{"id":68721,"date":"2014-02-04T16:39:20","date_gmt":"2014-02-04T14:39:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=68721"},"modified":"2016-11-26T12:43:09","modified_gmt":"2016-11-26T11:43:09","slug":"opera-de-marseillelucia-di-lammermoor","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseillelucia-di-lammermoor\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille:&#8221;Lucia di Lammermoor&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><i>Marseille, Th\u00e9atre Municipal, Saison Lyrique 2013\/2014<br \/>\n<\/i><strong>&#8220;LUCIA DI LAMMERMOOR&#8221;<br \/>\n<\/strong><em>Op\u00e9ra<\/em> en 3 actes. Livret de Salvatore Cammarano d\u2019apr\u00e8s le roman de Sir Walter Scott.<strong><br \/>\n<\/strong>Musique de<strong> Gaetano Donizetti<br \/>\n<\/strong><em>Lord Enrico Ashton <\/em>GEZIM MYSHKETA<br \/>\n<em>Lucia, sua sorella<\/em> BURCU\u00a0 UYAR<br \/>\n<em>Sir Edgardo di Ravenswood<\/em> ARNOLD RUTKOWSKI<br \/>\n<em>Lord Arturo Bucklaw\u00a0 <\/em>STANISLAS DE BARBEYRAC<br \/>\n<em>Raimondo Bidebant<\/em> NICOLAS TEST\u00c9<br \/>\n<em>Alisa, damigella di Lucia<\/em> LUCIE ROCHE<br \/>\n<em>Normanno<\/em> Marc LARCHER<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <strong>Pierre Iodice\u00a0<\/strong><br \/>\n( en remplacement d&#8217; Alain Guingal )<br \/>\nMise en sc\u00e8ne\u00a0<strong> Fr\u00e9d\u00e9ric B\u00e9lier-Garcia<\/strong><br \/>\nD\u00e9cors\u00a0 <strong>Jacques Gabel<br \/>\n<\/strong>Costumes <strong>Katia Dufflot<br \/>\n<\/strong>Lumi\u00e8res <strong>Roberto Venturi<\/strong><br \/>\n<em>Marseille, 1\u00b0 f\u00e9vrier 2014<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>La Forza del Destino, <\/i>l&#8217;op\u00e9ra de Giuseppe Verdi, est r\u00e9put\u00e9 pour \u00eatre l&#8217;op\u00e9ra o\u00f9 toutes les catastrophes peuvent arriver, mais ce soir, c&#8217;\u00e9tait <i>Lucia di Lammermoor,<\/i> l&#8217;op\u00e9ra de Gaetano Donizetti qui \u00e9tait plac\u00e9 sous le signe des contretemps et pas des moindres. Eglise Guti\u00e9rrez, qui devait chanter le r\u00f4le titre, souffrant d&#8217;une otite, avait d\u00fb \u00eatre remplac\u00e9e par Zuzana Markov\u00e0; cette derni\u00e8re ne pouvant assurer deux soir\u00e9es cons\u00e9cutives \u00e9tait remplac\u00e9e ce soir par Burcu Uyar, mais l\u00e0 ne devaient pas s&#8217;arr\u00eater les changements. Juste avant le lever de rideau, Alain Guingal, le chef d&#8217;orchestre, pris d&#8217;un malaise se trouvait dans l&#8217;impossibilit\u00e9 de diriger et afin que le spectacle ait lieu, le chef de choeur prenait sa place. C&#8217;est donc sous la baguette, (non, celle ci n&#8217;arrivera qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;entracte) sous la direction de Pierre Iodice, que chanteurs et orchestre furent plac\u00e9s; et malgr\u00e9 ces bouleversements et l&#8217;annonce de l&#8217;indisposition du t\u00e9nor au troisi\u00e8me acte, cette repr\u00e9sentations de <i>Lucia di Lammermoor,<\/i> fut un succ\u00e8s. Cette production qui date de 2007, n&#8217;a pas vieilli.<br \/>\n<strong>Fr\u00e9d\u00e9ric B\u00e9lier-Garcia<\/strong> signe une mise en sc\u00e8ne sobre o\u00f9 les sentiments se laissent ressentir gr\u00e2ce \u00e0 une bonne direction des acteurs et \u00e0 leur sens du dramatique sans qu&#8217;ils soient oblig\u00e9s de surjouer. Un d\u00e9cor minimaliste o\u00f9 chaque \u00e9l\u00e9ment joue son r\u00f4le: la tombe, pr\u00e8s de la fontaine plut\u00f4t sugg\u00e9r\u00e9e, un \u00e9norme lustre qui prend de la hauteur cr\u00e9ant des atmosph\u00e8res, la for\u00eat anim\u00e9e par des jeux de lumi\u00e8re et dont les feuilles r\u00e9elles jonchent le sol. Point n&#8217;est ici besoin de d\u00e9cor monumental, les lumi\u00e8res suffisent, blafardes avec la pleine lune, rougeoyantes lorsque le soleil les embrase. Seul \u00e9l\u00e9ment du d\u00e9cor omnipr\u00e9sent, une passerelle plac\u00e9e \u00e0 diff\u00e9rentes hauteurs aide au mouvement des acteurs.