{"id":66966,"date":"2012-12-05T18:53:59","date_gmt":"2012-12-05T16:53:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=66966"},"modified":"2014-01-12T18:54:22","modified_gmt":"2014-01-12T16:54:22","slug":"monte-carlola-fanciulla-del-west","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/monte-carlola-fanciulla-del-west\/","title":{"rendered":"Monte-Carlo:&#8221;La fanciulla del West&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Monte-Carlo, Th\u00e9atre de l\u2019Op\u00e9ra, Stagione Lirica 2012\/2013<br \/>\n<\/em><strong>\u201cLA FANCIULLA DEL WEST\u201d<br \/>\n<\/strong>Opera in tre atti su libretto di Carlo Zangarini e Guelfo Civinni, dal dramma <em>The Girl of the Golden West <\/em>di David Belasco.<br \/>\nMusica di <strong>Giacomo Puccini<\/strong><br \/>\n<em>Minnie<\/em> MEGAN MILLER<br \/>\n<em>Jack Rance<\/em> ALBERTO GAZALE<br \/>\n<em>Dick Johnson<\/em> ZORAN\u00a0 TODOROVICH<br \/>\n<em>Nick<\/em> RODOLPH BRIAND<br \/>\n<em>Sonora<\/em> GIANFRANCO MONTRESOR<br \/>\n<em>Trin<\/em> LEONARDO GRAMEGNA<br \/>\n<em>Sid<\/em>\u00a0 IGOR GNIDII<br \/>\n<em>Bello<\/em> PIERRE DOYEN<br \/>\n<em>Larry<\/em> MAURIZIO PACE<br \/>\n<em>Joe<\/em> MANUEL PIERATTELLI<br \/>\n<em>Happy<\/em> DAVIDE PELISSERO<br \/>\n<em>Larkens<\/em> GRIGORI SOLOVIOV<br \/>\n<em>Ashby<\/em>\u00a0 PAOLO BATTAGLIA<br \/>\n<em>Billy Jackrabbit<\/em> IN-SUNG SIM<br \/>\n<em>Wowkle<\/em> ROMINA BOSCOLO<br \/>\n<em>Jake Wallace<\/em> ROBERTO ACCURSO<br \/>\n<em>Jos\u00e9 Castro<\/em> PIETRO PALAZY<br \/>\nCoro dell\u2019Op\u00e9ra di Monte-Carlo, Coro dell\u2019Op\u00e9ra di Nizza<br \/>\nOrchestra Philharmonique de Monte-Carlo<br \/>\nDirettore <strong>Pinchas Steinberg <\/strong><br \/>\n<strong><\/strong>Maestro del Coro <strong>Stefano Visconti<\/strong><br \/>\nRegia, scene e costumi <strong>Giancarlo del Monaco <\/strong><br \/>\nLuci <strong>Wolfgang von Zoubek<br \/>\n<\/strong><em>Monte-Carlo, 25 novembre 2012<\/em><br \/>\nDonn\u00e9 au Forum Grimaldi afin de profiter de sa large sc\u00e8ne,l&#8217;op\u00e9ra &#8220;La Fanciulla del West&#8221; \u00e9tait en tous points une production extraordinaire. La premi\u00e8re de cet op\u00e9ra cr\u00e9\u00e9 \u00e0 New York en 1910 et dirig\u00e9 par Arturo Toscanini fut un triomphe. mais le succ\u00e8s n&#8217;est pas imm\u00e9diat aupr\u00e8s du public sans doute d\u00e9rout\u00e9 par sa &#8220;Happy end&#8221;. Cet op\u00e9ra restera toujours un peu d\u00e9laiss\u00e9. Pourtant c&#8217;est un op\u00e9ra dans tout les sens du terme,les voix sont \u00e0 l&#8217;honneur,la musique de Puccini se reconnait d\u00e8s les premi\u00e8res mesures et les chanteurs peuvent y donner toute leur dimension. On a quelquefois reproch\u00e9 \u00e0 Giacomo Puccini un manque de profondeur ainsi qu&#8217;un manque d&#8217;originalit\u00e9. Pourtant son style n&#8217;appartient qu&#8217;\u00e0 lui et il montre une technique orchestrale magistrale li\u00e9e \u00e0 une connaissance parfaite de l&#8217;art vocal.C&#8217;est un peintre d&#8217;atmosph\u00e8re qui sait faire ressortir l&#8217;intensit\u00e9 des sentiments. C&#8217;est en cela que l&#8217;on peut le classer parmi les compositeurs v\u00e9ristes. L&#8217;Am\u00e9rique o\u00f9 il se rend pour des repr\u00e9sentations de Madama Butterfly produit sur lui une impression profonde. Il cherche un sujet pour d\u00e9peindre ce qu&#8217;il ressent et le d\u00e9couvre dans les th\u00e9\u00e2tres de Brodway. Il mettra trois ans pour composer cet op\u00e9ra d&#8217;apr\u00e8s une histoire de Bret Harte.