{"id":102579,"date":"2021-07-20T16:16:03","date_gmt":"2021-07-20T14:16:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gbopera.it\/?p=102579"},"modified":"2021-07-20T16:16:03","modified_gmt":"2021-07-20T14:16:03","slug":"festival-daix-en-provence-2021-i-due-foscari","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-daix-en-provence-2021-i-due-foscari\/","title":{"rendered":"Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2021: &#8220;I due Foscari&#8221;"},"content":{"rendered":"<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, saison 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><b>I DUE FOSCARI<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Op\u00e9ra en trois actes, livret de Francesco Maria Piave, d&#8217;apr\u00e8s la pi\u00e8ce de Lord Byron<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Musique <b>Giuseppe verdi<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Francesco Foscari<\/i> LEO NUCCI<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Jacopo Foscari <\/i>FRANCESCO MELI<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Lucrezia Contarini <\/i>MARINA REBEKA<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Jacopo Loredano <\/i>JEAN TEITGEN<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Barbarigo <\/i>VALENTIN THILL<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Pisana <\/i>ADELE CHARVET<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Orchestre et Ch\u0153ur de l&#8217;Op\u00e9ra de Lyon<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direction musicale <b>Daniele Rustioni<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Chef de Ch\u0153ur <b>Roberto Balistreri<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Aix-en-Provence, le 16 juillet 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">En ce 16 juillet, au Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence et pour une unique repr\u00e9sentation, le Festival d&#8217;Aix-en-Provence nous pr\u00e9sentait l&#8217;op\u00e9ra de Verdi &#8220;I due Foscari&#8221;. Sans mise en sc\u00e8ne et avec encore un plateau d&#8217;exception, nous \u00e9tions s\u00fbrs de passer une soir\u00e9e m\u00e9morable. Bien que peu jou\u00e9, ce sixi\u00e8me op\u00e9ra compos\u00e9 par Giuseppe Verdi est d&#8217;une grande force et d&#8217;une grande port\u00e9e, aussi bien musicale que vocale, avec une partie importante d\u00e9di\u00e9e au ch\u0153ur. L&#8217;Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Lyon dirig\u00e9 par son chef <b>Daniele Rustioni <\/b>allait nous en donner une version des plus remarquables. Nous les avions applaudis il y a quelques jours dans &#8220;Falstaff&#8221; o\u00f9 l&#8217;\u00e9nergie, la pertinence des <i>tempi<\/i>, la musicalit\u00e9 et la connaissance de cette \u0153uvre de Verdi un peu particuli\u00e8re nous avaient s\u00e9duits ; nous allions, ce soir, \u00eatre emport\u00e9s par la puissance et la profondeur de l&#8217;interpr\u00e9tation de cet op\u00e9ra \u00e9minemment dramatique. Dans des <i>tempi<\/i> affirm\u00e9s et des sonorit\u00e9s puissantes, sombres, mais toujours homog\u00e8nes, le chef d&#8217;orchestre nous livre une version tr\u00e8s r\u00e9aliste, musicalement parlant, proche des sentiments de chacun, soutenant les chanteurs, laissant respirer la musique ou faisant ressortir les c\u00f4t\u00e9s dramatiques. Une interpr\u00e9tation qui participe pour une grande part \u00e0 l&#8217;\u00e9norme succ\u00e8s de ce soir. Du c\u00f4t\u00e9 des voix, un cast de r\u00eave avec un <b>Leo Nucci<\/b> encore au sommet de son art. Nous l&#8217;avions \u00e9cout\u00e9 dans ce r\u00f4le \u00e0 Marseille en novembre 2015 o\u00f9 il avait d\u00e9j\u00e0 soulev\u00e9 l&#8217;enthousiasme du public. En cette soir\u00e9e, ce sera du d\u00e9lire. La voix n&#8217;a pas pris une ride et ne vacillera pas malgr\u00e9 les ans et les peines qui accablent le vieux <i>Doge<\/i>. Il arrive, et d\u00e9j\u00e0, la magie op\u00e8re. L&#8217;\u00e2ge du r\u00f4le, et le poids du malheur ployant ses \u00e9paules. Monsieur Nucci commence \u00e0 chanter, la voix est l\u00e0, puissante, timbr\u00e9e, avec son style, son phras\u00e9 qui n&#8217;appartiennent qu&#8217;\u00e0 lui. Tous les sentiments s&#8217;expriment dans les couleurs de sa voix. Les graves sombres r\u00e9sonnent dans un chant tr\u00e8s humain. Partag\u00e9 entre les fonctions de sa charge et l&#8217;amour et la douleur d&#8217;un p\u00e8re, sa voix nous donne des frissons. Quelle puissance dans la col\u00e8re, quelle couleur dans la douleur. Celli et alti l&#8217;accompagnent dans une sorte de complainte et l&#8217;on souffre avec lui. Chanteur accompli, acteur n\u00e9, il est ici ce <i>Foscari<\/i> qui trouve la force dans le malheur. Aigus sonores, vigueur dans l&#8217;\u00e9mission, et toujours cette \u00e9nergie qui ne le quitte jamais. Touchant alors qu&#8217;il chante &#8220;O vecchio cor, che batti&#8230;&#8221;, il nous fait trembler en r\u00e9clamant son fils et pleurer lorsqu&#8217;il chante &#8220;Saro Doge nel volto e padre in core&#8230;&#8221; En plus