{"id":72002,"date":"2014-05-03T01:36:30","date_gmt":"2014-05-02T23:36:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=72002"},"modified":"2016-11-26T04:38:00","modified_gmt":"2016-11-26T03:38:00","slug":"opera-de-toulonmacbeth","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-toulonmacbeth\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Toulon:&#8221;Macbeth&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Op\u00e9ra de Toulon, Saison 2014<\/em><br \/>\n<strong>\u201cMACBETH\u201d<\/strong><br \/>\nMelodramma in quattro atti, libretto di Francesco Maria Piave, dall\u2019omonima tragedia di William Shakespeare<br \/>\nMusica di <strong>Giuseppe Verdi<\/strong><br \/>\n<em>Macbeth<\/em> \u00a0GIOVANNI MEONI<br \/>\n<em>Banco<\/em>\u00a0 MIKHAIL KOLELISHVILI<br \/>\n<em>Lady Macbeth<\/em>\u00a0 INGELA BRIMBERG<br \/>\n<em>Dama di Lady Macbeth<\/em>\u00a0 AUR\u00c9LIE LIGEROT<br \/>\n<em>Macduff<\/em>\u00a0 ROMAN SCHULAKOFF<br \/>\n<em>Malcolm<\/em>\u00a0 GIORGIO TRUCCO<br \/>\n<em>Medico<\/em>\u00a0 ANTOINE ABELLO<br \/>\n<em>Sicario<\/em>\u00a0 JEAN-FRAN\u00c7OIS VERDOUX<br \/>\nOrchestre et Coeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon<br \/>\nDirection musicale <strong>Giuliano Carella<\/strong><br \/>\nMise en sc\u00e8ne <strong>Jean-Louis Martinoty<\/strong><br \/>\nD\u00e9cors <strong>Bernard Arnould <\/strong><br \/>\nCostumes\u00a0\u00a0 <strong>Daniel Ogier<\/strong><br \/>\nLumi\u00e8res\u00a0\u00a0 <strong>Fran\u00e7ois Thouret<i id=\"yui_3_13_0_1_1399070702784_5032\"><br \/>\n<\/i><\/strong>Vid\u00e9os\u00a0\u00a0 <strong>Gilles Papain<\/strong><i><strong><br \/>\n<\/strong>\u00a0Toulon, 27 avril 2014<br \/>\n<\/i>En ce dimanche apr\u00e8s-midi, nous assistions \u00e0 une repr\u00e9sentation de <b>Macbeth,<\/b> l&#8217;un des plus beaux op\u00e9ras de Giuseppe Verdi, dans le joli Th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon. Giuseppe Verdi, apr\u00e8s avoir \u00e9crit une premi\u00e8re version de cet op\u00e9ra, qui sera cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Florence en 1847, apportera quelques modification pour une reprise au Th\u00e9\u00e2tre Lyrique de Paris en 1865, introduisant un ballet ( sans lequel aucun op\u00e9ra ne pouvait \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 avec succ\u00e8s sur les sc\u00e8nes parisiennes \u00e0 cette \u00e9poque ), et un grand choeur final. Ce n&#8217;est pas cette version qui nous est donn\u00e9e \u00e0 voir aujourd&#8217;hui et voil\u00e0 pourquoi nous n&#8217;aurons pas de choeur final. Giuseppe Verdi, qui vient apr\u00e8s Rossini, Bellini et Donizetti, apporte une force dramatique dans la musique et les voix, qui n&#8217;existait pas jusque l\u00e0. En abordant les pi\u00e8ces de William Shakespeare, le compositeur introduit la dramaturgie du Th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais, reprenant la structure des grands auteurs classiques, assez \u00e9loign\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre \u00e9lisab\u00e9thain qui m\u00eale souvent com\u00e9die et trag\u00e9die ; et tout en gardant le c\u00f4t\u00e9 violent et sanglant qui caract\u00e9rise le th\u00e9\u00e2tre Shakespearien, il en \u00f4te le c\u00f4t\u00e9 grossier que l&#8217;on trouve quelquefois dans ces pi\u00e8ces.