{"id":66958,"date":"2012-12-01T18:21:00","date_gmt":"2012-12-01T16:21:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=66958"},"modified":"2016-12-08T22:58:21","modified_gmt":"2016-12-08T21:58:21","slug":"opera-de-marseillepoliuto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseillepoliuto\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille:&#8221;Poliuto&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marsiglia, Th\u00e9atre Municipal dell&#8217;Op\u00e9ra, Stagione Lirica 2012<\/em><br \/>\n<strong>&#8220;POLIUTO&#8221;<br \/>\n<\/strong>Tragedia lirica in tre atti, libretto di Salvatore Cammarano, dalla tragedia <em>Polyeucte <\/em>di Pierre Corneille.<br \/>\nMusica di <strong>Gaetano Donizetti<br \/>\n<\/strong><em>Severo, proconsole <\/em>VITTORIO VITELLI<br \/>\n<em>Felice, governatore di Mitilene \/ Un cristiano <\/em>PAUL ROSNER<br \/>\n<em>Poliuto, magistrato e sposo di <\/em>MASSIMILIANO PISAPIA<em><br \/>\nPaolina <\/em>DANIELA DESSI&#8217;<br \/>\n<em>Callistene, gran sacerdote di Giove <\/em>WOJTEK SMILEK<br \/>\n<em>Nearco <\/em>STANISLAS BARBEYRAC<br \/>\n<em>Un cristiano <\/em>ALAIN HERRIEAU<br \/>\nCoro e orchestra dell&#8217;Op\u00e9ra di Marsiglia<br \/>\nDirettore <strong>Alain Guingal<br \/>\n<\/strong>esecuzione in forma di concerto<br \/>\n<em>Marsiglia, 29 novembre 2012<\/em><br \/>\nC&#8217;est \u00e0 une version concertante de <em>Poliuto<\/em> de Gaetano Donizetti que l&#8217;op\u00e9ra de Marseille nous convie ce soir.Certains pensent que le manque de mise en sc\u00e8ne va rendre l&#8217;ouvrage moins attractif mais les amoureux de Bel canto se pr\u00e9cipitent. Les spectateurs un peu septiques au d\u00e9but se laissent prendre par les voix et la musique,et le triomphe final d\u00e9montre qu&#8217;un op\u00e9ra est avant tout un lieu d\u00e9di\u00e9 au chant et \u00e0 la musique le reste,on peut s&#8217;en passer.<br \/>\nDonizetti est un compositeur tr\u00e8s dou\u00e9 qui \u00e9crit avec une grande rapidit\u00e9.Facilit\u00e9 et banalit\u00e9 diront quelques uns peu importe,il \u00e9crit pour faire triompher les voix virtuoses et ses ensembles o\u00f9 chaque partie peut \u00eatre distingu\u00e9e sont toujours \u00e9quilibr\u00e9s et agr\u00e9ables. C&#8217;est le c\u00e9l\u00e8bre t\u00e9nor Adolphe Nourrit qui, se sentant un peu en perte de vitesse demande \u00e0 Gaetano Donizetti de composer un op\u00e9ra qui le mette en valeur et lui propose de s&#8217;inspirer pour cela du Polieucte de Pierre Corneille. Donizetti se met \u00e0 l&#8217;ouvrage faisant appel \u00e0 Salvatore Cammarano pour \u00e9crire le livret. L&#8217;ouvrage est d&#8217;embl\u00e9e accept\u00e9 par le th\u00e9\u00e2tre San Carlo de Naples mais le roi tr\u00e8s catholique Ferdinand II jugeant le sujet sacril\u00e8ge fait interdire les repr\u00e9sentations. Donizetti quitte l&#8217;Italie pour la France o\u00f9 il d\u00e9cide de reprendre Poliuto en fran\u00e7ais sous le titre &#8220;Les Martyrs&#8221; avec un livret \u00e9crit par Eug\u00e8ne Scribe respectant au plus pr\u00e8s l&#8217;oeuvre de Corneille. Cet ouvrage est assez peu repr\u00e9sent\u00e9 et c&#8217;est la version italienne que nous \u00e9coutons ce soir.