{"id":65552,"date":"2013-02-11T04:43:08","date_gmt":"2013-02-11T02:43:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=65552"},"modified":"2016-11-27T05:09:49","modified_gmt":"2016-11-27T04:09:49","slug":"entretien-avec-serge-baudo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/entretien-avec-serge-baudo\/","title":{"rendered":"Entretien avec Serge Baudo"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Serge Baudo a \u00e9norm\u00e9ment \u0153uvr\u00e9 pour la musique, non seulement en France mais aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Il revient pour nous avec charme et sinc\u00e9rit\u00e9 sur les \u00e9v\u00e8nements qui ont jalonn\u00e9 sa vie de musicien.<br \/>\n<b>Cher Ma\u00eetre. Depuis tr\u00e8s longtemps vous \u00eates consid\u00e9r\u00e9 comme un chef d&#8217;orchestre Fran\u00e7ais de r\u00e9f\u00e9rence, vous avez connu une \u00e9poque b\u00e9nie pour l&#8217;expansion de la musique en France, racontez-nous votre parcours<\/b><br \/>\nJ&#8217;ai toujours \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par la direction d&#8217;orchestre et tout en ayant d\u00e9but\u00e9 une carri\u00e8re de pianiste\u00a0 et percussionniste au sein de l&#8217;orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Paris o\u00f9 je devais rester 9 ans, je dirigeais d\u00e8s 1950 les concerts Contemporains Etudiants o\u00f9 l&#8217;on jouait la musique de compositeurs tels que Maurice Jarre, Marius Constant, Charles Chaysne ; et vous savez, les choses s&#8217;encha\u00eenent d&#8217;elles m\u00eame, se font sans que l&#8217;on ait \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir.<br \/>\nMaurice Jarre me pr\u00e9sente \u00e0 Jean Vilar qui m&#8217;engage pour diriger un concert chaque ann\u00e9e au Palais de Chaillot pour son cycle de concerts. Je participais aussi aux concerts de La Soci\u00e9t\u00e9 des concerts dont le chef \u00e9tait Andr\u00e9 Cuytens en tant que pianiste et percussionniste et j&#8217;ai ainsi pu c\u00f4toyer de grands chefs d&#8217;orchestre tels que F\u00fcrtwangler, Charles M\u00fcnch, Bruno Walter, Carl Schuricht. Parall\u00e8lement je constituais des orchestres pour l&#8217;enregistrement des musiques de films de Joseph Kosma, ce qui m\u2019a introduit dans le monde du cin\u00e9ma et permis de rencontrer Jean Renoir et l&#8217;on m&#8217;a tout naturellement offert de diriger les concerts des Jeunesses Musicales de France. A cette \u00e9poque cette institution avait un rayonnement immense. Mais c&#8217;est sans doute le Festival d&#8217;Aix-en-Provence o\u00f9 Gabriel Dussurget \u00a0,son fondateur, m&#8217;invite pour diriger &#8220;La Fl\u00fbte Enchant\u00e9e&#8221; qui donnera un nouvel \u00e9lan \u00e0 ma carri\u00e8re\u00a0 . Le Festival d&#8217;Aix-en-Provence avait alors une telle r\u00e9putation que les plus grands noms du monde lyrique venaient y chanter. Je devais y diriger jusqu&#8217;en 1972.<br \/>\nLes choses s&#8217;acc\u00e9l\u00e8rent, je dirige pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Prague en 1959, ce sera une longue collaboration avec cette ville ch\u00e8re \u00e0 mon c\u0153ur car je serai le directeur musical de l\u2019orchestre Symphonique le FOK pendant 9 ans, de 2000 \u00e0 2009,\u00a0 puis je suis invit\u00e9 par Georges Auric comme chef permanent \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Paris. Herbert Von Karajan me fait participer \u00e0 une programmation de\u00a0Pell\u00e9as et M\u00e9linsande\u00a0 \u00e0 La Scala de Milan et je suis amen\u00e9 \u00e0 le remplacer. Je dirige &#8220;La Tosca&#8221; \u00e0 Marseille o\u00f9 je prendrai la direction des Concerts Classiques en collaboration avec John Pritchard. Les choses se sont encha\u00een\u00e9es ainsi, ne laissant plus de place au musicien d&#8217;orchestre.<br \/>\n<b>Vous avez connu diverses \u00e9poques pour la musique quelles diff\u00e9rences vous choquent le plus?