{"id":81638,"date":"2015-08-06T07:00:17","date_gmt":"2015-08-06T05:00:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81638"},"modified":"2016-11-25T15:49:59","modified_gmt":"2016-11-25T14:49:59","slug":"orange-choregies-saison-2015-il-trovatore","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/orange-choregies-saison-2015-il-trovatore\/","title":{"rendered":"Orange, Chor\u00e9gies, Saison 2015: &#8220;Il Trovatore&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3118\">Orange, Chor\u00e9gies 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3117\">&#8220;IL TROVATORE&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en quatre actes, livret de Salvatore Cammarano d&#8217;apr\u00e8s <i>El Trovador<\/i> d&#8217;Antonio Garcia Gutti\u00e9rrez<br \/>\nMusique\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3114\">Giuseppe Verdi<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3116\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3123\">Il Conte di luna<\/i>\u00a0\u00a0 <\/i>GEORGE PETEAN<i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3116\"><br \/>\nLeonora\u00a0\u00a0 <\/i>HUI HE<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3122\">Azucena<\/i>\u00a0\u00a0 MARIE-NICOLE LEMIEUX<br \/>\n<i>In\u00e8s<\/i>\u00a0\u00a0 LUDIVINE GOMBERT<br \/>\n<i>Manrico<\/i>\u00a0\u00a0 ROBERTO ALAGNA<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3123\">Il Conte di luna<\/i>\u00a0\u00a0 GEORGE PETEAN<br \/>\n<i>Ferrando<\/i>\u00a0\u00a0 NICOLAS TESTE<br \/>\n<i>In\u00e8s\u00a0\u00a0 <\/i>LUDIVINE GOMBERT<i><br \/>\nRuiz<\/i>\u00a0\u00a0 JULIEN DRAN<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3124\">Un vecchio zingaro<\/i>\u00a0 BERNARD IMBERT<br \/>\nChoeurs des Op\u00e9ras Grand Avignon, de Nice, et de Toulon Provence-M\u00e9diterran\u00e9e<br \/>\nOrchestre National de France<br \/>\nDirection musicale \u00a0 <b>Bertrand de Billy<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3125\">Charles Roubaud<br \/>\n<\/b>Sc\u00e9nographie\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3126\">Dominique Lebourges<br \/>\n<\/b>Costumes\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3127\">Katia Duflot<br \/>\n<\/b>Eclairages\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3128\">Jacques Rouveyrollis<br \/>\n<\/b>Vid\u00e9os\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3129\">Camille Lebourges<br \/>\n<\/b><i>Orange, le 1er Ao\u00fbt 2015<br \/>\n<\/i>Pour la saison 2015, les Chor\u00e9gies d&#8217;Orange et son Directeur G\u00e9n\u00e9ral Raymond Duffaut, en plus d&#8217;une pl\u00e9iade de chanteurs de haut niveau, avaient engag\u00e9 trois t\u00e9nors d&#8217;un charisme incontest\u00e9 : Joseph Calleja pour un concert, Jonas Kaufmann pour le r\u00f4le de Don Jos\u00e9 <i>( Carmen )<\/i> , et Roberto Alagna pour le Manrico du <i>Trouv\u00e8re <\/i>que nous allions applaudir ce soir. Comme en 2007 sur cette m\u00eame sc\u00e8ne, cette production r\u00e9unit deux habitu\u00e9s des Chor\u00e9gies : le t\u00e9nor Roberto Alagna, qui depuis 1993 enchante ces soir\u00e9es sous les \u00e9toiles, et le metteur en sc\u00e8ne Charles Roubaud dont les productions sont toujours tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9es. Celle ci, une reprise de celle de 2012 vue \u00e0 Marseille, donnera lieu \u00e0 quelques modifications afin de l&#8217;adapter \u00e0 l&#8217;immense plateau du Th\u00e9\u00e2tre Antique. Si une transposition nous fait passer du XVe si\u00e8cle \u00e0 la guerre d&#8217;Espagne, rien dans ce changement ne nous g\u00eane ou ne nous choque. Ce drame bas\u00e9 sur la vengeance reste une histoire de sentiments, presque un enfermement familial loin des effets sp\u00e9ciaux ou des d\u00e9ploiements \u00e0 grand spectacle. la mise en sc\u00e8ne de <b>Charles Roubaud<\/b> sobre et conforme au r\u00e9cit est claire et agr\u00e9able \u00e0 regarder. Deux plans inclin\u00e9s parall\u00e8les permettent l&#8217;\u00e9volution des