{"id":81223,"date":"2015-07-13T12:20:29","date_gmt":"2015-07-13T10:20:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81223"},"modified":"2016-11-25T21:45:10","modified_gmt":"2016-11-25T20:45:10","slug":"orange-choregies-saison-2015-ekaterina-siurina-joseph-calleja","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/orange-choregies-saison-2015-ekaterina-siurina-joseph-calleja\/","title":{"rendered":"Orange, Chor\u00e9gies, Saison 2015: Ekaterina Siurina &#038; Joseph Calleja"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i>Orange, Chor\u00e9gies, Saison 2015<br \/>\n<\/i><b>Orchestre National de Lyon<br \/>\n<\/b>Direction musicale\u00a0 <b>Enrique Mazzola<br \/>\n<\/b>Soprano\u00a0 <b>Ekaterina Siurina<br \/>\n<\/b>T\u00e9nor<b>\u00a0\u00a0\u00a0 Joseph Calleja<br \/>\n<\/b>Musique de: Francesco Cilea, Giuseppe Verdi, Gaetano Donizetti, Vincenzo Bellini, Giacomo Puccini, Charles Gounod<br \/>\n<i>Orange le 7 juillet 2015<br \/>\n<\/i>En cette soir\u00e9e du 7 juillet, Orange ouvrait grand les portes des Chor\u00e9gies pour un concert lyrique o\u00f9 le belcanto \u00e9tait \u00e0 l&#8217;honneur, avec en solistes deux chanteurs de renomm\u00e9e internationale. La jeune et jolie soprano russe <strong>Ekaterina Siurina<\/strong>, applaudie sur\u00a0 les grandes sc\u00e8nes europ\u00e9ennes ainsi qu&#8217;au Metropolitan Opera de New York, et le t\u00e9nor d&#8217;origine maltaise <strong>Joseph Calleja<\/strong> mondialement reconnu comme l&#8217;un des meilleurs t\u00e9nors actuels, allaient \u00eatre accompagn\u00e9s par l&#8217;orchestre National de Lyon. Enrique Mazzola, actuellement directeur musical de l&#8217;Orchestre d&#8217;Ile-de-France, allait coordonner cette soir\u00e9e de prestige. Tous trois se produisant pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Orange. Ce chef d&#8217;orchestre ayant fait ses \u00e9tudes musicales au conservatoire de Milan, se consacre \u00e0 la direction d&#8217;orchestre apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 le piano et le violon. Reconnu comme un sp\u00e9cialiste du belcanto, il dirige maintenant les plus grands orchestres europ\u00e9ens, et sera bient\u00f4t au pupitre du Met. Le mistral ayant d\u00e9cid\u00e9 de souffler ailleurs qu&#8217;\u00e0 Orange, nous allions appr\u00e9cier cette soir\u00e9e sous un ciel proven\u00e7al \u00e9toil\u00e9, port\u00e9s par le seul souffle des plus grands compositeurs italiens : Cilea, Puccini, Verdi, Donizetti et Bellini, auxquels Gounod allait apporter les accents fran\u00e7ais d&#8217;un<em> Rom\u00e9o et Juliette<\/em> toujours appr\u00e9ci\u00e9 du public. D&#8217;entr\u00e9e, l&#8217;orchestre nous faisait entendre les notes sensibles du pr\u00e9lude d&#8217;<em>Adriana Lecouvreur<\/em> ( Cilea ). Sous la baguette du Maestro <strong>Enrique Mazzola<\/strong>, les cordes aux sonorit\u00e9s rondes r\u00e9sonnaient dans un tempo adapt\u00e9 au phras\u00e9, phras\u00e9 joliment repris par la voix claire et sensible de Joseph Calleja, faisant suite au solo du hautbois dans l&#8217;Air de Maurizio &#8221; La dolcissima effigie &#8220;. Dans cette premi\u00e8re partie Ekaterina Siurina appara\u00eet, moul\u00e9e dans une longue robe bleue, pour nous faire entendre les accents de cette Gilda qu&#8217;elle conna\u00eet bien pour l&#8217;avoir interpr\u00e9t\u00e9e de nombreuses fois sur de grandes sc\u00e8nes. Son &#8221; Caro nome &#8221; est chant\u00e9 avec sensibilit\u00e9 avec une voix au timbre chaud, bien que de fa\u00e7on un peu scolaire, avec toutefois des aigus assur\u00e9s. Les Airs s&#8217;encha\u00eenent : &#8221; Questo o Quella &#8221; Air il Duca di Mantova, Air de Norina &#8221; Quel guardo il cavaliere &#8221; du Don Pasquale de Donizetti, Air de Macduff &#8221; Oh Figli Miei..