{"id":102085,"date":"2021-05-16T09:45:45","date_gmt":"2021-05-16T07:45:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gbopera.it\/?p=102085"},"modified":"2021-05-19T09:53:17","modified_gmt":"2021-05-19T07:53:17","slug":"opera-de-marseille-plamena-mangova-en-concert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseille-plamena-mangova-en-concert\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille: Plamena Mangova en concert"},"content":{"rendered":"<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Op\u00e9ra de Marseille, saison 2020\/2021<\/i><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><b>Orchestre Philharmonique de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direction musicale\u00a0<b>Mihhail Gerts<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Piano\u00a0<b>Plamena Mangova<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Edvard Grieg: <\/i>Concerto en la mineur, op.16<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Camille Saint-Sa\u00ebns:<\/i>\u00a0 Symphonie No2 en la mineur, op.55\u00a0<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Marseille, le 7 mai 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">En cette soir\u00e9e du 7 mai 2021, Maurice Xiberras, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, avait d\u00e9cid\u00e9 de maintenir ce concert, toujours sans public \u00e0 cause de la pand\u00e9mie, pour un enregistrement audio destin\u00e9 aux archives de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. A cette occasion les portes de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille s&#8217;ouvraient \u00e0 quelques journalistes en vue de comptes rendus et nous profitons de chaque note, de chaque moment d&#8217;\u00e9motion en cette soir\u00e9e de musique romantique. Edvard Grieg et Camille Saint-Sa\u00ebns \u00e9taient au programme sous la baguette de\u00a0<b>Mihhail Gerts\u00a0<\/b>et les doigts d\u00e9li\u00e9s de la pianiste\u00a0<b>Plamena Mangova\u00a0<\/b>avec la complicit\u00e9 talentueuse de l&#8217;Orchestre Philharmonique de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. Concert en la mineur, avec le Concerto pour piano et orchestre de Grieg et la Symphonie No2 de Saint-Sa\u00ebns, tous deux en la mineur. <a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-large wp-image-102087\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-288x384.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-288x384.jpg 288w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-150x200.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-768x1024.jpg 768w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-8x10.jpg 8w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-432x576.jpg 432w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-396x528.jpg 396w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-1120x1493.jpg 1120w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-660x880.jpg 660w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-165x220.jpg 165w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/M.Gerts-_c_-Kaupo-Kikkas_6630_2-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px\" \/><\/a><b>Edvard Grieg\u00a0<\/b>n&#8217;a que vingt-cinq ans lorsqu&#8217;en 1868 il compose ce concerto. Seul concerto achev\u00e9 il est consid\u00e9r\u00e9 comme une \u0153uvre de jeunesse au romantisme d\u00e9j\u00e0 affirm\u00e9. Ses longues promenades dans la campagne norv\u00e9gienne pensant \u00e0 sa femme et aux joies de sa r\u00e9cente paternit\u00e9 l&#8217;inspirent. Son concerto, encore impr\u00e9gn\u00e9 de la musique de Robert Schumann qu&#8217;il admire, obtient un vif succ\u00e8s d\u00e8s sa cr\u00e9ation en 1869. Succ\u00e8s jamais d\u00e9menti depuis. Force, phrases romantiques ou venues de la musique populaire, cette composition charme et transporte d\u00e8s les premiers accords. La pianiste bulgare\u00a0<b>Plamena Mangova<\/b>, qui fait r\u00e9sonner son piano dans les grandes salles du monde et sous la direction des plus grands chefs d&#8217;orchestre, fera ressortir sans exag\u00e9ration toutes les couleurs et les contrastes contenus dans cette \u0153uvre embl\u00e9matique de la litt\u00e9rature pianistique. Mihhail Gerts, dans une sorte d&#8217;introduction \u00e9nergique, laisse le piano s&#8217;exprimer avec force et d\u00e9termination. Le\u00a0<i>tempo\u00a0<\/i>allant du premier mouvement nous donne \u00e0 entendre un joli phras\u00e9 sous les doigts d\u00e9li\u00e9s de la pianiste qui nous propose un piano romantique accompagn\u00e9 par le chant des violoncelles. Avec d\u00e9licatesse ou plus de force, le joli toucher de Plamena Mangova laisse r\u00e9sonner le piano dont les sons, jamais satur\u00e9s, arrivent \u00e0 se fondre avec les sonorit\u00e9s moelleuses de la fl\u00fbte ou du cor solo soutenues par les archets du quatuor. Un quatuor \u00e0 l&#8217;aise sous la baguette d&#8217;un chef \u00e0 la battue franche dans les\u00a0<i>forte<\/i>, mais aux gestes toujours \u00e9l\u00e9gants. Grande ma\u00eetrise du piano et de la musicalit\u00e9 dans une cadence assez libre mais au romantisme \u00e0 fleur de doigts. C&#8217;est dans un\u00a0<i>tempo\u00a0<\/i>sans trop de lenteur que Mihhail Gerts aborde l&#8217;<i>Adagio,\u00a0<\/i>expos\u00e9 par les grandes longueurs d&#8217;archets du quatuor, pour une nostalgie assum\u00e9e qui d\u00e9roule un tapis sonore et d\u00e9licat \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e du piano sous les doigts d&#8217;une pianiste qui sait faire attendre les notes comme pour une m\u00e9lodie suspendue. Orchestre myst\u00e9rieux qui s&#8217;affirme et soutient la soliste dans un discours romantique aux respirations d\u00e9licates. Plus vif et marqu\u00e9, cet\u00a0<i>Allegro moderato<\/i>\u00a0<i>e marcato<\/i>. Un piano qui h\u00e9site entre force et d\u00e9licatesse mais toujours dans de belles sonorit\u00e9s aux notes perl\u00e9es. Doigts agiles, sauts d&#8217;intervalles, mais phrases suspendues pour un solo de fl\u00fbte qui introduit un piano romantique. Le chef d&#8217;orchestre laisse jouer soliste et orchestre tout en donnant le souffle, les respirations, aussi bien que les attaques pr\u00e9cises, mais qui aborde avec nuance un\u00a0<i>diminuendo<\/i>\u00a0tout en d\u00e9licatesse<i>.