{"id":81271,"date":"2015-07-13T01:07:08","date_gmt":"2015-07-12T23:07:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81271"},"modified":"2016-11-25T21:46:56","modified_gmt":"2016-11-25T20:46:56","slug":"festival-daix-en-provence-2015-sir-simon-rattle-krystian-zimerman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-daix-en-provence-2015-sir-simon-rattle-krystian-zimerman\/","title":{"rendered":"Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2015: Sir Simon Rattle &#038; Krystian Zimerman"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132689\">Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2015, Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132700\">London Symphony Orchestra<br \/>\n<\/b>Direction musicale\u00a0\u00a0 <b>Sir Simon Rattle<br \/>\n<\/b>Piano\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132699\">Krystian Zimerman<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132698\">Johannes Brahms:<\/i>\u00a0\u00a0 Concerto pour piano et orchestre No1 en r\u00e9 mineur op.15<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132697\">Antonin Dvorak:<\/i>\u00a0La Colombe sauvage op.11O<br \/>\nLe Rouet d&#8217;or op.1O9<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1437162863411_132696\">Aix-en-Provence, le 9 juillet 2O15<br \/>\n<\/i>Le Festival d&#8217;Aix-en-Provence nous propose tr\u00e8s souvent des concerts d&#8217;exception et ce soir, en plus d&#8217;un programme all\u00e9chant, trois &#8221; vedettes &#8221; incontest\u00e9es de la musique classique \u00e9taient pr\u00e9sentes : le pianiste polonais <b>Krystian Zimerman<\/b>, qui avait annul\u00e9 le concert programm\u00e9 lors du Festival de p\u00e2ques, encore plus attendu de ce fait, le <b>London Symphony Orchestra<\/b>, qui passe pour \u00eatre l&#8217;un des meilleurs orchestres du monde, et le charismatique chef d&#8217;orchestre <b>Simon Rattle<\/b>. C&#8217;est devant une salle comble que r\u00e9sonnaient les premiers accords du concerto No1 de Johannes Brahms dans un roulement de timbales inqui\u00e9tant qui allait contraster avec la souplesse des cordes au joli phras\u00e9. Avec l&#8217;\u00e9l\u00e9gance et la gestuelle affirm\u00e9e qu&#8217;on lui conna\u00eet, Simon Rattle \u00e9nonce avec des sonorit\u00e9s appuy\u00e9es l&#8217;introduction de ce concerto. Avec une technique sans faille et des doigts d&#8217;une s\u00fbret\u00e9 absolue, Krystian Zimerman nous livre sa version de ce concerto. Brillantissime ou plus tendre dans les oeuvres de Chopin, son interpr\u00e9tation du concerto de Brahms nous laisse un peu dubitatifs. Il alterne un jeu d\u00e9licat avec en contrastes un jeu tr\u00e8s muscl\u00e9. Ces brusques changements rompent trop souvent la ligne musicale. Souvent employ\u00e9 comme faisant partie de l&#8217;orchestre, le pianiste profite des courtes cadences pour faire ressortir sa sonorit\u00e9 et sa musicalit\u00e9. Parfois tr\u00e8s fort, l&#8217;orchestre semble livrer une bataille entre le piano et les d\u00e9cibels. Dans le deuxi\u00e8me mouvement, Krystian Zimerman reprend les sons \u00e9th\u00e9r\u00e9s de l&#8217;orchestre mais ces sons suspendus paraissent trop pr\u00e9sents. Seul le superbe soli de violoncelles semble retrouver le son profond de Brahms. On remarque une certaine recherche dans les atmosph\u00e8res cr\u00e9\u00e9es par l&#8217;orchestre et le pianiste mais sans atteindre le naturel n\u00e9cessaire aux sonorit\u00e9s particuli\u00e8re de Brahms ; sans aller chercher le son au fond de la note, les accents deviennent ici trop accentu\u00e9s. Le troisi\u00e8me