{"id":75545,"date":"2014-08-10T09:35:08","date_gmt":"2014-08-10T07:35:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=75545"},"modified":"2016-11-26T00:47:05","modified_gmt":"2016-11-25T23:47:05","slug":"choregies-dorange-2014-patrizia-ciofi-et-daniela-barcellona-en-concert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/choregies-dorange-2014-patrizia-ciofi-et-daniela-barcellona-en-concert\/","title":{"rendered":"Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2014: Patrizia Ciofi et Daniela Barcellona en  Concert"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2515\">Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2014\u00a0 <\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2514\"><br \/>\nOrchestre Philharmonique de Marseille<br \/>\n<\/b>Direction musicale\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2518\">Luciano Acocella<br \/>\n<\/b>Soprano\u00a0\u00a0 <b>Patrizia Ciofi<br \/>\n<\/b>Mezzo-soprano\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2519\">Daniela Barcellona<br \/>\n<\/b><i>Gioacchino Rossini: &#8220;<\/i>Le Barbier de S\u00e9ville&#8221; &#8211; Ouverture: &#8220;Semiramide&#8221; &#8211; &#8220;Bel raggio lusinghier, Ah, quel giorno ogno rammento&#8221;, Ouverture, &#8220;Serbami ognor si fido&#8221;.<br \/>\n<i>Gaetano Donizetti:&#8221;<\/i>Roberto Devereux&#8221; &#8211; Ouverture<br \/>\n<i>Francesco Cilea:&#8221;<\/i>Adriana Lecouvreur&#8221; , &#8220;Acerba volutt\u00e0&#8221;<br \/>\n<i>Gaetano Donizetti:&#8221;<\/i>Maria Stuarda&#8221;, &#8220;Oh nube, che lieve&#8221;; &#8220;Anna Bolena&#8221;, Ouverture, &#8220;La Favorite&#8221;, &#8220;O mon Fernand&#8221;; &#8220;Anna Bolena&#8221;, &#8220;Al dolce guidami, castel natio&#8221;, &#8220;Dio, che mi vedi in core&#8221;.<br \/>\n<i>Orange, lundi 4 ao\u00fbt 2014<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&#8217;est sous un ciel redevenu \u00e9toil\u00e9 que les Chor\u00e9gies d&#8217;Orange nous conviaient \u00e0 une soir\u00e9e consacr\u00e9e au chant lyrique. Deux admirables chanteuses italiennes allaient nous charmer lors d&#8217;un concert essentiellement consacr\u00e9 au <i>bel canto<\/i>: la soprano <b>Patrizia Ciofi, <\/b>qui, apr\u00e8s avoir d\u00e9but\u00e9 sur les grandes sc\u00e8nes italiennes d\u00e9veloppe une carri\u00e8re qui la m\u00e8nera \u00e0 chanter sur les plus grandes sc\u00e8nes d&#8217;Europe, dans un r\u00e9pertoire qui va de <i>Don Giovanni <\/i>\u00e0 la <i>Traviata<\/i>, en passant, entre autres, par <i>Lucia di Lammermoor, Rigoletto <\/i>ou<i> les contes d&#8217;Offmann. <\/i>A ses c\u00f4t\u00e9s, la mezzo-soprano <b>Daniela Barcellona, <\/b>dont la carri\u00e8re internationale a d\u00e9but\u00e9 apr\u00e8s avoir remport\u00e9 un r\u00e9el succ\u00e8s au Festival Rossini \u00e0 Pesaro en 1999, dans le r\u00f4le de <i>Tancredi.<\/i> Bien que tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans le r\u00e9pertoire <i>bel cantiste,<\/i> elle ne s&#8217;y cantonne pas et on a pu l&#8217;\u00e9couter dans des r\u00f4les aussi diff\u00e9rents que ceux de <i>Didon ( Les Troyens ), Eboli (\u00a0 Don Carlos ) <\/i>ou <i>Orfeo ( Orfeo ed Eurydice ). <\/i>Accompagn\u00e9es par <b>l&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille,<\/b> plac\u00e9 sous la baguette de <b>Luciano Acocella,<\/b> Patrizia Ciofi et Daniela Barcellona avaient