{"id":74400,"date":"2014-07-04T13:55:06","date_gmt":"2014-07-04T11:55:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=74400"},"modified":"2016-11-26T02:24:46","modified_gmt":"2016-11-26T01:24:46","slug":"festival-daix-en-provence-2014-die-zauberflote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-daix-en-provence-2014-die-zauberflote\/","title":{"rendered":"Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2014: &#8220;Die Zauberfl\u00f6te&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><em>Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2014<\/em><br \/>\n<strong>&#8220;DIE ZAUBERFL\u00d6TE&#8221;<\/strong><br \/>\nOp\u00e9ra en deux actes. Livret Emmanuel Schikaneder<br \/>\nMusique <strong>Wolfgang Amadeus Mozart<\/strong><br \/>\n<em>Tamino<\/em> STANISLAS DE BARBEYRAC<br \/>\n<em>Sarastro<\/em> CHRISTOF FISCHESSER<br \/>\n<em>Der Sprecher<\/em> MAARTEN KONINGSBERGER<br \/>\n<em>Die K\u00f6nigin der Nacht<\/em> KATHRYN\u00a0 LEWEK<br \/>\n<em>Pamina<\/em> MARI ERIKSMOEN<br \/>\n<em>Erste Dame<\/em> ANA-MARIA LABIN<br \/>\n<em>Zweite Dame<\/em> SILVIA DE LA MUELA<br \/>\n<em>Dritte Dame<\/em> CLAUDIA HUCKLE<br \/>\n<em>Papagena<\/em> REGULA M\u00dcHLEMANN<br \/>\n<em>Papageno<\/em> THOMAS OLIEMANS<br \/>\n<em>Monostatos<\/em> ANDREAS CONRAD<br \/>\n<em>Erster Geharnischter\/Zweiter Priester<\/em> ELMAR GILBERTSSON<br \/>\n<em>Ester Priester\/Zweiter Geharnischter<\/em> KRYSZTOF BACZYK<br \/>\n<em>Dei Knaben<\/em> Solistes du Knabenchor der Chorakademie Dortmund<br \/>\nOrchestre Freiburger Barockorchester<br \/>\nChoeur English Voices<br \/>\nDirection musicale <strong>Pablo Heras-Casado<\/strong><br \/>\nMise en sc\u00e8ne<strong> Simon McBurney<\/strong><br \/>\nD\u00e9cors <strong>Michael Levine<\/strong><br \/>\nCostumes <strong>Nicky Gillibrand<\/strong><br \/>\nLumi\u00e8re <strong>Jean Kalman<\/strong><br \/>\nVid\u00e9o <strong>Finn Ross<\/strong><br \/>\nSon <strong>Gareth Fry<\/strong><br \/>\n<em>Aix-en-Provence, le 2 Juillet 2014<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<\/strong> est chez lui au <strong>Festival d&#8217;Aix-en Provence<\/strong> et <strong>Bernard Foccroulle<\/strong>, son directeur, semble vouloir continuer cette tradition qui a fait les grandes heures de ce festival depuis sa cr\u00e9ation en 1948. C&#8217;est donc <strong>&#8220;La Fl\u00fbte enchant\u00e9e&#8221;<\/strong>, le dernier et peut-\u00eatre le plus populaire des op\u00e9ras \u00e9crits par Mozart, que le Festival d&#8217;Aix-en-Provence avait choisi de nous pr\u00e9senter en cette soir\u00e9e d&#8217;ouverture de la saison 2014. La premi\u00e8re \u00e9tait donc pr\u00e9vue pour ce mercredi 2 juillet et l&#8217;on avait pu craindre quelques perturbations cr\u00e9\u00e9es par la gr\u00e8ve annonc\u00e9e par les intermittents du spectacle en col\u00e8re. Il n&#8217;en fut rien. Les intermittents du spectacle ont besoin des th\u00e9\u00e2tres qui les emploient, et le public et les th\u00e9\u00e2tres ont aussi besoin de ces artistes sans qui les spectacles n&#8217;auraient pas lieu ; et c&#8217;est pour parler dans ce sens que le metteur en sc\u00e8ne <strong>Simon McBurney<\/strong> a pris la parole en d\u00e9but de spectacle, sous les applaudissements d&#8217;un public conscient des difficult\u00e9s de certains artistes.<br \/>\nDevant une sc\u00e8ne ouverte laissant appara\u00eetre le dispositif sc\u00e9nique imagin\u00e9 par <strong>Michael Levine<\/strong>, on r\u00e9alise tout de suite que cette Fl\u00fbte enchant\u00e9e, sera moderne et particuli\u00e8re. Aucun d\u00e9cor, si ce n&#8217;est quelques structures m\u00e9talliques qui soutiennent les projecteurs, et un immense plateau suspendu par des c\u00e2bles que l&#8217;on peut monter ou descendre selon les besoins ; des d\u00e9tails amusant qui ne choquent en rien mais qui nous font p\u00e9n\u00e9trer dans l&#8217;envers du d\u00e9cor : c\u00f4t\u00e9 cour, une cabine de bruitage transparente bien imagin\u00e9e par <strong>Gareth Fry<\/strong>, et une table de projection r\u00e9alis\u00e9e par <strong>Finn Ross<\/strong>, c\u00f4t\u00e9 jardin.