{"id":70608,"date":"2014-03-28T00:12:46","date_gmt":"2014-03-27T23:12:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=70608"},"modified":"2016-11-26T11:58:12","modified_gmt":"2016-11-26T10:58:12","slug":"opera-de-marseille-eun-sun-kim-nemanja-radulobic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseille-eun-sun-kim-nemanja-radulobic\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille: Eun Sun Kim &#038; Nemanja Radulobic"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marseille, Op\u00e9ra, Saison 2013\/2014<br \/>\n<\/em><strong>Orchestre Philharmonique de Marseille.<\/strong><br \/>\nDirection musicale <strong>Eun Sun Kim<\/strong><em><br \/>\n<\/em>Violon <strong>Nemanja Radulobic<\/strong><em><strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<\/em><em>Modeste Moussorgski:<\/em> &#8220;Une nuit sur le Mont-Chauve&#8221;<em><br \/>\nAram Khatchatourian: <\/em>Concerto pour violon en r\u00e9 mineur op.46<em><br \/>\nLionel Ginoux:<\/em> Concerto pour violon (Cr\u00e9ation fran\u00e7aise)<br \/>\n<em>Paul Dukas: &#8220;<\/em>L&#8217;Apprenti sorcier&#8221;<em><br \/>\nMarseille, 23 mars 2014<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, en ce dimanche pr\u00e8s-midi, nous avait convi\u00e9s \u00e0 un concert assez original<\/strong>, et le public ne s&#8217;y \u00e9tait pas tromp\u00e9 en venant tr\u00e8s nombreux y assister. C&#8217;est donc devant une salle pleine que le violoniste Nemanja Radulovic, allait jouer, interpr\u00e9ter, ou plut\u00f4t vivre le concerto pour violon et orchestre d&#8217;Amram Khatchatourian. Il \u00e9tait tout \u00e0 fait int\u00e9ressant d&#8217;entendre ce jeune violoniste juste quelques mois apr\u00e8s qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 aux Victoires de la Musique classique, d&#8217;autant plus qu&#8217;il allait aussi cr\u00e9er pour nous le Concerto pour violon de Lionel Ginoux. Derni\u00e8re particularit\u00e9, ce concert allait \u00eatre dirig\u00e9 par une femme, fait assez rare pour \u00eatre notifi\u00e9. L&#8217;Op\u00e9ra de Marseille aime cr\u00e9er les surprises; en effet, il y a seulement quelques jours, Claire Gibault\u00a0 \u00e9tait au pupitre pour diriger <i>Colomba,<\/i> et l&#8217;on peut alors se poser la question : sommes nous dans une approche de la&#8221; parit\u00e9 &#8221; \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille?<br \/>\n<strong>En premi\u00e8re partie, nous \u00e9coutions <i>Une nuit sur le Mont-Chauve,<\/i> de Modeste Moussorgski,<\/strong> mais dans sa version originale, celle orchestr\u00e9e par le compositeur lui-m\u00eame et qui, depuis quelques ann\u00e9es, tend \u00e0 ressortir des biblioth\u00e8ques. Etant habitu\u00e9s \u00e0 entendre l&#8217;orchestration faite par Nikola\u00ef Rimski-Korsakov, on est tout d&#8217;abord surpris par certains accords, certaines nuances diff\u00e9rentes. Modeste Moussorgski voulait faire ressortir certaines familles d&#8217;instruments ; le fait est qu&#8217;elles ressortent, mais sans un v\u00e9ritable lien entre elles, comme des morceaux que l&#8217;on aurait juxtapos\u00e9s, et l&#8217;ambiance est totalement diff\u00e9rente.<br \/>\nL&#8217;orchestre sonne, quelques fois un peu trop, mais les cuivres font entendre de belles sonorit\u00e9s, pleines et rondes, tandis que les cordes rendent bien le c\u00f4t\u00e9 m\u00e9lancolique slave, avec par exemple un beau soli d&#8217;alto. On sent aussi le c\u00f4t\u00e9 f\u00e9brile et myst\u00e9rieux des sorci\u00e8res pendant la nuit du sabbat. Sans doute faudrait-il \u00e9couter cette version plusieurs fois pour l&#8217;appr\u00e9cier pleinement.