choisi <i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2520\">Giaocchino Rossini, Gaetano Donizetti <\/i>et <i>Francesco Cilea<\/i>, pour ce concert plac\u00e9 sous le signe du charme et de la complicit\u00e9.Deux voix qui s&#8217;accordent et qui, lorsque la technique est parfaite, se lib\u00e8rent pour n&#8217;\u00eatre que musicalit\u00e9.La magie du lieu op\u00e8re toujours, avec une acoustique qui laisse r\u00e9sonner jusqu&#8217;au plus haut des gradins le moindre <i>pianissimo<\/i> lorsque le vent n&#8217;est pas au rendez-vous. Apr\u00e8s une ouverture du<i> Barbier de S\u00e9ville<\/i> tr\u00e8s enlev\u00e9e, c&#8217;est <b>Patrizia Ciofi <\/b>qui nous fait entendre les premi\u00e8res notes de ce feu d&#8217;artifice vocal en entamant l&#8217;<i>Air de Semiramide &#8221; Bel raggio lusinghier<\/i> &#8221; drap\u00e9e dans une longue robe grise tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gante. Si sa voix s&#8217;est \u00e9largie, elle poss\u00e8de toujours cette sensibilit\u00e9 qui fait d&#8217;elle une soprano charismatique. Ses aigus sont somptueux dans des vocalises d&#8217;une grande l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Elle chante cet air, qui passe des notes graves aux plus aig\u00fces demandant une voix assez \u00e9tendue, avec humour et une simplicit\u00e9 qui appelle les bravos. <i>Semiramide <\/i>toujours, pour le <i>r\u00e9citatif et Cavatina<\/i> d&#8217;<i>Arsace<\/i> <i>&#8221; Eccomi alfine in Babilonia &#8211; come da quel di &#8220;<\/i>, qui est interpr\u00e9t\u00e9 par <b>Daniela Barcellona<\/b>, v\u00eatue d&#8217;un ensemble pantalon noir tr\u00e8s seyant, pour ce r\u00f4le travesti. les beaux graves sonores sans \u00eatre trop appuy\u00e9s font ressortir la couleur sombre de sa voix, et un bon soutient du souffle lui permet de longues tenues sans aucune baisse de tension. Elle aborde le <i>staccato<\/i> toujours difficile pour l&#8217;\u00e9mission dans un registre grave, sans lourdeur et avec nettet\u00e9. D\u00e8s ce premier <i>Air, <\/i>on peut remarquer la richesse de la voix d&#8217;une Daniela Barcellona tr\u00e8s en forme, vocalisant avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 pour atteindre des aigus lumineux. <i>Semiramide <\/i>encore avec cette ouverture souvent jou\u00e9e en concert ; brillante pour l&#8217;orchestre elle met en valeur chaque pupitre et notamment le pupitre des cors, remarquable par la rondeur et la chaleurs des sons. Le <i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2521\">Duo Semiramide &#8211; Arsace &#8221; Serbami ognor si fido<\/i> &#8211; <i>Alle piu care immagini<\/i> &#8221; terminait en beaut\u00e9 la premi\u00e8re partie de ce concert. C&#8217;est Patrizia Ciofi qui entame le dialogue d&#8217;une voix qui passe tr\u00e8s bien, tout en l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 mais avec aussi beaucoup de fermet\u00e9. La r\u00e9ponse de Daniela Barcellona est faite dans une autre tessiture mais dans le m\u00eame phras\u00e9 et dans la m\u00eame couleur, ce qui donne \u00e0 ce <i>Duo<\/i> une si belle unit\u00e9. D&#8217;une justesse parfaite, on a l&#8217;impression que ces deux voix \u00e9taient faites pour chanter ensemble.<br \/>\nLa deuxi\u00e8me partie du concert \u00e9tait d\u00e9di\u00e9e \u00e0 <i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2522\">Gaetano Donizetti,<\/i>avec une petite parenth\u00e8se accord\u00e9e \u00e0 <i>Francesco Cilea.