<br \/>\nLa mise en sc\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 <b>Jean-Louis Martinoty<\/b>, administrateur de l&#8217;Op\u00e9ra de Paris de 1986 \u00e0 1989. Il nous livre ici une mise en sc\u00e8ne assez claire et assez classique. La dramaturgie est respect\u00e9e et les acteurs sont bien dirig\u00e9s ; la seule fausse note, \u00e0 notre avis, qui n&#8217;apporte rien au dramatique de l&#8217;ouvrage mais cr\u00e9e un malaise visuel, est ce court ballet des elfes, repr\u00e9sent\u00e9es par des monstres de chair rose \u00e0 plusieurs bras et plusieurs t\u00eates, qui nous font penser \u00e0 cet immonde foetus sortant d&#8217;un oeuf, entrevu dans le Lohengrin pr\u00e9sent\u00e9 au festival de Bayreuth en 2011. L&#8217;\u00e9vocation des personnages assassin\u00e9s qui sortent de terre ou de la table du banquet est un passage sanglant et laid dont on pourrait se passer, ainsi que des cadavres qui sont pr\u00e9sent\u00e9s en avant sc\u00e8ne. Mais \u00e0 part cela, le metteur en sc\u00e8ne a essay\u00e9, sans grande imagination, de rester au plus pr\u00e8s du livret.<br \/>\n<b>Bernard Arnould, <\/b>a imagin\u00e9 les d\u00e9cors. Sobres et adapt\u00e9s \u00e0 l&#8217;ouvrage, ils demanderaient sans doute une plus grande sc\u00e8ne pour prendre toute leur dimension. De hautes colonnes mobiles \u00e0 effets de miroirs s&#8217;ajustent pour les besoins de la mise en sc\u00e8ne, une immense table suspendue par des filins meuble le plateau pour le banquet, c&#8217;est bien pens\u00e9 et peut tout \u00e0 fait convenir \u00e0 cette p\u00e9riode o\u00f9 le mobilier devait \u00eatre rustique. Habitu\u00e9 des grands espaces tels que V\u00e9rone ou Orange, on sent que Bernard Arnould est ici un peu \u00e0 l&#8217;\u00e9troit, mais il r\u00e9ussit \u00e0 cr\u00e9er cette atmosph\u00e8re de noirceur et d&#8217;angoisse qui r\u00e8gne tout au long de l&#8217;ouvrage.<br \/>\nLes costumes de <b>Daniel Logier<\/b> refl\u00e8tent l&#8217;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale, avec des tissus et des couleurs qui mettent un peu de lumi\u00e8re dans ce sombre drame. Les sorci\u00e8res sont habill\u00e9es de fa\u00e7on imag\u00e9e. Druidesses en robes longues bicolores blanc et noir c\u00f4t\u00e9 pile, elles se font sorci\u00e8res aux visages de mort d\u00e8s qu&#8217;elles se tournent c\u00f4t\u00e9 face, c&#8217;est tr\u00e8s bien imagin\u00e9, et enl\u00e8ve un peu le c\u00f4t\u00e9 sordide des affreuses sorci\u00e8res que l&#8217;on a l&#8217;habitude de voir. Lady macbeth, est v\u00eatue d&#8217;une robe de soir\u00e9e verte, seule couleur qui tranche vraiment. On ne comprend pas bien ce choix, sourtout lorsque l&#8217;on sait que le vert \u00e9tait proscrit dans les th\u00e9\u00e2tres, et qu&#8217;\u00e0 une certaine \u00e9poque aucune cantatrice n&#8217;aurait accept\u00e9 de porter une telle couleur (autres temps, autres moeurs..). Par\u00e9e d&#8217;une longue chevelure, elle arrive plus tard les cheveux courts, pour aborder la sc\u00e8ne de somnambulisme avec de longs cheveux blancs. Les lumi\u00e8res de <b>Fran\u00e7ois Thouret<\/b> sont moins convaincantes, nous laissant souvent dans l&#8217;obscurit\u00e9 malgr\u00e9 quelques \u00e9clairages indirects bien pens\u00e9es.\u00a0 L&#8217;ensemble sc\u00e9nique, bien que sans grande innovation, est coh\u00e9rent et mis au service de l&#8217;oeuvre.<br \/>\n<b>Giovanni Meoni <\/b>est un Macbeth tout \u00e0 fait correct, s&#8217;il ne poss\u00e8de pas une voix assez large et profonde pour ce r\u00f4le, il n&#8217;en poss\u00e8de pas moins un timbre agr\u00e9able et une bonne technique qui lui permettent de nous donner de beaux moments et de nous faire entendre un joli duo avec Lady Macbeth. Il a cette bonne projection qui donne de la force \u00e0 la voix, mais c&#8217;est certainement la pr\u00e9sence qui lui manque le plus, sa voix passerait sans doute mieux avec un plus grand investissement dramatique. Son Air &#8220;Piet\u00e0, rispetto, amore&#8221;, du 4\u00e8me acte manque de puissance, mais il est chant\u00e9 avec musicalit\u00e9. Giovanni Meoni est sensiblement mieux \u00e0 partir du 3\u00e8me acte et meurt d&#8217;une fa\u00e7on cr\u00e9dible.