{"id":81349,"date":"2015-07-15T21:45:48","date_gmt":"2015-07-15T19:45:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81349"},"modified":"2016-11-25T21:42:29","modified_gmt":"2016-11-25T20:42:29","slug":"choregies-dorange-2015-myung-whun-chung-martha-argerich-nicholas-angelich","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/choregies-dorange-2015-myung-whun-chung-martha-argerich-nicholas-angelich\/","title":{"rendered":"Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2015: Myung Whun Chung, Martha Argerich, Nicholas Angelich"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102793\">Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102797\">Orchestre Philharmonique de Radio France<br \/>\n<\/b>Direction musicale<b> Myung Whun Chung<br \/>\n<\/b>Pianos <b>Martha Argerich, Nicholas Angelich<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102798\">Hector Berlioz<\/i> : Carnaval Romain, opus 9 &#8211; ouverture<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102799\">Francis Poulenc:<\/i> Concerto pour deux pianos et orchestre, en r\u00e9 mineur, FP 61<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102800\">Camille Saint-Sa\u00ebns:<\/i> \u00a0 Symphonie No3, avec orgue, en ut mineur, opus 78<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102801\">Orange, le 10 juillet 2015<br \/>\n<\/i>S&#8217;il est des soir\u00e9es \u00e0 marquer d&#8217;une pierre blanche, celle du 10 juillet pass\u00e9e aux Chor\u00e9gies d&#8217;Orange est de celles l\u00e0 sans un souffle d&#8217;air et avec des milliers d&#8217;\u00e9toiles pour illuminer la vo\u00fbte c\u00e9leste. ce concert \u00e9tait re\u00e7u comme un hommage au chef cor\u00e9en <b>Myung Whun Chung <\/b>qui dirigeait pour la derni\u00e8re fois l&#8217;Orchestre Philharmonique de Radio France, son orchestre depuis 15 ans. Soir\u00e9e \u00e9mouvante donc pour le chef, les musiciens et le public \u00e0 l&#8217;occasion de ces adieux en musique. Au programme, de la musique fran\u00e7aise. Et quel programme ! <i>L&#8217;Ouverture du<\/i> <i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102802\">Carnaval Romain<\/i> d&#8217;Hector Berlioz, le <i>Concerto pour 2 pianos<\/i> de Francis Poulenc et la <i>Symphonie No3 avec orgue<\/i> de Camille Saint-Sa\u00ebns. Cette brillante ouverture, o\u00f9 Berlioz reprend quelques th\u00e8mes de son op\u00e9ra <i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102787\">Benvenuto Cellini<\/i>, interpr\u00e9t\u00e9e de fa\u00e7on magistrale, est \u00e9crite de mani\u00e8re \u00e0 faire ressortir les instruments de l&#8217;orchestre avec brio ou avec plus de tendresse, ou m\u00eame encore avec m\u00e9lancolie, ainsi l&#8217;utilisation du cor anglais comme dans sa <i>Symphonie Fantastique. <\/i>Avec une gestuelle large et pr\u00e9cise, Myung Whun Chung, qui laisse sonner les longues tenues du cor ou les alti dans un th\u00e8me langoureux, a su tirer des sons velout\u00e9s d&#8217;un orchestre toujours \u00e0 l&#8217;\u00e9coute de chaque instrument. Dans cette ouverture brillantissime, les rythmes sont pr\u00e9cis et les spiccati sont jou\u00e9s si legerissimo que l&#8217;on croit voir virevolter les masques d&#8217;un carnaval endiabl\u00e9. Tout est jou\u00e9 avec finesse et pr\u00e9cision pour finir par un immense crescendo sans duret\u00e9. Le <i>concerto pour 2 pianos<\/i> de Fran\u00e7is poulenc, que le compositeur interpr\u00e9ta aux c\u00f4t\u00e9s de Jacques F\u00e9vrier lors de sa cr\u00e9ation en 1932, fait ressortir humour et tendresse dans ces harmonies sp\u00e9cifiques \u00e0 la musique de Fran\u00e7is Poulenc. Apr\u00e8s une courte introduction \u00e0 l&#8217;orchestre, o\u00f9 l&#8217;on remarque d\u00e9j\u00e0 le jeu des sonorit\u00e9s et des couleurs, <b>Martha Argerich <\/b>et <b>Nicholas Angelich<\/b> nous entra\u00eenent dans une promenade sous les \u00e9toiles avec de jolis ralentis qui laissent respirer la musique. Le jeu auquel Martha Argerich nous a habitu\u00e9s est toujours aussi suave, avec un toucher qui reste d\u00e9licat jusque dans ses affirmations ; et si les notes sonnent plus s\u00e8ches sous les doigts de Nicholas Angelich, il arrive \u00e0 entrer dans la musicalit\u00e9 de sa partenaire qui, tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise est au mieux de sa forme. Myung Whun Chung sait faire ressortir toute la tendresse et l&#8217;humour contenus dans ces harmonies, qui font penser aux <i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102803\">Mamelles de Tiresias <\/i>du m\u00eame compositeur, dans des changements de tempi qui semblent aller d&#8217;eux m\u00eames. Avec aisance et naturel, les deux pianistes changent de genre et de style dans une m\u00eame esth\u00e9tique musicale. Le jeu perl\u00e9 de Martha Argerich qui fait sonner les notes telles des gouttes d&#8217;eau fait merveille dans ce vaste Th\u00e9\u00e2tre Antique. Pour honorer un public plus que chaleureux dont les multiples rappel vont droit au coeur des artistes, les deux soliste et le chef, connu pour \u00eatre un excellent pianiste, se mettent au piano pour nous r\u00e9galer d&#8217;une <i id=\"yui_3_16_0_1_1437469607164_102804\">valse et Romance <\/i>de Serge Rachmaninov \u00e9crite pour six mains. Mais le plaisir ne s&#8217;arr\u00eatait pas l\u00e0, la somptueuse<i> Symphonie No3 avec orgue<\/i> de Camille Saint-Sa\u00ebns allait prendre des dimensions spectaculaires dans ce vaste lieu. Cr\u00e9\u00e9e en mai 1886 sous la direction du compositeur, cette symphonie souleva imm\u00e9diatement l&#8217;enthousiasme du public et de la critique. Il faut dire que l&#8217;emploi de l&#8217;orgue dans deux de ses quatre mouvements donne un impact musical que l&#8217;on ne retrouve dans aucune autre symphonie. Myung Whun Chung, trouve des sonorit\u00e9s qui semble venir de loin tout en restant pr\u00e9sentes avec des gestes larges et n\u00e9anmoins pr\u00e9cis. Des timbales sonores et somptueuses ( un grand bravo au timbalier ) semblent ouvrir les portes \u00e0 une harmonie en marche qui donne le frisson&#8230; et le phras\u00e9 des cordes et les r\u00e9sonances des vibrations s&#8217;\u00e9l\u00e8vent dans la nuit. Le chef d&#8217;orchestre, qui semble diriger de l&#8217;int\u00e9rieur, tient le tempo et l&#8217;orchestre, dirigeant d&#8217;une baguette de fer dans un \u00e9tui de velours. Ce sont les sonorit\u00e9s changeantes et les respirations sans pr\u00e9cipitation qui donnent le souffle \u00e0 cette oeuvre monumentale. Rien ne peut r\u00e9sister \u00e0 l&#8217;accord forte de l&#8217;orgue dans le dernier mouvement auquel r\u00e9pondent les cordes sur des variations du piano jou\u00e9 \u00e0 quatre mains. Les cuivres, cymbales et timbales, dans un son de cath\u00e9drale apportent une force et une puissance qui semblent d\u00e9fier la statue de Philippe Auguste pourtant toujours debout. Avec des gestes esth\u00e9tiques, Myung Whun Chung a fait sonner ce merveilleux orchestre de fa\u00e7on \u00e0 marques les esprits pour un long moment. Des adieux qui, nous l&#8217;esp\u00e9rons, ne seront pas d\u00e9finitifs. D&#8217;immense bravos et de longs rappels finissaient cette soir\u00e9e apr\u00e8s une <i>ouverture de Carmen<\/i> jou\u00e9e en bis avec brio, de fa\u00e7on \u00e0 nous faire oublier la plus p\u00e2le interpr\u00e9tation donn\u00e9e par le m\u00eame orchestre lors de la repr\u00e9sentation de cet op\u00e9ra. Un concert d&#8217;une port\u00e9e musicale inoubliable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2015 Orchestre Philharmonique de Radio France Direction musicale Myung Whun Chung Pianos Martha Argerich, Nicholas Angelich [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81352,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14459,9354,4011,4357,5874,14458,4759],"class_list":["post-81349","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-choregies-dorange-2015","tag-foreign-readers","tag-hector-berlioz","tag-martha-argerich","tag-myung-whun-chung","tag-nicholas-angelich","tag-orchestre-philharmonique-de-radio-france"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81349","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81349"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81349\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81352"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81349"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81349"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81349"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}