<\/i><br \/>\n<i>Roberto Devereux<\/i> donc, avec l&#8217;ouverture aux accents du &#8221; God save the queen &#8220;, jou\u00e9e avec un bel investissement des cordes et une grande pr\u00e9cision dans le <i>spiccato.<\/i> Puis c&#8217;est <i>Adriana Lecouvreur <\/i>de<i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2523\"> Francesco Cilea<\/i>. Reprenant un r\u00f4le f\u00e9minin, c&#8217;est v\u00eatue d&#8217;une robe rouge chatoyante, que Daniela Barcellona interpr\u00e8te l&#8217;<i>Air <\/i>de la<i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2524\"> Principessa di Bouillon &#8221; Acerba vollutt\u00e0 &#8211; O vagabonda stella d&#8217;Oriente &#8220;<\/i>, avec une diction qui projette les graves et les fait r\u00e9sonner. Sa voix devient plus dramatique tout en consevant sa souplesse et sa sensibilit\u00e9, avec des aigus pleins et de longues tenues. C&#8217;est d&#8217;un style diff\u00e9rent o\u00f9 puissance rivalise avec rondeur de son. Apr\u00e8s <i>Cilea<\/i>, nous revenons \u00e0 <i>Donizetti <\/i>pour ne plus le quitter. Tout d&#8217;abord <i>Maria Stuarda, <\/i>Patrizia Ciofi chante l&#8217;<i id=\"yui_3_16_0_1_1407655888508_2525\"> Air de Maria &#8221; Oh nube ! che lieve per l&#8217;aria &#8211; Nella pace nel mesto riposo &#8220;. <\/i>Un d\u00e9but plein de tendresse o\u00f9 la musicalit\u00e9 fait ressortir le velout\u00e9 de la voix, chant\u00e9 avec d\u00e9licatesse dans une interpr\u00e9tation empreinte de simplicit\u00e9 pour laisser place \u00e0 une virtuosit\u00e9 aux aigus \u00e9clatants et faciles.<br \/>\nNous quittons <i>Maria Stuarda <\/i>pour un moment d&#8217;orchestre avec l&#8217;Ouverture <i>d&#8217;Anna Bolena<\/i>, p\u00e9tillante, rythm\u00e9e et joyeuse, interpr\u00e9t\u00e9e avec brio. Puis c&#8217;est l&#8217;<i>Air <\/i>de la <i>Favorite &#8221; L&#8217;ai-je bien entendu ? &#8211; O mon Fernand ! tous les biens de la terre &#8221; <\/i>chant\u00e9 avec souplesse dans un tempo allant, par Daniela Barcellona ; morceau de bravoure s&#8217;il en est qui finit sur un aigu magnifique qui garde toute sa couleur.<b> <\/b><i>Anna Bolena<\/i> pour finir ce concert ; tout d&#8217;abord l&#8217;<i>Air d&#8217;Anna &#8221; Piangete voi &#8211; Al dolce guidami castel natio..&#8221;<\/i> <i>Air<\/i> d&#8217;une grande beaut\u00e9 chant\u00e9 avec un bel investissement dans un dialogue avec la fl\u00fbte ou le cor anglais. Les attaques de patrizia Ciofi sont toujours d&#8217;une grande puret\u00e9, les notes sont prises avec d\u00e9licatesse, et l&#8217;on ne sait ce qu&#8217;on appr\u00e9cie le plus chez cette chanteuse : la voix, la couleur ou la musicalit\u00e9. Le <i>Duo &#8221; Dio, che mi vedi in core&#8221; Anna-Giovanna<\/i>, pour finir. C&#8217;est un <i>Duo <\/i>somptueux sans aucune faiblesse dans les voix qui arrivent \u00e0 trouver la m\u00eame couleur et le m\u00eame phras\u00e9 malgr\u00e9 des tessitures diff\u00e9rentes. Mais on ressent un l\u00e9ger flottement&#8230;et, avec le charme qui la caract\u00e9rise, Patrizia Ciofi avoue qu&#8217;elle s&#8217;est un peu perdue dans ce <i>Duo<\/i>, puis c&#8217;est avec simplicit\u00e9 et un petit sourire complice que les deux chanteuses reprennent au signe du chef d&#8217;orchestre, pour terminer ce <i>Duo<\/i> en