&#8221; <em>Macbeth<\/em> ( Verdi ), Donizetti encore pour <em>l&#8217;Elisir d&#8217;Amore,<\/em> avec l&#8217;Air d&#8217;Adina &#8221; Prendi per me, sei libero &#8221; et le Duo Adina \/ Nemorino &#8221; Caro Elisir ! sei mio ! Esulti pur la barbara &#8221; , interrompus par l&#8217;ouverture de Don Pasquale jou\u00e9e \u00e0 l&#8217;orchestre. Dans cette premi\u00e8re partie, chanteurs et musiciens semblent chercher leurs marques, sans doute impressionn\u00e9s par la vastitude du lieu, ils ont du mal \u00e0 s&#8217;imposer et \u00e0 trouver l&#8217;\u00e9quilibre des sonorit\u00e9s ; on remarque m\u00eame quelques petits accrocs, et malgr\u00e9 la pr\u00e9cision de la baguette, l&#8217;ensemble manque de dimension, de percutant et para\u00eet un peu plat. On souhaiterait plus de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 dans le chant d&#8217;Ekaterina Siurina et plus de soutien du souffle dans le medium de Joseph Calleja. Mais tout change en deuxi\u00e8me partie. D\u00e8s les premiers accords de l&#8217;ouverture de <em>Roberto Devereux<\/em> ( Donizetti ) l&#8217;orchestre r\u00e9sonne avec plus de relief, plus de brillant dans les cordes avec un spiccato l\u00e9ger, aux accents d&#8217;un &#8221; God Save the Queen &#8221; m\u00e9lodieux. Ekaterina Siurina, dans une robe claire, seyante, aux reflets argent\u00e9s a retrouv\u00e9 l&#8217;assurance dont elle manquait en premi\u00e8re partie, le phras\u00e9 s&#8217;affirme, se d\u00e9tend et elle chante l&#8217;Air d&#8217;Amina &#8221; Care compagne &#8221; de <em>la Sonnambula<\/em> ( Bellini ) avec une belle longueur de souffle, nous donnant \u00e0 entendre des vocalises \u00e0 l&#8217;aise et des aigus assur\u00e9s qui gardent leur couleur jusque dans les longues notes chant\u00e9es\u00a0 pianissimo. D\u00e8s &#8221; <em>L&#8217;Arlesiana<\/em> de Cilea, nous retrouvons dans l&#8217;Air de Frederico &#8221; E la solita storia del pastore &#8221; l&#8217;\u00e9motion contenue dans le chant du Joseph Calleja que nous appr\u00e9cions tant. L&#8217;accompagnement sensible de l&#8217;orchestre fait ressortir ses pianissimi falsetto. C&#8217;est un chant sinc\u00e8re au joli phras\u00e9 et aux graves assur\u00e9s qui nous est propos\u00e9 et auquel le public r\u00e9pond par des bravi enthousiastes. Avec Puccini et l&#8217;Air de<em> La Boh\u00e8me<\/em> &#8221; Quando men vo&#8230;&#8221; chant\u00e9 par une Ekatarina Siurina \u00e0 l&#8217;aise, dont les aigus puissants r\u00e9sonnent avec une belle longueur de souffle, c&#8217;est une Musetta tendre et spirituelle qui vient nous charmer. mais c&#8217;est avec l&#8217;Air de Mario Cavaradossi &#8221; E Lucevan le stelle &#8221; de Tosca ( puccini ) que Joseph Calleja nous transportera au plus vif de l&#8217;\u00e9motion, une \u00e9motion venue du profond de l&#8217;\u00eatre de ce t\u00e9nor, dont la sensibilit\u00e9 r\u00e9pond aux accents d&#8217;un quatuor de violoncelles ou d&#8217;une clarinette habit\u00e9s. On retrouve ici tout ce qui a rendu cet Air si c\u00e9l\u00e8bre, peut-\u00eatre le plus beau du r\u00e9pertoire lyrique, avec des aigus aux belles longueurs de souffle. Dans l&#8217;Intermezzo compos\u00e9 par Bellini pour &#8221; I Capuleti e I Montecchi &#8221; l&#8217;orchestre