<br \/>\n<b>Ingela Brimberg<\/b>, plus investie dans son r\u00f4le, joue mieux. Elle a de l&#8217;allure et une pr\u00e9sence qui donnent une certaine force \u00e0 son personnage, mais sa voix de soprano n&#8217;est ni assez dramatique, ni assez large, elle nous para\u00eet un peu un peu d\u00e9pass\u00e9e par le poids de cette Lady Macbeth. Giuseppe Verdi d\u00e9sirait que ce r\u00f4le ne soit pas chant\u00e9 par une trop belle voix, il d\u00e9sirait une voix adapt\u00e9e \u00e0 ce terrible personnage par qui tout ce drame arrive, une voix rude, puissante et \u00e9clatante, et malgr\u00e9 de bons moments, malgr\u00e9 quelques passages qui paraissent lui convenir, ce r\u00f4le est un peu \u00e9crasant pour la voix d&#8217;Ingela Brimberg.<br \/>\n<b>Mikhail Kolelishvili<\/b>, est un Banco un peu faible vocalement, mais il r\u00e9ussit \u00e0 donner de la force \u00e0 ce r\u00f4le et a se faire remarquer. Le t\u00e9nor <b>Roman Shulackoff<\/b> nous para\u00eet plus investi vocalement et dramatiquement. Il chante Macduff avec personnalit\u00e9, faisant sonner sa voix de t\u00e9nor bien plac\u00e9e. Son Air, bien projet\u00e9 est chant\u00e9 dans la tradition italienne. Il joue avec sobri\u00e9t\u00e9, rendant son r\u00f4le tr\u00e8s pr\u00e9sent. Le t\u00e9nor <b>Giorgio Trucco<\/b>, malgr\u00e9 un r\u00f4le des plus courts, interpr\u00e8te Malcolm avec force. Tous les seconds r\u00f4les sont bien. Investis, avec des voix adapt\u00e9es, ils participent au succ\u00e8s de l&#8217;ouvrage.<br \/>\nLe <b>Choeur<\/b>, fait ici une bonne prestation, avec des attaques nettes et des voix homog\u00e8nes. Les parties de choeur sont toujours tr\u00e8s bien \u00e9crites dans les op\u00e9ras de Verdi, elles sont chant\u00e9es ici avec force ou, de fa\u00e7ons plus nuanc\u00e9es, mais toujours avec musicalit\u00e9. Le grand vainqueur de cette repr\u00e9sentation est sans conteste l&#8217;orchestre, dirig\u00e9 par un <b id=\"yui_3_13_0_1_1399070702784_5036\">Giuliano Carella <\/b>en grande forme. Il soutient ses tempi, garde la tension qui, d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;ouvrage tient le public dans une certaine forme d&#8217;angoisse. Les couleurs dont respect\u00e9es, dans les sons stridents qui appellent les sorci\u00e8res, dans les nuances piani, qui soutiennent les chanteurs ainsi que dans les belles phrases \u00e9crites pour orchestre seul. Il dirige d&#8217;une baguette ferme et \u00e9nergique dans un grand respect du texte et des voix, sans recherche d&#8217;effet superflu. Une bonne repr\u00e9sentation pour un ouvrage tr\u00e8s lourd \u00e0 monter.<i> Photo Fr\u00e9d\u00e9ric St\u00e9phan<br \/>\n<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Toulon, Saison 2014 \u201cMACBETH\u201d Melodramma in quattro atti, libretto di Francesco Maria Piave, dall\u2019omonima tragedia di [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":72003,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[10544,10543,9354,2932,1570,2136,153,1527,10545,30,4468,145,1706],"class_list":["post-72002","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-bernard-arnould","tag-daniel-logier","tag-foreign-readers","tag-giorgio-trucco","tag-giovanni-meoni","tag-giuliano-carella","tag-giuseppe-verdi","tag-ingela-brimberg","tag-jean-louis-martinoty","tag-macbeth","tag-opera-de-toulon","tag-opera-lirica","tag-roman-shulackoff"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72002"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72002\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/72003"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}