{"id":66949,"date":"2013-01-08T17:02:23","date_gmt":"2013-01-08T15:02:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=66949"},"modified":"2016-12-08T22:24:47","modified_gmt":"2016-12-08T21:24:47","slug":"opera-de-marseillelitaliana-in-algeri","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseillelitaliana-in-algeri\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille:&#8221;L&#8217;Italiana in Algeri&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marsiglia, Th\u00e9atre dell&#8217;Op\u00e9ra \u2013 Stagione Lirica 2012\/2013<\/em><br \/>\n<strong>\u201cL\u2019ITALIANA IN ALGERI\u201d<\/strong><br \/>\nDramma giocoso in due atti su libretto di Angelo Anelli<br \/>\nMusica di <strong>Gioachino Rossini<\/strong><em><br \/>\nMustaf\u00e0<\/em> ALEX ESPOSITO<br \/>\n<em>Elvira<\/em> EDUARDA MELO<br \/>\n<em>Zulma<\/em> CAROL GARC\u00cdA<br \/>\n<em>Haly<\/em> PATRICK DELCOUR<br \/>\n<em>Lindoro<\/em> FR\u00c9D\u00c9RIC ANTOUN<br \/>\n<em>Isabella<\/em> MARIE-ANGE TODOROVITCH<br \/>\n<em>Taddeo<\/em> MARC BARRARD<br \/>\nOrchestra e\u00a0 Coro de l\u2019Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirettore <strong>Giuliano Carella<\/strong><br \/>\nRegia e costumi <strong>Nicola Berloffa<\/strong><br \/>\nScene <strong><strong>Rifail\u00a0 Ajdarpasic<\/strong><\/strong><br \/>\nLuci <strong>Gianluca Antolini<\/strong><br \/>\n<em>Marsiglia, 4 gennaio 2013<br \/>\n<\/em>De nombreux \u00e9crivains et compositeurs avaient mis \u00e0 la mode les &#8220;Turqueries&#8221; qui r\u00e9jouissaient le public avide d&#8217;amusements.<br \/>\nGioacchino Rossini s&#8217;en inspirera \u00e0 plusieurs reprises.Connu pour sa rapidit\u00e9 d&#8217;\u00e9criture,ce ne sont pas moins de 4 op\u00e9ras que Rossini composera en cette ann\u00e9e 1813 et en deux cents ans cette Italienne n&#8217;a pas pris une ride. Cet op\u00e9ra \u00e9crit et mont\u00e9 en mois d&#8217;un moi,ce qui para\u00eet inconcevable de nos jours,est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Venise le 22 mars 1813. C&#8217;est un divertissement,une fable qui laisse libre cours \u00e0 toutes les fantaisies.<br \/>\nCette coproduction op\u00e9ra d&#8217;Avignon, op\u00e9ra de Marseille a pris naissance dans l&#8217;atelier des d\u00e9cors de Marseille; ceux-ci sont confi\u00e9s \u00e0 Rifail Ajdarpasic qui interpr\u00e8te le palais du Bey avec beaucoup de fantaisie et d&#8217;imagination tout en donnant une lecture assez classique de l&#8217;oeuvre. Les couleurs bleu touareg du d\u00e9but nous transportent \u00e0 Sidi Bou Sa\u00efd.Certes ce n&#8217;est pas Alger mais on n&#8217;en est pas loin,et la fa\u00e7ade du palais aux balcons de style mauresque nous met tout de suite dans l&#8217;ambiance.<br \/>\nLes d\u00e9tails baroques dans leur diversit\u00e9 et de bon go\u00fbt, sont l\u00e0 pour divertir et enlever toute notion de s\u00e9rieux,les petits palmiers dor\u00e9s,le gros abat-jour qui tient lieu de lustre et chaque pi\u00e8ce du palais qui arrive gr\u00e2ce au d\u00e9cor tournant que l&#8217;on d\u00e9place \u00e0 vue sont des illustration de conte. C&#8217;est bien imagin\u00e9 et cette oeuvre qui peut vite tourner \u00e0 la farce reste ici dans les limites de l&#8217;amusement. Les couleurs sont vives mais sans clinquant,m\u00eame le rouge du bureau du Bey donne une allure de cabinet de curiosit\u00e9s avec ses troph\u00e9es africains accroch\u00e9s aux murs et ses jalousies en moucharabieh. Quelques guirlandes color\u00e9es dans la cuisine pour la sc\u00e8ne du &#8220;Pappataci&#8221; donnent un air de f\u00eate et c&#8217;est le coeur joyeux que l&#8217;on quittera la salle.