{"id":71681,"date":"2014-04-26T01:20:15","date_gmt":"2014-04-25T23:20:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=71681"},"modified":"2016-11-26T05:00:51","modified_gmt":"2016-11-26T04:00:51","slug":"festival-de-paques-2014-aix-en-provencebernard-foccroulle-lynette-wallworth","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-de-paques-2014-aix-en-provencebernard-foccroulle-lynette-wallworth\/","title":{"rendered":"Festival de P\u00e2ques 2014, Aix-en-Provence:Bernard Foccroulle &#038; Lynette Wallworth"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Festival de P\u00e2ques 2014. Aix-en-Provence. Eglise St Jean de Malte.<\/em><br \/>\n<strong>DARKNESS AND LIGHT<br \/>\n<\/strong>Orgue: <b id=\"yui_3_13_0_1_1398466525237_4859\">Bernard Foccroulle<br \/>\n<\/b>Cr\u00e9ation vid\u00e9o: <b id=\"yui_3_13_0_1_1398466525237_4860\">Lynette Walworth\u00a0 <\/b><br \/>\n<em>Toshio Hosokawa: <\/em>Cloudscape<em><br \/>\nBernard Foccroulle: <\/em>Kolorierte Fl\u00f6ten<em><br \/>\nNicolas de Grigny: <\/em>R\u00e9cit de tierce en taille<em><br \/>\nJehan Alain: <\/em>Premi\u00e8re Fantaisie. Litanies<em><br \/>\nDietrich Buxtehude: <\/em>Durch Adam&#8217;s Fall Bux WV 183. In dulci jubilo, Bux WV 197<em><br \/>\nSofia Gubaidulina: <\/em>Hell und Dunkel<em><br \/>\nOlivier Messiaen: <\/em>Deux pi\u00e8ces pour &#8221; la messe de Pentec\u00f4te &#8220;; Communion &#8221; les oiseaux et les sources &#8220;;\u00a0 Sortie &#8221; Le vent et l&#8217;esprit &#8220;.<em><br \/>\nJean Sebastian Bach: <\/em>Erbam&#8217; dich mein, O Herre Gott, BWV 721.<em><br \/>\nDietrich Buxtehude: <\/em>Passacaille en r\u00e9 mineur, Bux WV 161<i id=\"yui_3_13_0_1_1398466525237_4870\"><br \/>\nAix-en-Provence, 22 avril 2014<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir, l&#8217;\u00e9glise St Jean de Malte recevait <b id=\"yui_3_13_0_1_1398466525237_4871\">Bernard Foccroulle<\/b> dans le cadre du Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence. Plus connu dans cette ville pour \u00eatre le Directeur du Festival d&#8217;Art Lyrique, c&#8217;est Bernard Foccroulle l&#8217;organiste, qui nous donnait rendez-vous ici, en compagnie de <b>Lynette Walworth<\/b> qui avait cr\u00e9\u00e9 des vid\u00e9os d&#8217;une \u00e9trange beaut\u00e9 pour cette soir\u00e9e tr\u00e8s sp\u00e9ciale. Images et musique pour un spectacle \u00e0 quatre mains.<br \/>\nLa superbe \u00e9glise gothique qui poss\u00e8de un orgue contemporain de Daniel Kern, \u00e9tait tout \u00e0 fait adapt\u00e9e pour cet \u00e9v\u00e8nement, assez spacieuse pour accueillir un nombreux public amateur de r\u00e9citals d&#8217;orgue, elle est assez intime pour nous maintenir dans des atmosph\u00e8res envo\u00fbtantes. Bernard Foccroulle avait choisi plusieurs pi\u00e8ces dont les compositeurs allaient nous faire traverser plus de trois si\u00e8cles en une seule soir\u00e9e.\u00a0 De Dietrich Buxtehude et Nicolas de Grigny, les compositeurs les plus anciens qui auront influenc\u00e9 Jean Sebastian Bach, \u00e0 Olivier Messiaen, qui influencera automatiquement les plus contemporains des compositeurs mis \u00e0 l&#8217;honneur ce soir. Bernard Foccroulle joue avec pl\u00e9nitude sur cet orgue de facture allemande, faisant ressortir avec beaucoup d&#8217;int\u00e9riorit\u00e9, les timbres et les registre choisis, enlevant le c\u00f4t\u00e9 quelquefois pompeux que peut avoir cet instrument complexe, tout en lui gardant \u00e9clat et grandeur pour quelques instants plus spectaculaires. Le travail effectu\u00e9 en collaboration avec <b id=\"yui_3_13_0_1_1398466525237_4872\">Lynette Walworth,<\/b> est un travail formidable, o\u00f9 l&#8217;on sent la coh\u00e9sion, la compr\u00e9hension,\u00a0 et la parfaite osmose qui unit ces deux artistes. Les images en vid\u00e9o adapt\u00e9es aux oeuvres musicales, font montre d&#8217;une r\u00e9elle intelligence, et le r\u00e9sultat est de toute beaut\u00e9. Les nuages dans un ciel lunaire accompagnent une atmosph\u00e8re suspendue.<br \/>\nLes flammes qui sortent des hautes chemin\u00e9e industrielles, semblent tout droit venir des tuyaux de l&#8217;orgue aux sons puissants.