{"id":103565,"date":"2021-11-25T20:29:56","date_gmt":"2021-11-25T19:29:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gbopera.it\/?p=103565"},"modified":"2021-11-30T23:27:37","modified_gmt":"2021-11-30T22:27:37","slug":"marseille-auditorium-du-pharo-lorchestre-philharmonique-de-marseille-en-ouverture-de-la-saison-de-concerts-2021-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-auditorium-du-pharo-lorchestre-philharmonique-de-marseille-en-ouverture-de-la-saison-de-concerts-2021-2022\/","title":{"rendered":"Marseille: L&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille en ouverture de la saison de concerts 2021\/2022"},"content":{"rendered":"<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Auditorium du Pharo, Marseille, saison 2021\/2022<\/i><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><b>Orchestre Philharmonique de Marseille<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direction musicale\u00a0<b>Michael Schonwandt<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Violon\u00a0<b>Da-Min Kim<\/b><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Igor Stravinsky:\u00a0 <\/i>Le baiser de la F\u00e9e;\u00a0<\/span><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Maurice Ravel: <\/i>Sonate pour violon et piano (Orchestration de Yan Maresz),\u00a0<\/span><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Ma m\u00e8re l&#8217;Oye<\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><i>Marseille, le 21 novembre 2021<\/i><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Un apr\u00e8s-midi d&#8217;un charme tout musical en ce dimanche 21 novembre pour une ouverture de saison des concerts de l&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille r\u00e9ussie. Une salle remplie jusqu&#8217;aux derniers fauteuils et qui ovationne musiciens, soliste et chef d&#8217;orchestre pendant de longues, tr\u00e8s longues minutes ; un public qui reste assis voulant profiter sans bouger de ces instants de gr\u00e2ce, ponctu\u00e9s de\u00a0<i>bravi\u00a0<\/i>sonores, jusqu&#8217;au d\u00e9part des derniers musiciens. Des\u00a0<i>bravi\u00a0<\/i>qui font chaud au c\u0153ur ! Sommes-nous revenus aux temps b\u00e9nis o\u00f9 la musique s&#8217;\u00e9coutait, se savourait religieusement, loin des\u00a0<i>standing ovations<\/i>\u00a0avant m\u00eame que les derniers accords aient laiss\u00e9 vibrer leurs harmoniques ? Tous les espoirs sont permis ! Un programme modifi\u00e9 pour cause d&#8217;obligations sanitaires. Pas de symphonie de Tcha\u00efkovski ; trop de musiciens sur cette sc\u00e8ne de l&#8217;Auditorium du Pharo pas assez vaste, mais un programme bien choisi par le maestro\u00a0<b>Michael Schonwandt\u00a0<\/b>dans une continuation harmonique. Stravinski-Ravel ? Oui, m\u00eame si Igor Stravinski est plus expressionniste que Ravel, son a\u00een\u00e9 de quelques ann\u00e9es, dont la musique imag\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9e comme impressionniste. Oui, car l&#8217;\u0153uvre ici choisie : le ballet &#8220;<i>Le Baiser de la f\u00e9e<\/i>&#8221; est un hommage au compositeur Piotr Ilitch Tcha\u00efkovski, que Stravinski admirait, et qui r\u00e9utilise des th\u00e8mes de chansons populaires ou de pi\u00e8ces pour piano jamais orchestr\u00e9es. Bien entendu reprises avec la patte rythmique et harmonique de Stravinski, mais moins prononc\u00e9e pour ce conte onirique d&#8217;Andersen &#8220;<i>La Reine des neiges<\/i>&#8220;. Quatre mouvements, quatre sc\u00e8nes :\u00a0<i>Berceuse dans la temp\u00eate, Une f\u00eate au village, Un moulin, Berceuse des demeures \u00e9ternelles.\u00a0<\/i><b>Michael Schonwandt<\/b>, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par les musiciens de l&#8217;orchestre qu&#8217;il retrouve apr\u00e8s quelques ann\u00e9es d&#8217;absence, dirige ce concert. Les pieds bien ancr\u00e9s sur le podium, les jambes l\u00e9g\u00e8rement flexibles, ce solide chef d&#8217;orchestre conduit cette musique imag\u00e9e avec beaucoup de d\u00e9licatesse et une grande pr\u00e9cision, faisant ressortir les instruments dans un\u00a0<i>tempo\u00a0<\/i>allant mais avec une certaine m\u00e9lancolie et sans grands effets de baguette. D\u00e8s les premi\u00e8res notes l&#8217;on retrouve le travail qui caract\u00e9rise le maestro : unit\u00e9 de son, couleurs et instruments solistes qui ressortent tout en se fondant dans ces ambiances sonores. Les changements de\u00a0<i>tempi\u00a0<\/i>sans brutalit\u00e9 nous entra\u00eenent dans des airs de folklore russe, une valse lente dans le phras\u00e9 des violons ou des moments de po\u00e9sie