personnages et la superposition des actions. S&#8217;il est difficile sur une telle longueur de donner vie \u00e0 la sc\u00e8ne sans passer son temps \u00e0 courir, une grande habitude du lieu permet au metteur en sc\u00e8ne de meubler l&#8217;espace avec peu de choses : l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;une garnison o\u00f9 les soldats se reposent dans une chambr\u00e9e aux lits de camp align\u00e9s, ou un brasero allum\u00e9 pr\u00e8s d&#8217;une grande roulotte \u00e9clair\u00e9e o\u00f9 les boh\u00e9miens se r\u00e9unissent et dansent dans l&#8217;intimit\u00e9 de leur camp. Quelques vid\u00e9os tr\u00e8s r\u00e9ussies de <b>Camille Lebourges <\/b>nous transportent dans un jardin gr\u00e2ce \u00e0 un feuillage anim\u00e9 par le vent, ou dans un couvent avec ses portes gothiques projet\u00e9es. Les costumes de <b>Katia Duflot<\/b>, hormis ceux des soldats, sont assez intemporels, et les robes\u00a0 noires d&#8217;In\u00e8s ou de Leonora font plut\u00f4t r\u00e9f\u00e9rence au rang des personnages par le soin et les mati\u00e8res dans lesquelles ils sont coup\u00e9s. Manrico plus gitan que rebelle ou troubadour est tout de noir v\u00eatu et les robes des tziganes qui s&#8217;appr\u00e9cient plus dans la lumi\u00e8re sont belles et bien imagin\u00e9es. Le seul moment de puret\u00e9 dans toute cette noirceur est apport\u00e9 par les novices aux chants \u00e9th\u00e9r\u00e9s habill\u00e9es de blanc. les \u00e9clairages de <b>Jacques Rouveyrollis<\/b> participent \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re \u00e9trange et dramatique contenue dans l&#8217;ouvrage avec des lumi\u00e8res assombries ne donnant jamais une trop grande clart\u00e9, nous confinant ainsi dans un enfermement psychologique visuel. C&#8217;est la soprano chinoise <b>Hui He<\/b> qui est ici Leonora. Sa voix puissante, color\u00e9e, au vibrato chaleureux passe avec facilit\u00e9 dans un medium sonore aux inflexions souvent appropri\u00e9es. Il est certainement impressionnant de chanter dans un lieu aussi vaste pour la premi\u00e8re fois ; on la sent un peu tendue, ayant du mal \u00e0 mener ses phrases musicales jusqu&#8217;au bout, et si ses aigus toujours trop bas sont assez g\u00eanants, on appr\u00e9cie ses piani chant\u00e9s dans un souffle, ou ses belles prises de notes. Sa voix homog\u00e8ne aux vibrations chaudes domine souvent dans les ensembles. Des moments magnifiques apr\u00e8s l&#8217;entracte, alors que les d\u00e9calages avec l&#8217;orchestre seront moins nombreux, permettant une plus grande libert\u00e9 musicale. <b>Marie-Nicole Lemieux<\/b> \u00e9tait ici tr\u00e8s attendue dans le r\u00f4le d&#8217;Azucena. Cette contralto qu\u00e9becquoise \u00e0 la voix aux r\u00e9sonances somptueuses trouvait ici un r\u00f4le \u00e0 sa mesure. Une grande pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne malgr\u00e9 une robe peu seyante, et sans avoir exactement le jeu qui convient, trop agit\u00e9e peut-\u00eatre ? Le d\u00e9sagr\u00e9ment caus\u00e9 au d\u00e9but par un vibrato trop large ( Stride la vampa ) s&#8217;estompe assez rapidement pour laisser entendre des graves sonores. Sa voix bien plac\u00e9e r\u00e9sonne naturellement sans avoir jamais besoin de forcer. Ses aigus sont assur\u00e9s mais on aimerait un peu plus de projection dans sa diction ce qui donnerait des rythmes plus marqu\u00e9s. C&#8217;est sans doute le manque d&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans la voix avec une couleur qui change dans chaque tessiture qui est le plus g\u00eanant. C&#8217;est dommage, car Marie-Nicole Lemieux qui a la voix du r\u00f4le, a aussi les qualit\u00e9s requises pour une Azucena d&#8217;exception. face \u00e0 deux voix f\u00e9minines puissantes, la soprano <b>Ludivine Gombert<\/b> se fait entendre avec facilit\u00e9. Cette jeune chanteuse qui a d\u00e9but\u00e9 au sein du choeur d&#8217;Avignon poss\u00e8de une voix claire au timbre agr\u00e9able qui passe bien