{"id":80488,"date":"2015-04-25T20:31:40","date_gmt":"2015-04-25T18:31:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=80488"},"modified":"2016-11-25T22:11:32","modified_gmt":"2016-11-25T21:11:32","slug":"marseille-der-fliegende-hle-vaisseau-fantome","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-der-fliegende-hle-vaisseau-fantome\/","title":{"rendered":"Marseille: &#8220;Der fliegende holl\u00e4nder&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2602\">Marseille, Op\u00e9ra Municipal, saison 2014 \/ 2015<br \/>\n<strong>&#8220;<\/strong><\/i><strong>DER FLIEGENDE HOLL\u00c4NDER&#8221; (<\/strong><b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2601\">Le vaisseau fant\u00f4me)<\/b><br \/>\nOp\u00e9ra en trois actes, livret de Richard Wagner<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2600\">Richard Wagner<\/b><br \/>\n<i>Senta\u00a0\u00a0 <\/i>RICARDA MERBETH<br \/>\n<i>Marie<\/i>\u00a0\u00a0 MARIE-ANGE TODOROVITCH<br \/>\n<i>Le Hollandais<\/i>\u00a0\u00a0\u00a0 SAMUEL YOUN<br \/>\n<i>Erik<\/i>\u00a0\u00a0 TOMISLAV MUZEK<br \/>\n<i>Daland<\/i>\u00a0\u00a0 KURT RYDL<br \/>\n<i>Steuermann<\/i>\u00a0\u00a0 AVI KLEMBERG<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2606\">Lawrence Foster<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2607\">Charles Roubaud<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2611\">Emmanuelle Favre<\/b><br \/>\nCostumes<b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2610\">\u00a0 Katia Duflot<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2609\">Marc Delam\u00e9zi\u00e8re<\/b><br \/>\nCoproduction Chor\u00e9gies d&#8217;Orange \/ Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\n<i>Marseille, le 21 avril 2015<br \/>\n<\/i>Marseille, annexe de Bayreuth ? On pourrait se poser la question, mais avant tout, il faut s&#8217;en f\u00e9liciter. En effet, Richard Wagner, compositeur souvent absent de la sc\u00e8ne marseillaise, \u00e9tait invit\u00e9 en cette soir\u00e9e du 21 avril avec son Vaisseau fant\u00f4me qui avait jet\u00e9 l&#8217;ancre, non pas dans le Vieux port, mais sur la sc\u00e8ne de l&#8217;Op\u00e9ra ; un \u00e9v\u00e8nement en soi, mais pas seulement. La distribution exceptionnelle allait d\u00e9placer un public tr\u00e8s nombreux venu de tous horizons et de Bayreuth m\u00eame. C&#8217;est dire le rayonnement de notre sc\u00e8ne dans le monde du lyrique. Pas moins de trois chanteurs, qui font partie de la distribution du Vaisseau fant\u00f4me que l&#8217;on peut applaudir au Festspielhaus, allaient nous enchanter ce soir. Ajoutez \u00e0 cela un chef d&#8217;orchestre de renomm\u00e9e internationale et une mise en sc\u00e8ne qui a d\u00e9j\u00e0 soulev\u00e9 l&#8217;enthousiasme du public des Chor\u00e9gies d&#8217;Orange, vous comprendrez pourquoi les aficionados de Richard Wagner avaient depuis longtemps not\u00e9 cet ouvrage dans leurs agendas. Apr\u00e8s avoir compos\u00e9 &#8221; les F\u00e9es &#8220;, &#8221; D\u00e9fense d&#8217;aimer &#8221; et Rienzi &#8221; qui reste dans le go\u00fbt de l&#8217;\u00e9poque et sous l&#8217;influence encore d&#8217;un Meyerbeer, Richard Wagner trouve son style et commence \u00e0 l&#8217;imposer avec son Vaisseau fant\u00f4me, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Dresde le 2 janvier 1843.<br \/>\nNous sommes ici dans le romantisme allemand o\u00f9 grands sentiments et esprit de sacrifice se c\u00f4toient avec force, puissance et envol\u00e9es lyriques. Le compositeur introduit le leitmotiv qui annonce les personnages, et aborde les th\u00e8mes de l&#8217;errance du sacrifice et de la r\u00e9demption par l&#8217;amour que l&#8217;on retrouvera dans tous ses op\u00e9ras. Il reprendra d&#8217;ailleurs la fin de cet ouvrage pour renforcer cette id\u00e9e de r\u00e9demption. Plusieurs sources donneront naissance au &#8221; Der fliegende Holl\u00e4nder &#8221; dont Richard Wagner \u00e9crira lui-m\u00eame le livret : la lecture des &#8221; Sc\u00e8nes de voyage de Norderney &#8221; ou des &#8221; M\u00e9moires de von Schnabelewopski &#8221; de Heinrich Heine, renforc\u00e9e par une temp\u00eate essuy\u00e9e par le compositeur lors d&#8217;une travers\u00e9e, qui fera