{"id":80910,"date":"2015-06-06T15:22:15","date_gmt":"2015-06-06T13:22:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=80910"},"modified":"2016-11-25T21:56:38","modified_gmt":"2016-11-25T20:56:38","slug":"marseille-opera-municipal-falstaff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-opera-municipal-falstaff\/","title":{"rendered":"Marseille, Op\u00e9ra Municipal: &#8220;Falstaff&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5342\">Marseille, Op\u00e9ra municipal saison 2014 \/ 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5347\">&#8220;FALSTAFF&#8221;<\/b><br \/>\nOp\u00e9ra en 3 actes, livret d&#8217;Arrigo Bo\u00efto, d&#8217;apr\u00e8s <i>Les joyeuses comm\u00e8res de Windsor <\/i>de William Shakespeare.<br \/>\nMusique\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5348\">Giuseppe Verdi<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5352\">Sir John Falstaff<\/i>\u00a0 NICOLA ALAIMO<br \/>\n<i>Ford, marito di Alice<\/i> \u00a0 JEAN-FRAN\u00c7OIS LAPOINTE<br \/>\n<em>Fenton<\/em> ENEA SCALA<br \/>\n<em>Il Dottor Cajus<\/em> CARL GHAZAROSSIAN<br \/>\n<em>Bardolfo<\/em> RODOLPHE BRIAND<br \/>\n<em>Pistola, seguaci di Falstaff<\/em> PATRICK BOLLERIE<br \/>\n<em>Alice Ford\u00a0<\/em> PATRIZIA CIOFI<br \/>\n<i>Nannetta, figlia di Alice<\/i>\u00a0 SABINE DEVIEILHE<br \/>\n<i><i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5353\">Mrs. Quickly<\/i>\u00a0 <\/i>NADINE WEISSMANN<i><br \/>\nMiss Page<\/i> ANNUNZIATA VESTRI<br \/>\nChoeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nOrchestre Philharmonique de Marseille<br \/>\nDirection musicale <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5363\">Lawrence Foster<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5354\">Jean-Louis Grinda<\/b><br \/>\nD\u00e9cors\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5355\">Rudy Sabounghi<\/b><br \/>\nCostumes\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5356\">Jorge Jara Guarda<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5357\">Laurent Castaingt<br \/>\n<\/b>Coproduction Op\u00e9ra de Monte-Carlo \/ Op\u00e9ra-Th\u00e9\u00e2tre Metz-M\u00e9tropole<b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5357\"><br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5358\">Marseille, le 4 juin 2015<br \/>\n<\/i>Monsieur Maurice Xiberras, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille avait choisi de clore la saison lyrique 2024 \/ 2015 sur un grand \u00e9clat de rire. Une oeuvre finalement rafra\u00eechissante en ce d\u00e9but d&#8217;\u00e9t\u00e9 que ce <b>Falstaff.<\/b> Apr\u00e8s une premi\u00e8re incursion dans le comique avec son op\u00e9ra &#8221; Un jour de r\u00e8gne &#8221; sold\u00e9e par un \u00e9chec cuisant, l&#8217;ouvrage \u00e9tant retir\u00e9 de l&#8217;affiche apr\u00e8s une seule repr\u00e9sentation, Giuseppe Verdi attendit d&#8217;avoir pr\u00e8s de 80 ans pour se tourner \u00e0 nouveau vers l&#8217;op\u00e9ra buffa avec Falstaff. Ce sera son dernier op\u00e9ra. Si &#8221; Otello &#8221; \u00e9tait d&#8217;une \u00e9criture d\u00e9j\u00e0 diff\u00e9rente de ses autres ouvrages, Falstaff est abord\u00e9 avec une vision tout \u00e0 fait particuli\u00e8re, plus moderne et peu coutumi\u00e8re du compositeur. Aussi, faut-il se pr\u00e9parer \u00e0 s&#8217;amuser et non attendre de grands Airs, tout \u00e9tant construit tel un discours musical d\u00e9brid\u00e9. Giuseppe Verdi avait-il d\u00e9cid\u00e9 de s&#8217;amuser lui aussi et avait-il choisi chez William Shakespeare un sujet o\u00f9 son nouveau style pourrait s&#8217;exprimer sans retenue ? &#8221; les joyeuse comm\u00e8res de Windsor &#8221; \u00e9tait la pi\u00e8ce r\u00eav\u00e9e. Cette farce est trait\u00e9e ici avec finesse, excluant toute vulgarit\u00e9. <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5375\">Jean-Louis Grinda<\/b> a revisit\u00e9 l&#8217;ouvrage sans en changer un iota mais, comme l&#8217;avait fait Edmond Rostand avec &#8221; Chantecler &#8220;, il va donner \u00e0 chaque personnage l&#8217;apparence