tous points sublime. C&#8217;est une ovation amplement m\u00e9rit\u00e9, qui fait suite aux derni\u00e8res notes, tant ce concert nous a combl\u00e9s. Un moment de communion entre les chanteuses, mais aussi avec l&#8217;orchestre et son chef. Nous aurons en bis la <i>Barcarolle <\/i>des<i> Contes d&#8217;Offmann <\/i>de<i> Jacques Offenbach<\/i>, chant\u00e9e avec sensibilit\u00e9 et soutenue par un accompagnement discret mais pr\u00e9sent, suivi par le <i>Duo des Fleurs <\/i>de<i> Lakm\u00e9 <\/i>de <i>Leo Delibes<\/i> qui terminait ce concert dans une m\u00eame respiration et un m\u00eame vibrato, chant\u00e9 avec de belles nuances, dans un \u00e9quilibre irr\u00e9prochable.<br \/>\n<b>L&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille,<\/b> qui revient d&#8217;une tourn\u00e9e qui l&#8217;a emmen\u00e9 en Chine, apr\u00e8s s&#8217;\u00eatre produit au Festival de Bad Kissingen en Allemagne, semble avoir conserv\u00e9 la fougue et l&#8217;\u00e9nergie n\u00e9cessaires pour ces concerts qui se donnent dans les immenses salles des m\u00e9gapoles chinoises. Cet orchestre para\u00eet avoir trouv\u00e9, depuis quelques mois, le son et l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 qui caract\u00e9risent les grands orchestres. Sous la baguette \u00e9nergique de <b>Luciano Acocella<\/b>, les divers pupitres et leurs solistes ont fait montre d&#8217;une musicalit\u00e9 et d&#8217;un ensemble tr\u00e8s remarqu\u00e9s. les sonorit\u00e9s affirm\u00e9es dans les Ouvertures dirig\u00e9es avec brio afin de mettre l&#8217;orchestre en valeur, se font plus discr\u00e8tes pour accompagner les chanteuses, tout en gardant la pr\u00e9cision et le p\u00e9tillant sp\u00e9cifiques aux ouvrages de <i>bel canto<\/i>. Un concert rare qui fera oublier les intemp\u00e9ries et donnera envie de revenir l&#8217;\u00e9t\u00e9 prochain pour d&#8217;autres moments de gr\u00e2ce.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2014\u00a0 Orchestre Philharmonique de Marseille Direction musicale\u00a0 Luciano Acocella Soprano\u00a0\u00a0 Patrizia Ciofi Mezzo-soprano\u00a0\u00a0 Daniela Barcellona Gioacchino [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":75551,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[1906,378,11450,2971,9354,8322,238,143,240,9351,10574,171,4178,53,129],"class_list":["post-75545","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-adriana-lecouvreur","tag-anna-bolena","tag-choregies-dorange-2014","tag-daniela-barcellona","tag-foreign-readers","tag-francesco-cilea","tag-gaetano-donizetti","tag-gioachino-rossini","tag-il-barbiere-di-siviglia","tag-la-favorite","tag-luciano-acocella","tag-maria-stuarda","tag-orchestre-philharmonique-de-marseille","tag-patrizia-ciofi","tag-roberto-devereux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75545","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75545"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75545\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86912,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75545\/revisions\/86912"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/75551"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75545"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75545"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75545"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}