<br \/>\nLes costumes,comme les d\u00e9cors con\u00e7us \u00e0 Marseille certains en Avignon,sont jolis \u00e0 regarder,sans aucun rapport les uns avec les autres,mais tr\u00e8s bien faits et surtout seyants aussi bien pour les femmes que pour les hommes avec un grand souci des d\u00e9tails. C&#8217;est un feu d&#8217;artifice de couleurs et de notes. L&#8217;on chante,l&#8217;on bouge sans un temps de repos mais aussi sans jamais essouffler le public. Il faut dire que le tempo est donn\u00e9 par un chef d&#8217;orchestre en grande forme qui dirige une musique qui lui convient tout particuli\u00e8rement avec un orchestre qu&#8217;il conna\u00eet bien et qui le suit avec enthousiasme. <strong>Giuliano Carella<\/strong> est un chef qui ne laisse jamais retomber la tension et tout le monde le suit&#8230;..\u00e0 la baguette. Et suivre Rossini n&#8217;est pas une mince affaire. Le tempo,les notes mais surtout les paroles peuvent facilement \u00eatre d\u00e9cal\u00e9s;mais non,ici rien de tel,les tempi soutenus emporta le public.<br \/>\nD\u00e8s l&#8217;ouverture un rien myst\u00e9rieuse avec ses pizzicati aux cordes et ses soli de hautbois et de clarinette,on sent que Rossini est \u00e0 la f\u00eate et que rien ne peut plus nous emp\u00eacher d&#8217;\u00eatre heureux. Le seul reproche que je pourrais faire aux d\u00e9cors c&#8217;est d&#8217;\u00eatre plac\u00e9s un peu trop en avant-sc\u00e8ne ce qui enl\u00e8ve de la profondeur et r\u00e9tr\u00e9cit un peu le champ d&#8217;action,mais l&#8217;on s&#8217;y fait et l&#8217;on voit la pi\u00e8ce de fa\u00e7on un peu plus intimiste avec des lumi\u00e8res qui participent \u00e0 cet effet.<br \/>\nL&#8217;arriv\u00e9e d&#8217;Isabella dans une malle de voyage fait partie de ces clins d&#8217;oeil \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les voyages \u00e9taient une aventure et les chanteurs en particuli\u00e8rement p\u00e9tillants font participer les spectateurs \u00e0 la bonne humeur qui r\u00e8gne sur la sc\u00e8ne.<br \/>\n<strong>Marie-Ange Todorovitch<\/strong> qui chante Isabella excelle dans les r\u00f4les de composition et son jeu juste et dr\u00f4le sans exag\u00e9ration fait passer certaines faiblesses vocales dans les graves,un peu trop appuy\u00e9s et dont les sons manquent de projection mais sa voix est puissante, homog\u00e8ne dans le m\u00e9dium avec des aigus assur\u00e9s. Elle chante avec intelligence et brio et participe grandement au succ\u00e8s de cette production. <strong>Eduarda Melo<\/strong> qui interpr\u00e8te Elvira fait de ce second r\u00f4le un r\u00f4le cl\u00e9. Amusante jusque dans ses pleurs,elle apporte fra\u00eecheur et spontan\u00e9it\u00e9 aussi bien par son jeu que par sa voix. Ses aigus purs se font entendre aussi dans les ensembles qui sont toujours d&#8217;une grande justesse. <strong>Carol Garcia<\/strong> qui chante Zulma a une voix grave bien timbr\u00e9e que l&#8217;on \u00e9coute avec plaisir et qui participe \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre vocal des ensembles.Ses costumes qui vont de la &#8220;mama&#8221;martiniquaise \u00e0 la &#8220;babouchka&#8221; russe n&#8217;ont qu&#8217;un seul but,s\u00e9duire. Il en est de m\u00eame pour les costumes de Taddeo chant\u00e9 par<strong> Marc Barrard<\/strong>,et il est inutile de chercher pourquoi l&#8217;habit du &#8220;Ka\u00efmakan&#8221;est une robe \u00e0 crinoline ni pourquoi son costume de voyage est un grand manteau \u00e0 col de fourrure,c&#8217;est sans importance.Il porte tout ceci tr\u00e8s bien et donne \u00e0 son personnage humour et dr\u00f4lerie tout en chantant avec justesse dans chaque registre avec une voix d&#8217;une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. <strong>Patrick Delcour<\/strong> est un Haly \u00e0 la belle prestance mais on le sent un peu moins \u00e0 l&#8217;aise dans la musique de Rossini o\u00f9 il manque peut \u00eatre d&#8217;un peu de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<br \/>\nLe t\u00e9nor canadien <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Autoun<\/strong> qui interpr\u00e8te ici Lindoro est un partenaire de choix. Depuis son passage \u00e0 Marseille o\u00f9 il chantait le r\u00f4le du Prince dans &#8220;Cendrillon&#8221;l&#8217;op\u00e9ra de Jules Massenet,sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne s&#8217;est affirm\u00e9e. Il joue avec aisance et dr\u00f4lerie et sa voix toujours aussi agr\u00e9able a gagn\u00e9 en puissance. Ses &#8220;contre ut&#8221; paraissent faciles et il vocalise avec souplesse et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9; ses nuances piani dans le souffle arrivent \u00e0 des demi-teintes d&#8217;une grande musicalit\u00e9.