{"id":68475,"date":"2014-02-03T12:38:32","date_gmt":"2014-02-03T10:38:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=68475"},"modified":"2016-11-26T12:47:51","modified_gmt":"2016-11-26T11:47:51","slug":"68475","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/68475\/","title":{"rendered":"Op\u00e8ra de Toulon:&#8221;La Cenerentola&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Op\u00e9ra de Toulon, Saison Lyrique 2013\/2014<br \/>\n<\/em><strong>&#8220;LA CENERENTOLA&#8221;<br \/>\n<\/strong>Dramma giocoso in due atti su libretto di Jacopo Ferretti, da Perrault.<br \/>\nMusica di<strong> Gioachino Rossini<\/strong><br \/>\n<em>Don Ramiro <\/em>DAVID ALEGRET<br \/>\n<em>Dandini <\/em>DAVID MEN\u00c9NDEZ<br \/>\n<em>Don Magnifico <\/em>EVGENY STAVINSKY<br \/>\n<em>Clorinda <\/em>CAROLINE MENG<br \/>\n<em>Tisbe <\/em>ELISA CENNI<br \/>\n<em>Alidoro <\/em>JAN STAVA<br \/>\n<em>Angelina, detta Cenerentola <\/em>JOS\u00c9 MARIA LO MONACO<br \/>\nOrchestre et choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <strong>Edmon Colomer<br \/>\n<\/strong>\u00a0Mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie et costumes <strong>Jean-Philippe Clarac<\/strong> et <strong>Olivier Deleuil<\/strong><br \/>\nLumi\u00e8res <strong>Rick Martin<\/strong><br \/>\n<em>Toulon, 26 janvier 2014<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&#8217;est dans une toute nouvelle production que l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon nous pr\u00e9sente\u00a0<i>La Cenerentola. Cet op\u00e9ra bouffe\u00a0<\/i>que Gioachino Rossini compose<i>\u00a0<\/i>\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 24 ans, d&#8217;apr\u00e8s un conte de Charles Perrault, dont le livret est de Jacopo Ferreti, est cr\u00e9\u00e9 le 28 janvier 1817 au Th\u00e9\u00e2tre Valle de Rome, sans avoir le succ\u00e8s qu&#8217;il obtiendra ult\u00e9rieurement. Le librettiste en modifie quelques \u00e9l\u00e9ments, la pantoufle de vair est ici un bracelet, le r\u00f4le de la f\u00e9e est donn\u00e9 \u00e0 Alidoro, tuteur du Prince, et l&#8217;acari\u00e2tre belle-m\u00e8re est remplac\u00e9 par Don Magnifico, beau-p\u00e8re de la Cenerentola qui s&#8217;appelle ici Angelina. Jacopo Ferreti introduit le comique de situation dans ce\u00a0<i>Melodrama giocosa<\/i>, o\u00f9 quiproquo et inversion de r\u00f4les entre le Prince et son valet cr\u00e9ent le c\u00f4t\u00e9 bouffe. Tout en restant tr\u00e8s proche du conte de Charles Perrault on voit bien qu&#8217;ici tout est pr\u00e9texte pour nous divertir.Adieu f\u00e9e et citrouille, place aux vocalises. On retrouve dans toute cette pi\u00e8ce, l&#8217;influence de Mozart, dont Rossini reste l&#8217;h\u00e9ritier; il garde le mode r\u00e9citatif, les ornementations, les vocalises et les utilise avec beaucoup de brio.<br \/>\n<strong>Jean-Philippe Clarac<\/strong> et <strong>Olivier Deleuil<\/strong> signent la mises en sc\u00e8ne, la sc\u00e9nographie et les costumes, comme ils l&#8217;on fait la saison derni\u00e8re dans ce m\u00eame th\u00e9\u00e2tre pour\u00a0<i>les Dialogues des Carm\u00e9lites.<\/i>\u00a0Ils utilisent un style assez minimaliste et tout \u00e0 fait moderne, loin des diktats sc\u00e9niques de l&#8217;\u00e9poque de Rossini.