{"id":79712,"date":"2015-03-04T15:13:41","date_gmt":"2015-03-04T14:13:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=79712"},"modified":"2016-11-25T22:41:43","modified_gmt":"2016-11-25T21:41:43","slug":"opera-de-monte-carlo-une-tragedie-florentine-pagliacci","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-monte-carlo-une-tragedie-florentine-pagliacci\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Monte-Carlo: \u201cEine Florentinische Trag\u00f6die\u201d &#038; \u201cPagliacci\u201d"},"content":{"rendered":"<p><em>Op\u00e9ra de Monte Carlo, Saison\u00a0<\/em> <em>2014 \/2015<\/em><br \/>\n<strong>&#8220;EINE FLORENTINISCHE TRAG\u00d6DIE&#8221;\u00a0 <\/strong><br \/>\nOp\u00e9ra en un acte. Livret d\u2019apr\u00e8s la pi\u00e8ce d\u2019Oscar Wilde &#8220;A Florentine Tragedy&#8221;<br \/>\nMusique <strong>Alexander Von Zemlinsky\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><br \/>\n<em>Simone\u00a0<\/em>CARSTEN WITTMOSER<br \/>\n<em>Guido Bardi, Prince de Florence\u00a0<\/em> ZORAN TODOROVICH<br \/>\n<em>Bianca<\/em> BARBARA HAVEMAN<br \/>\n<strong>&#8220;PAGLIACCI&#8221;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><br \/>\nOp\u00e9ra en un prologue et deux actes.<br \/>\nLivret et musique <strong>Ruggiero Leoncavallo \u00a0 <\/strong><br \/>\n<em>Nedda\u00a0<\/em> MARIA JOS\u00c9 SIRI<br \/>\n<em>Canio<\/em> MARCELO ALVAREZ<strong>\u00a0 <\/strong><br \/>\n<em>Tonio<\/em>\u00a0 LEO NUCCI<br \/>\n<em>Beppe\u00a0<\/em> ENRICO CASARI<br \/>\n<em>Silvio\u00a0<\/em> ZHENG ZHONG ZHOU<br \/>\nOrchestre Philharmonique de Monte-Carlo<br \/>\nCh\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra de Monte-Carlo<br \/>\nMa\u00eetrise de l\u2019Acad\u00e9mie de Musique Rainier III<br \/>\nDirection Musicale <strong>Pinchas Steinberg<br \/>\n<\/strong>Chef de ch\u0153ur<strong> <strong>Stefano Visconti\u00a0 <\/strong><\/strong><br \/>\nMise en sc\u00e8ne et lumi\u00e8res <strong>Daniel Benoin <\/strong>(Zemlinsky), <strong>Alex Aguilera <\/strong>(Leoncavallo)<br \/>\nD\u00e9cors\u00a0 <strong>Rudy Sabounghi <\/strong><br \/>\nCostumes <strong>Nathalie Berard-Benoin <\/strong>(Zemlinsky),<strong> Jorge Jara<\/strong> (Leoncavallo)<br \/>\nLumi\u00e8res <strong>Laurent Castaingt\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><br \/>\n<em>Monte-Carlo, 28 F\u00e9vrier 2015<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019Op\u00e9ra de Monte-Carlo a fait le choix de coupler deux op\u00e9ras de langues diff\u00e9rentes<\/strong> mais poss\u00e9dant n\u00e9anmoins un th\u00e8me commun, ou plus exactement trois sentiments intimement li\u00e9s\u00a0: l\u2019Amour, la Jalousie, la Mort. \u00ab<strong>Une Trag\u00e9die Florentine\u00bb du compositeur autrichien Alexander Von Zemlinsky<\/strong> est l\u2019exemple m\u00eame de la complexit\u00e9 des sentiments humains et de leur expression. Cet op\u00e9ra est tir\u00e9 d\u2019une pi\u00e8ce d\u2019Oscar Wilde, et comme pour le <strong>\u00abPagliacci\u00bb de Leoncavallo<\/strong> il restera son grand chef d\u2019\u0153uvre (avec \u00abLe Nain\u00bb) parmi les huit ouvrages qu\u2019il a compos\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 admir\u00e9 par Mahler et Schonberg (ce dernier \u00e9pousa sa s\u0153ur) mais n\u2019a malheureusement jamais su s\u2019imposer dans le monde de la musique. On oublia vite qu\u2019il fut un grand chef d\u2019orchestre (il dirigea la cr\u00e9ation de \u00ab\u00a0Barbe Bleue\u00a0\u00bb de Paul Dukas au Volksoper), un magnifique professeur de composition et un compositeur de grand talent. L\u2019histoire est tr\u00e8s simple \u00e0 r\u00e9sumer\u00a0: Simone, marchand florentin, sait que sa femme Bianca le trompe avec le Prince Guido