{"id":80281,"date":"2015-04-12T00:39:57","date_gmt":"2015-04-11T22:39:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=80281"},"modified":"2015-04-14T13:53:00","modified_gmt":"2015-04-14T11:53:00","slug":"aix-en-provence-festival-de-paques-2015-renaud-capucon-frank-braley","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/aix-en-provence-festival-de-paques-2015-renaud-capucon-frank-braley\/","title":{"rendered":"Aix-en-Provence, Festival de P\u00e2ques 2015: Renaud Capu\u00e7on &#038; Frank Braley"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3900\">Festival de P\u00e2ques saison2015, Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence.<br \/>\n<\/i>Violon\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3904\">Renaud Capu\u00e7on<\/b><br \/>\nPiano<b id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3905\"> Frank Braley<\/b><br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3896\">Ludwig van Beethoven:\u00a0 <\/i>Sonates No1 en r\u00e9 majeur op. 12, No5 en fa majeur op. 24, No10 en sol majeur op.96<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3906\">Aix-en-Provence, le 8 avril 2015<\/i><br \/>\nLe public du Festival d&#8217;Aix-en-Provence semblait un peu d\u00e9rout\u00e9 en cette soir\u00e9e du 8 avril par les changements successifs survenus, mais aucun concert n&#8217;ayant \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 et une coupe de champagne \u00e9tant offerte \u00e0 l&#8217;entracte, les surprises ne s&#8217;annon\u00e7aient pas mauvaises. En effet, suite \u00e0 un probl\u00e8me de sant\u00e9, Maria Joao Pires ne pouvait assurer le concert, et le duo qu&#8217;elle devait former avec Augustin Dumay \u00e9tait remplac\u00e9 par <b id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3907\">Renaud Capu\u00e7on <\/b>et<b id=\"yui_3_16_0_1_1428960417010_3911\"> Frank Braley<\/b> sans modification de programme. On doit remercier chaleureusement ces deux artistes d&#8217;avoir ainsi sauv\u00e9 cette soir\u00e9e tant attendue. Si l&#8217;on ne pr\u00e9sente plus Renaud Capu\u00e7on dans ces pages, on doit signaler la brillante carri\u00e8re de Frank Braley, qui remporte en 1991 le Premier Grand Prix du prestigieux Concours Reine Elisabeth de Belgique, et qui se produit sur les plus grandes sc\u00e8nes tant en r\u00e9cital qu&#8217;en soliste avec orchestre. Etonnant Renaud Capu\u00e7on qui, apr\u00e8s avoir jou\u00e9 le concerto de Beethoven avec le Scottish Chamber Orchestra, le concerto pour violon de Wolfgang Rihm dont il est le d\u00e9dicataire, avec l&#8217;orchestre du Capitole de Toulouse, et avoir particip\u00e9 au concert Fr\u00e8res et Soeurs, allait, sans aucune h\u00e9sitation, accepter de jouer trois sonates de Beethoven au pied lev\u00e9. Ces deux artistes se connaissent tr\u00e8s bien et ont d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9 l&#8217;int\u00e9grale des sonates de Beethoven, album sorti en 2011 et qui a re\u00e7u les plus vifs \u00e9loges de la critique. La sonate No1 op. 12, la sonate No5 ( Le Printemps ) op. 24, et la sonate No10 op. 96 \u00e9taient au programme. Le concert d\u00e9butait avec la sonate No1 de Beethoven. Compos\u00e9e entre 1797 et 1798 et d\u00e9dicac\u00e9e \u00e0 son ma\u00eetre Antonio Salieri, cette sonate ne comporte que trois mouvements. Encore \u00e9crite dans ce style mozartien que l&#8217;on retrouve dans ses premi\u00e8res symphonies, elle sera accueillie fra\u00eechement par la critique. Si Beethoven \u00e9crit ces sonates en privil\u00e9giant le piano, lui donnant souvent la parole en laissant le r\u00f4le d&#8217;accompagnateur au violon, nous le trouvons souvent ici trop pr\u00e9sent, ce qui enl\u00e8ve un peu de la d\u00e9licatesse contenue dans cette composition. Renaud Capu\u00e7on toujours \u00e0 l&#8217;aise, avec une facilit\u00e9 de main gauche et un archet nerveux, ne r\u00e9ussit pas \u00e0 faire passer les sonorit\u00e9 du violon auxquelles nous sommes habitu\u00e9s et c&#8217;est un grand dommage car l&#8217;on sent sa musicalit\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 la pointe de son archet. Si l&#8217;on reconna\u00eet au pianiste sa belle technique, ses notes sont souvent trop s\u00e8ches et ne sont plus en phase avec le jeu d\u00e9licat du violoniste dont les nuances sont un peu trop pouss\u00e9es par rapport au jeu affirm\u00e9 du piano. Frank Braley joue pourtant avec aisance et un joli phras\u00e9, mais un peu trop de p\u00e9dale peut-\u00eatre, et une place face au piano ouvert font que les sons nous paraissent trop fort. La sonate No5 en fa majeur ( Le Printemps ) \u00e9crite entre 1801 et 1802, sans doute la plus connue, est d\u00e9dicac\u00e9e au Comte Moritz un de ses m\u00e9c\u00e8nes. Ecrite en quatre mouvements, elle est sans doute la plus po\u00e9tique, avec de beaux accents romantiques ou plus joyeux. La belle phrase d&#8217;entr\u00e9e nous transporte, avec un tempo allant, dans la musicalit\u00e9 Beethov\u00e9nienne et vers de jolies lumi\u00e8res pas trop \u00e9clatantes. Renaud Capu\u00e7on, avec sa remarquable technique d&#8217;archet, accompagne le pianiste dans des bariolages feutr\u00e9s. Si Frank Braley semble mod\u00e9rer sa fougue, quelques accents trop durs rompent un peu l&#8217;atmosph\u00e8re recherch\u00e9e par le violoniste qui nous fait tout de m\u00eame go\u00fbter \u00e0 la finesse de l&#8217;\u00e9criture de Beethoven gr\u00e2ce \u00e0 sa grande connaissance de l&#8217;instrument li\u00e9e \u00e0 une connaissance approfondie de l&#8217;oeuvre. La sonate No10, compos\u00e9e dix ans apr\u00e8s la No9, dite \u00e0 Kreutzer est d\u00e9dicac\u00e9e \u00e0 l&#8217;Archiduc d&#8217;Autriche Rodolphe. Ecrite elle aussi en quatre mouvements, dont trois sont assez vifs et enjou\u00e9s, elle est tr\u00e8s m\u00e9lodique et comporte de belles phrases musicales avec une certaine tension dans les crescendi et des changements de nuances qui am\u00e8nent des sentiments diff\u00e9rents. Deuxi\u00e8me mouvement d&#8217;un grand calme, plus l\u00e9ger et vif par la suite, avec des oppositions de nuances et des dialogues violon piano qui finissent dans un fougueux crescendo. Ce duo d&#8217;une grande mise en place nous laisse un peu d\u00e9\u00e7us par un certain d\u00e9s\u00e9quilibre mettant ainsi le violoniste trop en retrait. Ces deux artistes g\u00e9n\u00e9reux et heureux de jouer ensemble, nous offrent en bis des extraits d&#8217;autres sonates de Beethoven qui nous font percevoir les c\u00f4t\u00e9s spirituels ou sereins d&#8217;un compositeur d\u00e9licat et sensible. Un concert qui a soulev\u00e9 l&#8217;enthousiasme du public. <em>Photo Caroline Doutre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival de P\u00e2ques saison2015, Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence. 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