<br \/>\nL&#8217;ouverture avec intervention du choeur annonce par son intensit\u00e9 dramatique les ouvertures de Giuseppe Verdi,le moelleux des cordes faisant une belle introduction au bel ensemble des voix d&#8217;hommes. On peut reprocher au chef d&#8217;orchestre une gestuelle un peu trop dansante ce qui enl\u00e8ve du mordant \u00e0 sa direction,mais cette souplesse quelquefois dangereuse avec l&#8217;orchestre et le choeur lui permet de suivre les chanteurs qu&#8217;il met \u00e0 l&#8217;aise leur permettant de diriger leur voix plus librement.<br \/>\nLa partition d&#8217;orchestre nous offre aussi de tr\u00e8s beaux moments tel ce grand solo de clarinette qui donne l&#8217;occasion au soliste de s&#8217;exprimer avec virtuosit\u00e9. Les sonorit\u00e9s de l&#8217;orchestre plac\u00e9 dur sc\u00e8ne laissent passer les voix sans jamais les couvrir et s&#8217;adaptent \u00e0 l&#8217;\u00e9criture musicale de Donizetti dans chacune de ses nuances. Les tempi sont choisis avec justesse donnant vie \u00e0 l&#8217;action tout en laissant sonner les cordes dans les passages plus lyriques.<br \/>\n<strong>Daniela Dess\u00ec<\/strong> interpr\u00e8te le r\u00f4le de Paolina.Cette superbe soprano a chant\u00e9 la plupart des r\u00f4les du r\u00e9pertoire italien avec les plus grands chefs d&#8217;orchestre et c&#8217;est avec bonheur qu&#8217;on peut l&#8217;entendre \u00e0 Marseille pour la premi\u00e8re fois.<br \/>\nPaolina n&#8217;est pas le r\u00f4le le plus virtuose que Donizetti ait \u00e9crit pour une soprano mais il permet toutefois de faire appr\u00e9cier toutes les qualit\u00e9s vocales de l&#8217;interpr\u00e8te,aigus,vocalises,ornementations,changements de style et cette version concert nous laisse appr\u00e9cier chaque note.<br \/>\nCe qui peut caract\u00e9riser <strong>Daniela Dess\u00ec <\/strong>est justement le style et l&#8217;\u00e9l\u00e9gance avec lesquels elle interpr\u00e8te Paolina. La qualit\u00e9 de son timbre se marie aussi bien avec les instruments de l&#8217;orchestre qui l&#8217;accompagnent qu&#8217;avec celui des autres chanteurs pour des duos ou sextuors intenses.Si certains aigus paraissent un peu m\u00e9talliques,sa belle technique lui permet de passer des vocalises l\u00e9g\u00e8res \u00e0 un staccato d&#8217;une nettet\u00e9 parfaite.Elle chante avec intelligence et \u00e9motion et sa pri\u00e8re est d&#8217;une grande sensibilit\u00e9.<br \/>\n<strong>Massimiliano Pisapia<\/strong> interpr\u00e8te Poliuto,ce t\u00e9nor italien chante lui aussi pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Marseille;sa voix ample et sonore s\u00e9duit d&#8217;embl\u00e9e.Ce r\u00f4le permet de faire entendre une voix puissante aux aigus \u00e9clatants et tenus avec fermet\u00e9. C&#8217;est le t\u00e9nor italien dans toute sa virilit\u00e9 mais il sait aussi nuancer sa voix dans les passages plus sensibles permettant de transmettre l&#8217;\u00e9motion.Son grand duo de l&#8217;acte III avec Paolina est d&#8217;une grande puret\u00e9,sa voix est assur\u00e9e dans chaque registre et si certains peuvent lui reprocher un peu trop de volume ce n&#8217;est jamais au d\u00e9triment de la musicalit\u00e9 ni des autres artistes.<br \/>\nLe r\u00f4le de Severo est confi\u00e9 au jeune baryton <strong>Vittorio Vitelli<\/strong>. D\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 \u00e0 Marseille en 2010 o\u00f9 il chantait dans&#8221; Attila&#8221;,il est un Severo de grande envergure \u00e0 la voix g\u00e9n\u00e9reuse. Donizetti \u00e9crit ici pour le baryton un r\u00f4le \u00e9crasant avec des airs puissants montant jusqu&#8217;au sol b\u00e9mol. La large tessiture de Vittorio Vitelli lui permet d&#8217;atteindre cette note avec facilit\u00e9 et puissance tout en gardant le timbre profond qui le caract\u00e9rise. Energie,vaillance,phras\u00e9 et rondeur de voix font de lui un baryton complet\u00a0 que l&#8217;on a envie d&#8217;entendre dans tous les grands r\u00f4les \u00e9crits pour cette voix. Son timbre s&#8217;accorde \u00e0 merveille avec celui de Daniela Dessi et leur duo est un grand moment de l&#8217;op\u00e9ra.