a beaucoup perdu. Il faudra attendre le\u00a0<i>bis<\/i>\u00a0et cette Cantate de Bach arrang\u00e9e par Anders Hillborg pour que Nicolaj Szeps-Znaider laisse enfin exprimer sa musicalit\u00e9 dans un choral quasi religieux et nous propose des sons \u00e9th\u00e9r\u00e9s jou\u00e9s dans un\u00a0<i>legato\u00a0<\/i>sensible. Beau vibrato, souffle dans l&#8217;archet, son soutenu, note\u00a0<i>piano<\/i>\u00a0sur un crin sans vibrer. Un moment de musique en suspension.<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, saison 2021 Orchestre National de France Direction musicale\u00a0Christian Macelaru Violon\u00a0Nicolaj Szeps-Znaider Antonin [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":101913,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2603,27398,9354,14429,1940,27399],"class_list":["post-101912","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aix-en-provence","tag-christian-macelaru","tag-foreign-readers","tag-grand-theatre-de-provence","tag-johannes-brahms","tag-nicolaj-szeps-znaider"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101912","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=101912"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101912\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/101913"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=101912"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=101912"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=101912"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}