Bardi. Il tend un pi\u00e8ge \u00e0 ce dernier en lui offrant tout ce qu\u2019il poss\u00e8de dans sa maison\u2026y compris sa femme\u00a0! Il s\u2019\u00e9loigne, laissant les deux amants exprimer leur passion, mais lorsque le Prince veut partir Simone le provoque \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e. Bianca encourage son amant \u00ab\u00a0Tue le, tue le\u2026\u00a0\u00bb mais Simone \u00e9touffe le Prince. En admiration devant le geste de son mari, Bianca se pr\u00e9cipite pour l\u2019embrasser et les deux \u00e9poux se r\u00e9concilient. La partition musicale r\u00e9v\u00e8le de grandes similitudes avec \u00abLe Chevalier a la rose\u00bb de Richard Strauss, surtout dans l\u2019ouverture, mais reste celle d\u2019un compositeur post-romantique expressionniste. C\u2019est un climat oppressant qui s\u2019impose d\u00e8s le d\u00e9but de cet ouvrage, malgr\u00e9 les tendres \u00e9bats entre Bianca et le Prince. D\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de Simone commence alors le jeu du chat et de la souris. Feignant de ne pas voir la tendre relation qui se joue sous ses yeux, il fera croire au Prince qu\u2019il est son serviteur et \u00e0 partir du moment o\u00f9 ce dernier peut y mettre le prix, pourquoi lui refuser ce qu\u2019il demande\u2026 y compris sa femme\u00a0: vous avez dit moralit\u00e9\u00a0?<br \/>\n<strong>L\u2019interpr\u00e9tation sc\u00e9nique des trois protagonistes est impeccable.<\/strong> Vocalement quelques r\u00e9serves s\u2019imposent concernant le baryton en raison d\u2019une \u00e9mission un peu en arri\u00e8re qui limite ainsi sa projection de voix\u00a0; c\u2019est ainsi qu\u2019il sera souvent couvert par l\u2019orchestre lorsque celui-ci donnera toute sa puissance. En revanche, rien \u00e0 redire pour les deux autres chanteurs dont les voix passent bien la barri\u00e8re de l\u2019orchestre et dont les timbres s\u2019harmonisent parfaitement. Excellente direction d\u2019orchestre qui accompagne et soutient d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre les interpr\u00e8tes vocaux, nous permettant de profiter de cette musique tour \u00e0 tour m\u00e9lodieuse et violente, mais qui ne marque pas les esprits. La mise en sc\u00e8ne transpose l\u2019action de la Renaissance \u00e0 l\u2019\u00e9poque Mussolinienne, ce qui induit quelques anachronismes inutiles\u00a0: le luth transform\u00e9 en guitare, les soldats fascistes d\u00e9voilant le portrait de Mussolini\u00a0!?! et la lampe de chantier en guise de flambeau pendant le duel \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e\u00a0! Rouge de honte devrait \u00eatre celui qui a os\u00e9 de telles inepties (pour reprendre la couleur qui illustre cet ouvrage). Le gros point noir a \u00e9t\u00e9 le surtitrage d\u00e9faillant tout au long de l\u2019ouvrage, nous privant ainsi des premi\u00e8res phrases et des toutes derni\u00e8res\u00a0; difficile dans ce cas de comprendre et surtout d\u2019appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur toute la subtilit\u00e9 des dialogues\u00a0: regrettable\u00a0!<br \/>\n<strong>\u00abPagliacci\u00bb de Leoncavallo reste le seul chef d\u2019\u0153uvre de sa vie<\/strong>, car malheureusement sa carri\u00e8re de compositeur ne connut pas d\u2019autres succ\u00e8s et ses tr\u00e8s rares \u0153uvres sont tomb\u00e9es rapidement dans l\u2019oubli. Tout juste peut-on \u00e9voquer sa \u00abZaz\u00e0 \u00bb dont l\u2019air du t\u00e9nor a parfois \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, mais pour les autres ouvrages rien ne subsiste, sa \u00abBoh\u00e8me\u00bb n\u2019ayant pas connu le m\u00eame succ\u00e8s que celle de son contemporain Giacomo Puccini. Peut-\u00eatre ne pouvait-il pas