mouvement pris dans un tempo vif fait ressortir avec \u00e9nergie et clart\u00e9 l&#8217;\u00e9blouissante technique du pianiste dans des mont\u00e9es de gammes \u00e9blouissantes, mais sans doute l&#8217;\u00e9criture de ce concerto ne permet-elle pas vraiment d&#8217;installer un dialogue avec l&#8217;orchestre. La cadence jou\u00e9e avec fluidit\u00e9 nous s\u00e9duit plus, mais la force d\u00e9ploy\u00e9e par l&#8217;orchestre et le jeu nerveux du pianiste nous font penser, malgr\u00e9 les grandes qualit\u00e9s de chacun, que le chef et le pianiste sont pass\u00e9s \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du caract\u00e8re et des sonorit\u00e9s sp\u00e9cifiques \u00e0 Johannes Brahms. Atmosph\u00e8res diff\u00e9rentes en deuxi\u00e8me partie de ce concert consacr\u00e9 \u00e0 Antonin Dvorak avec deux de ses po\u00e8mes symphoniques : La Colombe sauvage et le Rouet d&#8217;or compos\u00e9s d&#8217;apr\u00e8s les contes du po\u00e8te tch\u00e8que Karel Jaromir Erben. La musique color\u00e9e d&#8217;Antonin Dvorak va illustrer ces histoires cruelles et fantastiques en utilisant les sonorit\u00e9s des instruments ( violons avec sourdines \u00e9voquant les plaintes ), les rythmes, les accents folkloriques ou la couleur des timbres. Ici, Simon Rattle donne toute la dimension de son talent de chef d&#8217;orchestre en modelant ses instruments et en faisant ressortir toutes leurs possibilit\u00e9s. Chacun a sa fonction, l&#8217;inqui\u00e9tude de la clarinette basse, la lumi\u00e8re des fl\u00fbtes, l&#8217;\u00e9clat des cymbales ou la profondeur des sentiments d&#8217;un soli d&#8217;alti. Tout le g\u00e9nie du compositeur se retrouve ici exploit\u00e9 \u00e0 merveille, faisant ressortir les \u00e9motions dans un bon tempo avec une belle \u00e9nergie dans le geste. Aussi bien dans la Colombe sauvage que dans le Rouet d&#8217;or, avec un solo de violon sensible ou la profondeur d&#8217;un cor anglais plus m\u00e9lancolique, Simon Rattle guide les lumi\u00e8res voulues par le compositeur et nous donne une version \u00e9blouissante de ces pi\u00e8ces musicales dirig\u00e9es \u00e0 leur cr\u00e9ation par Leos Janacek en 1898 et Gustav Malher un an plus tard. Sir Simon Rattle qui prendra la t\u00eate de ce fantastique orchestre d\u00e8s 2017 est d\u00e9j\u00e0 en parfaite osmose avec les musiciens qui semblent l&#8217;appr\u00e9cier et jouer sous sa baguette avec un plaisir \u00e9vident. Au tumulte d&#8217;applaudissements qui soulevait la salle \u00e0 l&#8217;issue du concert, l&#8217;orchestre nous offrait en bis trois minutes d&#8217;une Danse slave de Dvorak enlev\u00e9e. Beaut\u00e9 du son, \u00e9l\u00e9gance du geste et profondeur de la musique \u00e9taient les ma\u00eetres mots de ce concert.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival d&#8217;Aix-en-Provence 2015, Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence London Symphony Orchestra Direction musicale\u00a0\u00a0 Sir Simon Rattle Piano\u00a0 Krystian Zimerman [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81272,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4296,14428,14429,1940,10817,8023,14430],"class_list":["post-81271","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-antonin-dvorak","tag-festival-daix-en-provence-2015","tag-grand-theatre-de-provence","tag-johannes-brahms","tag-krystian-zimerman","tag-london-symphony-orchestra","tag-sir-simon-rattle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81271\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81272"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}