<strong>Un d\u00e9cor unique dans ce qui pourrait \u00eatre un fond de sc\u00e8ne<\/strong>, une \u00e9norme caisse en bois mobile et reconfigur\u00e9e au fil des sc\u00e8nes tient lieu de point de rencontre, de maison bourgeoise de palais princier ou de cave o\u00f9 l&#8217;on boit. Tout ceci donne un air de jeunesse et de fra\u00eecheur mais enl\u00e8ve aussi le c\u00f4t\u00e9 merveilleux que l&#8217;on aime retrouver dans les contes.On imaginerait plus facilement ce d\u00e9cor pour un op\u00e9ra jou\u00e9 \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur plut\u00f4t que dans ce joli th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l&#8217;italienne. Le Prince est un joueur de polo venu avec son \u00e9quipe, tous v\u00eatus comme tels, les deux soeurs ont des costumes amusants, et sont coiff\u00e9es d&#8217;\u00e9normes noeuds de couleurs qui retiennent leurs cheveux roux ou roses. puis on cesse de penser \u00e0 ce que l&#8217;on aurait aim\u00e9 voir pour se consacrer \u00e0 ce que l&#8217;on entend car l\u00e0 est la surprise, la distribution est de tr\u00e8s haut niveau et d&#8217;une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9.<br \/>\n<strong>Jos\u00e9 Maria Lo Monaco<\/strong> est Angelina. Cette merveilleuse\u00a0<i>mezzo<\/i>\u00a0<i>rossinienne<\/i>, aborde aussi d&#8217;autres r\u00f4les et d&#8217;autres compositeurs, c&#8217;est ainsi qu&#8217;elle chante\u00a0<i>Carmen<\/i>\u00a0(r\u00f4le titre) \u00e0 Lyon, ou\u00a0<i>Maddalena (Rigoletto)\u00a0<\/i>au Festival d&#8217;Aix-en-Provence o\u00f9 nous l&#8217;avions d\u00e9couverte. Mais ici c&#8217;est une r\u00e9v\u00e9lation qui a enthousiasm\u00e9 le public. Elle entonne sa\u00a0<i>canzona &#8221; Una volta c&#8217;era un re&#8221;<\/i>\u00a0d&#8217;une voix grave \u00e0 l&#8217;\u00e9mission naturelle qui tout de suite remplit la salle. Imm\u00e9diatement nous sommes s\u00e9duits par la beaut\u00e9 de cette voix au timbre chaud qui allie puissance et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, diction, projection et sensibilit\u00e9. Ses vocalises agiles sont chant\u00e9es avec assurance et virtuosit\u00e9 et les nuances faites avec intelligence n&#8217;alternent en rien l&#8217;ampleur de sa voix chaleureuse dont le velout\u00e9 s&#8217;harmonise avec les voix de ses partenaires, ainsi qu&#8217;il en est dans le\u00a0<i>duetto<\/i>\u00a0de Ramiro et Cenerentola &#8221;\u00a0<i>Un soave non so che&#8221;<\/i>\u00a0du 1er acte Ses aigus sont beaux, puissants et color\u00e9s. Les r\u00f4les chant\u00e9s par des\u00a0<i>mezzo colorature<\/i>\u00a0ont une profondeur que l&#8217;on ne retrouve pas forc\u00e9ment chez une\u00a0<i>soprano colorature<\/i>.<br \/>\nJos\u00e9 Maria Lo Monaco, n&#8217;est pas seulement une superbe chanteuse, elle est aussi une excellente com\u00e9dienne et son interpr\u00e9tation sensible nous laisse sous le charme. <strong>Caroline Meng<\/strong> et <strong>Elisa Cenni,<\/strong> les deux soeurs de Cenerentola, respectivement Tisbe et clorinda sont elles aussi tout \u00e0 fait bien dans leurs r\u00f4les de pestes un peu caricatur\u00e9es, elles jouent avec nuance et humour . Leurs voix gardent une rondeur de son et un timbre agr\u00e9able m\u00eame dans l&#8217;utilisation comique. Une belle technique et une grande musicalit\u00e9, les mettent \u00e0 la hauteur des r\u00f4les plus importants.<br \/>\n<strong>David Alegret<\/strong> (Ramiro)\u00a0 est le type m\u00eame du\u00a0<i>t\u00e9nor rossinien<\/i>, voix claire qui porte, vocalises agiles, un timbre un peu serr\u00e9 peut-\u00eatre, mais aux aigus faciles. Sans \u00eatre vraiment \u00e9clatants, ses\u00a0<i>&#8221; contre ut<\/i>\u00a0&#8221; sont agr\u00e9ables et on l&#8217;\u00e9coute avec plaisir seul, ou en\u00a0<i>duo<\/i>. Il joue bien mais dans cette tenue sportive il est difficile d&#8217;\u00eatre \u00e9l\u00e9gant et ce n&#8217;est pas le costume, digne de celui