avec le solo de clarinette. Pr\u00e9cision, certes, mais souplesse et \u00e9l\u00e9gance o\u00f9 les respirations donnent le temps aux harmoniques de s&#8217;exprimer. Quelques notes qui se frottent dans un joyeux grincement mettent une touche d&#8217;humour dans une musique qui ne se prend pas au s\u00e9rieux. Certains instruments s&#8217;opposent, se r\u00e9pondent ; la belle sonorit\u00e9 des cordes longs d&#8217;archets, les\u00a0<i>pizzicati<\/i>\u00a0en opposition aux sons des bassons dans l&#8217;aigu, le myst\u00e8re des tremolos. Chaque instrument soliste, de la harpe aux trombones, de la fl\u00fbte au tuba ou au violoncelle aura gard\u00e9 son timbre particulier sans jamais d\u00e9truire cette architecture sonore. Une musique distrayante dans laquelle \u00e9voluent des danseurs imaginaires virevoltant plus ou moins langoureusement sous la baguette d&#8217;un chef inspir\u00e9. La\u00a0<i>Sonate pour violon et piano<\/i>\u00a0de Maurice Ravel dans l&#8217;orchestration de Yan Maresz restera dans cette veine de musique d\u00e9licate aux notes qui se frottent, aux sonorit\u00e9s qui s&#8217;opposent avec une certaine \u00e9l\u00e9gance. <a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-large wp-image-103566\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-256x384.jpg\" alt=\"\" width=\"256\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-256x384.jpg 256w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-133x200.jpg 133w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-1024x1536.jpg 1024w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-1365x2048.jpg 1365w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-7x10.jpg 7w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-432x648.jpg 432w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-396x594.jpg 396w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-1120x1680.jpg 1120w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-660x990.jpg 660w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-147x220.jpg 147w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Da-Min-KIM-Sunghyun-YOO-scaled.jpg 1707w\" sizes=\"auto, (max-width: 256px) 100vw, 256px\" \/><\/a><b>Da-Min Kim<\/b>, le jeune super soliste de l&#8217;orchestre \u00e0 l&#8217;allure juv\u00e9nile, prend son violon et s&#8217;affronte avec autorit\u00e9 aux instruments de l&#8217;harmonie pour une longue phrase musicale dans un vibrato intense mais ma\u00eetris\u00e9. Grande force ou murmure d&#8217;un petit d\u00e9tach\u00e9, le violoniste impose son discours dans une puret\u00e9 de son que l&#8217;on \u00e9coute religieusement. Longue phrase ponctu\u00e9e de notes piqu\u00e9es \u00e0 la trompette ou d&#8217;un phras\u00e9 en contre chant des violons. Pr\u00e9cision de la baguette qui laisse jouer les instruments sur un son tenu du soliste jou\u00e9 sur un crin de l&#8217;archet. Mode\u00a0<i>blues<\/i>\u00a0commenc\u00e9 par les\u00a0<i>pizzicati<\/i>\u00a0du violoniste qui pince ses cordes comme celles d&#8217;un banjo. Avec charme Da-Min Kim joue sur un rythme chaloup\u00e9 avec de jolis\u00a0<i>glissandi<\/i>\u00a0en clin d&#8217;\u0153il. Dans un bel \u00e9quilibre de sonorit\u00e9s, trompette bouch\u00e9e et petite harmonie r\u00e9pondent en mode piqu\u00e9 et avec \u00e0-propos aux phrases du violonistes jou\u00e9es dans les belles longueurs d&#8217;un archet \u00e0 la corde. Puissance, force rythm\u00e9e dans des sons jamais satur\u00e9s,\u00a0<i>pizzicati<\/i>\u00a0sonores qui laissent place \u00e0 une phrase en r\u00e9miniscence en accord avec la clarinette nostalgique, dissonances et l\u00e9ger\u00a0<i>glissando<\/i>\u00a0pour finir sur une note d&#8217;humour ; un joli moment de musique. Sans transition le &#8220;<i>Perpetuum mobile<\/i>&#8221; lance le violoniste dans une v\u00e9locit\u00e9 perp\u00e9tuelle o\u00f9 les accents dans l&#8217;archet ponctuent avec pr\u00e9cision les rythmes en conte temps qui nous emm\u00e8nent vers le concerto en sol du m\u00eame compositeur. Archet r\u00e9gl\u00e9 comme une m\u00e9canique qui s&#8217;affole avec des trompettes qui semblent vouloir arr\u00eater cette course endiabl\u00e9e. Mais l&#8217;archet du soliste est lanc\u00e9 avec une main gauche qui suit sans s&#8217;essouffler vers un <i>crescendo<\/i>\u00a0sonore o\u00f9, de petit d\u00e9tach\u00e9, l&#8217;archet s&#8217;allonge avec d\u00e9termination entra\u00eenant tout l&#8217;orchestre pour un\u00a0<i>tutti fortissimo.