{"id":66953,"date":"2013-01-30T17:53:37","date_gmt":"2013-01-30T15:53:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=66953"},"modified":"2022-10-28T17:19:26","modified_gmt":"2022-10-28T15:19:26","slug":"opera-de-toulonles-dialogues-des-carmelites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-toulonles-dialogues-des-carmelites\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Toulon:&#8221;Les dialogues des Carmelites&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Op\u00e9ra di Toulon, Stagione Lirica 2012\/2013<br \/>\n<\/em><strong>&#8220;LES DIALOGUES DES CARMELITES&#8221;<br \/>\n<\/strong>Opera in tre atti e dodici quadri, dal dramma omonimo di Georges Bernanos<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Libretto e musica di <strong>Francis Poulenc<br \/>\n<\/strong><em>Blanche de la Force<\/em>\u00a0 ERMONELA JAHO<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Madame de Croissi <\/em>NADINE DENIZE<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Le Marquis de la Force <\/em>LAURENT ALVARO<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Le chevalier de la Force <\/em>STANISLAS DE BARBEYRAC<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Madame Lidoine<\/em>\u00a0 ANGELES BLANCAS<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>L&#8217;Aum\u00f4nier<\/em>\u00a0 OLIVIER DUMAIT<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Constance de Saint-Denis<\/em>\u00a0\u00a0 VIRGINIE POCHON<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>M\u00e8re Marie de l&#8217;incarnation<\/em>\u00a0 SOPHIE FOURNIER<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Le premier commissaire<\/em> THOMAS MORRIS<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Le second commissaire\/Un officier\/Le ge\u00f4lier<\/em>\u00a0 PHILIPPE ERMELIER<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Docteur Javelinot<\/em> JEAN-FRANCOIS VERDOUX<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Thierry<\/em> THIERRY HANIER<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>M\u00e8re Jeanne<\/em>\u00a0 SYLVIA GIGLIOTTI<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><em>Soeur Mathilde<\/em>\u00a0 ROSEMUNDE BRUNO LA ROTONDA<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Orchestra e Coro dell&#8217;Op\u00e9ra de Toulon<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Direttore <strong>Serge Baudo<br \/>\n<\/strong>Regia e Scene\u00a0 <strong>Jean-Philippe Clarac<\/strong> e <strong>Olivier Deloeuil<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Costumi <strong>Thibaut Welchin<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Luci\u00a0 <strong>Rick Martin<br \/>\n<\/strong><em>Toulon, 27 gennaio 2013<br \/>\n<\/em>Pour c\u00e9l\u00e9brer le 50\u00e8me anniversaire de la mort de Francis Poulenc, l&#8217;op\u00e9ra de Toulon a choisi de repr\u00e9senter son op\u00e9ra DIALOGUES DES CARMELITES. Francis Poulenc est un compositeur atypique, bien qu&#8217;influenc\u00e9 par les compositeurs de son \u00e9poque il gardera toujours ce style bien particulier qui lui est propre; on reconna\u00eet sa musique d\u00e8s les premiers accords.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Ses compositions allant des chansons gaillardes aux compositions \u00e0 caract\u00e8re religieux telle sa messe pour coeur mixte en passant par l&#8217;op\u00e9ra-bouffe LES MAMELLES DE TIRESIAS, feront que le critique Claude Rostand dira de lui qu&#8217;il \u00e9tait aussi bien &#8220;moine que voyou&#8221;.Il se fait conna\u00eetre en composant en 1917 sa Rapsodie N\u00e8gre qui lui fermera les portes du conservatoire de Paris. Il accompagne lui m\u00eame au piano ses interpr\u00e8tes f\u00e9tiches tels le baryton Pierre Bernac ou la soprano Denise Duval. Il fait partie en 1920 du groupe des six (clin d&#8217;oeil au groupe des cinq russes). Il met en musique des textes \u00e9crits par des \u00e9crivains d&#8217;avant-garde de son \u00e9poque tels Max Jacob, Jean Cocteau, Louis Aragon. La mort d&#8217;un ami proche le fait se tourner vers la foi catholique et \u00e0 la lecture du texte de Georges Bernanos du&#8221; Dialogues des Carmelites&#8221;, traitant de la peur de la mort, il comprend qu&#8217;il tient un sujet \u00e9crit pour lui. Il ne se voyait pas lui m\u00eame comme un compositeur futuriste, il disait composer \u00e0 l&#8217;instinct et bien que l&#8217;ann\u00e9e de la cr\u00e9ation du&#8221; Dialogues des Carm\u00e9lites&#8221; voit Pierre Boulez achever la composition &#8220;Le Marteau Sans Ma\u00eetre&#8221; c&#8217;est d&#8217;une \u00e9criture tonale qu&#8217;il compose son op\u00e9ra avec certaines notes qui se frottent donnant cette modernit\u00e9 aux accords.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">L&#8217;action se passe en 1789 pendant la r\u00e9volution fran\u00e7aise lorsque les nouvelles lois promulgu\u00e9es interdisaient les voeux monastiques avec l&#8217;interdiction pour les pr\u00eatres de c\u00e9l\u00e9brer la messe. Mais plut\u00f4t qu&#8217;un r\u00e9cit de faits historiques, c&#8217;est le drame int\u00e9rieur qui est trait\u00e9 ici. Drame qui touche aussi le compositeur. Apr\u00e8s une vie exemplaire, la prieure du carmel Madame de Croissy est vaincue par l&#8217;incertitude\u00a0 et le doute devant la mort qui lui transmet une peur panique, mais c&#8217;est la peur de la vie qui poussera Blanche de la Force \u00e0 entrer au carmel. Tous ces sentiments int\u00e9rioris\u00e9s en opposition avec la puret\u00e9 et la na\u00efvet\u00e9 presque enfantine de soeur Constance\u00a0 sont mis en musique par Francis Poulenc d&#8217;une mani\u00e8re intense o\u00f9 les th\u00e8mes musicaux illustrent les personnages et les sentiments. Bien qu&#8217;\u00e0 fleur de peau, cette musique reste \u00e0 l&#8217;image de Francis Poulenc, sobre et \u00e9l\u00e9gante.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">C&#8217;est au chef d&#8217;orchestre fran\u00e7ais <strong>Serge Baudo<\/strong> qu&#8217;est confi\u00e9e la direction musicale, choix plus que judicieux. Ce chef d&#8217;orchestre qui a\u00a0 c\u00f4toy\u00e9 le compositeur est encore aujourd&#8217;hui impr\u00e9gn\u00e9 de la musique fran\u00e7aise d&#8217;une \u00e9poque qu&#8217;il a bien connue.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Tous les sentiments et les atmosph\u00e8res se d\u00e9tachent sur une orchestration con\u00e7ue pour transporteur le spectateur dans cette ambiance d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 et de doutes.\u00a0 C&#8217;est avec des gestes amples ou plus r\u00e9duits selon les nuances qui changent avec la rapidit\u00e9 de la pens\u00e9e que Serge Baudo dirige l&#8217;orchestre sans aucune duret\u00e9. Les couleurs des diff\u00e9rents instruments apportent une atmosph\u00e8re pr\u00e9cise.Depuis les accords du d\u00e9but aux notes tenues en passant par les&#8221; glissandi&#8221; des harpes et les notes grin\u00e7antes tr\u00e8s aigu\u00ebs des cordes Ma\u00eetre Baudo tient l&#8217;orchestre tout en laissant la souplesse n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;expression presque chaloup\u00e9e \u00e0 certains moments, les accords sur le temps font penser au destin in\u00e9luctable, en marche jusqu&#8217;\u00e0 la guillotine o\u00f9 le couperet tombe pour chaque soeur . Une \u00e9motion admirablement servie par les belles couleurs de l&#8217;orchestre.