<br \/>\n<\/b>Rien ne me choque, le niveau des orchestres fran\u00e7ais a beaucoup \u00e9volu\u00e9 pour s&#8217;\u00e9lever au niveau international. Individuellement les musiciens fran\u00e7ais \u00e9taient excellents; ils \u00e9taient vifs, brillants, ils le sont encore, pouvant lire la musique avec rapidit\u00e9. Il y avait alors au sein des orchestres fran\u00e7ais des concertistes tel Jean-Pierre Rampal. Mais ce qui manquait \u00e9tait la discipline, l&#8217;attention et l&#8217;\u00e9coute de chacun. Le fran\u00e7ais est individualiste. Ce n&#8217;est plus le cas maintenant.<br \/>\n<b>Quels sont les \u00e9v\u00e8nements lointains et pr\u00e9sents qui vous ont le plus marqu\u00e9?<\/b><br \/>\nPlusieurs sont en ma m\u00e9moire, un &#8220;Cosi Fan Tutte&#8221; de Mozart au d\u00e9but de 1960 dans une distribution \u00e9poustouflante avec Teresa Berganza, Stich Randall, Gabriel Bacquier, ce fut un immense bonheur. Un concert aussi avec l&#8217;Orchestre de Paris pour la cr\u00e9ation de la 2\u00e8me symphonie du compositeur Henri Dutilleux. Le &#8220;Pell\u00e9as et M\u00e9lisande&#8221; de Claude Debussy en 1968 au festival d&#8217;Aix-en-Provence mais plus r\u00e9cemment, une grande f\u00eate donn\u00e9e \u00e0 Prague en l&#8217;honneur de mes \ud83d\ude2f ans o\u00f9 j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 citoyen de la ville de Prague.<br \/>\n<b>Y a-t-il des choses que vous ne referiez pas si vous aviez la possibilit\u00e9 de revenir en arri\u00e8re?<\/b><br \/>\nJe ne crois pas. J&#8217;ai eu beaucoup de satisfactions et certains \u00e9checs m\u00eame, ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fiques. Je crois que du moment o\u00f9 l&#8217;on choisit une voie, les choses arrivent, bien o\u00f9 mal, sans que l&#8217;on ait la possibilit\u00e9 de pouvoir beaucoup les changer.<br \/>\n<b>Dans votre jeunesse quelles sont les personnalit\u00e9s musicales qui vous ont influenc\u00e9?<\/b><br \/>\nJ&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir de bons professeurs,c&#8217;est primordial. Ma rencontre avec Jean Gallon mon professeur d&#8217;harmonie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante et puis j&#8217;ai rencontr\u00e9 de grands chefs d&#8217;orchestre bien s\u00fbr, Andr\u00e9 Cuytens, Charles M\u00fcnch, d&#8217;immenses musiciens, David O\u00efstrakh; Paul Tortelier, des compositeurs aussi, Henri Dutilleux, Louis beydtz, Henri Tomasi , Olivier Messiaen, pour une ouverture vers la musique contemporaine. Dietrich Fischer Dieskau pour mes choix, Samson Fran\u00e7ois, Pascal Roger pour l&#8217;interpr\u00e9tation et puis aussi Arthur Honegger, Francis Poulenc.<br \/>\n<b>Si vous ne les aviez pas rencontr\u00e9s votre parcours aurait-il \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rent?<br \/>\n<\/b>C&#8217;est difficile \u00e0 dire. Vous savez, rencontrer et travailler avec de tels artistes vous \u00e9l\u00e8ve obligatoirement, c&#8217;est une chance merveilleuse, ils m&#8217;ont certainement aid\u00e9 \u00e0 devenir ce que je suis, d&#8217;autres m&#8217;ont laiss\u00e9 indiff\u00e9rent.<br \/>\n<b>A quel moment la musique a-t-elle \u00e9t\u00e9 une \u00e9vidence pour vous?<\/b><br \/>\nLa question ne s&#8217;est jamais pos\u00e9e \u00e0 moi. Je suis n\u00e9 dans une famille de musiciens, mon p\u00e8re \u00e9tait professeur de hautbois au conservatoire national sup\u00e9rieur de musique de Paris et le violoncelliste Paul Tortelier \u00e9tait mon oncle, la musique \u00e9tait partout et sans doute \u00e9tait-il \u00e9vident pour moi de suivre cette voie. C&#8217;\u00e9tait une porte ouverte sur le meilleur de la musique, l\u00e0 encore une grande chance.<br \/>\n<b>Y a-t-il un r\u00eave musical que vous aimeriez r\u00e9aliser actuellement?<br \/>\n<\/b>La question me fait sourire car c&#8217;est un r\u00eave cher \u00e0 mon coeur depuis longtemps mais irr\u00e9alisable pour moi: diriger &#8220;Le Chevalier \u00e0 La Rose&#8221;. Irr\u00e9alisable tout simplement car je ne parle pas l&#8217;allemand. La musique de Richard Strauss est fascinante et d&#8217;une telle richesse harmonique. Bien s\u00fbr j&#8217;ai souvent dirig\u00e9 ses po\u00e8mes symphoniques mais pour bien diriger un op\u00e9ra il faut conna\u00eetre &#8220;intimement la langue dans laquelle il est chant\u00e9. C&#8217;est une absolue n\u00e9cessit\u00e9.