<br \/>\nLa voix de basse n&#8217;est pas oubli\u00e9e par Donizetti et c&#8217;est <strong>Wojtek Smilek<\/strong> qui chante le r\u00f4le de Callist\u00e8ne. Nous l&#8217;avions entendu \u00e0 Marseille en juin dernier dans &#8220;La Fl\u00fbte Enchant\u00e9e&#8221; et ses qualit\u00e9s sont ici encore remarqu\u00e9es. Belle prestance,voix chaude et puissante aux aigus sonores.Il passe sans forcer au dessus de l&#8217;orchestre et chante avec musicalit\u00e9. Toutefois il manque de projection dans le grave donnant \u00e0 ce moment l&#8217;impression que sa voix passe moins bien.Ses aigus sont amples et gardent la rondeur de sa voix et il change de registre avec homog\u00e9n\u00e9it\u00e9;mais c&#8217;est en deuxi\u00e8me partie qu&#8217;on peut l&#8217;appr\u00e9cier pleinement.<br \/>\n<strong>Stanislas Barbeyrac<\/strong> que nous avions eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre dans &#8220;Paillasse&#8221;en 2011 \u00e0 Marseille est ici Nearco. Ce jeune t\u00e9nor \u00e0 la voix claire et au style pur chante avec souplesse et musicalit\u00e9.Son vibrato un peu serr\u00e9 dans l&#8217;aigu ne nuit pas \u00e0 son joli phras\u00e9 et on aimerait l&#8217;\u00e9couter dans du Mozart tant sa voix est agr\u00e9able et bien utilis\u00e9e.Il participe avec talent \u00e0 cette repr\u00e9sentation magistrale. <strong>Paul Rosner<\/strong> et <strong>Alain Herrian<\/strong> tous deux entendus \u00e0 Marseille respectivement dans &#8220;Le Cid&#8221; et l&#8217;Oratorio &#8220;Naissance de David et Sassoun&#8221;ont tous deux fait une belle prestation tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur de ce beau plateu.<br \/>\nUn grand bravo aussi pour le choeur tout \u00e0 fait investi,se faisant remarquer par un bel ensemble et l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des voix.<br \/>\nUn ouvrage rarement jou\u00e9 mais digne des meilleures oeuvres de Donizetti remarquablement \u00e9crit pour les voix.<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marsiglia, Th\u00e9atre Municipal dell&#8217;Op\u00e9ra, Stagione Lirica 2012 &#8220;POLIUTO&#8221; Tragedia lirica in tre atti, libretto di Salvatore Cammarano, dalla [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":44661,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4297,302,9354,238,3058,145,606,4402],"class_list":["post-66958","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-alain-guingal","tag-daniela-dessi","tag-foreign-readers","tag-gaetano-donizetti","tag-massimiliano-pisapia","tag-opera-lirica","tag-poliuto","tag-vittorio-vitelli"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66958","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66958"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66958\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44661"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66958"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66958"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66958"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}