{"id":78717,"date":"2014-12-27T00:36:30","date_gmt":"2014-12-26T23:36:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=78717"},"modified":"2016-11-25T23:00:43","modified_gmt":"2016-11-25T22:00:43","slug":"marseille-lelisir-damore","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-lelisir-damore\/","title":{"rendered":"Marseille: &#8220;L&#8217;elisir d&#8217;amore&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2253\">Marseille, Op\u00e9ra Municipal, Saison 2014 \/ 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2252\">&#8220;L&#8217;ELISIR D&#8217;AMORE&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en deux actes, livret de Luigi Balocchi et Etienne de Jouy.<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2257\">Gaetano Donizetti<br \/>\n<\/b><i>Adina\u00a0\u00a0 <\/i>INVA MULA<br \/>\n<i>Giannetta\u00a0\u00a0 <\/i>JENNIFER MICHEL<br \/>\n<i>Nemorino\u00a0\u00a0 <\/i>PAOLO FANALE<br \/>\n<i>Belcore\u00a0\u00a0\u00a0 <\/i>ARMANDO NOGUERA<br \/>\n<i>Dulcamara<\/i>\u00a0\u00a0 PAOLO BORDOGNA<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2266\">L&#8217;assistant de Dulcamara\u00a0 <\/i>ALESSANDRO MOR<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2258\">Roberto Rizzi Brignoli<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2259\">Arnaud Bernard<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors et costumes\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2260\">William Orlandi<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2262\">Patrick M\u00e9e\u00fcs<\/b><br \/>\nProduction Th\u00e9\u00e2tre du Capitole<br \/>\n<i>Marseille, le 23 d\u00e9cembre 2014<br \/>\n<\/i>Gait\u00e9 et tendresse sont au programme pour ces f\u00eates de fin d&#8217;ann\u00e9e \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, avec un <b>Elixir d&#8217;amour <\/b>enjou\u00e9, dans une production o\u00f9 humour et po\u00e9sie se c\u00f4toient. Cr\u00e9\u00e9 au th\u00e9\u00e2tro Canobbiana \u00e0 Milan le 12 mai 1832, ce melodrama giocoso en deux actes de <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2305\">Gaetano Donizetti<\/b> obtient un succ\u00e8s proche du triomphe d\u00e8s la premi\u00e8re repr\u00e9sentation. Il sera d&#8217;ailleurs jou\u00e9 plus de trente fois la premi\u00e8re ann\u00e9e, repr\u00e9sent\u00e9 dans trente six pays, et traduit en quatorze langues. Ce succ\u00e8s jamais d\u00e9menti est certainement d\u00fb \u00e0 un sujet intemporel trait\u00e9 avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, \u00e0 une musique qui fait la part belle aux Airs, mais aussi \u00e0 une musique qui ne se contente pas d&#8217;accompagner les chanteurs, avec de belles pages \u00e9crites pour le Choeur. Entre op\u00e9ra comique et opera buffa, teint\u00e9 de comedia dell&#8217;arte, L&#8217;Elixir d&#8217;amour promet de nous faire passer un moment agr\u00e9able et plein de charme, pour peu que la production l&#8217;ait d\u00e9cid\u00e9. Ce sera le cas en cette soir\u00e9e du 23 d\u00e9cembre. Donn\u00e9e pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Toulouse, il y\u00a0 a plus de dix ans, cette production n&#8217;a pas pris une ride, plus amusante que burlesque, et plus attendrissante qu&#8217;hilarante. Le metteur en sc\u00e8ne <b>Arnaud Bernard<\/b> a voulu placer l&#8217;accent sur le c\u00f4t\u00e9 tendre des sentiments, en se servant de la po\u00e9sie contenue dans l&#8217;ouvrage sans tomber dans le folklore villageois. Une direction des acteurs millim\u00e9tr\u00e9e, avec des d\u00e9placements qui donnent du rythme sans toutefois fatiguer le spectateur. Une recherche dans les &#8221; mimiques &#8221; aussi bien que dans les gestes donnent \u00e0 ce spectacle une dimension o\u00f9 l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et profondeur s&#8217; entrem\u00ealent. Avec des &#8221; arr\u00eats sur images &#8220;, l&#8217;op\u00e9ra de d\u00e9roule comme si l&#8217;on feuilletait un album de vieilles photos, dans des teintes s\u00e9pia ou bleu monochrome. D&#8217;abord statiques, les personnages s&#8217;animent et donnent vie \u00e0 chaque photo. C&#8217;est une id\u00e9e originale