<br \/>\n<strong>Le <i>Concerto pour violon<\/i> d&#8217;Aram Khatchatourian venait ensuite, un concerto assez long,<\/strong> terriblement difficile, o\u00f9 le soliste est sollicit\u00e9 continuellement. Au del\u00e0 de la technique, <strong>Nemanja Radulovic<\/strong> nous en donne une version &#8221; \u00e9blouissantissime &#8220;. On ne sait plus s&#8217;il habite son violon, ou si c&#8217;est le violon qui l&#8217;habite. On est tout d&#8217;abord surpris par ce grand jeune homme tout de noir v\u00eatu, qui porte bottes et jaquette, et qui bouge beaucoup tant il est poss\u00e9d\u00e9 par les notes orientalis\u00e9es \u00e9crites par le compositeur, puis on est subjugu\u00e9 par cette force et cette \u00e9nergie faites musique. Pour jouer de cette mani\u00e8re, il faut avoir une technique que rien ne peut \u00e9branler, pas m\u00eame le r\u00e9veil du volcan Ararat! Chaque note est un moment de gr\u00e2ce, le son est somptueux et audible dans les &#8221; pianissimi &#8221; les plus extr\u00eames jusqu&#8217;aux derniers rangs de l&#8217;amphith\u00e9\u00e2tre. Mais, plus que la main gauche, d&#8217;une v\u00e9locit\u00e9 diabolique, ce qui impressionne dans le jeu de Nemanja Radulovic, c&#8217;est sa technique d&#8217;archet. Cet archet qui est le prolongement de sa main droite et avec lequel il s&#8217;amuse. D\u00e9tach\u00e9, staccato, spiccato ou archet dans la corde pour des sons moelleux qui font ressortir les accents orientaux. Les doubles cordes de la <i>cadence<\/i> donnent l&#8217;impression d&#8217;une partition jou\u00e9e \u00e0 deux violons.<br \/>\nLe second mouvement est un moment de charme et de sensualit\u00e9 o\u00f9 chaque note a une couleur diff\u00e9rente gr\u00e2ce \u00e0 la richesse et \u00e0 l&#8217;intensit\u00e9 du vibrato. Il se sert avec justesse des <i>d\u00e9manch\u00e9s<\/i> comme un chanteur qui prendrait ses notes dans le souffle et donne l&#8217;impression d&#8217;utiliser un immense archet. Ce mouvement lent o\u00f9 alternent les dialogues avec la clarinette et les moments de puissance jou\u00e9s \u00e0 l&#8217;orchestre nous laisse dans un \u00e9tat de gr\u00e2ce.<br \/>\nLe troisi\u00e8me mouvement est un \u00e9blouissement de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et de pr\u00e9cision, dans un tempo <i>vivacissimo<\/i> qui se poursuit, telle une machine infernale, pour se terminer par des accords larges aux sons pleins.<br \/>\nL&#8217;orchestre, parfois un peu fort, l&#8217;accompagne avec beaucoup de pr\u00e9cision et de musicalit\u00e9. Les sonorit\u00e9s du quatuor, un joli soli d&#8217;alto, ou les instruments solistes, font ressortir les atmosph\u00e8res et les couleurs jou\u00e9es par le soliste.<br \/>\nOvationn\u00e9 par un public enthousiaste, Nemanja Radulovic, reprend son violon pour un <i>Bis<\/i> endiabl\u00e9. Une interpr\u00e9tation personnalis\u00e9e des <i>Caprices <\/i>de Paganini. Sa technique, son investissement, son allure nous donnent \u00e0 penser que nous avons devant nous une version moderne de cet immense violoniste qu&#8217;\u00e9tait Niccolo paganini. Jouer du violon prend toute sa dimension ici, il joue, il s&#8217;amuse, se fait plaisir et nous enchante ; Tout y passe, le <i>staccato volant, <\/i>les<i> pizzicati<\/i> faits \u00e0 la main gauche, le d\u00e9tach\u00e9 infernal, et pourtant il reste dans la musicalit\u00e9, le son reste beau o\u00f9 que se pose l&#8217;archet, car le son est dans sa main droite et le son arrive avant que l&#8217;archet ne se pose, c&#8217;est en cela que ce violoniste est extraordinaire, vous l&#8217;entendez jouer avant qu&#8217;il n&#8217;ait commenc\u00e9.