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">La mise en sc\u00e8ne de <strong>Jean-Philippe Clarac<\/strong> et <strong>Olivier Deloeuil<\/strong> n&#8217;apporte pas toute l&#8217;\u00e9motion que l&#8217;on pourrait attendre. Si l&#8217;on ressent bien l&#8217;inqui\u00e9tude des personnages et l&#8217;agitation qui r\u00e8gne \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du couvent, la fin de l&#8217;ouvrage qui est un des moments les plus poignants de tous les op\u00e9ras est rat\u00e9e. Le choeur qui repr\u00e9sente la foule est cach\u00e9 en coulisses et enl\u00e8ve ainsi une certaine dimension. Pas de mouvement de foule donc. Les soeurs en ligne chantent le &#8220;Salve regina&#8221; et semblent recevoir un choc \u00e9lectrique au bruit du couperet qui tombe, puis vont se positionner de dos, sur un banc un peu plus loin chacune \u00e0 son tour.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Quel dommage d&#8217;enlever une partie de l&#8217;\u00e9motion apport\u00e9e par la musique! Pourtant jusque l\u00e0, la mise en sc\u00e8ne \u00e9tait bien con\u00e7ue et la mort de Madame de Croissy tr\u00e8s bien interpr\u00e9t\u00e9e. Cette fin reste dans la m\u00e9moire comme un grand point d&#8217;interrogation, sans aucun r\u00e9alisme.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><strong>Les d\u00e9cors assez minimalistes peuvent se concevoir ainsi dans cet ouvrage.<\/strong> Au d\u00e9but, un canap\u00e9 Louis XVI,un portrait peuvent r\u00e9ussir \u00e0 nous transporter dans un int\u00e9rieur appartenant \u00e0 la noblesse, les panneaux blancs sur fond noir peuvent aussi repr\u00e9senter l&#8217;int\u00e9rieur du carmel, les lumi\u00e8res, assez p\u00e2les, froides comme certains accords d&#8217;orchestre contribuent aux changements d&#8217;atmosph\u00e8res. La cellule de la premi\u00e8re Prieure o\u00f9 n&#8217;appara\u00eet que le lit dans lequel elle est mourante est d&#8217;une grande simplicit\u00e9. Une immense croix au sol faite de galets n&#8217;a aucun int\u00e9r\u00eat si ce n&#8217;est celui d&#8217;appara\u00eetre disloqu\u00e9e apr\u00e8s le passage des r\u00e9volutionnaires .Ce d\u00e9cor donne l&#8217;impression d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 con\u00e7u avec une \u00e9conomie de moyens. Un portrait de Sainte Th\u00e9r\u00e8se ainsi qu&#8217;une vid\u00e9o de visages de carm\u00e9lites en noir et blanc apportent une note nouvelle.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">Les costumes sont modernes et sans grand int\u00e9r\u00eat et le &#8220;duffle-coat&#8221;rouge port\u00e9 par Blanche \u00e0 son entr\u00e9e en sc\u00e8ne est tout \u00e0 fait incongru mais ne nuit pas \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re. Serrait-ce une r\u00e9f\u00e9rence aux ann\u00e9es soixante? <strong>Stanilas de Barbeyrac<\/strong> t\u00e9nor, d\u00e9j\u00e0 entendu avec plaisir \u00e0 Marseille dans Poliuto confirme ici ses capacit\u00e9s vocales et sc\u00e9niques. Sa voix bien plac\u00e9e r\u00e9sonne dans chaque registre et sa diction parfaite lui permet une bonne \u00e9mission. Il sait contenir sa voix pour rester dans le style fran\u00e7ais de la musique de Francis Poulenc tout en gardant son timbre chaleureux.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\">C&#8217;est <strong>Nadine Denize<\/strong> qui met ici son talent au service de Madame de Croissy. Cette grande dame applaudie depuis plusieurs d\u00e9cennies sur les sc\u00e8nes lyriques les plus importantes interpr\u00e8te avec une justesse parfaite de r\u00f4le de la premi\u00e8re Prieure. Il ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 retrouver la voix des grands Wagner ou celle de Clytemnestre, mais ce n&#8217;est pas ce que demande la musique de Francis Poulenc. Tous les r\u00f4les f\u00e9minins de cet ouvrage sont souvent \u00e9crits dans une tessiture haute et tendue, la m\u00e9lodie est plus souvent jou\u00e9e \u00e0 l&#8217;orchestre que chant\u00e9e. C&#8217;est donc plus une intensit\u00e9 