{"id":81248,"date":"2015-07-12T17:48:32","date_gmt":"2015-07-12T15:48:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81248"},"modified":"2016-11-25T21:49:15","modified_gmt":"2016-11-25T20:49:15","slug":"orange-choregies-2015-carmen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/orange-choregies-2015-carmen\/","title":{"rendered":"Orange, Chor\u00e9gies 2015: &#8220;Carmen&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Orange, Chor\u00e9gies 2015<\/em><br \/>\n<strong>&#8220;CARMEN&#8221;<\/strong><br \/>\nOp\u00e9ra-comique en quatre actes, livret de Henri Meilhac et Ludovic Hal\u00e9vy. d&#8217;apr\u00e8s &#8221; Carmen &#8221; nouvelle de Prosper M\u00e9rim\u00e9e<br \/>\nMusique <strong>Georges Bizet<\/strong><br \/>\n<em>Carmen<\/em> KATE ALDRICH<br \/>\n<em>Mica\u00ebla<\/em> INVA MULA<br \/>\n<em>Frasquita<\/em> HELENE GUILMETTE<br \/>\n<em>Merc\u00e9d\u00e8s<\/em> MARIE KARALL<br \/>\n<em>Don Jos\u00e9<\/em> JONAS KAUFMANN<br \/>\n<em>Escamillo<\/em> KYLE KETELSEN<br \/>\n<em>Zuniga<\/em> JEAN TEITGEN<br \/>\n<em>Le Danca\u00efre<\/em> OLIVIER GRAND<br \/>\n<em>Le Remendado<\/em> FLORIAN LACONI<br \/>\n<em>Moral\u00e8s<\/em> ARMANDO NOGUERA<br \/>\nChoeurs des Op\u00e9ras d&#8217;Angers-Nantes, du Grand Avignon et de Nice<br \/>\nMa\u00eetrise des Bouches-du-Rh\u00f4ne<br \/>\nOrchestre Philharmonique de Radio France<br \/>\nDirection musicale <strong>Mikko Franck<\/strong><br \/>\nMise en sc\u00e8ne, d\u00e9cors, costumes <strong>Louis D\u00e9sir\u00e9<\/strong><br \/>\nEclairages <strong>Patrick M\u00e9e\u00fcs<\/strong><br \/>\n<em>Orange, le 8 juillet 2015<\/em><br \/>\n<em>Carmen<\/em> est en Provence, un des op\u00e9ras les plus attendus. Situ\u00e9e pr\u00e8s des ar\u00e8nes d&#8217;Arles ou de N\u00eemes, la ville d&#8217;Orange, attire souvent les aficionados en mal de corridas lors d&#8217;une programmation de cet op\u00e9ra dans son immense Th\u00e9\u00e2tre Antique. Oui, Carmen, l&#8217;un des op\u00e9ras les plus jou\u00e9s dans le monde, est certainement l&#8217;op\u00e9ra fran\u00e7ais le plus souvent repr\u00e9sent\u00e9. Pourtant, le succ\u00e8s ne fut pas au rendez-vous lors de sa cr\u00e9ation \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra-comique en mars 1875 ; c&#8217;est pratiquement un d\u00e9sastre, d\u00fb peut-\u00eatre \u00e0 une interpr\u00e9tation m\u00e9diocre. Georges Bizet avait pourtant fait appel aux librettistes Ludovic Hal\u00e9vy et Henri Meilhac alors tr\u00e8s en vogue pour adapter la nouvelle de Prosper M\u00e9rim\u00e9e, mais le public et la critique, peu tendres avec le compositeur condamn\u00e8rent l&#8217;ouvrage au nom de la morale. Ce chef d&#8217;oeuvre sera pourtant reconnu comme tel et jou\u00e9 dans le monde entier tr\u00e8s peu de temps apr\u00e8s sa cr\u00e9ation. Malheureusement, tr\u00e8s affect\u00e9 par le peu de succ\u00e8s de son op\u00e9ra, Georges Bizet d\u00e9c\u00e8dera trois mois apr\u00e8s la premi\u00e8re repr\u00e9sentation, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 36 ans, au moment m\u00eame, dit-on, o\u00f9 les cartes de la mort \u00e9taient tir\u00e9es sur sc\u00e8ne par Carmen, sans avoir le plaisir de conna\u00eetre le succ\u00e8s mondial que rencontrera cet ouvrage. Comment osait-on mettre en sc\u00e8ne cette femme libre, dans ce milieu populaire, avec une musique aussi color\u00e9e, si proche toutefois de