<\/i>\u00a0Un chef qui ma\u00eetrise instruments et instrumentistes m\u00eame s&#8217;il para\u00eet emport\u00e9 par la virtuosit\u00e9 du violoniste. Une interpr\u00e9tation \u00e9blouissante o\u00f9 fougue, musicalit\u00e9 et technique sans faille ont cr\u00e9\u00e9 ce moment de musique enthousiasmante. Da-Min Kim qui, habituellement, entra\u00eene son orchestre depuis son pupitre de super soliste, aura fait ici la d\u00e9monstration d&#8217;une autre facette de son immense talent, celle d&#8217;un concertiste qui, avec virtuosit\u00e9, donne le souffle ou s&#8217;envole, seul, dans un feu d&#8217;artifice d&#8217;archet et de notes. Avec la fougue de la jeunesse et apr\u00e8s de nombreux rappels, Da-Min Kim revient avec son violon pour nous interpr\u00e9ter, dans une belle ma\u00eetrise d&#8217;archet et une grande v\u00e9locit\u00e9 de main gauche, le\u00a0<i>final\u00a0<\/i>de la\u00a0<i>sonate No 4 d&#8217;Eug\u00e8ne Yssa\u00ffe<\/i>. Doubles cordes plus langoureuses dans un grand d\u00e9veloppement d&#8217;archet et une musicalit\u00e9 qui laisse ressortir la puret\u00e9 des sonorit\u00e9s. Ce mouvement \u00e9crit pour faire ressortir la virtuosit\u00e9 du soliste dans des\u00a0<i>tempi vivacissimo\u00a0<\/i>laisse aussi le temps d&#8217;appr\u00e9cier une technique d&#8217;archet qui permet les oppositions de nuances avec des accords jou\u00e9s sans duret\u00e9. Musicalit\u00e9 et justesse parfaite ont appel\u00e9 les\u00a0<i>bravi<\/i>\u00a0et les nombreux rappels. Ravel encore avec &#8220;<i>Ma m\u00e8re l&#8217;Oye&#8221;<\/i>\u00a0d&#8217;apr\u00e8s les contes de Charles Perrault cette fois. Cette \u0153uvre \u00e9crite pour piano \u00e0 quatre mains pour les enfants de son ami Godebski, Maurice Ravel l&#8217;orchestrera un an plus tard. Beaucoup de couleurs dans ces sc\u00e8nes o\u00f9 les atmosph\u00e8res changent au fil des r\u00e9cits :\u00a0<i>Danse du rouet, Les Entretiens de la Belle et la B\u00eate,\u00a0<\/i>un\u00a0<i>Petit Poucet\u00a0<\/i>qui laisse place \u00e0 la\u00a0\u00a0<i>Laideronnette, imp\u00e9ratrice des pagodes\u00a0<\/i>pour finir dans\u00a0<i>Un jardin f\u00e9erique<\/i>. Michael Schonwandt joue le myst\u00e8re avec l&#8217;harmonie et les cors alors que la fl\u00fbte fait ressortir le c\u00f4t\u00e9 bucolique. Bruissement des archets en\u00a0<i>tremolo<\/i>\u00a0ou pr\u00e9cision des\u00a0<i>pizzicati<\/i>. Chaque instrument fait d\u00e9couvrir une large palette de couleurs et les\u00a0<i>tempi\u00a0<\/i>s&#8217;apaisent pour quelques notes de harpe suspendues. Chaloup\u00e9 de la valse o\u00f9 le contrebasson inqui\u00e9tant s&#8217;efface devant les harmonies d\u00e9licates du violon solo. Atmosph\u00e8res exotiques pour cette\u00a0<i>imp\u00e9ratrice des pagodes<\/i>\u00a0dans un l\u00e9ger balancement o\u00f9 xylophone et tamtam aux sonorit\u00e9s de gong s&#8217;en donnent \u00e0 c\u0153ur joie. Cor lointain et phrase aigu\u00eb du violon solo. Pour ces moments quasi religieux, le maestro pose sa baguette et laisse s&#8217;\u00e9panouir le son de l&#8217;alto solo dans la continuit\u00e9 du beau solo de violon. Musique enchant\u00e9e qui, apr\u00e8s une l\u00e9g\u00e8re respiration finit en\u00a0<i>Apoth\u00e9ose<\/i>\u00a0dans un \u00e9norme roulement de timbales. Un concert magnifique par la musique, son interpr\u00e9tation et la qualit\u00e9 des interpr\u00e8tes entra\u00een\u00e9s par un chef sobre et habit\u00e9 et qui laisse le public comme emport\u00e9 sur un petit nuage. Un immense Bravo !<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auditorium du Pharo, Marseille, saison 2021\/2022 Orchestre Philharmonique de Marseille Direction musicale\u00a0Michael Schonwandt Violon\u00a0Da-Min Kim Igor Stravinsky:\u00a0 Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":103567,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[12768,9354,4534,376,3863,5698],"class_list":["post-103565","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-da-min-kim","tag-foreign-readers","tag-igor-stravinsky","tag-maurice-ravel","tag-michael-schonwandt","tag-orchestre-philarmonique-de-marseille"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/103565","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=103565"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/103565\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":103568,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/103565\/revisions\/103568"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/103567"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=103565"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=103565"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=103565"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}