<br \/>\n<b>Etes-vous touch\u00e9 par toutes les formes de musique<\/b>?<br \/>\nC&#8217;est un vaste programme. Toutes les formes de musique me plaisent Il suffit que ce soit bien pens\u00e9 mais certaines me heurtent tout de m\u00eame. J&#8217;aime aussi le jazz, les chanteurs de vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise je pourrais vous en citer beaucoup, Yves Montant, Charles Tr\u00e9net, Gilbert B\u00e9caud qui a \u00e9crit un op\u00e9ra tr\u00e8s \u00e9mouvant &#8220;L&#8217;Op\u00e9ra d&#8217;Aran&#8221; qui est tr\u00e8s peu jou\u00e9 actuellement et c&#8217;est fort dommage. En fait voyez-vous, les musiques qui me touchent sont les musiques qui me vont au coeur.<br \/>\n<b>Etes-vous plus symphonique ou op\u00e9ra?<\/b><br \/>\nEvidemment je dirige avec beaucoup de plaisir aussi bien les concerts que les op\u00e9ras mais je dois reconna\u00eetre que les vibrations sont plus intenses lorsque en plus de l&#8217;orchestre vous avez aussi les chanteurs. Diriger un op\u00e9ra est une aventure, tout peut arriver, c&#8217;est un marathon duquel on sort \u00e9puis\u00e9 mais si heureux.<br \/>\n<b>Votre plus grande joie, votre plus grande peur, peut-on en parler<\/b>?<br \/>\nBien s\u00fbr, il y en a certainement eu beaucoup mais \u00e0 l&#8217;instant deux me viennent en m\u00e9moire, toutes deux alors que j&#8217;assistais \u00e0 des repr\u00e9sentations en compagnie de ma femme. Je m&#8217;en souviens, bien qu&#8217;elles ne soient pas r\u00e9centes car elles m&#8217;ont v\u00e9ritablement marqu\u00e9.<br \/>\nLa premi\u00e8re \u00e9tait une repr\u00e9sentation de &#8220;Tristan et Yseult&#8221; juste apr\u00e8s la guerre \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra Garnier \u00e0 Paris, \u00e0 cette \u00e9poque l&#8217;op\u00e9ra Bastille n&#8217;existait pas. Cet op\u00e9ra de Richard Wagner \u00e9tait dirig\u00e9 par Hans Knappertsbusch et je ne sais pourquoi cette \u00e9motion est encore si vive en moi. La deuxi\u00e8me est une peur panique \u00e0 l&#8217;\u00e9coute d&#8217;un concert donn\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es o\u00f9 un chef tr\u00e8s connu dirigeait &#8220;Le Sacre du Printemps&#8221; d&#8217;Igor Stravinsky. Et dans cette oeuvre rythmique o\u00f9 il est impossible de se rattraper, le chef d&#8217;orchestre s&#8217;est perdu. Ce fut un long moment terrible pour moi mais certainement encore plus terrible pour lui.<br \/>\n<b>Y a-t-il une approche particuli\u00e8re avec chaque orchestre?<\/b><br \/>\nCertainement. L&#8217;orchestre est un individu avec ses traits de caract\u00e8re particuliers et il faut une certaine souplesse et beaucoup de psychologie li\u00e9es a une rapidit\u00e9 de jugement car l&#8217;on doit s&#8217;imposer dans les cinq premi\u00e8res minutes, mais il ne peut en aucun cas s&#8217;agir une \u00e9preuve de force, l&#8217;\u00e9change ne se ferait pas, il faut convaincre les musiciens et les int\u00e9resser.<br \/>\n<strong>Y a-t-il un orchestre qui vous tient \u00e0 coeur plus particuli\u00e8rement?<\/strong><br \/>\nBien s\u00fbr ceux dont je suis \u00e0 l&#8217;origine, nous y reviendrons, mais actuellement je pense \u00e0 l&#8217;orchestre de la radio de Stuttgart ainsi qu&#8217;\u00e0 l&#8217;orchestre de la radio N\u00e9erlandaise Hilversum.<br \/>\n<b>Parlez-nous de le cr\u00e9ation de l&#8217;orchestre de Paris.