gr\u00e2ce \u00e0 une belle diction qui projette ses aigus naturellement. Comme dans chacune de ses prestations,\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3142\">Roberto Alagna<\/b> \u00e9tait attendu ce soir avec impatience dans le r\u00f4le de Manrico par ses fans et tout le public d&#8217;Orange. c&#8217;est sans doute l&#8217;enfant ch\u00e9ri des Chor\u00e9gies. On retrouve d\u00e8s sa premi\u00e8re intervention dans les coulisses les qualit\u00e9s qui font que l&#8217;on est s\u00e9duit d&#8217;entr\u00e9e : un timbre chaleureux et color\u00e9, une diction et une projection parfaites et surtout cet investissement que l&#8217;on per\u00e7oit m\u00eame sans le voir. On sent qu&#8217;il aime ce r\u00f4le qu&#8217;il reprend apr\u00e8s l&#8217;avoir jou\u00e9 il y a quelques ann\u00e9es sur cette m\u00eame sc\u00e8ne, ce Manrico tiraill\u00e9 entre son amour pour Leonora et l&#8217;amour filial qu&#8217;il a pour sa m\u00e8re. Cette m\u00e8re trop pr\u00e9sente qui l&#8217;a \u00e9lev\u00e9 dans une haine sourde et implacable dirig\u00e9e contre il conte di Luna et qui le m\u00e8nera \u00e0 sa perte. Malgr\u00e9 ses cinquante et un ans, Roberto Alagna a conserv\u00e9 cette allure juv\u00e9nile, ce jeu impulsif, et si sa voix qui s&#8217;est \u00e9toff\u00e9e et \u00e9largie a un peu perdu du soleil qu&#8217;elle contenait, la chaleur du timbre et ses belles prises de notes sont toujours pr\u00e9sentes et font qu&#8217;on le reconna\u00eet imm\u00e9diatement. Cet artiste g\u00e9n\u00e9reux dans son jeu est le seul dans cette production qui semble faire corps avec le personnage ; cela cr\u00e9e un d\u00e9s\u00e9quilibre, m\u00eame vocal. Une esth\u00e9tique musicale est aussi n\u00e9cessaire dans un ouvrage o\u00f9 duos et trios sont nombreux. On aura appr\u00e9ci\u00e9 le chant toujours investi de ce t\u00e9nor jusque dans son <i>Di quella pira<\/i> aux aigus ronds et sonores ; s&#8217;il a maintenant tendance \u00e0 forcer un peu, sa musicalit\u00e9, le phras\u00e9 et le timbre de sa voix font toujours merveille et on l&#8217;\u00e9coute avec un plaisir toujours renouvel\u00e9. Face \u00e0 Manrico, Il Conte di Luna est ici chant\u00e9 par un <b>George Petean<\/b> en grande forme. Vocalement il est parfait, sa voix puissante aux aigus assur\u00e9s, son homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans chaque tessiture et un medium rond et sonore font de lui le baryton id\u00e9al pour cet ouvrage. Dans une bonne diction et un beau soutien du souffle, sa voix naturelle passe bien. On ne peut pas nier sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne mais on le souhaiterait plus investi, comment en effet, faire passer ces sentiments contradictoires\u00a0 qui vont de la passion pour Leonora \u00e0 la col\u00e8re ou la haine pour son rival sans qu&#8217;un cil ne bouge, sans qu&#8217;un seul geste ne vienne \u00e9tayer les paroles ?\u00a0C&#8217;est dommage car l&#8217;\u00e9quilibre du plateau s&#8217;en ressent. C&#8217;est aussi ce que l&#8217;on reprochera \u00e0 <b>Nicolas Test\u00e9<\/b> pour son interpr\u00e9tation du r\u00f4le Ferrando. Ce baryton-basse fran\u00e7ais qui nous avait impressionn\u00e9s \u00e0 Marseille dans le m\u00eame r\u00f4le sur une sc\u00e8ne aux dimensions plus humaines semble ici d\u00e9contenanc\u00e9, faisant le r\u00e9cit des ann\u00e9es pass\u00e9es dans une attitude statique, comme un r\u00e9citant peu concern\u00e9 ; erreur du metteur en sc\u00e8ne, incompr\u00e9hension de l&#8217;acteur ? Ceci dit, la voix au timbre agr\u00e9able est toujours belle, sonore et homog\u00e8ne avec un joli phras\u00e9 pour preuve de sa musicalit\u00e9. Avec ses beaux aigus, des rythmes plus marqu\u00e9s donneraient plus de pr\u00e9sence et de relief au personnage. <b>Julien Dran<\/b> est d\u00e9j\u00e0 un habitu\u00e9 du Th\u00e9\u00e2tre Antique o\u00f9 il avait chant\u00e9 pour la derni\u00e8re fois dans l&#8217;<i id=\"yui_3_16_0_1_1438811652553_3149\">Otello <\/i>donn\u00e9 en 2014. Le r\u00f4le de Ruiz est un r\u00f4le court mais qui demande de ce fait une certaine pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne. Le jeune t\u00e9nor se fera tout de m\u00eame remarquer avec une voix claire qui porte loin dans une diction et une projection parfaites. <b>Bernard Imbert<\/b> dans un r\u00f4le plus que court\u00a0 donnera vie au personnage du Vecchio Zingaro avec une voix sonore et bien projet\u00e9e. Les voix d&#8217;hommes dans le choeur des soldats du d\u00e9but font preuve d&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et de d\u00e9termination. De beaux ensembles tout au long du spectacle avec une mention sp\u00e9ciale pour le choeur des religieuses aux voix \u00e9th\u00e9r\u00e9es \u00e0 l&#8217;acte II. La pierre d&#8217;achoppement de ce spectacle o\u00f9 tout pourrait fonctionner vient de l&#8217;orchestre et de son chef <b>Bertrand de Billy<\/b> qui n&#8217;a pas su insuffler \u00e0 ses musiciens le lyrisme contenu dans la partition de Giuseppe Verdi. Un Verdi dont la qualit\u00e9 premi\u00e8re est d&#8217;avoir toujours su \u00e9crire pour les voix, avec des Airs porteurs aux belles phrases musicales. Vouloir faire ressortir la partie orchestrale est une erreur, elle n&#8217;est pas \u00e9crite pour cela. Seuls comptent le lyrisme et l&#8217;intensit\u00e9 dramatique. Le chef d&#8217;orchestre se pr\u00e9occupe peu ici du soutien des chanteurs, de la longueur de leur souffle ou des ralentis qu&#8217;il est cens\u00e9 accompagner. Suive qui pourra ; d&#8217;o\u00f9 les nombreux d\u00e9calages. Avec une gestuelle pr\u00e9cise, mais toujours assez verticale, le phras\u00e9 est abandonn\u00e9 et les solos de clarinette \/ Leonora ou avec il Conte di Luna sonnent trop hach\u00e9s et presque scolaires. Quelle distance aussi entre le chanteur et l&#8217;orchestre lorsque la mise en sc\u00e8ne l&#8217;oblige \u00e0 chanter en fond de sc\u00e8ne ! Un chanteur ne peut s&#8217;exprimer et chanter \u00e0 l&#8217;aise qu&#8217;avec le soutien ind\u00e9fectible de l&#8217;orchestre et en parfaite osmose avec le chef ; ce que l&#8217;on n&#8217;a jamais per\u00e7u ici. pourquoi donc les directeurs de festivals s&#8217;obstinent-ils \u00e0 inviter des orchestres symphoniques de premiers plans mais dont le lyrique n&#8217;est pas leur vocation premi\u00e8re ? Une soir\u00e9e qui n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur de nos attentes mais qui n&#8217;a pas d\u00e9m\u00e9rit\u00e9 non plus, l&#8217;\u00e9motion n&#8217;\u00e9tant perceptible que dans la voix de Roberto Alagna.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orange, Chor\u00e9gies 2015 &#8220;IL TROVATORE&#8221; Op\u00e9ra en quatre actes, livret de Salvatore Cammarano d&#8217;apr\u00e8s El Trovador d&#8217;Antonio Garcia [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81643,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[7962,14588,5580,14418,6100,9354,2618,1900,264,14589,8020,4876,8590,6628,3631,355],"class_list":["post-81638","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-bernard-imbert","tag-bertrand-de-billy","tag-charles-roubaud","tag-choregies-2015","tag-dominique-lebourges","tag-foreign-readers","tag-george-petean","tag-hui-he","tag-il-trovatore","tag-jacques-rouveyrollis","tag-julien-dran","tag-katia-duflot","tag-ludivine-gombert","tag-marie-nicole-lemieux","tag-nicolas-teste","tag-roberto-alagna"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81638","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81638"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81638\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":81647,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81638\/revisions\/81647"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81643"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81638"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81638"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}