qui nous ram\u00e8ne \u00e0 une enfance pas si \u00e9loign\u00e9e que cela. Peu de d\u00e9cors sinon pas du tout, mais des panneaux coulissants qui nous transportent \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;un appareil photo ; l&#8217;objectif s&#8217;ouvre, se ferme en changeant d&#8217;angle et cr\u00e9e ainsi des atmosph\u00e8res diff\u00e9rentes. Ici, nous ne sommes pas au XVIII\u00e8me si\u00e8cle, mais au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900, et tout fonctionne parfaitement, avec une \u00e9conomie de moyens qui donne de l&#8217;espace. Le rideau s&#8217;ouvre sur une sc\u00e8ne bucolique, avec des champs projet\u00e9s o\u00f9 s&#8217;activent des paysans joyeux, puis c&#8217;est une route de campagne qui apparait pour permettre \u00e0 la voiture de Dulcamara d&#8217;arriver. Car ici, la grande star est cette superbe voiture qui sert \u00e0 transporter les bouteilles d&#8217;\u00e9lixir aussi bien que de d\u00e9cor, une fois fleurie, pour la photo du mariage. Une grande tente est mont\u00e9e pour abriter le banquet ; tout est fait pour sugg\u00e9rer plus que pour imposer. Nous restons dans l&#8217;artistique des photos anciennes ovales, style photos d&#8217;\u00e9cole ou photos souvenirs gr\u00e2ce \u00e0 un taps transparent formant l&#8217;encadrement. L&#8217;appareil photo est lui aussi omnipr\u00e9sent, nous permettant de savourer ce spectacle \u00e0 travers son objectif d&#8217;o\u00f9 s&#8217;\u00e9chappera d&#8217;ailleurs Dulcamara \u00e0 la fin du spectacle, une fois sa t\u00e2che accomplie, comme dans un conte pour enfants. Des id\u00e9es amusantes : Dulcamara se changeant derri\u00e8re un paravent, d&#8217;o\u00f9 il \u00e9merge en petite tenue, ou Belcore arrivant sur un tricycle suivi par ses soldats ; tous les \u00e9l\u00e9ments propres \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le public d\u00e9sireux de s&#8217;amuser se d\u00e9lectait des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre \u00e9crites par Georges Feydau, sont r\u00e9unis ici pour nous divertir. Les costumes ainsi que les d\u00e9cors sont imagin\u00e9s par <b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2297\">William Orlandi<\/b>. Les costumes bien coup\u00e9s, seyants, aux couleurs pass\u00e9es telles qu&#8217;elles apparaissent sur les photos apportent une touche d&#8217;authenticit\u00e9 \u00e0 un r\u00e9cit tout \u00e0 fait coh\u00e9rent. Les lumi\u00e8res de <b>Patrick M\u00e9e\u00fcs<\/b> restent dans cette recherche de style et d&#8217;atmosph\u00e8res qui font de ce spectacle une r\u00e9ussite. Mais au del\u00e0 du visuel, \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra, rien ne peut fonctionner sans une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et une osmose entre plateau et fosse d&#8217;orchestre. Plus encore que dans l&#8217;opera seria, l&#8217;opera buffa doit \u00eatre millim\u00e9tr\u00e9, car les vocalises et la v\u00e9locit\u00e9 des paroles demandent une grande rigueur &#8221; pour faire mouche &#8220;. que dire de ce casting sinon qu&#8217;il est de haut niveau et aussi en rapport avec l&#8217;atmosph\u00e8re voulue par le metteur en sc\u00e8ne. Chaque r\u00f4le et chaque interpr\u00e8te est \u00e0 sa place, avec un unisson de style et d&#8217;interpr\u00e9tation ; aucun trait n&#8217;est trop pouss\u00e9 et tout est r\u00e9gl\u00e9 avec mesure. <b>Inva Mula<\/b> est ici la coquette Adina. Du r\u00f4le elle a le physique :\u00a0 jolie, menue, mutine ; elle interpr\u00e8te sans forcer cette jeune fille \u00e9rudite, qui se veut lib\u00e9r\u00e9e mais qui ne r\u00e9sistera pas pas longtemps \u00e0 l&#8217;amour de Nemorino. Vocalement, c&#8217;est aussi parfait. On pouvait se demander, apr\u00e8s l&#8217;avoir entendue dans des r\u00f4les tels que Rozen ( Le roi d&#8217;Ys )\u00a0ou Desdemona (Otello ) \u00e0 Marseille et m\u00eame dans l&#8217;immense th\u00e9\u00e2tre antique d&#8217;Orange, comment elle allait aborder ce r\u00f4le plus l\u00e9ger. Nous ne sommes pas d\u00e9\u00e7us, bien au contraire ; gr\u00e2ce \u00e0 une technique parfaite et \u00e0 son style irr\u00e9prochable, elle