que l&#8217;intelligence de son chant, la sinc\u00e9rit\u00e9 du chanteur, de l&#8217;homme am\u00e8nent les louanges. D&#8217;immenses <i>bravi<\/i> monsieur Nucci pour votre carri\u00e8re, la qualit\u00e9 de celle-ci, mais aussi pour le plaisir que vous nous avez procur\u00e9 depuis des ann\u00e9es, celles d\u00e9j\u00e0 o\u00f9 vous triomphiez \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille en duo avec le maestro Michelangelo Veltri. A bient\u00f4t ! <b>Marina Rebeka <\/b>est une <i>Lucrezia Contarini <\/i>somptueuse. Dans cette partition difficile \u00e0 la tessiture toujours tendue, la soprano lettone nous livre une version sonore mais sensible aussi dans sa souffrance. De l&#8217;allure et une belle pr\u00e9sence dans ses phrases musicales. Sa voix au m\u00e9tal tranchant nous offre des aigus somptueux, assur\u00e9s, puissants et timbr\u00e9s dans des sortes d&#8217;impr\u00e9cations mais aussi de belles vocalises et beaucoup de tendresse dans son duo avec <i>Jacopo Foscari<\/i>. Avec de belles prises de notes, des nuances sensibles et un vibrato soutenu, Marina Rebeka superbe, drap\u00e9e dans sa longue \u00e9tole rouge, nous fait entendre une <i>Lucrezia <\/i>de toute beaut\u00e9 ; force et musicalit\u00e9. Pour ce trio de haut vol,<b> Francesco Meli <\/b>proposait un <i>Jacopo Foscari<\/i> \u00e0 la voix puissante et color\u00e9e. Pas moins de 3 Arias pour ce r\u00f4le qui demande force, souffle et musicalit\u00e9 dans de nombreux changements de sentiments. Si la voix est vaillante, elle peut se faire suave ou plus sensible en implorant &#8220;Pieta&#8221;. Le chant est soutenu dans un vibrato toujours ma\u00eetris\u00e9 avec des aigus d&#8217;une grande force sur une belle longueur de souffle. Investi, des graves jusqu&#8217;aux aigus le t\u00e9nor italien impose une ligne de chant tr\u00e8s musicale avec des demi-teintes bien amen\u00e9es. Tr\u00e8s cr\u00e9dible dans ses hallucinations sa voix s&#8217;impose aussi dans les duos ou trios. Une prestation remarquable par l&#8217;intensit\u00e9 de la voix et la compr\u00e9hension du personnage. Autre voix remarquable, celle de la basse fran\u00e7aise <b>Jean Teitgen<\/b>. Applaudi il y a peu de temps dans un concert \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille alors qu&#8217;il interpr\u00e9tait le r\u00f4le de <i>M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s, <\/i>(Faust, de Charles Gounod), il est ici un <i>Jacopo Loredano <\/i>\u00e0 la voix grave, forte et projet\u00e9e dont le timbre et la couleur sombre impressionnent. Utilisant des graves profonds, Jean Teitgen rend encore plus r\u00e9el cet homme m\u00e9chant et antipathique. Avec aisance et dans une \u00e9mission naturelle, il projette ses aigus et nous pr\u00e9sente une belle ligne de chant. Remarquable basse que l&#8217;on voudrait entendre dans un r\u00f4le plus cons\u00e9quent. <b>Valentin Thill <\/b>est un t\u00e9nor fran\u00e7ais \u00e0 la voix claire. Projetant ses aigus, il se fait remarquer dans le r\u00f4le assez court de <i>Barbarigo<\/i>. R\u00f4le assez court aussi, celui de <i>Pisana<\/i> interpr\u00e9t\u00e9 par une<b> Ad\u00e8le Charvet<\/b> dont la voix de mezzo-soprano bien plac\u00e9e fait r\u00e9sonner un timbre chaleureux. Puissance de projection et ligne de chant. Une mention toute sp\u00e9ciale pour le Ch\u0153ur de l&#8217;Op\u00e9ra de Lyon tr\u00e8s bien pr\u00e9par\u00e9 par <b>Roberto Balistreri<\/b>. Des attaques franches et pr\u00e9cises. Ch\u0153ur d&#8217;hommes, aux voix homog\u00e8nes, ch\u0153ur de femmes pour plus de clart\u00e9, mais masse vocale pour le ch\u0153ur mixte, dans des rythmes vifs ou des phrases lyriques. D\u00e9luge d&#8217;applaudissements, ovation debout, triomphe d&#8217;un Leo Nucci qui a laiss\u00e9 son manteau de vieux Doge et retrouve toute sa vigueur et son sourire \u00e9clatant. Une soir\u00e9e \u00e0 garder en m\u00e9moire et un immense bravo ! <\/span><\/div>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, saison 2021 I DUE FOSCARI Op\u00e9ra en trois actes, livret de Francesco Maria Piave, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":102580,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[25256,3660,27754,9354,20127,536,153,159,8266,150,26281,3496],"class_list":["post-102579","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-adele-charvet","tag-daniele-rustioni","tag-festival-daix-en-provence-2021","tag-foreign-readers","tag-francesco-maria-piave","tag-francesco-meli","tag-giuseppe-verdi","tag-i-due-foscari","tag-jean-teitgen","tag-leo-nucci","tag-lord-byron","tag-marina-rebeka"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102579","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=102579"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102579\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/102580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=102579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=102579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=102579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}