<br \/>\nTout est noir et le choeur est dispos\u00e9 sur un alignement de chaises, le rideau est lev\u00e9. Le ton est donn\u00e9 avec les costumes de <strong>Nicky Gillibrand<\/strong>; des costumes de ville, sombres et stricts qui nous font comprendre que le c\u00f4t\u00e9 f\u00e9erique ne viendra pas des couleurs ou des lumi\u00e8res \u00e9clatantes. Ce m\u00e9lange de styles dans les v\u00eatements n&#8217;emp\u00eache en aucune fa\u00e7on la compr\u00e9hension de la pi\u00e8ce pour qui la conna\u00eet un tant soit peu. Les trois Dames sont tout d&#8217;abord v\u00eatues de tenues de combat, sans doute est-ce normal lorsque l&#8217;on vient combattre le monstre fait serpent, mais elles s&#8217;empressent de se d\u00e9v\u00eatir pour tenter de s\u00e9duire le Prince Tamino.<br \/>\nSimon McBurney, ne change en rien le sens de cette pi\u00e8ce initiatique, mais il la rend plus actuelle et plus r\u00e9aliste.Sarastro et les pr\u00eatres sont des hommes s\u00e9rieux et dignes, d\u00e9cidant du sort de Tamino devant une grande table ainsi que le font sans doute les fr\u00e8res ma\u00e7ons pour les initiations. C&#8217;est une vision particuli\u00e8re et assez s\u00e9rieuse o\u00f9 la Reine de la Nuit, priv\u00e9e de costumes lumineux a pour tout tr\u00f4ne une chaise roulante qu&#8217;elle meut avec c\u00e9l\u00e9rit\u00e9. Tout est assez sombres et les lumi\u00e8res pens\u00e9es par Jean Kalman n&#8217;\u00e9clairent que l&#8217;avant sc\u00e8ne ou les personnages principaux. Les seules couleurs viennent du costume de Papageno, qui ne porte pas l&#8217;habit fait de plumes d&#8217;oiseaux, et dont la veste est subtilement tach\u00e9e par quelques fientes de volatiles. Mais tout ceci n&#8217;est qu&#8217;accessoire et l&#8217;on suit la pi\u00e8ce avec beaucoup d&#8217;int\u00e9r\u00eat et de plaisir. Le deuxi\u00e8me acte est peut-\u00eatre un peu plus languissant, le manque de lumi\u00e8re finit par lasser et malgr\u00e9 un Papageno fac\u00e9tieux et en grande forme, l&#8217;ennui commence \u00e0 s&#8217;installer. Les trois gar\u00e7ons, dans des costumes de &#8221; jeunes vieillards &#8221; apportent un peu de fra\u00eecheur. L&#8217;\u00e9preuve du feu purificateur et surtout l&#8217;\u00e9preuve de l&#8217;eau dans laquelle Pamina et Tamino nagent librement sont tr\u00e8s bien imagin\u00e9es et rendent un peu le c\u00f4t\u00e9 magique qui doit impr\u00e9gner la pi\u00e8ce. Vocalement il n&#8217;y a pas de grandes voix \u00e0 proprement parler, mais il y a ici, des voix homog\u00e8nes et qui donnent une unit\u00e9 \u00e0 ce spectacle. <strong>Stanislas de Barbeyrac<\/strong>, r\u00e9v\u00e9lation Artiste lyrique des Victoires de la Musique 2014, a le physique et la voix pour chanter Tamino ; d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 Marseille et \u00e0 Toulon, il semble \u00e0 l&#8217;aise pour cette prise de r\u00f4le. Sa voix est claire et bien plac\u00e9e laissant appr\u00e9cier un timbre rond et color\u00e9, avec une belle technique et un legato qui lui permettent de belles nuances et des vocalises chant\u00e9es avec souplesse et musicalit\u00e9.<br \/>\n<strong>Christof Fischesser<\/strong> campe un Sorastro \u00e0 la belle allure, en long manteau sombre il repr\u00e9sente aussi bien un grand pr\u00eatre qu&#8217;un Ma\u00eetre de Loge ma\u00e7onnique. Sa voix de basse descend dans les notes graves donnant de la profondeur \u00e0 son personnage ; sa voix, assez confidentielle lorsqu&#8217;il est en fond de sc\u00e8ne, prend plus d&#8217;ampleur dans son Air, qu&#8217;il chante avec musicalit\u00e9.