et le caract\u00e8re d&#8217;un animal. Et, quel animal pourrait le plus ressembler \u00e0 ce Falstaff, imbu de lui-m\u00eame, recherchant les conqu\u00eates f\u00e9minines jusqu&#8217;au ridicule que le coq de basse-cour ? Tout est bien imagin\u00e9, sans fausse note ni faute de go\u00fbt ; un propos servi par une \u00e9quipe de chanteurs qui joue le jeu au point d&#8217;imiter la d\u00e9marche de l&#8217;animal qu&#8217;il repr\u00e9sente. Falstaff, gros mangeur, grand buveur est donc ce coq engraiss\u00e9 au bon grain mais qui n&#8217;exclue en rien l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et mouvements de plumes. Meg Page est une cane aux couleurs chatoyantes, miss Quickly une dinde dont les plumes s&#8217;arrondissent et la famille Ford une famille de pintades particuli\u00e8rement r\u00e9ussies. Chats, fox terriers, caniches r\u00e9pondent \u00e0 l&#8217;appel, et le Docteur Ca\u00efus est ce vieil \u00e2ne dont le costume est con\u00e7u avec imagination et finesse. Mais c&#8217;est dans la direction des acteurs que s&#8217;exprime le mieux le metteur en sc\u00e8ne, ne laissant aucun geste aucune expression au hasard, s&#8217;appuyant sur la musique expressive du compositeur pour r\u00e9gler le mouvement et le rythme de la sc\u00e8ne. Original, le d\u00e9cor de <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5359\">Rudy Sabounghi<\/b> l&#8217;est lui aussi ; sommes-nous chez un \u00e9diteur o\u00f9 dans une biblioth\u00e8que pour enfants ? Toujours est-il que de gros livres se baladent, s&#8217;ouvrent, se ferment pour les besoins de la mise en sc\u00e8ne, nous transportant dans l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;une habitation ou d&#8217;une for\u00eat par la seule ouverture des doubles pages. Nous voici en plein conte merveilleux. Et cette farce qui pourrait vite tomber dans le grotesque ou le ridicule, devient ici une amusante plaisanterie pleine de finesse o\u00f9 humour rime avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5358\"><br \/>\n<\/i>Les costumes cr\u00e9\u00e9s par <b>Jorge Jara Guarda<\/b> sont un v\u00e9ritable bonheur visuel mais aussi une \u00e9tude de caract\u00e8re tr\u00e8s pointue. Ah ! ce coq gonfl\u00e9 de suffisance ; et ce vieil \u00e2ne qui se laisse berner n&#8217;est-il pas merveilleusement imagin\u00e9 avec ses chaussures en forme de sabots et ses longues pattes avant virevoltant ? La famille pintade est un sommet de raffinement avec une Alice dont le costume et la d\u00e9marche nous transportent imm\u00e9diatement dans une basse-cour. Si tous ne peuvent \u00eatre d\u00e9crits ici, tous sont \u00e0 admirer avec soin, ainsi les costumes fluorescents des insectes nocturnes de la fin. Les lumi\u00e8res de <b>Laurent Castaing<\/b>\u00a0 sont tout \u00e0 fait appropri\u00e9es \u00e0 la mise en sc\u00e8ne et collent aux atmosph\u00e8res d\u00e9crites, plus claires, plus feutr\u00e9es ou ocres en contre-jour dans la maison de Ford, elles prennent les teintes bleut\u00e9es du soir avec un joli effet d&#8217;ombres chinoises sur un petit \u00e9cran sugg\u00e9rant les conspirateurs cach\u00e9s, pour devenir plus vertes, avec plus de profondeur en cette for\u00eat pour un effet en 3 D. Mais une telle production n&#8217;atteindrait pas son but sans des chanteurs de haut niveau poss\u00e9dant aussi un grand sens de la sc\u00e8ne. Et l\u00e0, nous sommes g\u00e2t\u00e9s, d&#8217;autant plus qu&#8217;il faut, une fois n&#8217;est pas coutume, deux barytons de grande envergure. Physiquement, <b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5380\">Nicola Alaimo<\/b> est ce coq gras, roi de basse-cour qui pense s\u00e9duire promptement chaque volaille, amusant, l\u00e9ger, pitoyable ou pittoresque mais toujours vu avec tendresse. Vocalement, nous sommes en pr\u00e9sence d&#8217;un solide Falstaff qui s&#8217;impose d\u00e8s les premi\u00e8res mesures avec des graves et un falsetto sonores. Si la voix manque un peu de profondeur dans le medium, elle poss\u00e8de un timbre rond et agr\u00e9able