d&#8217;\u00e9motion ainsi qu&#8217;une grande souplesse vocale qui sont requises ici, et Nadine Denize avec une belle technique vocale et des aigus puissants nous fait vivre un grand moment d&#8217;\u00e9motion. <strong>Ermonela Jaho<\/strong> (soprano) est Blanche de la Force. Ce n&#8217;est pas une grande voix et ses aigus ne sont pas toujours tr\u00e8s beaux, elle est souvent g\u00ean\u00e9e par la diction ce qui lui donne une projection impr\u00e9cise; mais pour ce r\u00f4le tourment\u00e9 sa voix pas toujours bien assur\u00e9e est compens\u00e9e par un jeu convaincant qui fait ressortir les h\u00e9sitations du personnage.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><strong>Sophie Fournier<\/strong> chante avec beaucoup de musicalit\u00e9 le r\u00f4le de M\u00e8re Marie de l&#8217;incarnation. Sa voix de mezzo-soprano manque de puissance dans le m\u00e9dium mais sa bonne diction lui permet de prendre ses notes avec nettet\u00e9 et musicalit\u00e9. Ses aigus sont un peu stridents sans doute est-ce d\u00fb \u00e0 l&#8217;\u00e9criture tendue. Elle joue ce r\u00f4le avec justesse et rend cr\u00e9dible ce personnage un peu rigide.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><strong>Angeles Blancas Gulin<\/strong> est une madame Lidoine aux aigus un peu m\u00e9talliques, sa voix s&#8217;arrondit dans le m\u00e9dium o\u00f9 sa souplesse lui permet d&#8217;exprimer sa musicalit\u00e9 elle devient alors plus m\u00e9lodieuse. Il lui est difficile de faire r\u00e9sonner ses notes tendues dans l&#8217;aigu, mais elle nous donne \u00e0 entendre un joli choral avec les soeurs pour un moment de gr\u00e2ce.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif;\"><strong>Virginie Pochon<\/strong> interpr\u00e8te une Constance tout \u00e0 fait na\u00efve et pure qui met un peu de lumi\u00e8re dans cet ouvrage sombre. Elle est touchante avec une voix fra\u00eeche et son jeu tout en nuances, elle est tout \u00e0 fait \u00e0 sa place vocalement et sc\u00e9niquement. Le compositeur disait d&#8217;elle, c&#8217;est &#8220;une soubrette de Dieu&#8221;. <strong>Olivier Dumait<\/strong> l&#8217;Aum\u00f4nier,<strong>Thomas Morris<\/strong> le premier commissaire et <strong>Philippe Ermelier<\/strong> le second commissaire apportent avec bonheur leur contribution. La mise en sc\u00e8ne un peu controvers\u00e9e ne nuira pas au succ\u00e8s final de l&#8217;ouvrage qui nous a apport\u00e9 beaucoup d&#8217;\u00e9motion, en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;orchestre et \u00e0 cette musique dirig\u00e9e d&#8217;une mani\u00e8re si particuli\u00e8rement fran\u00e7aise.<\/span><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra di Toulon, Stagione Lirica 2012\/2013 &#8220;LES DIALOGUES DES CARMELITES&#8221; Opera in tre atti e dodici quadri, dal [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":107733,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9354,1713,7116,1711,4468,145,7115],"class_list":["post-66953","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-foreign-readers","tag-francis-poulenc","tag-jean-philippe-clarac","tag-les-dialogues-des-carmelites","tag-opera-de-toulon","tag-opera-lirica","tag-serge-baudo"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66953","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66953"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66953\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":107734,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66953\/revisions\/107734"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/107733"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66953"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66953"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66953"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}