<\/i>\u00a0La pianiste joue avec bonheur la carte du romantisme ; aucune rudesse jusque dans les\u00a0<i>fortissimi<\/i>\u00a0et les changements de style sans rupture.\u00a0<i>Accelerando, crescendi\u00a0<\/i>des cuivres majestueux aux sons larges qui sonnent sans jamais couvrir le piano et ses accords assur\u00e9s. Une interpr\u00e9tation qui fait la part belle \u00e0 la musicalit\u00e9 de Plamena Mangova qui impose son style, soutenue par un orchestre \u00e0 l&#8217;\u00e9coute du chef, pr\u00e9cis, mais qui sait aussi laisser jouer soliste et musiciens sans trop imposer. Un immense moment de plaisir. La symphonie No2 de Camille Saint-Sa\u00ebns nous transporte cette fois dans un romantisme fran\u00e7ais. \u0152uvre de jeunesse encore puisque le compositeur n&#8217;a que vingt-quatre ans lorsqu&#8217;il la compose. Enfant prodige et compositeur aux multiples facettes : organiste talentueux, chef d&#8217;orchestre et professeur, il composera 13 op\u00e9ras entre autres, et toujours avec le m\u00eame bonheur de composer. Cette symphonie en quatre mouvements, qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas la deuxi\u00e8me qu&#8217;il ait compos\u00e9e, peut para\u00eetre un peu acad\u00e9mique ; elle commence par un\u00a0<i>fugato<\/i>\u00a0et fait penser \u00e0 une composition de concours avec un Saint-Sa\u00ebns qui chercherait son style. Mais c&#8217;est une \u0153uvre d&#8217;acc\u00e8s facile au romantisme assez sage et sans trop d&#8217;envol\u00e9es. L&#8217;\u00e9nergie des violons, longs d&#8217;archets, sous l&#8217;impulsion d&#8217;un chef dynamique laisse le violon solo s&#8217;exprimer comme dans un concerto en dialogue avec les solistes de la petite harmonie<i>. Fugato<\/i>\u00a0donc, engag\u00e9 avec d\u00e9termination, qui c\u00e8de la place \u00e0 certaines phrases plus romantiques dans une unit\u00e9 de sonorit\u00e9s.\u00a0<i>Adagio<\/i>\u00a0sans lenteur pour ce deuxi\u00e8me mouvement d\u00e9licat. Les gestes larges du chef d&#8217;orchestre donnent du souffle \u00e0 la petite harmonie pour une sorte de musique de ballet aux accents m\u00e9lancoliques. L&#8217;\u00e9nergie du\u00a0<i>Scherzo<\/i>, \u00e9crit sans reprise, et le rythme marqu\u00e9 des violoncelles ont chass\u00e9 toute nostalgie. Mihhail Gerts sait, avec pr\u00e9cision, faire ressortir les changements de styles avec un hautbois bucolique qui entra\u00eene les cordes dans un\u00a0<i>tempo<\/i>\u00a0soutenu pour une musique tr\u00e8s imag\u00e9e aux accents d&#8217;un menuet dansant. Vif, l\u00e9ger ; une entr\u00e9e en petit d\u00e9tach\u00e9 pour ce\u00a0<i>Prestissimo\u00a0<\/i>qui fait voler les notes sous une baguette pr\u00e9cise. Contraste entre l&#8217;\u00e9clat des trompettes et le c\u00f4t\u00e9 sombre des contrebasses. M\u00e9lodie joyeuse qui passe d&#8217;un pupitre \u00e0 un autre avec fluidit\u00e9 dans un enchev\u00eatrement de phrases musicales. Triple\u00a0<i>piano<\/i>\u00a0sur la pointe des archets pour les solistes du quatuor dans une m\u00e9lancolie sans tristesse, mais joie, brillance, v\u00e9locit\u00e9 des doigts et des archets pour un final \u00e9clatant. Un concert qui fait plaisir, qui rend joyeux ou romantique, que l&#8217;on appr\u00e9cie d&#8217;autant plus qu&#8217;on en est priv\u00e9 et qui nous fait ressentir \u00e0 quel point la musique est essentielle. Un grand bravo \u00e0 tous ces artistes qui continuent \u00e0 travailler, l&#8217;art chevill\u00e9 au c\u0153ur.<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Marseille, saison 2020\/2021 Orchestre Philharmonique de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille Direction musicale\u00a0Mihhail Gerts Piano\u00a0Plamena Mangova Edvard Grieg: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":102086,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4930,12331,9354,26174,12650,9248,27523],"class_list":["post-102085","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-camille-saint-saens","tag-edvard-grieg","tag-foreign-readers","tag-mihhail-gerts","tag-opera-municipal-de-marseille","tag-orchestre-philharmonique-de-lopera-de-marseille","tag-plamena-mangova"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102085","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=102085"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102085\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":102088,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102085\/revisions\/102088"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/102086"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=102085"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=102085"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=102085"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}