d\u00e9ploie toutes ses possibilit\u00e9s de pr\u00e9cision, de nettet\u00e9, de finesse ou de puissance sous la baguette d&#8217;un chef d&#8217;orchestre qui sait communiquer sa sensibilit\u00e9 aux musiciens. Charles Gounod, le seul compositeur fran\u00e7ais de ce programme, terminait ce r\u00e9cital avec son Rom\u00e9o et Juliette de charme. Air de Juliette &#8221; Je veux vivre &#8221; tout d&#8217;abord, si bien \u00e9crit, chant\u00e9 par une voix de soprano aux jolies couleurs, dans un tempo qui fait ressortir tout le caract\u00e8re de ce chant entra\u00eenant avec des vocalises \u00e0 l&#8217;aise, pour finir dans un aigu long et puissant. C&#8217;est un Rom\u00e9o au chant sensible et investi qui lui r\u00e9pond dans un &#8221; Ah, l\u00e8ve-toi soleil &#8220;de toute beaut\u00e9 aux aigus clairs. Sa prononciation ainsi que sa bonne projection lui permettent de faire ressortir sa musicalit\u00e9 dans de belles nuances. Le duo Rom\u00e9o : Juliette dans l&#8217;Air &#8221; Nuit d&#8217;Hym\u00e9n\u00e9e &#8221; qui terminait ce concert \u00e9tait soutenu par un orchestre aux sonorit\u00e9s rondes dont le soli de violoncelles faisait \u00e9cho au phras\u00e9 des chanteurs. Un duo de charme avec des voix qui s&#8217;accordent dans une m\u00eame \u00e9motion, partag\u00e9e entre \u00e9nergie et sensibilit\u00e9. Des chanteurs qui ont pris plus d&#8217;assurance au fil des airs interpr\u00e9t\u00e9s, et qui ont su trouver les couleurs particuli\u00e8res \u00e0 chaque compositeur. Voulant prolonger ce moment de gr\u00e2ce sous les \u00e9toiles, Joseph Calleja nous donne \u00e0 \u00e9couter la chanson napolitaine &#8221; O sole mio &#8221; avec des accents lumineux. Puis c&#8217;est Ekaterina Siurina qui chante l&#8217;Air de Gianni Schicchi &#8221; O mio babbino caro &#8221; ( Puccini ) Air O combien d\u00e9licieux et d\u00e9licat avec des aigus aux jolies attaques et aux belles tenues pianissimo. Pour finir, un duo de Don Pasquale tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise, avec des intervalles qui font ressortir la large tessiture de Joseph Calleja. Un concert commenc\u00e9 un peu sur la pointe des&#8230;.archets, mais qui une fois trouv\u00e9 l&#8217;\u00e9quilibre entre l&#8217;orchestre, les chanteurs et le lieu nous a procur\u00e9 de grands moments de plaisirs et d&#8217;\u00e9motions, dirig\u00e9 par un chef d&#8217;orchestre \u00e0 la fois pr\u00e9cis et sensible. Un concert salu\u00e9 par de longs applaudissements.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orange, Chor\u00e9gies, Saison 2015 Orchestre National de Lyon Direction musicale\u00a0 Enrique Mazzola Soprano\u00a0 Ekaterina Siurina T\u00e9nor\u00a0\u00a0\u00a0 Joseph Calleja [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81225,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14403,2830,4889,8837,14404],"class_list":["post-81223","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-choregies","tag-ekaterina-siurina","tag-enrique-mazzola","tag-joseph-calleja","tag-orchestre-national-de-lyon"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81223","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81223"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81223\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81225"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81223"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81223"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81223"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}