{"id":66347,"date":"2014-01-06T13:24:18","date_gmt":"2014-01-06T11:24:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=66347"},"modified":"2016-11-26T13:06:12","modified_gmt":"2016-11-26T12:06:12","slug":"marseilleorphee-aux-enfers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseilleorphee-aux-enfers\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille:&#8221;Orph\u00e9e aux enfers&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><em>Marseille, Op\u00e9ra Municpal, Season lyrique 2013\/2014<br \/>\n<strong>&#8220;<\/strong><\/em><b>ORPH\u00c9E AUX ENFERS&#8221;<\/b><br \/>\nOp\u00e9ra-f\u00e9erie, en 2 actes, livret d&#8217;Hector Cr\u00e9mieux &amp; Ludovic Hal\u00e9vy.<br \/>\nMusique de <strong>Jacques Offenbach<br \/>\n<\/strong><em>Eurydice<\/em>\u00a0 BRIGITTE HOOL<br \/>\n<em>L\u2019Opinion Publique<\/em>\u00a0MARIE-ANGE TODOROVITCH<br \/>\n<em>Cupidon<\/em>\u00a0 CHLO\u00c9\u00a0\u00a0BRIOT<br \/>\n<em>Diane<\/em>\u00a0 JENNIFER MICHEL<br \/>\n<em>V\u00e9nus<\/em>\u00a0DELIA NOBLE<br \/>\n<em>Junon<\/em> \u00a0<span style=\"color: #000000;\">ANNE-MARGUERITE WERSTER<br \/>\n<\/span><em>Minerve<\/em>\u00a0<span style=\"color: #000000;\">JENNIFER COURCIER<br \/>\n<\/span><em>Orph\u00e9e<\/em>\u00a0 PHILIPPE \u00a0TALBOT<br \/>\n<em>Arist\u00e9e \/Pluton<\/em>\u00a0LO\u00cfC\u00a0F\u00c9LIX<br \/>\n<em>Jupiter<\/em> FRANCIS DUDZIAK<br \/>\n<em>Mercure<\/em>\u00a0 FRANCK CASSARD<br \/>\n<em>John Styx<\/em>\u00a0 YVES COUDRAY<br \/>\n<em>Mars<\/em>\u00a0 JEAN-MICHEL MUSCAT<br \/>\n<em>Fortune\u00a0<\/em>\u00a0JEANNE ROCCHESANI<br \/>\n<em>Flore<\/em>\u00a0PASCALE \u00a0BONNET-DUPEYRON<br \/>\n<em>Pomone<\/em>\u00a0 BRIGITTE HERNANDEZ<br \/>\n<em>C\u00e9r\u00e8s<\/em>\u00a0 CORINNE \u00a0BROSSAIS<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale <strong>\u00a0 Samuel Jean<br \/>\n<\/strong>Chef de Choeur<strong> Pierre Iodice<br \/>\n<\/strong>Mise en sc\u00e8ne \u00a0<strong>Claire Servais<br \/>\n<\/strong>D\u00e9cors \u00a0<strong>Dominique Pichou<br \/>\n<\/strong>Costumes <strong>Jorge Jara<br \/>\n<\/strong>Lumi\u00e8res \u00a0<strong>Jacques Chatelet<br \/>\n<\/strong>Chor\u00e9graphie \u00a0<strong>Barry Collins<br \/>\n<\/strong><em>Marseille, 3 janvir 2013<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les f\u00eates de fin d&#8217;ann\u00e9e, l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille nous offrait l&#8217;<i>Orph\u00e9e aux Enfers<\/i>\u00a0de Jacques Offenbach, dans la production Op\u00e9ra Royal de Walonie \/ Op\u00e9ra de Metz, donn\u00e9e en 2006 \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra Royal de Walonie.<br \/>\nDepuis sa cr\u00e9ation \u00e0 Paris en 1858, cette oeuvre ne cesse d&#8217;\u00eatre programm\u00e9e sur les grandes sc\u00e8nes lyriques obtenant toujours un grand succ\u00e8s.<br \/>\nMais \u00e0 quoi doit-on ce succ\u00e8s? A sa musique enjou\u00e9e tout d&#8217;abord, \u00e0 sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qui distrait un public qui a toujours envie de s&#8217;amuser et pourquoi pas \u00e0 ces clins d&#8217;oeil politiques qui traversent les divers r\u00e9gimes et restent d&#8217;actualit\u00e9.