{"id":78459,"date":"2014-12-09T23:12:41","date_gmt":"2014-12-09T22:12:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=78459"},"modified":"2014-12-11T23:13:50","modified_gmt":"2014-12-11T22:13:50","slug":"opera-de-toulon-serge-baudo-alexandre-tharaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-toulon-serge-baudo-alexandre-tharaud\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Toulon: Serge Baudo &#038; Alexandre Tharaud"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4670\">Op\u00e9ra de Toulon, saison symphonique 2014 \/ 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4677\">Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon<br \/>\n<\/b>Direction musicale <b>Serge Baudo<\/b><br \/>\nPiano\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4678\">Alexandre Tharaud<\/b><br \/>\n<i>Toru Takemitsu: &#8220;<\/i>How slow the wind&#8221;<br \/>\n<i>Ludwig van Beethoven:\u00a0 <\/i>Concerto pour piano No5 &#8221; l&#8217;Empereur &#8221;<br \/>\n<i>Maurice Ravel: &#8220;<\/i>Le tombeau de Couperin&#8221;<br \/>\n<i>Igor Stravinsky:\u00a0 &#8220;<\/i>Pulcinella&#8221;, suite sur des th\u00e8mes de Pergol\u00e8se<br \/>\n<i>Toulon, le 5 d\u00e9cembre 2014<\/i><br \/>\nUne soir\u00e9e de musiques tr\u00e8s diverses nous \u00e9tait propos\u00e9e ce vendredi 5 d\u00e9cembre \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon. Si ce concert r\u00e9unissait des compositeurs de cultures diff\u00e9rentes, il r\u00e9ussissait n\u00e9anmoins \u00e0 garder une esth\u00e9tique musicale coh\u00e9rente tout au long du programme. C&#8217;est une oeuvre du compositeur japonais <i id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4679\">Toru Takemitsu <\/i>qui d\u00e9butait cette soir\u00e9e. Bien que d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1996, Toru Takemitsu est un compositeur tout \u00e0 fait contemporain ; et s&#8217;il est, d\u00e8s les ann\u00e9es 50, fortement influenc\u00e9 par la musique occidentale, il n&#8217;en reste pas moins attach\u00e9 \u00e0 la culture orientale qui est la sienne. &#8221; How slow the wind &#8221; est une composition bas\u00e9e sur les sons, les atmosph\u00e8res, et qui va au del\u00e0 de la simple \u00e9coute. C&#8217;est une musique qui s&#8217;adresse \u00e0 l&#8217;\u00e2me par ses sonorit\u00e9s c\u00e9lestes et ses touches impressionnistes, ou plus floues qui font penser \u00e0 la peinture d&#8217;un Turner. <b id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4680\">Serge Baudo, <\/b>chef d&#8217;orchestre \u00e0 la carri\u00e8re impressionnante, dirige avec l&#8217;\u00e9l\u00e9gance d&#8217;un \u00e9ternel jeune homme cette musique qui \u00e9voque par sa d\u00e9licatesse certaines compositions fran\u00e7aises. Cordes pinc\u00e9es, cordes frapp\u00e9es, longues tenues des violons, sons sourds ou plus aigus au piccolo, font ressortir des atmosph\u00e8res nostalgiques r\u00e9veill\u00e9es par quelques notes tomb\u00e9es en gouttes d&#8217;eau. Avec des gestes clairs qui gardent une constante souplesse, le Maestro dirige l&#8217;orchestre en faisant ressortir les couleurs et les sonorit\u00e9s qui sont la signature de ce compositeur. <b id=\"yui_3_16_0_1_1418332858332_4681\">Alexandre Tharaud<\/b> interpr\u00e9tait, pour continuer ce concert, le concerto No5 &#8221; L&#8217;Empereur &#8221; de Ludwig van Beethoven . Ce pianiste \u00e0 l&#8217;allure juv\u00e9nile, est laur\u00e9at de nombreux prix. Son parcours atypique le m\u00e8ne vers le cin\u00e9ma qui le fera conna\u00eetre du grand public. Il aborde ce concerto &#8211; sans doute le plus connu du compositeur &#8211; d&#8217;une mani\u00e8re d\u00e9licate, avec un jeu clair et perl\u00e9 qui fait ressortir ses trilles cristallins. Mais si nous lui reconnaissons ses belles qualit\u00e9s qui font appr\u00e9cier son joli toucher et la musicalit\u00e9 du mouvement lent o\u00f9 ressortent de belles nuances, nous devons reconna\u00eetre que son interpr\u00e9tation souvent scolaire manque de panache dans les envol\u00e9es beethov\u00e9niennes. Un Empereur tr\u00e8s sage qui n&#8217;exclut pas quelques beaux moments de musique. Un bis sensible et musical avec ce pr\u00e9lude de Bach, transcrit par Alexandre Ziloti, qui semble mieux convenir \u00e0 la musicalit\u00e9 contenue dans le jeu