<br \/>\n<strong>Thomas Oliemans<\/strong>, baryton, s&#8217;impose dans un Papageno juste, enlev\u00e9 et parfois touchant. Il est dr\u00f4le sans exc\u00e8s et vocalement il est aussi \u00e0 l&#8217;aise que sc\u00e9niquement. Il fait sonner avec malice des bouteilles, telles des carillons, avec des poireaux pour baguettes; mais pourquoi des poireaux, symbole du pays de Galles ? Quelque minutes de fac\u00e9ties pour une pi\u00e8ce qui sait aussi \u00eatre l\u00e9g\u00e8re. Il a une tr\u00e8s bonne diction et fait r\u00e9sonner sa voix dans de jolies nuances avec un legato m\u00e9lodieux.Le t\u00e9nor <strong>Andreas Conrad<\/strong> joue Monostratos sans trop appuyer son r\u00f4le, sa voix au timbre particulier passe avec justesse sansrechercher l&#8217;effet.<br \/>\n<strong>Maarten Koningsberger<\/strong>: Der Sprecher, baryton, a une bonne diction et une voix bien plac\u00e9e, <strong>Elmar Gilbertsson<\/strong> et <strong>Krysztof Baczyk<\/strong>, respectivement Zweiter Priester et Ester Priester, sont tout \u00e0 fait dans l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des voix des autres personnages, avec un jeu sobre et faisant preuve de musicalit\u00e9. <strong>Kathryn Lewek<\/strong>, est une Reine de la Nuit \u00e9tonnante dans ce r\u00f4le de vieille femme ; il est difficile de chanter avec une voix naturelle, vocalisant avec agilit\u00e9, faisant r\u00e9sonner son staccato jusqu&#8217;\u00e0 un contre-fa vertigineux, tout en se courbant sur une canne ou tout en poussant son fauteuil roulant. Mais pari r\u00e9ussi, la voix est claire, nette, juste et cristalline. Il est simplement dommage que l&#8217;impact de ses vocalises chant\u00e9es dans ce fauteuil soit moindre, pour une difficult\u00e9 plus grande. La Pamina de <strong>Mari Eriksmoen<\/strong> est remplie de fra\u00eecheur et de sensibilit\u00e9, elle forme avec Tamino un couple id\u00e9al, passant chaque \u00e9preuve avec succ\u00e8s ; jeu sobre et na\u00eff, avec de jolis aigus assur\u00e9s et color\u00e9s, elle sait \u00eatre aussi tr\u00e8s d\u00e9termin\u00e9e.<strong>Regula M\u00fchlemann<\/strong>, est une Papagena charmante et amusante dont la voix pure et claire demanderait \u00e0 \u00eatre entendue plus longuement.<br \/>\n<strong>Ana-Maria Labin<\/strong>, <strong>Silvia de la Muela<\/strong> et<strong> Claudia Huckle<\/strong>, les trois Dames, sont \u00e0 la hauteur de cette distribution avec des voix qui se fondent, une diction parfaite et un jeu fluide appropri\u00e9. Les trois jeunes gar\u00e7ons, repr\u00e9sent\u00e9 en &#8221; petits vieillards &#8221;\u00a0 sont annonc\u00e9s, ainsi que Papageno par un jeu d&#8217;ombres chinoises du plus joli effet. Ils remportent un vif succ\u00e8s avec leurs voix enfantines claires et d&#8217;une justesse parfaite.L&#8217;<strong>English Voices<\/strong>, fait aussi une belle prestation dans un bel ensemble de voix aux attaques pr\u00e9cises. Le <strong>Freiburger Barockorchester<\/strong>, dirig\u00e9 avec maestria par <strong>Pablo Heras-Casado<\/strong>, apporte avec ses instruments anciens une rondeur de son et une dynamique exceptionnelles. Il semble avoir trouv\u00e9 le chef qui lui convient. Avec son physique juv\u00e9nile, le jeune chef espagnol impose sa vision de la partition avec la gestuelle parfaite et pr\u00e9cise de sa direction sans baguette. C&#8217;est une Fl\u00fbte Enchant\u00e9e qui ressemble par sa conception sobre \u00e0 du beau th\u00e9\u00e2tre musical, un th\u00e9\u00e2tre \u00e0 message o\u00f9 rien n&#8217;est laiss\u00e9 au hasard, un rien confidentiel \u00e0 cause des lumi\u00e8res. Une Fl\u00fbte Enchant\u00e9e qui a enthousiasm\u00e9 le public par sa nouveaut\u00e9 et sa pr\u00e9cision.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2014 &#8220;DIE ZAUBERFL\u00d6TE&#8221; Op\u00e9ra en deux actes. 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