conserv\u00e9 jusque dans les aigus projet\u00e9s avec puissance et longueur de souffle. la superbe technique de Nicola Alaimo et sa diction parfaite lui permettent un staccato l\u00e9ger et percutant avec des crescendi impressionnants. Son Air &#8221; Quand&#8217;ero paggio del duca di Norfolk &#8221; est\u00a0 chant\u00e9 avec un humour et une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qui soul\u00e8vent l&#8217;enthousiasme. duo de charme et de naturel chant\u00e9 avec Ford ( Jean-Fran\u00e7ois Lapointe ) dans une m\u00eame esth\u00e9tique musicale. Deux barytons, deux voix homog\u00e8nes \u00e0 l&#8217;unisson ou en r\u00e9ponse, impressionnants de justesse et de musicalit\u00e9.\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5381\"> Jean-Fran\u00e7ois Lapointe, <\/b>d\u00e9j\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 Marseille dans le Rimbaud plein de dr\u00f4lerie du &#8221; Comte Ory &#8220;, excelle dans les r\u00f4les de composition o\u00f9 son humour et sa verve peuvent donner toute leur mesure. Il est ici un Ford somptueux, repr\u00e9sent\u00e9 en pintade ; voix pleine dans chaque tessiture, musicalit\u00e9 et rondeur de son aux aigus puissants et assur\u00e9s. Son phras\u00e9 s\u00e9duit dans les seules phrases lyriques de l&#8217;ouvrage. Cr\u00e9dible dans la col\u00e8re ou\u00a0 dans le dramatique son Air de la jalousie retrouve quelques accents d&#8217;Otello. Il est, avec une diction et une projection sans failles, un Ford de tout premier ordre. <b>Enea Scala<\/b> est Fenton, ce jeune coq d\u00e9j\u00e0 amoureux et press\u00e9 de convoler qui charme Nannette de sa voix claire de t\u00e9nor aux aigus assur\u00e9s laissant poindre sensibilit\u00e9 et musicalit\u00e9 dans de jolis phras\u00e9s \u00e0 l&#8217;italienne. <b>Carl Ghazarossian<\/b> joue avec beaucoup d&#8217;aisance le Docteur Ca\u00efus, cet \u00e2ne encore vaillant au magnifique costume. Vocalement, c&#8217;est un r\u00f4le moins important interpr\u00e9t\u00e9 pourtant avec beaucoup de pertinence. Sa voix de t\u00e9nor aux aigus projet\u00e9s se distingue dans les ensembles. Un duo de chats pour ce sextuor de voix d&#8217;hommes avec <b>Patrick Bolleire<\/b> ( Pistole ) seule voix de basse, qui sait allier humour et musicalit\u00e9 pour un acte de contrition \u00e0 deux voix avec son comp\u00e8re, sur un air de cantate.<b> Rodolphe Briand <\/b>est ce Bardolfo espi\u00e8gle et dr\u00f4le dont le jeu sc\u00e9nique est aussi juste que ses interventions vocales qui apportent relief et rythme \u00e0 l&#8217;ouvrage. N&#8217;oublions surtout pas le quatuor f\u00e9minin, qui donne tout son sens \u00e0 cette pi\u00e8ce truculente. <b>Patrizia Ciofi<\/b>, appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 Marseille dans des op\u00e9ras nettement plus dramatiques ( Hamlet ou Rom\u00e9o et Juliette ) se r\u00e9v\u00e8le ici superbe de dr\u00f4lerie et de justesse. Dans un costume plus que seyant, elle allie charme et pertinence \u00e0 une musicalit\u00e9 sans faille. Si le medium manque un peu de puissance , ses aigus pleins et ronds sont superbes. Avec un staccato incisif et en place et un joli phras\u00e9 naturel aux prises de notes d\u00e9licates, elle est cette comm\u00e8re sans qui rien ne pourrait arriver. C&#8217;est une Alice brillante et charmeuse qui arrive \u00e0 ses fins avec son style et cette musicalit\u00e9 qui toujours nous enchantent.<b> Sabine Devieilhe<\/b> est ici Nannette, ce petit pintadeau qui veut voler de ses propres ailes. Que de chemin parcouru depuis que nous l&#8217;avions remarqu\u00e9e au Festival d&#8217;Aix-en-provence en 2012 dans &#8221; La Finta giardiniera &#8220;. Mutine et joyeuse, elle nous fait entendre sa voix cristalline qui donne ici toute la fra\u00eecheur \u00e0 son personnage. Ses interventions sont \u00e9l\u00e9gantes et musicales, elle r\u00e9pond aux avances de Fenton avec gr\u00e2ce et espi\u00e8glerie dans un joli duo sensible et musical pour finir sur un aigu puissant qui se perd dans une belle longueur de souffle.