<br \/>\n<strong>La deuxi\u00e8me partie d\u00e9butait avec la cr\u00e9ation de Lionel Ginoux, <i>Les Indociles,<\/i> <\/strong>jou\u00e9e au violon par Nemanja Radulovic. Lionel Ginoux est un jeune compositeur n\u00e9 en Avignon en 1978 ; apr\u00e8s des \u00e9tudes qui le m\u00e8nent de Valenciennes \u00e0 Londres, et qu&#8217;il termine au Conservatoire National de R\u00e9gion de Marseille, il obtient en 2004, le premier prix de composition \u00e0 l&#8217;unanimit\u00e9 du jury, Prix Sacem. Bien qu&#8217;ayant fait des \u00e9tudes scientifiques sur le son, il se consacre \u00e0 la composition et, fait assez rare, r\u00e9ussit \u00e0 en vivre.<br \/>\nFortement impressionn\u00e9 par des compositeurs tels que Philippe Hersant, Henri Dutilleux, ou George Benjamin, il garde son propre style, influenc\u00e9 par ses \u00e9motions, et bas\u00e9 sur les rythmes et les sons. Sans apriori, il peut aussi bien \u00eatre infuenc\u00e9 par le Jazz, que par la musique populaire.<br \/>\nSes oeuvres vont dans des directions diff\u00e9rentes avec des pi\u00e8ces \u00e9crites pour la voix, pour instruments solistes ou pour orchestre ou choeur. Il est jou\u00e9 en France : Avignon, Montpellier ( Radio France ), Marseille, entre autres, mais aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, Hollande, Etats Unis. Sa pi\u00e8ce, les <i>Indociles,<\/i> pour violon et orchestre, interpr\u00e9t\u00e9e ici par Nemanja Radulovic, a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e en avril 2011, \u00e0 l&#8217;aube du printemps Arabe, elle est un hommage au courage et aux voix qui ne veulent pas se taire. La parole est donn\u00e9e au violon solo qui fait entendre sa voix, la voix du peuple. Les couleurs jouent ici aussi leur r\u00f4le, couleurs du d\u00e9sert, de l&#8217;immensit\u00e9.<br \/>\nCette oeuvre n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9crite apr\u00e8s une commande, elle est le fruit d&#8217;une inspiration du moment. La partition pour orchestre utilise de nombreux instruments, les cordes, la petite harmonie et les cuivres, mais aussi les instruments \u00e0 percussions, grosse caisse, caisse claire, toms, bongos, pour lesquels il \u00e9crit des rythmes complexes.<br \/>\nLe ton est donn\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;oeuvre par un roulement de timbales jou\u00e9 piano. Les cordes cr\u00e9ent des atmosph\u00e8res \u00e9tranges et les instruments solistes sont l\u00e0 pour faire jaillir des \u00e9clats de lumi\u00e8re. C&#8217;est tr\u00e8s bien \u00e9crit, et l&#8217;on peut tout \u00e0 fait ressentir les impressions voulues par le compositeur. Quelques dissonances, comme cr\u00e9\u00e9es par la foule, et un motif r\u00e9p\u00e9titif jou\u00e9 par les violons comme une id\u00e9e fixe qui revient ne couvre jamais le violon solo qui, tout au long de ce concert fera entendre sa voix, plus ou moins grave, plus ou moins plaintive, mais toujours avec ce large son g\u00e9n\u00e9reux qui sait entrer dans les sonorit\u00e9s des cordes, \u00e9vitant de couper les tensions. On sent une \u00e9criture affirm\u00e9e, sans h\u00e9sitation, qui, comme la voix du peuple, poursuit sa route sans regret et sans retour en arri\u00e8re.