<br \/>\nBien que datant de plusieurs ann\u00e9es et tournant dans le monde entier,la mise en sc\u00e8ne de <strong>Giancarlo del Monaco<\/strong> n&#8217;a rien perdu de sa beaut\u00e9 et de son r\u00e9alisme. Le metteur en sc\u00e8ne signe aussi les d\u00e9cors et les costumes dans un grand souci du d\u00e9tail.<br \/>\nPour une fois nous sommes r\u00e9jouis par le visuel aussi bien que par l&#8217;auditif et c&#8217;est un r\u00e9el plaisir. L&#8217;acte<i> <\/i>I s&#8217;ouvre sur l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;un saloon tout en bois o\u00f9 tout est \u00e0 sa place,les belles lumi\u00e8res donnent des couleurs &#8220;s\u00e9pia&#8221; qui participent \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re. Les acteurs tr\u00e8s bien dirig\u00e9s font que l&#8217;on se retrouve pris au jeu de cette ambiance particuli\u00e8re de western. Rien de moderne mais une r\u00e9elle beaut\u00e9,ainsi la cabane de l&#8217;acte II s&#8217;ouvrant sur un paysage de for\u00eat blanchi par la neige qui tombe en continu. L&#8217;acte III est aussi tr\u00e8s r\u00e9aliste,une rue typique aux maisons en bois \u00e9clair\u00e9e par les lueurs d&#8217;un brasero,la potence que l&#8217;on dresse sur les hauteurs,aucune faute de go\u00fbt ne vient g\u00e2cher cette musique superbe qui laisse entendre des chants aux accents am\u00e9ricains.<br \/>\nD&#8217;entr\u00e9e les quelques mesures d&#8217;ouverture nous emm\u00e8nent dans l&#8217;atmosph\u00e8re am\u00e9ricaine du Far west.<br \/>\nLa direction nerveuse du Maestro <strong>Pinchas Steinberg<\/strong> ne laisse jamais place \u00e0 l&#8217;ennui,c&#8217;est une direction construite au plus pr\u00e8s de la partition laissant une certaine libert\u00e9 d&#8217;expression aussi bien \u00e0 l&#8217;orchestre qu&#8217;\u00e0 la partie vocale. Ce chef d&#8217;orchestre qui ne laisse rien au hasard sait tirer de cet orchestre remarquable des sonorit\u00e9s qui font passer du myst\u00e8re \u00e0 la tendresse allant jusqu&#8217;\u00e0 la tension,obtenue par les notes des contrebasses pendant la partie de cartes.Une direction d&#8217;une grande pr\u00e9cision et d&#8217;une grande finesse faisant ressortir toutes les couleurs d\u00e9crites par Giacomo Puccini avec le souci constant de soutenir et d&#8217;accompagner les chanteurs.<br \/>\nC&#8217;est <strong>Meagan Miller<\/strong> qui interpr\u00e8te Minnie. Cette jeune soprano a un r\u00e9pertoire qui va de Mozart \u00e0 Wagner en passant par Strauss et Verdi. Elle est ici une tr\u00e8s belle Minnie dont elle a le physique et la voix. Elle passe avec souplesse d&#8217;un registre \u00e0 l&#8217;autre et ses aigus assur\u00e9s gardent une belle couleur.Sa voix est chaude et ses graves passent avec facilit\u00e9.Elle joue avec d\u00e9licatesse,faisant ressortir toutes les nuances de son personnage,la retenue,les doutes et l&#8217;ardeur. Une Minnie \u00e9mouvante dans cet op\u00e9ra presque totalement masculin. <strong>Zoran Todorovich<\/strong> t\u00e9nor,est un Dick Johnson puissant,d&#8217;une belle allure et tout \u00e0 fait cr\u00e9dible. Entendu \u00e0 Marseille dans Andr\u00e9a Ch\u00e9nier en 