<b> Nadine Weissmann<\/b>, que nous avions pu applaudir r\u00e9cemment dans &#8220;Le Ring&#8221; \u00e0 Bayreuth est Mrs. Quickly. Prenant l&#8217;aspect d&#8217;une dinde de basse-cour dans un costume des plus r\u00e9ussi, elle nous fait entendre sa voix grave de mezzo-soprano au timbre agr\u00e9able avec de belles prises de notes. Si sa voix manque un peu de projection, ses aigus plus incisifs sont de ce fait plus percutants. Tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans son personnage, elle joue avec pertinence. <b>Annunziata Vestri<\/b> ( Miss Page ) pr\u00eate sa voix de mezzo-soprano \u00e0 une cane color\u00e9e au costume amusant et bien imagin\u00e9. Avec un jeu bien \u00e9tudi\u00e9, sa voix tr\u00e8s projet\u00e9e se distingue dans ces quatuors f\u00e9minins d&#8217;une grande pr\u00e9cision. <b>Le Choeur<\/b> qui n&#8217;intervient qu&#8217;au dernier acte, laisse pourtant entendre de beaux passages piano, avant le grand \u00e9clat final pr\u00e9cis et sonore, laissant la parole \u00e0 un Falstaff devenu philosophe pour le mot de la fin : &#8221; Tutto nel mondo \u00e8 burla &#8221; . <b>Lawrence Foster<\/b> est \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, qu&#8217;il conna\u00eet maintenant jusqu&#8217;\u00e0 la pointe de sa baguette pour ce Verdi qu&#8217;il affectionne tout particuli\u00e8rement, mais certainement le plus difficile pour la mise en place. Il s&#8217;agit ici, dans cette partition tout en staccatissimo de donner du souffle \u00e0 l&#8217;ouvrage, de garder le tempo aussi bien dans la fosse que sur le plateau o\u00f9 quatuor et quintette vocaux chantent ensemble dans des rythmes diff\u00e9rents. Mais la difficult\u00e9 est aussi de donner cette impulsion, ces rythmes qui donnent le relief \u00e0 tout l&#8217;ouvrage sans baisse de tension avec humour, nettet\u00e9 et musicalit\u00e9. Lawrence Foster a r\u00e9ussi ce pari, aucune lassitude tout au long de l&#8217;op\u00e9ra o\u00f9 chaque geste, chaque mimique correspond \u00e0 une ponctuation musicale. En cela, c&#8217;est une partition g\u00e9niale. L&#8217;orchestre est d&#8217;une grande pr\u00e9cision avec des nuances qui permettent aux chanteurs de se faire entendre sans jamais forcer la voix. Un immense bravo \u00e0 toute l&#8217;\u00e9quipe qui fait terminer cette saison sur une note joyeuse et sensible , avec l&#8217;\u00e9clat de rire que souhaitait Giuseppe Verdi pour son ouvrage o\u00f9 les livres se prom\u00e8nent, s&#8217;ouvrent se ferment tels des paravents. Un grand \u00e9clat d&#8217;applaudissement ponctuait cette soir\u00e9e.<i id=\"yui_3_16_0_1_1433590701015_5358\"> Photo Christian Dresse<br \/>\n<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra municipal saison 2014 \/ 2015 &#8220;FALSTAFF&#8221; Op\u00e9ra en 3 actes, livret d&#8217;Arrigo Bo\u00efto, d&#8217;apr\u00e8s Les joyeuses [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":80911,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6230,13351,728,207,9354,153,1468,6337,14272,7477,4873,14273,1074,12650,14274,53,14275,7476,6048],"class_list":["post-80910","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-annunziata-vestri","tag-carl-ghazarossian","tag-enea-scala","tag-falstaff","tag-foreign-readers","tag-giuseppe-verdi","tag-jean-louis-grinda","tag-jean-francois-lapointe","tag-jorge-jara-guarda","tag-laurent-castaingt","tag-lawrence-foster","tag-nadine-weissmann","tag-nicola-alaimo","tag-opera-municipal-de-marseille","tag-patrick-bollerie","tag-patrizia-ciofi","tag-rodolphe-briand","tag-rudy-sabounghi","tag-sabine-devieilhe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80910","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80910"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80910\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/80911"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80910"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80910"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80910"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}