<br \/>\nComme pour le concerto de Khatchatourian, on sent Nemanja Radulovic investi dans ce qu&#8217;il joue, son jeu n&#8217;est jamais ext\u00e9rieur. Chaque note fait partie de lui, et cette musique qu&#8217;il cr\u00e9e, il la comprend et la vit. Le public ne boude pas, il adh\u00e8re, s&#8217;enthousiasme m\u00eame pour cette partition nouvelle et ovationne ce jeune compositeur qui m\u00e9rite les Bravos recueillis ; une belle r\u00e9compense pour Lionel Ginoux.<br \/>\n<strong>Pour terminer ce programme, l&#8217;orchestre seul cette fois, interpr\u00e9tait <i>L&#8217;Apprenti Sorcier,<\/i> de Paul Dukas.<\/strong>\u00a0 Ce po\u00e8me symphonique, inspir\u00e9 d&#8217;une ballade de Goethe est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Paris le 18 mai 1897, mais ce qui l&#8217;a redu c\u00e9l\u00e8bre dans le monde entier, est l&#8217;utilisation qu&#8217;en fait Walt Disney dans son dessin anim\u00e9 <i>Fantasia.<br \/>\n<\/i>Cette musique hautement imag\u00e9e, n&#8217;a besoin d&#8217;aucun support pour nous transporter dans le monde de ce jeune apprenti, qui apprendra certainement plus l&#8217;humilit\u00e9 que la sorcellerie. Chaque instrument a sa propre voix et c&#8217;est superbement orchestr\u00e9. D\u00e8s le d\u00e9but, violons, clarinettes et hautbois nous mettent dans l&#8217;ambiance myst\u00e9rieuse de l&#8217;antre de ce jeune sorcier. Il n&#8217;est pas si facile de bien interpr\u00e9ter une oeuvre aussi connue et aussi bien \u00e9crite, d&#8217;autant plus que cette pi\u00e8ce tout en finesse et en rythmes est d&#8217;une interpr\u00e9tation d\u00e9licate et demande beaucoup de pr\u00e9cision. On peut appr\u00e9cier dans le jeu de l&#8217;orchestre tous les \u00e9l\u00e9ments qui ont fait le succ\u00e8s de cette oeuvre, les oppositions de couleurs et de sentiments du jeune h\u00e9ros. Chaque famille d&#8217;instruments tout en \u00e9tant soliste, reste dans les sentiments exprim\u00e9s sans exag\u00e9ration. Les nuances, les h\u00e9sitations du basson, les appels \u00e0 l&#8217;aide des trompettes ou du cor, la plainte de l&#8217;alto solo, tout est jou\u00e9 avec justesse et mesure, ne laissant rien au hasard. Chaque inflexion est voulue et porte. On sent la machine se d\u00e9traquer, les instruments se d\u00e9cha\u00eener et l&#8217;on est subjugu\u00e9 aussi bien par l&#8217;\u00e9criture que l&#8217;interpr\u00e9tation sans aucun rel\u00e2chement.<br \/>\nTout au long de ce concert on a pu appr\u00e9cier la bonne tenue de l&#8217;orchestre et surtout son grand investissement dans des oeuvres aussi diff\u00e9rentes, prouvant sa souplesse et sa musicalit\u00e9.<br \/>\n<strong>On a aussi appr\u00e9ci\u00e9 la direction de Eun Sun Kim,<\/strong> qui tient l&#8217;orchestre d&#8217;une baguette ferme et pr\u00e9cise, ne se laissant jamais\u00a0 d\u00e9border par les rythmes ou le tempo.\u00a0 On sent un orchestre bien pr\u00e9par\u00e9, aux sonorit\u00e9s qui s&#8217;adaptent \u00e0 chaque moment musical.<br \/>\nDonner du relief \u00e0 une cr\u00e9ation orchestrale n&#8217;est pas toujours une chose \u00e9vidente, mais ici, les atmosph\u00e8res se font ressentir par des changements rapides de nuances, faits avec souplesse. On regrette peut-\u00eatre une direction souvent verticale qui m\u00e9riterait parfois un peu plus de balancement, ou quelques <i>forte<\/i> un peu trop g\u00e9n\u00e9reux, mais l&#8217;ensemble du concert o\u00f9 dialogues et musicalit\u00e9 \u00e9taient au rendez-vous, m\u00e9rite des louanges. Un bel apr\u00e8s-midi de musique et de virtuosit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra, Saison 2013\/2014 Orchestre Philharmonique de Marseille. 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