2010 il sait ici moduler son jeu pour interpr\u00e9ter ce personnage et joue avec sensibilit\u00e9. Dot\u00e9 d&#8217;une voix ample et riche en couleurs il ne chante pas toujours avec finesse mais ses aigus sont puissants et gardent toute la qualilt\u00e9 de sa voix. Son&#8221;ch&#8217;ella mi creda libero e lontano&#8221;est \u00e9mouvant et d&#8217;une grande intensit\u00e9. Ce chanteur soul\u00e8ve l&#8217;enthousiasme tant on le sent sinc\u00e8re;sa voix naturelle s\u00e9duit et chacun peut le voir avec les yeux de Minnie.<br \/>\n<strong>Alberto Gazale<\/strong> baryton,a un large r\u00e9peroire italien et il est ici particuli\u00e8rement \u00e0 l&#8217;aise dans le r\u00f4le de Jack Rance qu&#8217;il investit compl\u00e8tement sans en faire trop. C&#8217;est un r\u00f4le sombre mais qui n&#8217;a pas le cynisme d&#8217;un Scarpia, il parait plus humain guid\u00e9 seulement par la jalousie. Son geste final simulant le suicide reste contestable. Sa voix homog\u00e8ne est agr\u00e9able dans chaque registre passant avec souplesse du grave aux aigus qu&#8217;il soutient avec puissance et justesse.Son jeu transmet la tension qui r\u00e8gne dans tout le deuxi\u00e8me acte. Peut-\u00eatre manque-t-il un peu de projection dans le grave mais sa voix large et profonde r\u00e9sone avec ampleur. <strong>Rodolphe Briand<\/strong> interpr\u00e8te Nick avec talent et sensibilit\u00e9 sa voix bien plac\u00e9e lui permet de faire de jolis mezza voce.<br \/>\n<strong>Paolo Battaglia<\/strong> qui chante Ashby a une voix de basse bien timbr\u00e9e et une belle prestance. Les autres interpr\u00e8tes sont tous \u00e0 la hauteur de ce superbe plateau.Ils apportent sensibilit\u00e9 et \u00e9motion \u00e0 ce drame et chaque voix se fait entendre personnellement avec justesse. Les choeurs tr\u00e8s bien dirig\u00e9s contribuent \u00e0 la beaut\u00e9 du spectacle aussi bien dans les moments joyeux que dans les moments dramatiques. Quelques beaux effets de mise en sc\u00e8ne,ainsi l&#8217;arriv\u00e9e de mineurs portant des torches \u00e0 l&#8217;acte III. Tout est \u00e0 retenir dans ce spectacle o\u00f9 tout est pens\u00e9 aussi bien sur sc\u00e8ne que dans la fosse. Cette Fanciulla de West est un voyage en Rolls Royce au pays du Far West.<span style=\"text-decoration: underline;\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Monte-Carlo, Th\u00e9atre de l\u2019Op\u00e9ra, Stagione Lirica 2012\/2013 \u201cLA FANCIULLA DEL WEST\u201d Opera in tre atti su libretto di [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":44239,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4206,9354,136,443,6756,9518,145,922,1691],"class_list":["post-66966","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-alberto-gazale","tag-foreign-readers","tag-giacomo-puccini","tag-la-fanciulla-del-west","tag-meagan-miller","tag-opera-de-monte-carlo","tag-opera-lirica","tag-pinchas-steinberg","tag-zoran-todorovich"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66966","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66966"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66966\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66966"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66966"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66966"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}