{"id":78053,"date":"2014-11-12T00:28:22","date_gmt":"2014-11-11T23:28:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=78053"},"modified":"2016-11-25T23:31:46","modified_gmt":"2016-11-25T22:31:46","slug":"marseille-opera-municapal-moise-et-pharaon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-opera-municapal-moise-et-pharaon\/","title":{"rendered":"Marseille, Op\u00e8ra Municapal: &#8220;Mo\u00efse et Pharaon&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2242\">Marseille, Op\u00e9ra Municipal, Saison 2014 \/ 2015<\/i><br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2241\">&#8221; MO\u00cfSE ET PHARAON &#8220;<\/b><br \/>\nOp\u00e9ra en quatre actes livret de Luigi Balocchi et Etienne de Jouy<br \/>\nMusique\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2246\">Gioacchino Rossini<br \/>\n<\/b><i>Ana\u00efde\u00a0\u00a0 <\/i>ANNICK MASSIS<br \/>\n<i>Sinaide\u00a0 <\/i>SONIA GANASSI<br \/>\n<i>Marie\u00a0\u00a0\u00a0 <\/i>LUCIE ROCHE<br \/>\n<i>Mo\u00efse \u00a0 <\/i>ILDAR ABDRAZAKOV<br \/>\n<i>Pharaon\u00a0 <\/i>JEAN-FRAN\u00c7OIS\u00a0 LAPOINTE<br \/>\n<i>Am\u00e9nophis\u00a0 <\/i>PHILIPPE TALBOT<br \/>\n<i>Eli\u00e9zer\u00a0\u00a0 <\/i>JULIEN DRAN<br \/>\n<i>Osiride \/ une voix myst\u00e9rieuse\u00a0 <\/i>NICOLAS CORJAL<br \/>\n<i>Aufide\u00a0\u00a0 <\/i>R\u00c9MY MATHIEU<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2247\">Paolo Arrivabeni<\/b><br \/>\nChef du choeur Pierre Iodice<br \/>\nVersion concertante<br \/>\n<i>Marseille le 8 novembre<\/i><br \/>\nEn cette soir\u00e9e du 8 novembre, l&#8217;op\u00e9ra de <b id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2248\">Gioacchino Rossini\u00a0 <\/b><i>&#8221; Mo\u00efse et Pharaon &#8220;<\/i> \u00e9tait donn\u00e9 pour la premi\u00e8re fois depuis sa cr\u00e9ation sur la sc\u00e8ne marseillaise et le public \u00e9tait venu nombreux \u00e9couter cet oeuvre assez peu repr\u00e9sent\u00e9e. Une grande premi\u00e8re donc. Rossini avait d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9, sur un livret d&#8217;Andrea Leone Trottola, un &#8221;\u00a0 <i>Mos\u00e8 in Egitto &#8220;<\/i> cr\u00e9\u00e9 au San Carlo de Naples en mars 1818, dans ce style rossinien qui mettait en valeur la virtuosit\u00e9 ornementale. A son installation \u00e0 Paris, le compositeur remanie son op\u00e9ra pour en donner une version fran\u00e7aise ; ce sera &#8221;\u00a0 <i id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2249\">Mo\u00efse et Pharaon ou Le passage de la mer rouge<\/i> &#8221; sur un livret de Luigi Ballocchi et Etienne de Jouy. L&#8217;Egypte \u00e9tait \u00e0 la mode en France \u00e0 cette \u00e9poque et la campagne men\u00e9e par Napol\u00e9on au pays des pyramides n&#8217;\u00e9tait pas tr\u00e8s lointaine. Gioacchino Rossini reprend donc cet <i>opera seria<\/i> pour l&#8217;adapter \u00e0 un texte \u00e9crit en fran\u00e7ais et en vers ; certaines ornementations et vocalises, s&#8217;accordant mal avec la langue fran\u00e7aise, sont gomm\u00e9es au profit de plus de lignes m\u00e9lodiques, puis il ajoute un premier acte pour une exposition de l&#8217;action, change les noms de certains personnages et compose un ballet sans lequel aucun op\u00e9ra ne pouvait \u00eatre jou\u00e9 \u00e0 Paris. Le succ\u00e8s est immense et imm\u00e9diat lors de la cr\u00e9ation \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie Royale de Musique le 26 mars 1827. La <i>Pri\u00e8re de Mo\u00efse <\/i>de l&#8217;acte IV est si sensible et si pleine d&#8217;\u00e9motion, qu&#8217;elle accompagnera le compositeur \u00e0 la Cath\u00e9drale Santa Croce de Florence en 1887, lors de son retour en Italie, 20 ans apr\u00e8s sa mort. Depuis <i>Roberto Devereux <\/i>ou<i> La Straniera,<\/i> le public marseillais a pris l&#8217;habitude d&#8217;\u00e9couter certains ouvrages du <i>bel canto<\/i> en version concertante, et si l&#8217;on regrette pour ce r\u00e9cit biblique quelques beaux effets sur sc\u00e8ne, le passage de la mer rouge par exemple, on peut tout \u00e0 loisir se concentrer sur la musique et la beaut\u00e9 du chant. Certes, l&#8217;op\u00e9ra est un tout, mais lorsque l&#8217;on songe \u00e0 certaines mises en sc\u00e8ne, l&#8217;on peut se dire que peut-\u00eatre, on a \u00e9chapp\u00e9 au pire c\u00f4t\u00e9 visuel. Toujours est-il, que si la musique de Rossini est toujours \u00e9blouissante, elle est servie ici par un plateau de tout premier ordre. Chef, chanteurs, choeur et orchestre auront contribu\u00e9 \u00e0 nous faire passer trois heures de bonheur musical, et le malaise m\u00eame d&#8217;une fl\u00fbtiste remplac\u00e9e tr\u00e8s rapidement, n&#8217;a pu distraire les artistes d&#8217;une partition au demeurant difficile. Mis \u00e0 part Sonia Ganassi et Ildar Abdrazakov, dont la prononciation est irr\u00e9prochable, tous les chanteurs sont francophones,\u00a0 cela s&#8217;entend dans le phras\u00e9 et les respirations m\u00eame. La langue fran\u00e7aise a cela de difficile, qu&#8217;elle oblige les chanteurs \u00e0 changer la position de leur voix, avec certaines voyelles difficiles \u00e0 placer, mais Rossini, connaissant ces difficult\u00e9s a su les prendre en compte pour faciliter le chant, et le rendre aussi plus m\u00e9lodieux. <b>Annick Massis<\/b>, reconnue par la presse internationale comme l&#8217;une des plus grandes sopranos fran\u00e7aises, interpr\u00e8te ici le r\u00f4le d&#8217;<i>Ana\u00efde<\/i>. Elle est aussi \u00e0 l&#8217;aise dans la musique sacr\u00e9e que dans les r\u00f4les de coloratures et l&#8217;on se souvient encore de <i>la Comtesse Ad\u00e8le<\/i> du <i>Comte Ory<\/i>, r\u00f4le qu&#8217;elle interpr\u00e9tait \u00e0 Marseille en 2012 aux c\u00f4t\u00e9s de Jean-Fran\u00e7ois Lapointe d&#8217;une voix a\u00e9rienne, avec charme, gr\u00e2ce et musicalit\u00e9. Toujours aussi professionnelle et charmante, elle trouve dans la voix les inflexions qui font ressortir ses doutes et ses angoisses face au choix corn\u00e9lien qui s&#8217;impose \u00e0 elle. Sans recours \u00e0 la mise en sc\u00e8ne, elle assume ce r\u00f4le \u00e9crasant, lan\u00e7ant vocalises et &#8221; contre ut &#8221; avec aisance et d\u00e9termination dans un style parfait. La voix garde le velout\u00e9 et les vibrations naturelles malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9tendue du registre, sollicit\u00e9e dans cet ouvrage. Chaque syllabe prononc\u00e9e avec d\u00e9licatesse r\u00e9sonne jusque dans les demi-teintes et l&#8217;interpr\u00e9tation acrobatique de son Air <i>Je l&#8217;aimais,<\/i> soul\u00e8ve les bravos. Une interpr\u00e9tation de haut niveau, aussi bien techniquement que vocalement. Deux <i>Airs<\/i> ont suffi \u00e0 <b>Sonia Ganassi<\/b> pour r\u00e9colter une brass\u00e9e de <i>Brava.<\/i> Cette mezzo-soprano italienne, qui a d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 l&#8217;affiche avec <b>Ildar Abdrzakov <\/b>dans cet ouvrage, sous la direction de Riccardo Muti, poss\u00e8de pleinement ce r\u00f4le. D\u00e9j\u00e0 applaudie \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille en 2013, dans le r\u00f4le d&#8217;<i>Amn\u00e9ris <\/i>d&#8217;<i>A\u00efda,<\/i> elle s&#8217;impose ici avec une voix d&#8217;une grande justesse dans le phras\u00e9 et l&#8217;expression. Ses vocalises sont pr\u00e9cises et de toute beaut\u00e9, gardant une grande agilit\u00e9 des aigus aux graves. Puissance et musicalit\u00e9 se font entendre dans le <i>duo<\/i> avec <i>Am\u00e9nophis<\/i>, du II \u00e8me acte chant\u00e9 dans un m\u00eame phras\u00e9, aussi bien que dans son <i>Air, <\/i>qui laisse percer l&#8217;\u00e9motion dans la pri\u00e8re &#8221; <i>Ah, d&#8217;une tendre m\u00e8re.. &#8220;<\/i> . La jeune mezzo marseillaise <b>Lucie Roche<\/b>, d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9e sur cette sc\u00e8ne donne ici une interpr\u00e9tation de <i>Marie <\/i>remarquable de musicalit\u00e9 et de sobri\u00e9t\u00e9. Dot\u00e9e d&#8217;une voix claire au timbre int\u00e9ressant, elle arrive \u00e0 s&#8217;imposer et \u00e0 