<br \/>\nLes costumes de <strong>Katia Duflot<\/strong>, toujours de tr\u00e8s bon go\u00fbt et coup\u00e9s dans des tissus somptueux et chatoyants situent l&#8217;intrigue chez des personnages de haut rang, et donnent beaucoup de f\u00e9minit\u00e9 \u00e0 toutes les dames. C&#8217;est donc <strong>Burcu Uyar<\/strong> qui tenait le r\u00f4le de <i>Lucia<\/i>, cette soprano turque d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9e en 2012 \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra de Marseille pour sa prestation dans <i>La Fl\u00fbte enchant\u00e9e<\/i> o\u00f9 elle chantait <i>La Reine de la Nuit,<\/i> a re\u00e7u ce soir une ovation de la part du public. Il n&#8217;est jamais facile de remplacer au pied lev\u00e9, la mise en sc\u00e8ne n&#8217;\u00e9tant pas vraiment connue du nouvel interpr\u00e8te, ce fait peut d\u00e9stabiliser les chanteurs, alors, allier cela au changement du chef d&#8217;orchestre&#8230;quelques flottements ou h\u00e9sitations sont tout \u00e0 fait compr\u00e9hensibles. Mais Burcu Uyar a assur\u00e9 avec aisance et la partie sc\u00e9nique et la partie vocale. D\u00e8s son entr\u00e9e on aime sa voix assur\u00e9e au joli timbre, sa puissance qui garde la rondeur de son, ses nuances faites avec souplesse. Le <i>duo Lucia- Edgardo,<\/i> est un moment de pure musicalit\u00e9 qui n&#8217;exclut pas la force des sentiments, les deux voix s&#8217;accordant dans une m\u00eame ligne de chant. Burcu Uyar sera remarquable aussi dans son<i> duo <\/i>avec la fl\u00fbte et dans tout <i>l&#8217;Air de la Folie<\/i>, faisant ressortir l&#8217;\u00e9motion voulue par le compositeur. Sa belle technique lui permet un<i> staccato<\/i> pr\u00e9cis au timbre cristallin et des aigus (contre r\u00e9, contre mi) qui paraissent faciles tant sa voix est assur\u00e9e. Peut-\u00eatre ses vocalises sont-elles un peu trop sonores, estompant le c\u00f4t\u00e9 fragile que l&#8217;on pr\u00eate habituellement \u00e0 <i>Lucia<\/i> et peut-\u00eatre note-t-on une l\u00e9g\u00e8re difficult\u00e9 \u00e0 arr\u00eater le contre mi, mais cela n&#8217;est rien au regard de sa superbe prestation et le public qui l&#8217;ovationne tout particuli\u00e8rement ne s&#8217;y est pas tromp\u00e9.<br \/>\nC&#8217;est <strong>Arnold Rutkowski<\/strong> qui ce soir est <i>Edgardo<\/i>. D\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 Toulon o\u00f9 il interpr\u00e9tait <i>Rodolfo<\/i> dans <i>la Boh\u00e8me <\/i>de <i>Puccini <\/i>et <i>Pinkerton <\/i>dans <i>Madama Butterfly<\/i> du m\u00eame compositeur, ce jeune t\u00e9nor polonais forme ici avec sa partenaire un couple romantique \u00e0 souhait. Il chante avec vaillance, faisant ressortir ses \u00e9motions; tr\u00e8s convaincant, il met sa voix au service de son jeu. Aussi bien dans les passages en <i>r\u00e9citatif<\/i> que dans ses <i>Airs,<\/i> la voix sonore r\u00e9sonne d&#8217;une fa\u00e7on homog\u00e8ne, mais il fait remarquer aussi sa musicalit\u00e9, sa sensibilit\u00e9 et le timbre velout\u00e9 de sa voix. Ses aigus \u00e0 l&#8217;aise et bien projet\u00e9s sont toujours agr\u00e9ables. Il fait montre d&#8217;une telle vitalit\u00e9 dans toute la premi\u00e8re