peut aborder avec facilit\u00e9 et en toute libert\u00e9, vocalises, sauts d&#8217;intervalles, pianissimi et contre-ut. Elle joue et chante avec une aisance qui nous laisse pantois. Avec quelle d\u00e9licatesse est prise chaque note, et avec quelle subtilit\u00e9s sont faites les nuances ! Nous sommes sous le charme de cette voix cristalline, et d&#8217;une Inva Mula au sommet de son art. Parler de sa prestation, c&#8217;est aligner les superlatif, et nous nous associons au public pour lui crier Brava ! A ses c\u00f4t\u00e9s, et dans un r\u00f4le beaucoup moins important mais qui donne l&#8217;occasion de se faire remarquer lorsqu&#8217;il est interpr\u00e9t\u00e9 avec talent, nous \u00e9coutons <b>Jennifer Michel<\/b>, d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9e il y a peu \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra de Toulon dans le r\u00f4le de Rose ( Lakm\u00e9 ) et qui est ici Gianetta. Nous retrouvons les qualit\u00e9s qui lui sont propres : une voix claire, bien plac\u00e9e, qui permet de se faire entendre dans les ensembles, une belle technique qui laisse \u00e9couter son timbre agr\u00e9able, et une pertinence de jeu tout \u00e0 fait appropri\u00e9e \u00e0 cette mise en sc\u00e8ne. Gaetano Donizetti, a \u00e9crit ici avec bonheur pour les voix d&#8217;hommes, tout en nous laissant entrevoir une \u00e9tude de caract\u00e8res tant ces diff\u00e9rents personnages sont d\u00e9crits avec justesse. Un t\u00e9nor, un baryton, une basse buffa, et nous avons l\u00e0 un panel vocal de toute beaut\u00e9. <b>Paolo Fanale<\/b>, est le Nemorino r\u00eav\u00e9 : un physique appropri\u00e9, dont il joue avec justesse et subtilit\u00e9, un sourire \u00e0 faire fondre les coeurs &#8211; Adina n&#8217;y r\u00e9sistera pas &#8211; et une interpr\u00e9tation intelligente qui laisse ressortir les \u00e9motions de ce jeune homme amoureux. D\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 en 2013 sur cette m\u00eame sc\u00e8ne dans le r\u00f4le de Tito, ( La cl\u00e9mence de Titus ), nous le retrouvons ici avec les m\u00eames qualit\u00e9s, et plus encore. Paolo Fanale passe de Mozart \u00e0 Donizetti, du seria au buffa avec une aisance et une justesse d&#8217;expression \u00e9poustouflantes. Si sa voix n&#8217;est pas ce que l&#8217;on pourrait qualifier d&#8217;exceptionnelle, il poss\u00e8de une technique, une musicalit\u00e9, une ligne de chant et surtout une intelligence musicale qui font de lui un artiste de haut niveau. C&#8217;est un parcours sans faute, et l&#8217;on peut se demander o\u00f9 il trouve les inflexions de sa voix pour rendre ce personnage aussi touchant, aussi amusant parfois, et aussi juste toujours. Le timbre est agr\u00e9able dans chaque registre, et chaque Air ( bien que d&#8217;\u00e9motion diff\u00e9rente ), est chant\u00e9 avec sensibilit\u00e9. Et que dire d&#8217;<em>Una furtiva lagrima,<\/em> interpr\u00e9t\u00e9 comme il se doit avec d\u00e9licatesse, sans recherche d&#8217;effets qui ne sont pas de mise ici ? Applaudi encore et encore par un public qui le voyait avec les yeux d&#8217;Adina, nous sommes certains d&#8217;avoir v\u00e9cu un moment de gr\u00e2ce et nous nous r\u00e9jouissons \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de l&#8217;entendre tr\u00e8s bient\u00f4t dans Falstaff sur la sc\u00e8ne de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. Le baryton argentin <b>Armando Noguera<\/b>, est un Belcore \u00e0 la voix chaude et profonde. A l&#8217;aise dans ce r\u00f4le de composition, il est un sergent bourreau des coeurs sympathique et amusant, qui fait ressortir les exc\u00e8s de son temp\u00e9rament avec rythme et humour. Sa voix sonore et bien plac\u00e9e est mise au service d&#8217;un jeu qui rend ce personnage tout \u00e0 fait cr\u00e9dible ; il a lui aussi une belle technique qui lui permet une \u00e9locution rapide avec des notes percutantes. Son timbre chaud laisse ressortir les graves et l&#8217;on appr\u00e9cie Armando Noguera, aussi bien pour sa prestation d&#8217;acteur, que pour ses qualit\u00e9s vocales, tant il est le Belcore souhait\u00e9. Le r\u00f4le de