resurgir les vieilles croyances superstitieuses. L&#8217;on pouvait se demander comment cette production cr\u00e9\u00e9e en 2013 sur l&#8217;immense sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre antique d&#8217;Orange pouvait \u00eatre adapt\u00e9e pour l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille.Si le metteur en sc\u00e8ne <b>Charles Roubaud<\/b> et la d\u00e9coratrice <b>Emmanuelle Favre<\/b> ont d\u00fb r\u00e9duire les proportions du d\u00e9cor, ils ont su conserver l&#8217;intensit\u00e9 \u00e0 ce drame qui devient plus intimiste, et accro\u00eetre la perception des sentiments souvent exacerb\u00e9s. Le d\u00e9cor qui envahit la sc\u00e8ne, loin de donner une impression de trop charg\u00e9, nous enferme avec les personnages dans l&#8217;atmosph\u00e8re \u00e9touffante de ce r\u00e9cit, jou\u00e9 comme \u00e0 Bayreuth sans entracte, ainsi que le souhaitait Richard Wagner. L&#8217;imagination du metteur en sc\u00e8ne et l&#8217;emploi de vid\u00e9os allaient permettre de passer d&#8217;un lieu \u00e0 l&#8217;autre sans changement de d\u00e9cor. Un \u00e9norme piton rocheux se transforme \u00e0 vu en vaisseau, celui du Hollandais, ou en \u00e9pave \u00e9chou\u00e9e en bord de mer, laissant appara\u00eetre la fa\u00e7ade d&#8217;un b\u00e2timent. Aucune interruption ne viendra rompre l&#8217;atmosph\u00e8re lourde de l&#8217;op\u00e9ra. Les cordes d&#8217;amarrage descendent des cintres et donnent relief et mouvement \u00e0 la sc\u00e8ne. Les lumi\u00e8res de <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2643\">Marc Delam\u00e9zi\u00e8re <\/b>sont remarquables, procurant cette impression de temp\u00eate mena\u00e7ante, avec les reflets argent\u00e9s de la lune qui \u00e9claire une mer calme ou d\u00e9cha\u00een\u00e9e au travers de gros nuages sombres. Bel effet de f\u00eate aussi, avec des guirlandes lumineuses. Tout ici a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 et con\u00e7u avec soin, dans le respect du texte et de la musique, l&#8217;on peut alors se laisser aller au plaisir d&#8217;\u00e9couter sans se poser de question tout en restant plong\u00e9 dans une action concise avec un visuel fort d&#8217;une \u00e9trange beaut\u00e9. Plus qu&#8217;\u00e0 Orange encore, l&#8217;impact \u00e9motionnel est puissant ; une impression d\u00e9j\u00e0 ressentie pour &#8221; Elektra &#8221; de Richard Strauss mont\u00e9e aussi par Charles Roubaud et Emmanuelle Favre. Une excellente direction des chanteurs donne naturel et fluidit\u00e9 \u00e0 chaque sc\u00e8ne. Les costumes de <b>Katia Duflot<\/b> sont pens\u00e9s dans le moindre d\u00e9tail avec intelligence et bon go\u00fbt. Les marins tous v\u00eatus de pantalons cir\u00e9s noirs donnant des reflets argent\u00e9s respectent l&#8217;id\u00e9e de rester dans une unit\u00e9 de couleurs, enfermant le spectateur dans un visuel subjectif. Daland et Erik ont les costumes sobres et seyants justifi\u00e9s par leurs r\u00f4les. Senta porte une robe claire et vaporeuse, celle d&#8217;une jeune fille romantique issue d&#8217;un milieu ais\u00e9. Marie et les fileuses sont v\u00eatues de jolies robes, toutes diff\u00e9rentes, coup\u00e9es dans des tissus aux couleurs pastel, apportant cette note de ga\u00eet\u00e9 qui s&#8217;accorde \u00e0 leurs chants. D\u00e9crit comme un homme habill\u00e9 de noir, le Hollandais porte ici un costume blanc ajust\u00e9 couvert par un long manteau blanc lui aussi. Cette couleur, trahissant l\u00e9g\u00e8rement le texte, donne au personnage un air fantomatique, qui le fait s&#8217;imposer dans ce d\u00e9cor sombre. Les chanteurs sont d&#8217;une telle qualit\u00e9 que l&#8217;on ne sait par qui commencer. <b>Ricarda Merbeth<\/b> peut-\u00eatre, dont la voix, la pr\u00e9sence et l&#8217;intelligence de jeu marqueront ce r\u00f4le d\u00e9finitivement. D\u00e9j\u00e0 applaudie sur cette sc\u00e8ne en 2013, pour son interpr\u00e9tation de Chrysoth\u00e9mis ( Elektra ) elle a peut-\u00eatre gagn\u00e9 en puissance sans rien perdre de la puret\u00e9 de sa voix. Et quelle voix, quelle assurance, quelle justesse et quels aigus ! Son timbre, rond m\u00eame dans la puissance, et des aigus directs et assur\u00e9s qui