partie, que l&#8217;on peut \u00e0 peine ressentir une l\u00e9g\u00e8re fatigue apr\u00e8s l&#8217;entracte, mais cela est si furtif que l&#8217;on pense \u00eatre influenc\u00e9 par l&#8217;annonce faite un moment plus t\u00f4t. C&#8217;est un <i>Edgardo<\/i> talentueux, fougueux aux inflexions m\u00e9lodieuses qui donne \u00e0 entendre jusqu&#8217;\u00e0 la fin de tr\u00e8s beaux aigus. Sa premi\u00e8re prestation \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille restera dans nos m\u00e9moires. Un autre moment fort de cette soir\u00e9e nous est donn\u00e9 par le baryton albanais <strong>Gezim Myshketa,<\/strong> lui aussi invit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur cette sc\u00e8ne. Il est un superbe <i>Enrico<\/i>, tant sc\u00e9niquement que vocalement. Investi dans un r\u00f4le qu&#8217;il habite, sa voix se met au diapason de son jeu, sombre, col\u00e9reux, on ne voit pas ce qu&#8217;on pourrait lui reprocher. Pr\u00e9sent d\u00e8s le d\u00e9but, il chante d&#8217;une voix puissante et projet\u00e9e une <i>cavatina<\/i> rythm\u00e9e et pleine de rage; sa voix reste d&#8217;une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 tout au l&#8217;on de l&#8217;ouvrage, ses aigus sont brillants et le passage des notes se fait sans difficult\u00e9 alliant mordant et souplesse. Cette souplesse lui permet d&#8217;accorder sa voix avec celle d&#8217;<i>Edgardo<\/i> dans leur <i>duo<\/i> du second tableau de l&#8217;acte II, qui se termine par un <i>sextuor<\/i> remarquablement \u00e9crit et tr\u00e8s bien chant\u00e9. Gezim Myshketa est un baryton que l&#8217;on aimerait entendre plus souvent tant il est appr\u00e9ci\u00e9.<br \/>\n<strong>Nicolas Test\u00e9,<\/strong> est d\u00e9j\u00e0 connu du public marseillais qui a eu plusieurs fois le plaisir d&#8217;\u00e9couter sa voix de basse. Ayant commenc\u00e9 ses \u00e9tudes musicales par l&#8217;\u00e9tude du piano et du basson, sa musicalit\u00e9 se fait sentir dans chacune de ses interventions o\u00f9 l&#8217;on remarque sa finesse d&#8217;interpr\u00e9tation. Il est un<i> Raimondo<\/i> tout \u00e0 fait convaincant. Plus basse baryton que basse profonde, il nous fait entendre un m\u00e9dium m\u00e9lodieux, timbr\u00e9 et chaleureux. Sans \u00eatre tr\u00e8s sombre, la voix porte et garde sa couleur dans chaque registre, il chante avec facilit\u00e9 et avec une diction parfaite. Sa profondeur de son donne un bel \u00e9quilibre aux ensembles.<br \/>\nGaetano Donizetti n&#8217;a donn\u00e9 qu&#8217;un r\u00f4le assez court \u00e0 Arturo, mais <strong>Stanislas de Barbeyrac<\/strong> que nous avions d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 \u00e0 Marseille dans <i>I Pagliacci<\/i> et \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra de Toulon dans<i> les Dialogues des Carm\u00e9lites<\/i> est \u00e0 la hauteur de ce casting homog\u00e8ne. Sa voix de t\u00e9nor est claire et color\u00e9e, assur\u00e9e et timbr\u00e9e. Il a une belle allure et chante avec aisance, faisant ressortir les nuances. C&#8217;est un chanteur que l&#8217;on a plaisir \u00e0 retrouver.<br \/>\n<strong>Lucie Roche<\/strong> qui interpr\u00e8te le r\u00f4le d&#8217;<i>Alisa<\/i>, est une jeune mezzo-soprano qui a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de chant \u00e0 Marseille. Sa voix est belle et le timbre est joli, elle \u00e9volue avec aisance, rendant son r\u00f4le int\u00e9ressant. Chaque intervention est en place et tout \u00e0 fait pens\u00e9e, les r\u00f4les courts ont aussi leur importance, et bien interpr\u00e9t\u00e9s l&#8217;on a beaucoup de plaisir \u00e0 les \u00e9couter.