<br \/>\nD\u00e9j\u00e0 invit\u00e9e en 2010 \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille o\u00f9 elle avait sign\u00e9 une mise en sc\u00e8ne d&#8217;<i>Andr\u00e9a Ch\u00e9nier<\/i>\u00a0sobre et de bon go\u00fbt, <strong>Claire Servais<\/strong> revient pour une oeuvre plus l\u00e9g\u00e8re o\u00f9 toutes les fantaisies sont permises. M\u00eame si Jacques Offenbach laisse la porte ouverte \u00e0 beaucoup d&#8217;originalit\u00e9, Claire Servais en use sans jamais en abuser. Des clins d&#8217;oeil, des gags, elle se sert de tout ce qu&#8217;offre le livret pour rendre la soir\u00e9e amusante.<br \/>\nConfier le r\u00f4le de l&#8217;<i>Opinion Publique<\/i>\u00a0\u00e0 une animatrice de t\u00e9l\u00e9vision est bien imagin\u00e9 et tout \u00e0 fait dans le ton actuel. Faire arriver<i>\u00a0Mercure\u00a0<\/i>p\u00e9dalant sur un v\u00e9lo accroch\u00e9 \u00e0 plusieurs m\u00e8tres de hauteur est une trouvaille, et que dire de l&#8217;id\u00e9e de placer les dieux de l&#8217;olympe endormis dans l&#8217;h\u00e9micycle o\u00f9 les d\u00e9put\u00e9s sommeillent quelquefois\u00a0 pendant les s\u00e9ances et de les faire descendre aux enfers dans un boeing Air Oplympus?<br \/>\nIci, rien n&#8217;est laiss\u00e9 au hasard, on sent la recherche mais aussi la finesse d&#8217;interpr\u00e9tation.\u00a0<i>Eurydice<\/i>\u00a0est dans la loge du th\u00e9\u00e2tre dans lequel\u00a0<i>Orph\u00e9e<\/i>, son violoniste de mari officie pendant que l&#8217;<i>Opinion Publique<\/i>\u00a0s&#8217;exprime \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et tout l&#8217;ouvrage \u00e9volue ainsi entre vaudeville et actualit\u00e9, traits d&#8217;esprit et r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raire de l&#8217;\u00e9poque; les cameramen et photographe suivant l&#8217;<i>Opinion Publique<\/i>, les tout jeunes violonistes ( jouant r\u00e9ellement du violon ) venus rendre hommage \u00e0 leur professeur avant sont d\u00e9part pour l&#8217;Olympe, la voiture du berger\u00a0<i>Arist\u00e9e<\/i>\u00a0transform\u00e9e \u00e0 vue en une voiture rouge venue des enfers pour transporter\u00a0<i>Pluton<\/i>\u00a0et la belle\u00a0<i>Euridice<\/i>, tout est bien imagin\u00e9, jou\u00e9 avec justesse et sans lourdeur.<br \/>\nLes d\u00e9cors sont confi\u00e9s \u00e0 <strong>Dominique Pichou<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 venu \u00e0 Marseille pour d&#8217;autres spectacles. On sent une grande connivence dans sa collaboration avec Claire Servais, de celles qui font les grandes r\u00e9ussites. C&#8217;est une partition jou\u00e9e \u00e0 quatre mains auxquelles il faut ajouter celles de <strong>Jorge Jara<\/strong>, tant ses costumes se coulent dans le moule de l&#8217;humour qui r\u00e8gne tout au long de l&#8217;ouvrage. Ici non plus rien n&#8217;est laiss\u00e9 au hasard, chaque d\u00e9tail a son importance du costume en satin rouge de\u00a0<i>Pluton<\/i>, mi rocker mi mafioso, \u00e0 la gu\u00eapi\u00e8re d&#8217;<i>Eurydice<\/i>\u00a0qui la moule&#8230;.comme un gant, aux costumes tous diff\u00e9rents que portent les habitants des enfers; somptueux et d&#8217;une grande originalit\u00e9 ils semblent tout droit sortis du conte &#8220;<i>Alice au pays des merveilles&#8221;<\/i>. <strong>Jacques Chatelet<\/strong> nuance ses lumi\u00e8res au gr\u00e9 des atmosph\u00e8res et <strong>Barry Collins<\/strong> signe des chor\u00e9graphies spirituelles qui finissent dans un &#8220;<i>\u00a0Cancan<\/i>\u00a0&#8221; endiabl\u00e9 dans\u00e9 avec maestria.<br \/>\nIl ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 trouver de grandes voix, ce serait inappropri\u00e9, mais des voix bien plac\u00e9es, qui se laissent appr\u00e9cier et qui, tr\u00e8s bien distribu\u00e9es, enchantent le public.