feraient trembler les colonnes d&#8217;un temple ont conquis un public subjugu\u00e9. Sa <i id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2646\">Ballade du Hollandais<\/i> fait montre d&#8217;une grande musicalit\u00e9, avec de longues tenues qui gardent la chaleur du timbre, et une ligne de chant irr\u00e9prochable. Son jeu intelligent nous r\u00e9v\u00e8le une jeune fille romantique habit\u00e9e par son r\u00eave, un r\u00eave qui l&#8217;enferme et l&#8217;entra\u00eenera au fond des flots. Acclam\u00e9e \u00e0 Bayreuth pour son interpr\u00e9tation de Senta, elle sera ovationn\u00e9e \u00e0 Marseille aussi, tant elle impr\u00e8gne le r\u00f4le de sa personnalit\u00e9, laissant l&#8217;auditeur conscient d&#8217;avoir \u00e9cout\u00e9 une interpr\u00e9tation rare.<b> Samuel Youn<\/b>, un Hollandais luis aussi venu de Bayreuth sera plus que magistral. Sa voix sombre aux graves sonores investit la sc\u00e8ne et la salle. D\u00e8s son entr\u00e9e, cet homme v\u00eatu de blanc et aur\u00e9ol\u00e9 de lumi\u00e8re impose son personnage par son allure et sa pr\u00e9sence. La projection des notes, la qualit\u00e9 de sa voix, lui donnent cette puissance sans forcer qui lui permet une grande musicalit\u00e9 dans l&#8217;\u00e9mission de chaque note. Sa justesse d&#8217;expression et le phras\u00e9 au legato suave imposent son style particulier, avec des rythmes chant\u00e9s sans duret\u00e9. Peu de gestes mais justes, des aigus \u00e9clatants, larges et faciles lui donnent cette aura. Samuel Youn chante avec intelligence et sensibilit\u00e9, mais avec une intensit\u00e9 vocale qui impressionne. Son duo avec Senta, magnifique de compr\u00e9hension musicale est un moment de gr\u00e2ce. C&#8217;est superbe ! <b>Tomislav Muzek<\/b>, qui chante Erik \u00e0 Bayreuth aussi, est d&#8217;une grande justesse dans son personnage. D\u00e8s les premi\u00e8res notes, on a conscience d&#8217;\u00eatre en pr\u00e9sence d&#8217;un t\u00e9nor wagn\u00e9rien de r\u00eave. La voix est belle avec un phras\u00e9 d\u00e9licat. Sa prononciation parfaite lui permet une aisance dans sa ligne de chant. Sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne donne au personnage une force et une \u00e9motion que l&#8217;on ne trouve pas toujours. Aussi bien dans la col\u00e8re que dans les moments plus sensibles, sa voix lumineuse s\u00e9duit par son timbre et son assurance, avec des prises de notes d\u00e9licates et une superbe conduite du chant. C&#8217;est un Erik qui sait \u00eatre touchant dans son duo avec Senta et que l&#8217;on a envie d&#8217;entendre dans Tannh\u00e4user peut-\u00eatre ? Un beau trio final avec des voix qui s&#8217;accordent nous est donn\u00e9 \u00e0 entendre.<b> Kurt Rydl<\/b> est un Daland de grande qualit\u00e9. Si la voix semble un peu fatigu\u00e9e avec un vibrato qui s&#8217;est \u00e9largi, il n&#8217;en a pas moins une voix profonde au timbre chaleureux qui rend ce personnage, cupide et quelques fois sensibles, tr\u00e8s cr\u00e9dible. Son jeu d&#8217;une grande justesse, o\u00f9 chaque geste est fait avec naturel compense ces petits d\u00e9fauts. Kurt Rydl, qui a une grande connaissance du r\u00f4le, donne vie et poids au personnage avec une belle intelligence vocale et sc\u00e9nique, faisant entendre des aigus puissants et tr\u00e8s projet\u00e9s. <b>Avi Klemberg<\/b> est un Steuermann tr\u00e8s pr\u00e9sent. Avec une voix plus l\u00e9g\u00e8re et bien plac\u00e9e, il assure ses aigus avec de belles tenues de notes. Si son vibrato est quelques fois un peu serr\u00e9, sa technique, sa musicalit\u00e9 et son jeu intelligent en font un Steuermann \u00e0 la voix agr\u00e9able, tr\u00e8s applaudi et remarqu\u00e9. <b>Marie-Ange Todorovitch,<\/b> qui nous avait impressionn\u00e9s sur cette sc\u00e8ne en 2013, dans le r\u00f4le de Clytemnestre, ( Elektra )\u00a0 est ici une Marie tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise, avec une bonne projection et une voix bien plac\u00e9e qui fait r\u00e9sonner les graves.