<br \/>\n<strong>Alex Esposito<\/strong> qui chante le r\u00f4le de Mustapha est consid\u00e9r\u00e9 actuellement comme une voix rossinienne incontournable.Il donne ici,une interpr\u00e9tation tout \u00e0 fait remarquable sur le plan vocal mais aussi sur le plan sc\u00e9nique.Il est dr\u00f4le de bout en bout de l&#8217;ouvrage. Il appara\u00eet v\u00eatu d&#8217;un pyjama port\u00e9 sous une large cape verte avec ajout de peau de panth\u00e8re faisant penser \u00e0 un prince de conte pour enfants.Le ton est donn\u00e9,ici rien de s\u00e9rieux,et il ne se d\u00e9partira pas de l&#8217;air ben\u00eat donn\u00e9 \u00e0 son personnage ponctu\u00e9 par quelques col\u00e8res d&#8217;enfant g\u00e2t\u00e9.Tout ceci dans un mouvement sc\u00e9nique qui suit le tempo . C\u00f4t\u00e9 vocal une grande assurance,sa voix profonde et puissante r\u00e9sone dans chaque registre et chaque parole est articul\u00e9e avec une diction parfaite. Le duo de l&#8217;acte I qu&#8217;il chante avec Lindoro est un beau moment de musicalit\u00e9 et d&#8217;\u00e9quilibre. Il vocalise avec facilit\u00e9 aussi bien dans l&#8217;aigu que dans les graves tout en projetant chaque note. Aussi \u00e0 l&#8217;aise lorsqu&#8217;il chante seul qu&#8217;avec ses partenaires il est un Mustapha de grande envergure. Rossini n&#8217;ayant \u00e9crit que pour un choeur d&#8217;hommes,le metteur en sc\u00e8<em>ne <\/em><strong>Nicola Berloffa<\/strong> a imagin\u00e9 de les costumer en pantalons sarouels,lunettes de soleil et chaussures \u00e0 talons pour un clin d&#8217;oeil au harem.Si tous les chanteurs sont bien dirig\u00e9s dans une mise en sc\u00e8ne spirituelle et vive les choristes sont un peu statiques et sous employ\u00e9s mais bien pr\u00e9par\u00e9s et en forme ils sont ici remarqu\u00e9s pour les belles attaques et l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des voix avec un investissement de chacun,soutenus par un chef d&#8217;orchestre efficace qui donne avec le concours de Gioacchino Rossini une &#8220;Italienne \u00e0 Alger&#8221; tr\u00e8s r\u00e9ussie.<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marsiglia, Th\u00e9atre dell&#8217;Op\u00e9ra \u2013 Stagione Lirica 2012\/2013 \u201cL\u2019ITALIANA IN ALGERI\u201d Dramma giocoso in due atti su libretto di [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":87445,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[1314,9354,9517,2136,9516,3071,4869,6983,4177,145],"class_list":["post-66949","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-alex-esposito","tag-foreign-readers","tag-frederic-antoun","tag-giuliano-carella","tag-litaaliana-in-algeri","tag-marc-barrard","tag-marie-ange-todorovitch","tag-nicola-berloffa","tag-opera-de-marseille","tag-opera-lirica"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66949","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66949"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66949\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87444,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66949\/revisions\/87444"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/87445"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66949"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66949"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66949"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}