du\u00a0<i>Chat Bott\u00e9<\/i>\u00a0qu&#8217;il porte \u00e0 la fin qui lui donnera plus de splendeur. C&#8217;est <strong>David Men\u00e9ndez<\/strong> qui incarne Dandini avec maestria. Son jeu juste et amusant aussi bien que sa voix profonde et chaleureuse, sont d\u00e9terminants pour le succ\u00e8s du spectacle. Il est \u00e0 l&#8217;aise, nous offre de magnifiques vocalises et obtient un r\u00e9el succ\u00e8s personnel. <strong>Evgeny Stavinskiy<\/strong> pr\u00eate sa voix de basse \u00e0 Don Magnifico. Il s&#8217;impose par sa stature, son jeu et surtout par sa voix au timbre chaleureux. Malgr\u00e9 son r\u00f4le comique, il sait faire ressortir la musicalit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une technique sans faille, une bonne projection et une belle couleur. C&#8217;est tr\u00e8s bien chant\u00e9 d&#8217;une voix solide et homog\u00e8ne. Sans \u00eatre aussi sonore que celle de Don Magnifico, la voix de basse de <strong>Jan Stava<\/strong> sert avec justesse le r\u00f4le d&#8217; Alidoro. La souplesse, la rondeur de sa voix et ses inflexions nuanc\u00e9es donnent un certain poids au personnage.Le choeur d&#8217;hommes, bien pr\u00e9par\u00e9 et faisant montre d&#8217;un bel ensemble est remarqu\u00e9 et tr\u00e8s applaudi. Jean- Philippe Clarac et Olivier Deleuil ont voulu faire ressortir certains sympt\u00f4mes de notre soci\u00e9t\u00e9 mais ce n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e9vident, on retiendra surtout une envie de divertir ( et en cela c&#8217;est r\u00e9ussi ), avec une mise en sc\u00e8ne intimiste et minimaliste o\u00f9 les petits rats utilis\u00e9s par Walt Disney pour conduire le carrosse sont ici repr\u00e9sent\u00e9s par des enfants en costumes d&#8217;aviateurs qui vont emmener Cenerentola dans les airs \u00e0 l&#8217;aide de ballons de couleurs. C&#8217;est frais et sans pr\u00e9tention.L&#8217;orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon, au mieux de sa forme, une belle sonorit\u00e9, de jolies nuances qui permettent de ne jamais couvrir les chanteurs, est plac\u00e9 sous la baguette claire et efficace d&#8217;<strong>Edmon Colomer.<\/strong> Des\u00a0<i>tempi<\/i>\u00a0peut-\u00eatre un peu lents \u00f4tent le c\u00f4t\u00e9 percutant et joyeux de certains passages.Un apr\u00e8s midi divertissant et musicalement tr\u00e8s r\u00e9ussi .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Toulon, Saison Lyrique 2013\/2014 &#8220;LA CENERENTOLA&#8221; Dramma giocoso in due atti su libretto di Jacopo Ferretti, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":68481,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9716,3303,9720,9723,9717,9721,9354,143,9722,9718,1593,186,9719,4468,145],"class_list":["post-68475","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-caroline-meng","tag-david-alegret","tag-david-menendez","tag-edmon-colomer","tag-elisa-cenni","tag-evgeny-stavinskiy","tag-foreign-readers","tag-gioachino-rossini","tag-jan-stava","tag-jeanphilippe-clarac","tag-jose-maria-lo-monaco","tag-la-cenerentola","tag-olivier-deleuil","tag-opera-de-toulon","tag-opera-lirica"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68475","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68475"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68475\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68481"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68475"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68475"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68475"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}