la r\u00e9alit\u00e9 mais si \u00e9loign\u00e9e de la mentalit\u00e9 bourgeoise de l&#8217;\u00e9poque ? Dans la proposition qui nous \u00e9tait faite ce soir, le metteur en sc\u00e8ne<strong> Louis D\u00e9sir\u00e9<\/strong>, qui concevait aussi les d\u00e9cors et les costumes, a voulu nous raconter l&#8217;histoire d&#8217;une femme face \u00e0 son destin. Son destin est-il Don Jos\u00e9, \u00e9tait-il d\u00e9j\u00e0 fix\u00e9 avant ? Toujours est-il que c&#8217;est ici l&#8217;\u00e9l\u00e9ment principal repr\u00e9sent\u00e9 par les cartes omnipr\u00e9sentes qui viendront sceller la destin\u00e9e d&#8217;une Carmen qui l&#8217;accepte sans vraiment essayer d&#8217;y \u00e9chapper. Mais tout ceci est d\u00e9j\u00e0 not\u00e9 dans l&#8217;ouvrage et Louis D\u00e9sir\u00e9 dans un grand respect de l&#8217;oeuvre et des personnages n&#8217;a pas chang\u00e9 ce drame d&#8217;un iota. Dans un souci de recherche dramatique, sans pathos ni &#8221; flonflon &#8221; il a gomm\u00e9 tout folklore prononc\u00e9, toute image qui pourrait d\u00e9tourner le spectateur de la seule chose vraiment importante, la conduite inexorable de Carmen vers sa mort. Pourtant, sa rencontre avec Escamillo pouvait laisser esp\u00e9rer qu&#8217;elle allait trouver, avec cet homme qui repr\u00e9sente la force et la vie, la voie qui allait la lib\u00e9rer de ce mal\u00e9fice. Le metteur en sc\u00e8ne qui avoue conna\u00eetre cet ouvrage depuis sa jeunesse et l&#8217;aimer jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;obsession nous raconte visuellement sa Carmen et sa perception de l&#8217;ouvrage. Le parti pris de costumes assez sombres o\u00f9 le noir domine loin des robes color\u00e9es des s\u00e9villanes, met l&#8217;accent sur le drame qui se joue l\u00e0, non sur un coup de d\u00e8s, mais dans un jeu de cartes. C&#8217;est bien imagin\u00e9, bien rendu surtout, avec sobri\u00e9t\u00e9 et bon go\u00fbt. Mais d&#8217;abord, il faut adh\u00e9rer a ce propos. Il faut accepter ne voir dans cet ouvrage que le drame, certes sombre, que Carmen vit avec tout de m\u00eame un certain d\u00e9tachement : c&#8217;est ainsi, c&#8217;est tout, pourquoi tergiverser ? On n&#8217;\u00e9chappe pas \u00e0 sa destin\u00e9e. Mica\u00ebla et Don Jos\u00e9 le savent aussi ; d\u00e8s le premier regard la fin est annonc\u00e9e. Seul Escamillo ne l&#8217;a pas compris, il enveloppe Carmen de sa cape couleur de lumi\u00e8re pour l&#8217;emmener au loin avec lui, mais non, Don Jos\u00e9 veille, la lui enl\u00e8ve dans un geste symbolique et la tue, alors v\u00eatue de noir, et la laisse \u00e9tendue sur cette carte de pique tir\u00e9e maintes fois. Le propos est fort, puissant, et ceux qui ont assist\u00e9 au spectacle jou\u00e9 sur cette immense sc\u00e8ne, m\u00eame s&#8217;ils n&#8217;ont pas aim\u00e9 cette proposition, ne pourront jamais \u00e9chapper \u00e0 cette vision de Carmen \u00e9tendue l\u00e0, Don Jos\u00e9 \u00e0 son c\u00f4t\u00e9, \u00e9clair\u00e9s par une seule lumi\u00e8re blanche. Non, ce n&#8217;est pas la foule des corridas, ce n&#8217;est pas la lumi\u00e8re crue de l&#8217;Espagne, c&#8217;est la mort de Carmen&#8230;une femme. Le propos \u00e9tant \u00e9nonc\u00e9, le reste suit avec une utilisation intelligente de la sc\u00e8ne. Mais avec quels d\u00e9cors ? eh bien avec rien. De longues piques ( celles des picadores ? ) d\u00e9limitent