<br \/>\nLe cas se pr\u00e9sente aussi pour le t\u00e9nor Marc Larcher. que l&#8217;on avait d\u00e9j\u00e0 entendu dans <i>La Straniera<\/i> cette saison. Jouant avec vaillance, sa voix percutante r\u00e9sonne avec facilit\u00e9, gr\u00e2ce une excellente diction et une bonne projection. le timbre est agr\u00e9able et il a tout \u00e0 fait sa place dans cette distribution.<br \/>\nLe choeur, investi et bien dirig\u00e9 dans cette mise en\u00a0 sc\u00e8ne, est un personnage \u00e0 part enti\u00e8re, les hommes surtout dont les interventions sont plus nombreuses et toujours de premier plan. De beaux ensembles aux attaques pr\u00e9cises avec une r\u00e9elle homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Un grand bravo \u00e0 <strong>Pierre Iodice,<\/strong> qui a bien voulu prendre au pied lev\u00e9 la direction de l&#8217;orchestre sauvant ainsi le spectacle d&#8217;une annulation certaine. Dire que c&#8217;est courageux est bien faible, mais le courage ne suffit pas pour tenir plateau et musiciens; le public qui \u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation lui fait une ovation nous d\u00e9montre que Pierre Iodice a fait preuve de talent, d&#8217;autorit\u00e9 et de r\u00e9elles capacit\u00e9s. L&#8217;orchestre tr\u00e8s attentif a gard\u00e9 sous sa direction une belle rondeur de son, et une grande \u00e9coute des chanteurs; les <i>solos<\/i> de fl\u00fbte, clarinette, cor, hautbois sonnent avec souplesse et m\u00eame si l&#8217;ensemble para\u00eet quelques fois un peu trop fort, il ne couvre jamais les chanteurs. Si ceux-ci, pas du tout habitu\u00e9s \u00e0 la gestuelle de ce nouveau chef, sont un peu tendus au d\u00e9but, ils prennent vite leurs marques et paraissent tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise en cours du spectacle.<br \/>\nAu final, une repr\u00e9sentation qui d\u00e9montre un grand talent, une grande facilit\u00e9 d&#8217;adaptation et un beau professionnalisme\u00a0 de chaque interpr\u00e8te. A l&#8217;heure o\u00f9 nous publions, nous sommes heureux d&#8217;apprendre que Stanislas de Barbeyrac vient d&#8217;\u00eatre r\u00e9compens\u00e9 dans la cat\u00e9gorie &#8221; r\u00e9v\u00e9lation artistique &#8221; aux 21\u00e8me Victoires de la Musique Classique 2014. <em>Photo Christian Dresse<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Th\u00e9atre Municipal, Saison Lyrique 2013\/2014 &#8220;LUCIA DI LAMMERMOOR&#8221; Op\u00e9ra en 3 actes. Livret de Salvatore Cammarano d\u2019apr\u00e8s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":68725,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4465,9354,5256,238,1102,5257,4876,151,9774,3631,4177,145,9775,7112],"class_list":["post-68721","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-arnold-rutkowski","tag-foreign-readers","tag-frederic-belier-garcia","tag-gaetano-donizetti","tag-gezim-myshketa","tag-jacques-gabel","tag-katia-duflot","tag-lucia-di-lammermoor","tag-lucie-roche","tag-nicolas-teste","tag-opera-de-marseille","tag-opera-lirica","tag-pierre-iodice","tag-stanislas-de-barbeyrac"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68721","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68721"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68721\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68725"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68721"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68721"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68721"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}