<br \/>\nLa malicieuse soprano<strong> Brigitte Hool,<\/strong> aussi ravissante habill\u00e9e qu&#8217;en tenue l\u00e9g\u00e8re, nous emm\u00e8ne \u00e0 sa suite jusque dans les enfers. Le voyage est agr\u00e9able tant sa voix aux vocalises agiles et aux aigus percutants est empreinte de fra\u00eecheur. Amusante et vive, son interpr\u00e9tation nous enchante.<br \/>\n<strong>Marie-Ange Todorovitch<\/strong> toujours \u00e9tonnante dans le choix de ses r\u00f4les, habitu\u00e9e \u00e0 faire le &#8220;grand \u00e9cart&#8221; entre une\u00a0<i>Italienne \u00e0 Alger<\/i>\u00a0irr\u00e9sistible et une\u00a0<i>Clytemnestre<\/i>\u00a0d&#8217;un dramatique absolu est ici l&#8217;<i>Opinion Publique<\/i>, qu&#8217;elle interpr\u00e8te avec humour et sobri\u00e9t\u00e9. Sa voix bien plac\u00e9e est projet\u00e9e avec nuance, laissant appr\u00e9cier son timbre chaleureux aux aigus agr\u00e9ables.\u00a0L&#8217;espi\u00e8gle\u00a0<i>Cupidon<\/i>\u00a0est chant\u00e9 par la jeune<strong> Chlo\u00e9 Briot<\/strong>, mutine, c&#8217;est du vif argent. Vocalement, sc\u00e9niquement, dans un costume de jeune gar\u00e7on fin XIX\u00e8me si\u00e8cle, elle est dans chacune de ses interventions un\u00a0<i>Cupidon<\/i>\u00a0qui met en joie.<br \/>\n<i>Diane<\/i>, <strong>Jennifer Michel<\/strong>, dont les trois chiens noirs interpr\u00e9t\u00e9s par des danseurs sont d&#8217;un grand r\u00e9alisme, est dans son costume de dompteuse, une superbe chasseresse. Sa belle voix qui porte fait raisonner son Air<i>\u00a0Tonton tontaine tonton<\/i>. Sa belle prestance et son jeu percutant font d&#8217;elle un personnage marquant.<br \/>\n<strong>Anne-Marguerite Werster<\/strong> interpr\u00e8te sans exag\u00e9ration mais avec beaucoup d&#8217;humour le r\u00f4le de\u00a0<i>Junon<\/i>, l&#8217;\u00e9pouse tromp\u00e9e.<br \/>\n<strong>Delia Noble,<\/strong><i>\u00a0V\u00e9nus,<\/i>\u00a0et <strong>Jennifer Courcier<\/strong>,\u00a0<i>Minerve,<\/i>\u00a0sont aussi \u00e0 remarquer tant par leurs voix agr\u00e9ables que par la justesse de leur jeu.\u00a0Mais l&#8217;humour r\u00e8gne aussi chez les messieurs car toute cette distribution homog\u00e8ne en tous points, est r\u00e9unie dans une bonne humeur contagieuse.\u00a0Le ma\u00eetre de l&#8217;Olympe,\u00a0<i>Jupiter<\/i>, m\u00e8ne sa troupe avec autorit\u00e9, vocalement et sc\u00e9niquement. souvent invit\u00e9 \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, <strong>Fran\u00e7is Dudziak<\/strong> nous a habitu\u00e9s \u00e0 ses fac\u00e9ties jamais de mauvais go\u00fbt et son interpr\u00e9tation de\u00a0<i>la Mouche<\/i>\u00a0est d&#8217;une grande dr\u00f4lerie.<br \/>\n<strong>Philippe Talbot<\/strong> est tout \u00e0 fait bien dans le r\u00f4le d&#8217;<i>Orph\u00e9e,<\/i>ce mari qui ne veut pas retrouver sa femme; et c&#8217;est l\u00e0 tout le g\u00e9nie d&#8217;Offenbach, changer le personnage du tout au tout. Ce n&#8217;est plus le t\u00e9m\u00e9raire\u00a0<i>Orph\u00e9e<\/i>\u00a0qui brave les enfers, mais l&#8217;artiste qui veut \u00e9viter tout probl\u00e8me. Le\u00a0<i>duo<\/i>\u00a0de la dispute est bien men\u00e9 et sa parodie du\u00a0<i>chant d&#8217;Orph\u00e9e<\/i>de Gl\u00fcck est chant\u00e9 avec beaucoup de sensibilit\u00e9.<br \/>\n<strong>Lo\u00efc F\u00e9lix,<\/strong> apr\u00e8s avoir chant\u00e9\u00a0<i>Arist\u00e9e<\/i>\u00a0 avec charme et voix de fausset, campe un\u00a0<i>Pluton<\/i>\u00a0qui s&#8217;impose par son style et son allure. Tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans les r\u00f4les de composition, il se fait remarquer aussi bien par son jeu que par sa voix.