{"id":64670,"date":"2013-11-20T12:01:52","date_gmt":"2013-11-20T10:01:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=64670"},"modified":"2016-11-26T13:28:59","modified_gmt":"2016-11-26T12:28:59","slug":"leo-nucci-en-concert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/leo-nucci-en-concert\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille: Leo Nucci en concert"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marseille, Th\u00e9atre Municipal de l&#8217;Op\u00e9ra, Saison 2013\/2014<br \/>\n<\/em><strong>Orchestre Philharmonique de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<\/strong><br \/>\nDirection musicale <strong>Lawrence Foster<\/strong><br \/>\nBaryton <strong>Leo Nucci<\/strong><br \/>\n<em>Giuseppe Verdi:\u00a0<\/em>ouverture et scenes de <em>Nabucco<\/em>, <em>Don Carlo,<\/em> <em>Macbeth<\/em>, <em>Aida, Rigoletto<\/em>, <em>La Traviata,<\/em> <em>Un Ballo in Maschera<\/em>, <em>La Forza del destino<\/em>.<br \/>\n<em>Marseille, 15 novembre 2013<\/em><br \/>\nDepuis plus de quinze ans, le public marseillais attendait de revoir et applaudir Leo Nucci, le baryton italien rest\u00e9 dans toutes les m\u00e9moires. Les plus grands succ\u00e8s des ann\u00e9es 1980 se faisaient avec lui avec des partenaires tels que Jos\u00e9 Van Dam, Ghena Dimitrova, Lando Bartolini, Margarita Castro-Alberti, Giacomo Aragall, ou Fiorenza Cossotto entre autres, sous la direction de Michelangelo Veltri. C&#8217;est dire si les amateurs de lyrique avaient r\u00e9serv\u00e9 cette soir\u00e9e depuis longtemps. Bien s\u00fbr ses fans faisaient partie du public, mais les jeunes auditeurs \u00e9taient aussi au rendez-vous, et c&#8217;est par un tonnerre d&#8217;applaudissements que l&#8217;entr\u00e9e de Leo Nucci a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9e. Avec quelques uns des plus beaux Airs parmi les op\u00e9ras du compositeur Giuseppe Verdi, ce concert nous promettait des moments de grande intensit\u00e9.<br \/>\nLes op\u00e9ras\u00a0<em>Don Carlo, Macbeth, Rigoletto, La Traviata, Ballo in maschera<b>\u00a0<\/b><\/em>et <em>Luisa Miller<\/em>, avaient \u00e9t choisis, et c&#8217;est avec\u00a0\u00a0<em>Don Carlo<b>,\u00a0<\/b><\/em>que d\u00e9butait ce feu d&#8217;artifice vocal. Apr\u00e8s quelques notes d&#8217;orchestre, on \u00e9coute cette voix devenue plus chaleureuse encore sil est possible. Le timbre se reconna\u00eet d\u00e8s les\u00a0<i>piani<\/i>\u00a0chant\u00e9s dans un legato d&#8217;une grande musicalit\u00e9, et l&#8217;on retrouve toutes les caract\u00e9ristiques de cet immense artiste qui a interpr\u00e9t\u00e9 les grands r\u00f4les de baryton sur les plus belles sc\u00e8nes lyriques.<br \/>\nLes\u00a0<i>crescendi<\/i>\u00a0sont mont\u00e9s avec \u00e9l\u00e9gance et intensit\u00e9 faisant ressortir les couleurs de sa voix, une voix de bronze qui n&#8217;a pas pris une ride. Quelle technique et quelle intelligence dans la fa\u00e7on d&#8217;utiliser ses qualit\u00e9s sans tomber dans l&#8217;exag\u00e9ration.<br \/>\nCertes, il a une mani\u00e8re de prendre les notes par en dessous qui lui est propre mais qui donne \u00e0 ses attaques velout\u00e9 et chaleur. D\u00e8s le premier Air les acclamations fusent. C&#8217;est un concert des grands soirs.