faire entendre un joli mezzo-soprano chaleureux aux belles vibrations. <b>Ildar Abdrazakov<\/b> est l&#8217;incarnation de <i>Mo\u00efse<\/i>. Il en poss\u00e8de l&#8217;autorit\u00e9, la pr\u00e9sence et la prestance ; mais au del\u00e0 du physique, il a cette voix de basse qui convient tout \u00e0 fait au r\u00f4le. En plus d&#8217;une projection et d&#8217;une prononciation sans failles, il conserve la couleur dramatique de sa voix jusque dans les notes les plus graves, tout en faisant r\u00e9sonner les harmoniques avec une longueur de souffle magistrale, et l&#8217;on ne peut qu&#8217;applaudir la musicalit\u00e9 et la sensibilit\u00e9 contenues dans la <i>&#8221; pri\u00e8re &#8221; <\/i>du IV \u00e8me acte. Ildar Abdrazakov, est une basse aux aigus riches et sonores. C&#8217;est <b>Philippe Talbot<\/b> qui interpr\u00e8te le bouillant <i>Am\u00e9nophis. <\/i>Ce jeune t\u00e9nor fran\u00e7ais, que nous avions d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 dans le r\u00f4le titre d&#8217;<i>Orph\u00e9e aux enfers<\/i> en d\u00e9cembre dernier \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, n&#8217;a rien perdu de sa brillance et de sa vaillance vocale qui le m\u00e8nent avec assurance jusqu&#8217;au <i>contre r\u00e9<\/i>. Si la voix para\u00eet un peu nasale dans les <i>forte,<\/i> elle sait se faire plus musicale dans les <i>piani<\/i> ou les<i> demi-teintes<\/i> pour s&#8217;accorder avec <i>Ana\u00efde <\/i>ou<i> Sinaide <\/i>dans des <i>duos<\/i> de charme. Appr\u00e9ci\u00e9 pour sa technique vocale et son engagement, il est aussi applaudi pour son interpr\u00e9tation qui sait faire ressortir la lumi\u00e8re de sa voix. <b>Jean-Fran\u00e7ois Lapointe<\/b> est un <i>Pharaon de tout premier ordre<\/i>. Habitu\u00e9 maintenant de la sc\u00e8ne marseillaise, il interpr\u00e8te avec aisance les r\u00f4les \u00e9crits par Rossini et l&#8217;on se souvient encore, de son <i>Rimbaud<\/i> du <i>Comte Ory, <\/i>jou\u00e9 avec truculence aux c\u00f4t\u00e9s d&#8217;Annick Massis. Si on le trouve un peu en retrait, sans doute est-ce d\u00fb \u00e0 l&#8217;interpr\u00e9tation de ce personnage ind\u00e9cis. Vocalement, Jean-Fran\u00e7ois Lapointe impose sa voix de baryton avec mesure, efficacit\u00e9, et justesse d&#8217;interpr\u00e9tation. Ce chanteur qu\u00e9b\u00e9cois n&#8217;est nullement g\u00ean\u00e9 par la langue fran\u00e7aise, ce qui lui permet de chanter avec aisance et musicalit\u00e9 dans un phras\u00e9 au<i> legato <\/i>parfait. Parfait aussi est son style qui lui permet de rentrer dans la vision des autres personnages nous donnant \u00e0 entendre un beau duo de voix graves avec <i>Mo\u00efse<\/i> . Sa voix se joue des d\u00e9licates vocalises, tout en gardant une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et une belle rondeur de son. Aux c\u00f4t\u00e9s de ces grandes pointures, <b>Julien Dran,<\/b> dans le r\u00f4le d<i>&#8216;Eli\u00e9zer<\/i> ne d\u00e9m\u00e9rite pas. Ce jeune chanteur fran\u00e7ais, fils et petit fils d&#8217;artistes lyriques semble promu \u00e0 une belle carri\u00e8re. Son interpr\u00e9tation d&#8217;<i>Eli\u00e9zer<\/i> est brillante ; sa voix s\u00fbre alli\u00e9e \u00e0 un style impeccable lui permet de chanter avec fluidit\u00e9 d&#8217;une voix ma\u00eetris\u00e9e. A l&#8217;aise dans son <i>Air<\/i>, il assure ses aigus et se fait entendre dans les ensembles. Cette prestation juste, lui ouvrira certainement les portes de nombreuses sc\u00e8nes d&#8217;op\u00e9ras.