<br \/>\nAutre r\u00f4le interpr\u00e9t\u00e9 avec beaucoup d&#8217;humour et d&#8217;intelligence, celui de\u00a0<i>Jhon Styx<\/i>. <strong>Yves Coudray<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 connu du public marseillais pour ses mises en sc\u00e8ne, nous donne ici une version de\u00a0<i>Jhon Styx<\/i>\u00a0tout \u00e0 fait touchante et de grande qualit\u00e9 tout en chantant sa complainte &#8220;Quand j&#8217;\u00e9tais roi de B\u00e9otie&#8221; avec charme et justesse.<br \/>\n<strong>Franck Cassard<\/strong> est aussi un\u00a0<i>Mercure<\/i>\u00a0amusant malgr\u00e9 sa position dans les airs assez peu confortable.\u00a0On appr\u00e9cie l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la distribution jusque dans les seconds r\u00f4les, la touche d&#8217;humour dans chaque d\u00e9tail, la somptuosit\u00e9 du final par ses costumes et ses lumi\u00e8res et la chor\u00e9graphie qui laisse le public applaudir longuement sur un &#8220;Cancan&#8221; endiabl\u00e9.<br \/>\nL&#8217;orchestre dirig\u00e9 avec finesse et intelligence par <strong>Samuel Jean<\/strong>, laisse entendre des sonorit\u00e9s moelleuses avec des changements de rythmes toujours bien amen\u00e9s. Le violon solo de l&#8217;orchestre nous fait entendre le chant du violon d&#8217;<i>Orph\u00e9e<\/i>\u00a0jou\u00e9 avec charme, teint\u00e9 de notes spirituelles.\u00a0<strong>Un grand bravo pour le choeur<\/strong> qui joue avec beaucoup de talent tout en participant \u00e0 l&#8217;amusement g\u00e9n\u00e9ral, ainsi que pour les danseurs tr\u00e8s applaudis.\u00a0C&#8217;est une ann\u00e9e qui s&#8217;annonce joyeuse \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille et nous la souhaitons ainsi \u00e0 tous les artistes.<em> Photo Christiane Dresse<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra Municpal, Season lyrique 2013\/2014 &#8220;ORPH\u00c9E AUX ENFERS&#8221; Op\u00e9ra-f\u00e9erie, en 2 actes, livret d&#8217;Hector Cr\u00e9mieux &amp; Ludovic [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":66356,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9416,9414,6078,9412,9415,9413,9420,9419,625,9422,9423,9417,6335,4957,3557,4869,145,2467,9418,9411,9421],"class_list":["post-66347","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-anne-marie-werster","tag-brigitte-hool","tag-chloe-briot","tag-claire-servais","tag-diana-noble","tag-dominique-pichon","tag-franck-cussard","tag-francois-dudziak","tag-jacques-offenbach","tag-jean-michel-muscat","tag-jeanne-rocchesani","tag-jennifer-courcier","tag-jennifer-michel","tag-jorge-jara","tag-loic-felix","tag-marie-ange-todorovitch","tag-opera-lirica","tag-orphee-aux-enfers","tag-philippe-talbot","tag-samuel-jean","tag-yves-coudray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66347","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66347"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66347\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86949,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66347\/revisions\/86949"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/66356"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66347"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66347"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66347"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}