<br \/>\nUne pluie d&#8217;\u00e9toiles dans un ciel noir bleut\u00e9 et les arbres inond\u00e9s, refl\u00e8tent une \u00e9trange solitude, imag\u00e9e par une palette \u00e9tendue de sons donn\u00e9s par les diff\u00e9rents registres de l&#8217;orgue. C&#8217;est un v\u00e9ritable dialogue qui s&#8217;est install\u00e9 entre la musique et l&#8217;image: aux gouttes de pluie, r\u00e9pondent des sons aigu\u00ebs qui cr\u00e9pitent.<br \/>\nPlus structur\u00e9es et mesur\u00e9es, sont les notes jou\u00e9es telle une <i>Toccata,<\/i> qui illustrent un enchev\u00eatrement d&#8217;arbres dans une eau fr\u00e9missante ; beaut\u00e9 des sons qui \u00e9clairent un paysage aux couleurs froides, portant vers la spiritualit\u00e9. Rouge, le soleil sur la savane australienne. Rouge aussi, le feu qui br\u00fble les pins, et plus grin\u00e7antes sont les harmonies. Une m\u00e9lop\u00e9e, comme une <i>cantil\u00e8ne<\/i> sous un ciel nuageux, apporte un calme \u00e9trange. Mais vive est l&#8217;eau sur l&#8217;herbe aquatique, et fortes et coulantes sont les notes ; plus vite, plus forts sont les fr\u00e9missements. Quelques sublimes pastilles de couleurs et une vid\u00e9o \u00e0 grande vitesse qui brouille les images comme vues d&#8217;un train en marche, nous entra\u00eenent vers le ciel dans un son de cath\u00e9drale.<br \/>\nUn soleil timide perce au travers des branches calcin\u00e9es sur une musique plus classique, plus structur\u00e9e, et nous voici devant une ville en demi-obscurit\u00e9, sur des notes en demi-teinte. Une fum\u00e9e volatil, et l&#8217;orgue aux notes rapides en trilles se fait grin\u00e7ant ; grondement de la musique tel le grondement du feu des usines ; soleil blafard en double vision, et la musique se fait plus intellectuelle, plus inqui\u00e9tante aussi, o\u00f9 va-t-on ? Qu&#8217;arrive-t-il ? que devient-on ? Musique qui monte dans l&#8217;aigu comme un questionnement, comme une fuite, o\u00f9 ? o\u00f9 ? Une fuite encore, celle des oiseaux sur des sons insupportables ; l&#8217;infini, la non r\u00e9ponse, le vide. La musique d&#8217;Olivier Messiaen appelle les oiseaux, contrastes, vol rapide sur une musique lente. Large <i>vibrato<\/i>, larges vibrations pour un reflet de rocher dans l&#8217;eau. Harmonies qui se chevauchent sans rompre la ligne musicale. Superbe ! Sur un tableau \u00e0 la Claude Monet avec des reflets dans l&#8217;eau, un d\u00e9tach\u00e9 r\u00e9p\u00e9titif qui transcende et apaise, avec une justesse de jeu, une justesse de <i>tempo<\/i> et les infinies possibilit\u00e9s de l&#8217;orgue. La vision se brouille, l&#8217;esprit s&#8217;\u00e9l\u00e8ve&#8230;.Retour sur la route bleue, et l&#8217;orgue qui chemine dans un<i> tempo allant<\/i> nous emm\u00e8ne vers une destin\u00e9e sans espoir de changement de ligne. Seule la musique sait o\u00f9 elle va. Concert \u00e9trange, sublime, qui laisse des atmosph\u00e8res \u00e7a et l\u00e0, jou\u00e9 par un Bernard Foccroulle habit\u00e9 mais discret, qui correspond tout \u00e0 fait au portrait qu&#8217;il nous avait laiss\u00e9 faire de lui il y a quelques mois. <em>Photo Caroline Doutre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival de P\u00e2ques 2014. Aix-en-Provence. Eglise St Jean de Malte. DARKNESS AND LIGHT Orgue: Bernard Foccroulle Cr\u00e9ation vid\u00e9o: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":71683,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9802,14678,10427,9354,10428,2572],"class_list":["post-71681","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-bernard-foccroulle","tag-concerti","tag-festival-de-paques-daix-en-provence","tag-foreign-readers","tag-lynette-walworth","tag-olivier-messiaen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71681","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71681"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71681\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86933,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71681\/revisions\/86933"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/71683"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71681"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71681"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71681"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}