Dulcamara est confi\u00e9 \u00e0 un baryton :<b> Paolo Bordogna<\/b>. Si la voix manque un peu des r\u00e9sonances graves, et le personnage un peu de cette rondeur habituelle aux voix de basse buffa, Paolo Bordogna n&#8217;en n&#8217;est pas moins un Dulcamara de tout premier plan. Il donne \u00e0 ce charlatan, une truculence et m\u00eame une humanit\u00e9 parfois, qui cadrent tout \u00e0 fait avec l&#8217;intention de cette production. En redingote et chapeau haut de forme, c&#8217;est un riche bourgeois qui descend de sa belle voiture. Il porte avec autant d&#8217;allure le costume de clown que l&#8217;habit de bourgeois et se met au service de l&#8217;ouvrage avec beaucoup d&#8217;aisance. A l&#8217;aise, il l&#8217;est aussi vocalement, volubile, ses notes sont percutantes et sonores avec une technique qui le laisse libre pour une interpr\u00e9tation \u00e9blouissante de vitalit\u00e9 et de justesse.<b> Alessandro Mor<\/b>, joue le r\u00f4le de l&#8217;assistant de Dulcamara avec intelligence et pertinence, rendant ce personnage assez pr\u00e9sent. Le <b>Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<\/b> fait montre encore une fois de sa bonne pr\u00e9paration et de son grand investissement. Vocalement en place, il donne vie \u00e0 cette mise en sc\u00e8ne tout en faisant ressortir par des mouvements lents ou des courses folles les intentions voulues par le metteur en sc\u00e8ne. Le Choeur de femmes du IIe acte est particuli\u00e8rement remarqu\u00e9, avec un engagement aussi bien sc\u00e9nique que vocal. Un grand bravo \u00e0 <b>Pierre Iodice<\/b>, chef de ce Choeur qui donne toujours le meilleurs, et qui tient ici, au piano-forte, la partie de continuo pour des r\u00e9citatifs pr\u00e9cis qui soutiennent les chanteurs. C&#8217;est le Maestro<b id=\"yui_3_16_0_1_1419808367020_2298\"> Roberto Rizzi Brignoli<\/b>, d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 pour sa direction dans Le Comte Ory en 2012, qui dirige cet Elixir d&#8217;amour avec fougue et d\u00e9termination. Si quelques l\u00e9gers d\u00e9calages se font quelquefois sentir, il apporte couleurs, rythmes soutenus et belles sonorit\u00e9s \u00e0 la partie orchestrale, tout en soutenant les chanteurs sans jamais les couvrir. Tr\u00e8s italien dans sa fa\u00e7on de diriger, il donne beaucoup de relief \u00e0 cette musique enjou\u00e9e, o\u00f9 la tendresse se retrouve toujours au d\u00e9tour d&#8217;une mesure. Tr\u00e8s applaudi, il coordonne\u00a0 ce succ\u00e8s avec une grande \u00e9l\u00e9gance. Une soir\u00e9e qui donne d\u00e9j\u00e0 un petit go\u00fbt de f\u00eate pour une fin d&#8217;ann\u00e9e joyeuse o\u00f9 l&#8217;\u00e9motion perce sous les notes percutantes ou le staccato. Un grand bravo \u00e0 cette production qui a su enchanter le public.\u00a0 A l&#8217;affiche jusqu&#8217;au 4 janvier.<i> Photo Christian Dresse<br \/>\n<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra Municipal, Saison 2014 \/ 2015 &#8220;L&#8217;ELISIR D&#8217;AMORE&#8221; Op\u00e9ra en deux actes, livret de Luigi Balocchi et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":78726,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6338,2851,9354,238,127,165,4177,430,1255,3240,2376],"class_list":["post-78717","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-armando-noguera","tag-arnaud-bernard","tag-foreign-readers","tag-gaetano-donizetti","tag-inva-mula","tag-lelisir-damore","tag-opera-de-marseille","tag-paolo-bordogna","tag-paolo-fanale","tag-roberto-rizzi-brignoli","tag-william-orlandi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78717","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78717"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78717\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86903,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78717\/revisions\/86903"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78726"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78717"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78717"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78717"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}