l&#8217;espace, la prison, la taverne de Lillas Pastias. Les contrebandiers sont l\u00e0 aussi et peu importe si l&#8217;on ne voit pas la montagne. Les \u00e9clairages de Patrick M\u00e9e\u00fcs vont \u00e0 l&#8217;essentiel mais donnent exactement, comme pour la Tosca jou\u00e9e \u00e0 Marseille il y a peu dans une mise en sc\u00e8ne \u00e9galement de Louis D\u00e9sir\u00e9, l&#8217;atmosph\u00e8re qui convient \u00e0 chaque sc\u00e8ne. Quelques touches de lumi\u00e8res pourtant dans les costumes, avec les vestes des carabiniers jet\u00e9es \u00e0 l&#8217;envers sur le sol, faisant ressortir la couleur jaune, allusion \u00e0 leur surnom de canaris, ou un d\u00e9fil\u00e9 de tor\u00e9adors dans leurs habits de lumi\u00e8re authentiques. le seul point qui nous semble affadir le propos et l&#8217;interpr\u00e9tation de la partie orchestrale donn\u00e9e par le chef d&#8217;orchestre <strong>Mikko Franck<\/strong>. Pourquoi des tempi aussi lents, des nuances aussi plates, un manque de couleurs aussi \u00e9vident ? Il nous semble au contraire que la musique aurait pu, elle, donner en contraste des lumi\u00e8res, des \u00e9clairs fugaces de vie, de joie ou d&#8217;amour. Mikko Franck est-il pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la musique de Bizet ? Les sonorit\u00e9s sont belles, rondes, et les rythmes sont l\u00e0, mais att\u00e9nu\u00e9s, jusque dans l&#8217;interpr\u00e9tation de l&#8217;intermezzo qui semble avoir perdu tout caract\u00e8re.<br \/>\nOn attendait avec impatience d&#8217;entendre<strong> Jonas Kaufmann<\/strong> dans le r\u00f4le de Don Jos\u00e9, r\u00f4le dans lequel nous l&#8217;avions applaudi \u00e0 la Scala de Milan il y a quelques ann\u00e9es dans une autre mise en sc\u00e8ne. Il nous para\u00eet adh\u00e9rer tout \u00e0 fait au propos de Louis D\u00e9sir\u00e9, r\u00e9agissant \u00e0 la belle Carmen sans une passion d\u00e9bordante mais comme si la fin \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connue de lui. Il campe un Don Jos\u00e9 assez ambigu, tr\u00e8s viril par moments, assez timor\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres, comme d\u00e9pass\u00e9 par une situation qu&#8217;il ne ma\u00eetrise pas. Mais ce Don Jos\u00e9 marquera tout de m\u00eame les esprits, peut-\u00eatre justement \u00e0 cause de ses multiples facettes. Vocalement aussi Jonas Kaufmann intellectualise son personnage. S&#8217;il a arr\u00eat\u00e9 de jouer avec ces notes prises si piano qu&#8217;elles paraissaient d\u00e9timbr\u00e9es, son chant a gagn\u00e9 en homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, donnant au phras\u00e9 plus de legato, avec une ligne de chant plus continue. L&#8217;Air &#8221; La fleur que tu m&#8217;avais jet\u00e9e &#8221; chant\u00e9 avec sensibilit\u00e9 est un mod\u00e8le du genre. Les piani sont plus expressifs et lui permettent d&#8217;atteindre des aigus puissants sans aucune rupture de souffle. S&#8217;il manque parfois de puissance dans le medium, il fait preuve d&#8217;une grande sensibilit\u00e9 dans un Duo avec Mica\u00ebla, touchant dans sa simplicit\u00e9, ou de sensualit\u00e9 avec Carmen, mais toujours avec une certaine r\u00e9serve. Paraissant plus emprunt\u00e9 devant des sentiments qui le d\u00e9passent, il est nettement plus \u00e0 l&#8217;aise dans la col\u00e8re o\u00f9 il se laisse aller pour nous donner \u00e0 entendre des aigus