<b> Nicolas Courjal<\/b> est <i>Osiride<\/i> et <i>Une voix myst\u00e9rieuse<\/i>. Dot\u00e9 d&#8217;une voix grave et sonore, il interpr\u00e8te avec assurance ces deux r\u00f4les assez courts. S&#8217;il chante avec musicalit\u00e9, nous trouvons, comme lors de son interpr\u00e9tation du r\u00f4le titre du <i>Roi d&#8217;Ys<\/i> donn\u00e9 \u00e0 Marseille en mai 2014, qu&#8217;il force un peu trop dans les <i>forte<\/i>, il n&#8217;en a pourtant pas besoin. C&#8217;est dommage car dans les phrases<i> piano,<\/i> la voix s&#8217;assouplit et la musicalit\u00e9 ressort. Il fait n\u00e9anmoins une belle prestation avec une voix au timbre chaud. Le jeune <b>R\u00e9my Mathieu,<\/b> chante<i> Aufide<\/i> d&#8217;une voix de t\u00e9nor tr\u00e8s agr\u00e9able et se fait remarquer pour sa premi\u00e8re invitation \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. Sa voix claire et percutante a su s\u00e9duire malgr\u00e9 un r\u00f4le tr\u00e8s court. Il a d\u00e9j\u00e0 un tr\u00e8s joli style et beaucoup d&#8217;assurance, nous esp\u00e9rons l&#8217;\u00e9couter bient\u00f4t dans un r\u00f4le plus important. On ne peut pas parler des chanteurs sans s&#8217;attarder un moment sur la prestation du choeur remarquablement pr\u00e9par\u00e9 par <b>Pierre Iodice.<\/b> Un choeur puissant, sonore, dont les attaques nettes et pr\u00e9cises passent au-dessus de l&#8217;orchestre ; la projection et la diction sont si parfaites qu&#8217;elles rendent inutile le surtitrage. Le choeur qui repr\u00e9sente le peuple h\u00e9breux est un personnage \u00e0 part enti\u00e8re et doit \u00eatre grandement f\u00e9licit\u00e9 pour l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des voix, l&#8217;investissement et la recherche dans les nuances. Un immense bravo pour Ma\u00eetre<b> Paolo Arrivabeni<\/b>, grand coordinateur de cette \u00e9pop\u00e9e musicale. On est conscient du travail fourni pour arriver \u00e0 un tel niveau d&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et de musicalit\u00e9. Soutenant les chanteurs, il dirige l&#8217;orchestre d&#8217;une main de ma\u00eetre avec beaucoup d&#8217;\u00e9l\u00e9gance, lui insufflant nuances, sonorit\u00e9s et respirations. Le moelleux des cordes, les teintes chaudes des cuivres et la d\u00e9licatesse de la petite harmonie avec les tr\u00e8s jolis solos de la fl\u00fbte, de la clarinette et du hautbois qui reprennent les sonorit\u00e9s des chanteurs font de beaux moments de musicalit\u00e9. On remarque aussi les longues phrases musicales comme dans la pri\u00e8re de <i id=\"yui_3_16_0_1_1416006910706_2252\">Mo\u00efse<\/i>, ou le staccato plus rythm\u00e9 du passage de la mer rouge. Si le ballet est coup\u00e9, le dernier cantique l&#8217;est aussi et c&#8217;est sur les notes <i>piano<\/i> jou\u00e9es \u00e0 l&#8217;orchestre que se termine l&#8217;ouvrage. Ma\u00eetre Paolo Arrivabeni a su tenir en haleine les chanteurs, l&#8217;orchestre mais aussi le public, lui faisant oublier le manque de mise en sc\u00e8ne. Un ouvrage que l&#8217;on a eu plaisir \u00e0 d\u00e9couvrir, et que l&#8217;on \u00e9coutera encore avec un grand plaisir. Il y aura une retransmission ult\u00e9rieurement sur Fance 3. <em>Photo Christian Dresse<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra Municipal, Saison 2014 \/ 2015 &#8221; MO\u00cfSE ET PHARAON &#8220; Op\u00e9ra en quatre actes livret de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":78063,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[24,9354,143,1072,6337,9774,799,145,12650,2980,9418,12652,28,12651],"class_list":["post-78053","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-annick-massis","tag-foreign-readers","tag-gioachino-rossini","tag-ildar-abdrazakov","tag-jean-francois-lapointe","tag-lucie-roche","tag-moise-et-pharaon","tag-opera-lirica","tag-opera-municipal-de-marseille","tag-paolo-arrivabeni","tag-philippe-talbot","tag-remy-mathieu","tag-sonia-ganassi","tag-theatre-municipal-de-marseille"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78053","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78053"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78053\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86905,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78053\/revisions\/86905"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78063"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78053"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78053"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}