<\/b><br \/>\nC&#8217;est un des plus beaux moments de ma vie musicale. Apr\u00e8s la dissolution\u00a0 de la Soci\u00e9t\u00e9 des Concerts du Conservatoire, nous cr\u00e9ons en 1970 et en \u00e9troite collaboration avec Charles M\u00fcnch l&#8217;Orchestre de Paris qui devait \u00eatre le fleuron des orchestres fran\u00e7ais. Les plus grands artistes venaient jouer en solistes. Nous avons cr\u00e9\u00e9 au Festival d&#8217;Aix-en-Provence le concerto pour violoncelle \u00e9crit sp\u00e9cialement pour Mstislav Rostropovitch par Henri Dutilleux.Ce fut un \u00e9v\u00e8nement musical tr\u00e8s important\u00a0; \u00a0des pays tel le Japon nous ouvraient leurs portes pour des tourn\u00e9es extraordinaires. C&#8217;\u00e9tait une \u00e9poque b\u00e9nie pour la musique en France. Andr\u00e9 Malraux alors ministre de la culture aid\u00e9 par Marcel Landowski cr\u00e9ent un orchestre symphonique \u00e0 Lyon qui deviendra lorsque j&#8217;en prendrai la direction ,le premier orchestre national de province.<br \/>\n<b>Que vous a apport\u00e9 de merveilleux la vie de chef d&#8217;orchestre?<br \/>\n<\/b>Cela a \u00e9t\u00e9 la concr\u00e9tisation d&#8217;une passion. Pour moi, le piano est incomplet. L&#8217;orchestre est un instrument d&#8217;une richesse incroyable. La vie de chef d&#8217;orchestre est une vie difficile parfois, mais tellement enrichissante. Des \u00e9motions, des rencontres, des voyages, des orchestres diff\u00e9rents avec des cultures diff\u00e9rentes. C&#8217;est un cadeau vraiment.<br \/>\n<b>Vous \u00e9tiez musicien d&#8217;orchestre, avec le recul avez-vous trouv\u00e9 ce m\u00e9tier passionnant ou un peu routinier?<\/b><br \/>\nFaire de la musique est toujours passionnant mais je ressentais une frustration et une grande tentation. d&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9 j&#8217;ai pu jouer sous la directions de chefs extraordinaires et cela a \u00e9t\u00e9 pour moi une grande \u00e9cole.<br \/>\n<b>Comment voyez-vous l&#8217;avenir pour la musique en g\u00e9n\u00e9ral et l&#8217;op\u00e9ra en particulier?<\/b><br \/>\nC&#8217;est avec beaucoup de pessimisme que j&#8217;imagine l&#8217;avenir. Je parle pour la France \u00e9videmment. Un mauvais enseignement, pas d&#8217;horizon pour les \u00e9tudiants dans le domaine artistique ,une absence totale de culture parmi les politiques font que nous approchons du d\u00e9sastre culturel. Nous sommes dans une culture du bruit qui fait barrage non seulement \u00e0 la cr\u00e9ation mais aussi \u00e0 la pens\u00e9e. Quant \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra le grand drame est d\u00fb aux metteurs en sc\u00e8ne qui ignorent la musique et nous arrivons \u00e0 un divorce entre la sc\u00e8ne et le compositeur.<br \/>\n<b>Avez-vous \u00e0 l&#8217;esprit une anecdote dr\u00f4le?<br \/>\n<\/b>Une anecdote qui m&#8217;amuse toujours lorsque j&#8217;y pense est une r\u00e9flexion faite par une dame \u00e0 l&#8217;issue d&#8217;un concert. Elle paraissait assez inqui\u00e8te en me demandant si les musiciens qui \u00e9taient \u00e0 ma gauche \u00e9taient pay\u00e9s comme ceux qui se trouvaient \u00e0 ma droite. Bien s\u00fbr luis dis-je. Alors\u00a0 Ma\u00eetre, faites attention car lorsque vous vous tournez vers la gauche les musiciens qui sont \u00e0 droite s&#8217;arr\u00eatent tr\u00e8s souvent de jouer.. L&#8217;orchestre reste encore un grand myst\u00e8re pour une partie du public. Peut-\u00eatre est-ce ce qui rend les concerts si attrayants.<br \/>\n<b>Les go\u00fbts du public ont-ils chang\u00e9?<\/b><br \/>\nOui, \u00e0 une certaine \u00e9poque des compositeurs tels que Brahms ou Mozart \u00e9taient peu jou\u00e9s en France et Mahler, Bartok ou Chostakovitch compl\u00e8tement ignor\u00e9s. Ce qui parait incroyable de nos jours. Maintenant, le public s&#8217;est intellectualis\u00e9 et il boude la musique fran\u00e7aise.<br \/>\n<b>Que diriez-vous \u00e0 un jeune musicien qui se tournerait vers une carri\u00e8re de chef d&#8217;orchestre?<\/b><br \/>\nJe lui dirais qu&#8217;il s&#8217;arme de patience, qu&#8217;il n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 pousser les portes mais surtout qu&#8217;il travaille sans c\u00e9der au d\u00e9couragement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Serge Baudo a \u00e9norm\u00e9ment \u0153uvr\u00e9 pour la musique, non seulement en France mais aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. 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