y avoir deux compositeurs de m\u00eame niveau \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode\u00a0? Peut-\u00eatre l\u2019\u00e9criture musicale de Leoncavallo est-elle un peu moins riche, moins aboutie, plus superficielle que celle de Puccini ? Ces questions restent pos\u00e9es mais une chose est certaine\u00a0: \u00abPagliacci\u00bb est un v\u00e9ritable chef d\u2019\u0153uvre\u00a0! L\u2019op\u00e9ra s\u2019inspire d\u2019un fait divers survenu en Calabre que le p\u00e8re de Leoncavallo, magistrat dans cette r\u00e9gion, avait eu \u00e0 juger. Pour r\u00e9sumer l\u2019histoire tr\u00e8s bri\u00e8vement on retrouve l\u2019\u00e9ternel trio\u00a0: le mari, la femme, l\u2019amant. Canio, directeur d\u2019une troupe de com\u00e9diens ambulants est mari\u00e9 \u00e0 la jolie Nedda mais ne supporte pas que d\u2019autres hommes l\u2019approchent. Le clown Tonio profite qu\u2019elle soit seule pour lui d\u00e9clarer son amour mais elle le repousse violemment, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 le frapper au visage devant son insistance. Tonio s\u2019\u00e9loigne mais jure de se venger tout en continuant d\u2019\u00e9pier Nedda. C\u2019est alors qu\u2019arrive Silvio, un jeune villageois qui ne laisse pas Nedda indiff\u00e9rente au point qu\u2019elle lui promet de s\u2019enfuir avec lui \u00e0 la fin du spectacle que va donner la troupe le soir. Tonio tient l\u00e0 sa vengeance et r\u00e9v\u00e8le \u00e0 Canio le projet de sa femme. Le spectacle commence mais la r\u00e9alit\u00e9 rejoint tr\u00e8s vite la fiction et Canio oblige Nedda \u00e0 lui r\u00e9v\u00e9ler le nom de son amant. Celle-ci refusant il la poignarde\u00a0; devant ce geste Silvio s\u2019\u00e9lance sur la sc\u00e8ne pour la secourir mais Canio le frappe mortellement \u00e0 son tour et l\u2019ouvrage s\u2019ach\u00e8ve sur cette derni\u00e8re phrase \u00e0 double sens\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026la commedia \u00e8 finita\u00a0\u00bb (la com\u00e9die est termin\u00e9e).<br \/>\nM\u00eame drame de la jalousie pour ce Pagliacci que pour l\u2019ouvrage le pr\u00e9c\u00e9dent, mais d\u00e8s le prologue la musique est percutante. Elle nous parle, elle nous raconte une histoire, elle nous fait vivre ce drame. Au tout d\u00e9but de l\u2019\u0153uvre il y a de l\u2019espoir, de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 la fantaisie de cette troupe de th\u00e9\u00e2tre, mais tr\u00e8s vite le drame s\u2019impose sous l\u2019aspect difforme de Tonio. Amoureux fou de Nedda il la presse pour un baiser mais elle ne l\u2019aime pas et le lui fait savoir. Cette sc\u00e8ne est d\u2019une grande violence et l\u2019interpr\u00e9tation de <strong>Maria Jos\u00e9 Siri<\/strong> et de Leo Nucci est formidable. Les voix de ces deux interpr\u00e8tes s\u2019accordent \u00e0 merveille et c\u2019est \u00e0 partir de cette sc\u00e8ne que l\u2019on pressent une fin tragique. Bien s\u00fbr il y a ce joli personnage de Beppe qui tente de \u00ab\u00a0calmer le jeu\u00a0\u00bb mais ses talents de diplomate ne suffiront pas \u00e0 \u00e9viter le drame. Assoiff\u00e9 de vengeance Tonio attendra le bon moment pour d\u00e9voiler \u00e0 Canio l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 de Nedda\u00a0; ils surprendront les deux amants mais Silvio parviendra \u00e0 s\u2019enfuir. A partir de ce moment Canio n\u2019aura plus qu\u2019une seule pens\u00e9e en t\u00eate\u00a0: trouver qui est l\u2019amant de sa femme et le tuer. <strong>Marcelo Alvarez<\/strong> est un magnifique Canio. Pour une prise de r\u00f4le on peut dire qu\u2019il a bien travaill\u00e9 son personnage et le r\u00e9sultat est assez stup\u00e9fiant. Pas de grandiloquence, tout en retenue, d\u2019une col\u00e8re froide mais implacable, son grand air \u00ab\u00a0\u2026vesti la giubba\u2026\u00a0\u00bb est chant\u00e9 face au miroir et se termine dans une douleur si grande que les larmes coulent silencieusement en flot ininterrompu. Quelle ma\u00eetrise des aigus, quelle diversit\u00e9 de couleurs, quelle pr\u00e9cision dans la prosodie. Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s par ce t\u00e9nor depuis quelques ann\u00e9es sont impressionnants, notamment au niveau de la ma\u00eetrise de son chant. Ses partenaires sont tout aussi remarquables avec une tr\u00e8s belle Nedda au timbre rond, chaud, cors\u00e9, enj\u00f4leur\u00a0: elle est terriblement sensuelle et on se demande comment lui r\u00e9sister. Cet affreux Tonio pourrait \u00eatre le demi-fr\u00e8re de Iago dans le <em>Otello<\/em> de Verdi mais sa motivation est guid\u00e9e par ses sens plus que par son cerveau. Il n\u2019est pas tordu, il est simplement un amoureux \u00e9conduit, mais il obtiendra\u00a0 n\u00e9anmoins le m\u00eame r\u00e9sultat que Iago\u00a0: la mort comme vengeance\u00a0! Que dire de<strong> Leo Nucci<\/strong> qui n\u2019ait pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit\u00a0? Il est tout simplement ph\u00e9nom\u00e9nal\u00a0!!! Sc\u00e9niquement il s\u2019investit \u00e0 100% dans son r\u00f4le, toujours en mouvement, sautillant d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne. Vocalement aussi il est extraordinairement incroyable. La projection est toujours aussi percutante, seuls quelques graves sont devenus un peu moins sonores. En revanche les aigus sont justes et \u00e9clatants, la ligne de chant impeccable, la diction exemplaire. Combien de chanteurs peuvent en dire autant \u00e0 72 ans\u00a0? Il a encore donn\u00e9 une le\u00e7on de chant et de nombreux chanteurs devraient s\u2019en inspirer. En dehors de ces trois artistes, il ne faut pas oublier les autres r\u00f4les et notamment un excellent Beppe dont la s\u00e9r\u00e9nade \u00e0 Colombine nous a permis d\u2019appr\u00e9cier la justesse, la finesse et la grande musicalit\u00e9 de sa voix. Quelques r\u00e9serves en revanche pour l\u2019interpr\u00e8te du r\u00f4le de Silvio dont le timbre d\u00e9j\u00e0 engorg\u00e9 n\u2019est pas des plus agr\u00e9ables \u00e0 entendre. Sc\u00e9niquement il est assez inexpressif et l\u2019on se demande vraiment ce que Nedda a pu lui trouver. Belles interventions du ch\u0153ur et l\u00e0 aussi remarquable direction d\u2019orchestre, alternant douceur et violence avec le m\u00eame souci de ne pas en faire trop. Pour ce qui concerne la mise en sc\u00e8ne, elle est non seulement respectueuse du texte et de la musique mais elle est \u00e9galement intelligente\u00a0: une raret\u00e9 de nos jours\u00a0! Elle convie les spectateurs de la salle \u00e0 assister au spectacle mais du c\u00f4t\u00e9 des coulisses et c\u2019est l\u00e0 une id\u00e9e de g\u00e9nie. En r\u00e9sum\u00e9, une tr\u00e8s belle soir\u00e9e qui s\u2019est achev\u00e9e par une chorale improvis\u00e9e \u00e0 la fois par le ch\u0153ur sur sc\u00e8ne et par le public dans la salle, afin de souhaiter un bel anniversaire \u00e0 Marcelo Alvarez. C\u2019\u00e9tait un moment particuli\u00e8rement sympathique.\u00a0 <em>Photos <span id=\"fbPhotoSnowliftCaption\" class=\"fbPhotosPhotoCaption\" tabindex=\"0\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;K&quot;}\"><span class=\"hasCaption\">\u00a9 Alain Hanel photographies <\/span><\/span>&#8211; Op\u00e9ra de Monte-Carlo<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Monte Carlo, Saison\u00a0 2014 \/2015 &#8220;EINE FLORENTINISCHE TRAG\u00d6DIE&#8221;\u00a0 Op\u00e9ra en un acte. 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