<br \/>\nOn retrouve dans son\u00a0Macbeth, tout ce qu&#8217;on avait aim\u00e9 quelques ann\u00e9es auparavant et qui lui avait valu un triomphe. Ici, seul et sans mise en sc\u00e8ne, il nous fait ressentir les doutes et les peurs de ce roi par ses expressions et son sens dramatique. Le &#8220;<i>Perfidi, all&#8217;anglo contro me v&#8217;unite&#8221;<\/i>\u00a0est empreint de gravit\u00e9 tout en gardant les vibrations qui font r\u00e9sonner sa voix dans une diction parfaite. Les reprises de notes dans le souffle donnent une ligne de chant sans aucune interruption et un moelleux inimitable \u00e0 sa voix. C&#8217;est d&#8217;une grande beaut\u00e9 et enthousiasme un public compl\u00e8tement sous le charme. Le troisi\u00e8me Air\u00a0<i>&#8220;Cortigiani, vil razza dannata&#8221;<\/i>\u00a0De <em>Rigoletto,<\/em>\u00a0r\u00f4le qu&#8217;il a interpr\u00e9t\u00e9 tant de fois,( ne va-t-il pas f\u00eater tr\u00e8s prochainement \u00e0 Vienne la 500\u00e8me officielle de ses interpr\u00e9tations?) et malgr\u00e9 ce, toujours le m\u00eame investissement, la m\u00eame vigueur, le m\u00eame enthousiasme, et cela se sent \u00e0 la premi\u00e8re note.\u00a0Rigoletto, c&#8217;est lui. Le soutien du souffle, que ce soit dans les\u00a0<i>forte\u00a0<\/i>ou dans les\u00a0<i>piani\u00a0<\/i>est \u00e9poustouflant et le public qui se retient pour ne pas applaudir d\u00e8s les premi\u00e8res notes lui r\u00e9serve une ovation \u00e0 la fin de l&#8217;Air r\u00e9clamant d\u00e9j\u00e0 un\u00a0<i>bis\u00a0<\/i>se souvenant du\u00a0<i>duo<\/i>\u00a0chant\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Christine Weiginger et\u00a0<i>triss\u00e9<\/i>\u00a0\u00e0 chaque repr\u00e9sentation.<br \/>\nApr\u00e8s l&#8217;entracte, C&#8217;est avec l&#8217;Air de\u00a0Germont, &#8221;\u00a0<i>Di Provenza il mar, il suol<\/i>\u00a0&#8221; de\u00a0<em>La Traviata, <\/em>que Leo Nucci entame la deuxi\u00e8me partie du concert, nou faisant entendre de beaux graves, un legato parfait qui suit les nuances faites avec souplesse et musicalit\u00e9. Aigu direct, vibrato soutenu, des\u00a0<i>piani<\/i>\u00a0qui restent timbr\u00e9s et chauds o\u00f9 chaque note est chant\u00e9e avec intelligence. Professionnalisme, bien s\u00fbr, mais jamais routinier, jamais! Pourrait-on durer aussi longtemps avec un tel succ\u00e8s si ce n&#8217;\u00e9tait d\u00fb qu&#8217;\u00e0 du professionnalisme? Il faut une voix, toujours bien men\u00e9e, une belle technique , de la musicalit\u00e9 et&#8230;du charisme.<br \/>\nL&#8217;Air de\u00a0Renato, &#8220;Alzati, la tuo figlio&#8230;Eri tu &#8221; du\u00a0<em>Ballo in maschera,<\/em> \u00e9tait choisi pour continuer ce programme, pour moi, le plus bel Air et le plus connu de tout cet op\u00e9ra. On peut noter combien Giuseppe Verdi a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9reux envers les barytons, en leur \u00e9crivant des Airs magnifiques qui font ressortir la couleur chaude de ce registre, ce qui n&#8217;est pas toujours le cas dans les op\u00e9ras de Giacomo Puccini. Encore un grand investissement dans les sentiments et le lyrisme, faisant ressortir les r\u00e9sonances graves et toujours le soutien de ce souffle incroyable dans chaque nuance et chaque tessiture, avec un\u00a0<i>legato<\/i>\u00a0qui donne l&#8217;impression que l&#8217;on ne respire jamais.<br \/>\nLe dernier Air choisi pour clore ce concert \u00e9tait &#8220;<i>Sacra \u00e8 la scelta&#8230;ah fu giusto il moi sospetto<\/i>&#8221; de l&#8217;op\u00e9r<em>a\u00a0Luisa Miller. <\/em>Cet op\u00e9ra moins connu que certains autres, offre pourtant de beaux Airs, tel celui de\u00a0Miller, qui demande agilit\u00e9 et souplesse partant du grave, pour atteindre l&#8217;aigu qui monte jusqu&#8217;au\u00a0<i>sol di\u00e8se<\/i>, et cet aigu est ici avec Leo Nucci, une longue tenue au son plein, d&#8217;une grande beaut\u00e9 et d&#8217;une grande vigueur.