somptueux. Sa voix barytonante donne un certain poids, du caract\u00e8re m\u00eame au personnage, et ce n&#8217;est pas pour d\u00e9plaire bien au contraire. Face \u00e0 ce Don Jos\u00e9 qui va changer le cours de sa vie, <strong>Kate Aldrich<\/strong> joue la carte de la destin\u00e9e aussi. Et si&#8230; et si&#8230;Peut-\u00eatre ? Elle est cette Carmen par qui tout arrive. Interpr\u00e9tant ce r\u00f4le color\u00e9 sans jouer sur les extr\u00eames, physiquement elle est Carmen. Cette mezzo am\u00e9ricaine, applaudie \u00e0 Marseille.<br \/>\nDans le r\u00f4le de Sesto ( La clemenza di Tito ) de Mozart en 2013, et \u00e0 Toulon dans Anna Bolena en 2014, aborde ici dans ce vaste Th\u00e9\u00e2tre Antique un r\u00f4le de poids. Elle adh\u00e8re \u00e0 ce personnage qui ne se r\u00e9volte pas devant sa destin\u00e9e et l&#8217;on comprend tout \u00e0 fait que Don Jos\u00e9 soit fascin\u00e9. Sans surjouer le r\u00f4le de la femme fatale, elle est cette fille libre qui veut vivre \u00e0 son gr\u00e9. Nous retrouvons le timbre sombre de sa voix avec de beaux graves, une voix homog\u00e8ne et bien plac\u00e9e qui sonne naturellement avec des aigus puissants et faciles. Si son jeu est un peu mani\u00e9r\u00e9 dans la s\u00e9duction, elle est, elle aussi, bien mieux dans les moments de col\u00e8re ; une col\u00e8re qui finalement lib\u00e8re les gestes et la voix. Son excellente diction lui permet des nuances faites en toute libert\u00e9 et qui font oublier un medium un peu faible. De ses incursions chez Mozart, elle a gard\u00e9 l&#8217;aisance des vocalises qui donnent ici de la souplesse au phras\u00e9. Le baryton-basse am\u00e9ricain <b>Kyle Ketersen<\/b> est Escamillo, le troisi\u00e8me personnage de ce trio dramatique. Ce tor\u00e9ador s\u00fbr de lui interpr\u00e8te ce r\u00f4le avec ce je-ne-sais-quoi de suffisance qui frise la vulgarit\u00e9, enlevant le c\u00f4t\u00e9 altier du personnage. Mais sans doute est-il lui aussi en ad\u00e9quation avec cet homme qui est dans la vie, affrontant les dangers avec d\u00e9sinvolture et sans trop se poser de questions. Il n&#8217;est absolument pas dans la repr\u00e9sentation, il est, tout simplement. Il a certes une voix attractive pour ce r\u00f4le, avec des aigus puissants et sonores qui font oublier des graves un peu \u00e9touff\u00e9s. C&#8217;est un Escamillo jeune et bouillant d&#8217;\u00e9nergie, loin du personnage souvent repr\u00e9sent\u00e9, mais \u00e0 sa place dans cette version o\u00f9 il est le seul \u00e9l\u00e9ment qui semble \u00e9chapper \u00e0 ce drame. Tr\u00e8s applaudi dans le r\u00f4le de Leporello au Festival d-Aix en-Provence, il avait d\u00e9j\u00e0 ce jeu sc\u00e9nique qui semble propre \u00e0 son caract\u00e8re. <b>Inva Mula <\/b>est une Mica\u00ebla tr\u00e8s applaudie. Blonde menue, elle est sans doute cette jeune fille timide et courageuse que l&#8217;on retrouve dans toutes les versions de Carmen. Si la voix est moins juv\u00e9nile, d\u00e9licate et mutine elle chante avec sensibilit\u00e9 et fait ressortir chaque facette du personnage tout en gardant un phras\u00e9 et un legato sans reproches avec des aigus sonores ou des tenues piano color\u00e9es. Seul \u00e9l\u00e9ment de tendresse dans cet op\u00e9ra, le Duo Mica\u00ebla \/ Don Jos\u00e9, chant\u00e9 dans une esth\u00e9tique musicale commune, sera tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9. Si <b>H\u00e9l\u00e8ne Guilmette <\/b>est une Frasquitta dont la voix claire et percutante donne du piquant au personnage, La Merc\u00e9d\u00e8s de <b>Marie Karall<\/b>, dont le timbre de mezzo est sombre et sonore, manque toutefois de la projection n\u00e9cessaire \u00e0 ce lieu pour donner du relief au personnage. Le r\u00f4le de Zuniga est ici chant\u00e9 par<b> Jean Teitgen<\/b>. Rien, pas m\u00eame le mistral ne peut d\u00e9vier cette voix de basse, sonore et percutante. Aussi bien sc\u00e9niquement que vocalement, il est \u00e0 la hauteur des autres interpr\u00e8tes, campant un officier tout \u00e0 fait cr\u00e9dible. Moral\u00e8s,<b> Armando Noguera, <\/b>Le Danca\u00efre <b>Olivier Grand<\/b>, et Le Remendado<b id=\"yui_3_16_0_1_1436967238963_6066\"> Florian Laconi<\/b>, d\u00e9j\u00e0 applaudis plusieurs fois dans des r\u00f4les plus importants, donnent ici toute leur dimension \u00e0 des r\u00f4les plus secondaires mais pourtant remarqu\u00e9s. <b>La Ma\u00eetrise des Bouches-du-Rh\u00f4ne<\/b>, autant vocalement que sc\u00e9niquement, fais preuve d&#8217;un grand investissement. <b>Les choeurs<\/b> <strong>des Op\u00e9ras d&#8217;Angers- Nantes, de Nice et du Grand Avignon,<\/strong> ont fait preuve d&#8217;un grand professionnalisme et de grandes qualit\u00e9s musicales malgr\u00e9 une mise en sc\u00e8ne un peu d\u00e9routante. Malgr\u00e9 le fort mistral, ce vent h\u00e9las souvent en r\u00e9sidence \u00e0 Orange et dommageable pour la perception des voix, nous avons assist\u00e9 \u00e0 un spectacle qui demanderait \u00e0 \u00eatre revu en oubliant les autres r\u00e9f\u00e9rences, pour appr\u00e9cier pleinement ces chanteurs de grande qualit\u00e9 qui ont su montrer une facette plus intime de leur personnage dans la version propos\u00e9e par Louis D\u00e9sir\u00e9 peut-\u00eatre inspir\u00e9e par une filmographie en noir et blanc. Une soir\u00e9e controvers\u00e9e, mais d&#8217;une grande port\u00e9e dramatique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orange, Chor\u00e9gies 2015 &#8220;CARMEN&#8221; Op\u00e9ra-comique en quatre actes, livret de Henri Meilhac et Ludovic Hal\u00e9vy. d&#8217;apr\u00e8s &#8221; Carmen [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81253,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6338,133,14418,6098,9354,247,10712,127,8266,1380,1923,14419,13752,10195,6494,14420],"class_list":["post-81248","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-armando-noguera","tag-carmen","tag-choregies-2015","tag-florian-laconi","tag-foreign-readers","tag-georges-bizet","tag-helene-guilmette","tag-inva-mula","tag-jean-teitgen","tag-jonas-kaufmann","tag-kate-aldrich","tag-kyle-ketersen","tag-louis-desire","tag-marie-karall","tag-mikko-franck","tag-olivier-grand"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81248","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81248"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81248\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":81249,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81248\/revisions\/81249"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81253"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81248"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81248"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81248"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}