\u00a0 Avec des rythmes tr\u00e8s en places et un timbre de voix chaleureux, elle donne de l&#8217;\u00e9clat \u00e0 son personnage. D\u00e8s l&#8217;entr\u00e9e, le <b>Choeur<\/b> d&#8217;hommes s&#8217;impose avec un bel investissement de chacun et un bel ensemble aux attaques nettes et puissantes qui procure un choc \u00e9motionnel. Le choeur d&#8217;hommes tient un grand r\u00f4le dans cet ouvrage. Il fait ici corps avec la musique virile de Richard Wagner et donne vie \u00e0 un op\u00e9ra o\u00f9 les sc\u00e8nes sont souvent statiques, on regrette simplement que l&#8217;on ait eu recours \u00e0 un choeur enregistr\u00e9 pour le chant des marins du vaisseau fant\u00f4me, nous privant de la sonorit\u00e9s naturelle de certaines voix d&#8217;hommes. le choeur de femmes, dans un registre diff\u00e9rent fait aussi une prestation de grande qualit\u00e9, avec un ensemble parfait et des nuances marqu\u00e9es, o\u00f9 l&#8217;attaque pianissimo des voix des sopranos est d&#8217;une belle justesse. Mais que ferait un plateau remarquable sans un chef et un orchestre \u00e0 la hauteur des chanteurs ? Et ce qui fait l&#8217;immense succ\u00e8s de cette repr\u00e9sentation est justement la communion de tous ces talents.\u00a0D\u00e8s les premi\u00e8res notes, <b id=\"yui_3_16_0_1_1430093398261_2647\">Lawrence Foster<\/b> prend l&#8217;orchestre \u00e0 bras le corps ; il portera fosse et plateau jusqu&#8217;au dernier accord dans des tempi toujours justes, enlev\u00e9s ou plus sensibles mais sans aucune cassure, avec une grande souplesse de direction, donnant du poids au r\u00e9cit. La musique de Richard Wagner trouve avec ce chef d&#8217;orchestre des r\u00e9sonances que l&#8217;on \u00e9coute rarement, car force et souplesse sont les ma\u00eetres mots de sa direction. L&#8217;orchestre qui sonne avec une belle rondeur de son ne couvrira jamais les chanteurs, tout en donnant le rythme voulu. Lawrence Foster joue sur les sonorit\u00e9s avec une belle recherche, jusque dans les pianissimi des timbales, changeant ainsi les atmosph\u00e8res. Bel investissement du quatuor aux attaques tremolo puissantes et nettes, largeur et rondeur de son pour les cuivres avec appels du cor et pr\u00e9cision de la petite harmonie, pour cet orchestre \u00e0 l&#8217;\u00e9coute. Lawrence Foster, avec une grande connaissance de l&#8217;ouvrage et une belle sensibilit\u00e9 a su ajuster la balance des sonorit\u00e9s, laissant sonner son orchestre ou le retenant sans le brimer, avec une battue nette, ou large, pour des changements de tempi faits avec souplesse. Un orchestre des grands soirs, mais aussi digne des plus belles sc\u00e8nes, conduit par un chef d&#8217;orchestre qui a su motiver, tenir et r\u00e9unir fosse et plateau dans une m\u00eame musicalit\u00e9. Un Vaisseau qui nous donne envie de monter \u00e0 bord. Quel plaisir et quel succ\u00e8s ! Merci pour cette programmation \u00e0 Maurice Xiberras qui r\u00e9uni de tels artistes. <em>Photo Christian Dresse<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra Municipal, saison 2014 \/ 2015 &#8220;DER FLIEGENDE HOLL\u00c4NDER&#8221; (Le vaisseau fant\u00f4me) Op\u00e9ra en trois actes, livret [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":80489,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6557,5580,5747,5876,9354,4876,3072,4873,7159,4869,12650,7157,173,3404,7204],"class_list":["post-80488","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-avi-klemberg","tag-charles-roubaud","tag-der-fliegende-hollander","tag-emmanuelle-favre","tag-foreign-readers","tag-katia-duflot","tag-kurt-rydl","tag-lawrence-foster","tag-marc-delameziere","tag-marie-ange-todorovitch","tag-opera-municipal-de-marseille","tag-ricarda-merbeth","tag-richard-wagner","tag-samuel-youn","tag-tomislav-muzek"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80488","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80488"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80488\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":80511,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80488\/revisions\/80511"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/80489"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80488"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80488"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80488"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}