d&#8217;Alexandre Tharaud, finissait cette premi\u00e8re partie dans une grande d\u00e9licatesse. En deuxi\u00e8me partie, deux oeuvres de compositeurs tr\u00e8s diff\u00e9rents, mais deux oeuvres qui ont entre elles un lien tr\u00e8s fort : l&#8217;ann\u00e9e de composition tout d&#8217;abord, et la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 deux compositeurs du XVIIIe si\u00e8cle. Nous restons ainsi dans l&#8217;\u00e9l\u00e9gance des danses de l&#8217;\u00e9poque de Fran\u00e7ois Couperin \u00e9voqu\u00e9es par Maurice Ravel, ou des tribulations d&#8217;un &#8221; Polichinelle &#8221; de la commedia dell&#8217;arte imagin\u00e9 par Igor Stravinsky, dont l&#8217;\u00e9criture et les th\u00e8mes sont emprunt\u00e9s \u00e0 Giovanni Battista Pergolesi. Serge Baudo, tr\u00e8s habit\u00e9 par la musique fran\u00e7aise, dirige l&#8217;oeuvre de Maurice Ravel dans des <i>tempi <\/i>justes, passant du <i>Pr\u00e9lude<\/i> aux danses elles m\u00eames, d&#8217;une <i>Forlane<\/i> coquine, \u00e0 un <i>Menuet<\/i> plus distingu\u00e9. Laissant respirer la musique et les \u00e9ventuels danseurs, il fait ressortir les couleurs en posant les notes, donnant \u00e0 chacune d&#8217;elles une valeur particuli\u00e8re, jusqu&#8217;\u00e0 un <i>Rigaudon <\/i>plus rustique. Une direction d\u00e9licate o\u00f9 chaque instrument soliste prend sa place et rend les atmosph\u00e8res recherch\u00e9es par le compositeur, avec ce l\u00e9ger balancement qui apporte souplesse et fluidit\u00e9 \u00e0 l&#8217;interpr\u00e9tation. Pour ce <i>Pulcinella<\/i>, Igor Stravinsky revient \u00e0 une \u00e9criture neoclassique o\u00f9 les influences des musiques baroques et napolitaines se m\u00e9langent. Les musiques du pass\u00e9 aux atmosph\u00e8res tendres, font suite \u00e0 la musique de Maurice Ravel, dans une continuit\u00e9 de sonorit\u00e9s. Deux orchestres, dont un quintette \u00e0 cordes soliste, se r\u00e9pondent ou conversent dans un savant dosage de sonorit\u00e9s et de nuances. L&#8217;orchestre, dans une recherche de perfection, reprend les teintes des instruments solistes pour se fondre\u00a0 avec une grande justesse dans un dialogue \u00e0 plusieurs voix. On sent un travail d&#8217;ensemble, dirig\u00e9 par un chef d&#8217;orchestre qui a su insuffler plus qu&#8217;imposer, sa propre vision de l&#8217;oeuvre. Si chaque soliste a su se faire remarquer, on retient tout de m\u00eame le fameux solo de contrebasse, et l&#8217;on dit aussi bravo au hautbois solo, mis \u00e0 l&#8217;honneur tout au long de ce programme. Un petit bijou de la musique fran\u00e7aisee :\u00a0 La sicilienne du Pell\u00e9as et M\u00e9lisande de Gabriel Faur\u00e9, nous \u00e9tait offert en bis, dans une interpr\u00e9tation qui fait suite \u00e0 la d\u00e9licatesse du programme et nous conforte dans l&#8217;id\u00e9e que le Maestro Serge Baudo reste une r\u00e9f\u00e9rence pour la musique fran\u00e7aise, avec ses respirations qui sont l&#8217;essence m\u00eame du style fran\u00e7ais de cette \u00e9poque. Avec un grand bravo \u00e0 l&#8217;orchestre qui a su garder une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 d&#8217;interpr\u00e9tation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Toulon, saison symphonique 2014 \/ 2015 Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon Direction musicale Serge Baudo Piano\u00a0\u00a0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":78460,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[12918,1823,9354,4534,3645,376,4468,12928,10083],"class_list":["post-78459","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-alexandre-tharaud","tag-coro-dellopera-de-tours","tag-foreign-readers","tag-igor-stravinsky","tag-ludwig-van-beethoven","tag-maurice-ravel","tag-opera-de-toulon","tag-orchestre-de-lopera-de-toulon","tag-toru-takemitsu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78459","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78459"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78459\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78460"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78459"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78459"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78459"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}