<br \/>\nC&#8217;est avec son \u00e9clatant sourire que Leo Nucci, re\u00e7oit ce d\u00e9ferlement d&#8217;applaudissements scand\u00e9 par des Nucci, Nucci, interminables; et pour ce public qui l&#8217;aime tant, cet \u00e9ternel jeune homme reprend en\u00a0<i>bis<\/i>\u00a0la moiti\u00e9 du programme.<br \/>\n<em>La Traviata,<\/em> avec une voix qui monte de la terre et nous fait ressentir les sentiments contrast\u00e9s d&#8217;un p\u00e8re,\u00a0<em>Don Carlo,<\/em> encha\u00eenant les \u00e9motions, et\u00a0Rigoletto, qui d\u00e9cha\u00eene un public conquis. Si la voix est moins claire, elle a gagn\u00e9 en profondeur, en maturit\u00e9 et en chaleur.<br \/>\nNous lui disons comme toute la salle, bravo, merci et \u00e0 bient\u00f4t.L&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille dirig\u00e9 par Lawrence Foster, nous a fait entendre quelques uns des plus beaux morceaux \u00e9crits pour orchestre seul parmi les op\u00e9ras de Giuseppe Verdi.\u00a0l&#8217;Ouverture de <em>Nabucco,<\/em> le Ballet de <em>Macbeth,<\/em> souvent coup\u00e9 \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra et pourtant tr\u00e8s beau,\u00a0le Ballet d&#8217;<em>Aida<\/em>, le Pr\u00e9lude de l&#8217;acte I de la <em>Traviata,<\/em><b>\u00a0<\/b>et\u00a0l&#8217;ouverture de <em>La Forza del destino.<\/em> Nous retrouvons cette rondeur de son que nous avions appr\u00e9ci\u00e9e dans\u00a0<em>La Straniera,<\/em> il y a peu de temps. C&#8217;est dans les oeuvres \u00e9clatantes que l&#8217;orchestre se fait le plus remarquer, jolie couleur des cuivres, vibrations des percussions, une tr\u00e8s belle interpr\u00e9tations de\u00a0l&#8217;Ouverture de <em>la Forza del destino, <\/em>on pardonnera un l\u00e9ger flottement dans l&#8217;Air de\u00a0<em>Rigoletto<\/em>, jou\u00e9 un peu trop fort, tant ce concert nous a apport\u00e9 de plaisir. L&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, semble avoir plac\u00e9 cette saison sous le signe des \u00e9motions musicales et de l&#8217;\u00e9clat des applaudissements. <em>Foto Roberto Ricci<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Th\u00e9atre Municipal de l&#8217;Op\u00e9ra, Saison 2013\/2014 Orchestre Philharmonique de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille Direction musicale Lawrence Foster Baryton [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":64672,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9354,153,4873,150,9248],"class_list":["post-64670","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-foreign-readers","tag-giuseppe-verdi","tag-lawrence-foster","tag-leo-nucci","tag-orchestre-philharmonique-de-lopera-de-marseille"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64670","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=64670"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64670\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86953,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64670\/revisions\/86953"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/64672"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=64670"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=64670"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=64670"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}