{"id":81829,"date":"2015-08-25T18:33:16","date_gmt":"2015-08-25T16:33:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=81829"},"modified":"2016-11-25T15:43:30","modified_gmt":"2016-11-25T14:43:30","slug":"bayreuth-festspiele-2015-tristan-und-isolde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/bayreuth-festspiele-2015-tristan-und-isolde\/","title":{"rendered":"Bayreuth Festspiele 2015: &#8220;Tristan und Isolde&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2155\">Bayreuth Festspiele 2015<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2154\">&#8220;TRISTAN UND ISOLDE&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en trois actes, livret de Richard Wagner<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2153\">Richard Wagner<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2159\">Tristan\u00a0 <\/i>STEPHEN GOULD<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2160\">K\u00f6nig Marke<\/i>\u00a0 GEORG ZEPPENFELD<br \/>\n<i>Yseult<\/i>\u00a0 EVELYN HERLITZIUS<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2161\">Kurwenal\u00a0\u00a0 <\/i>IAIN PATERSON<br \/>\n<i>Melot\u00a0\u00a0 <\/i>RAIMUND NOLTE<br \/>\n<i>Brang\u00e4ne<\/i>\u00a0 CHRISTA MAYER<br \/>\n<i>Un P\u00e2tre <\/i>TANSEL AKZEYBEK<br \/>\n<i>Un timonier <\/i>KAY STIEFERMANN<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2162\">Un jeune marin <\/i>TANSEL AKZEYBEK<br \/>\nChoeur et Orchestre du Festival de Bayreuth<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b>Christian Thielemann<br \/>\n<\/b>Chef du Choeur<b>\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2168\">Eberhard Freidrich<\/b><br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne<b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2163\"> Katharina Wagner<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2164\">Franck Philipp Schl\u00f6ssmann, Matthias Lippert<br \/>\n<\/b>Costumes<b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2165\"> Thomas Kaiser<br \/>\n<\/b>Dramaturgie<b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2166\"> Daniel Weber<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2167\">Reinhard Traub<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2169\">Bayreuth, le 18 ao\u00fbt 2015<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce lieu mythique du Festspielhaus, <b>Katharina Wagner<\/b> nous pr\u00e9sentait sa propre version de l&#8217;op\u00e9ra le plus romantique de Richard Wagner son a\u00efeul. Cette oeuvre mise en musique sur un po\u00e8me \u00e9crit par le compositeur lui-m\u00eame d&#8217;apr\u00e8s la l\u00e9gende m\u00e9di\u00e9vale celtique de <i id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2184\">Tristan et Yseult,<\/i> est consid\u00e9r\u00e9e comme le sommet le plus romantique de toute la litt\u00e9rature ainsi que du langage musical. L&#8217;amour, le sacrifice, la mort r\u00e9demptrice, th\u00e8mes wagn\u00e9riens s&#8217;il en est, sont ici plus que jamais pr\u00e9sents, et le pr\u00e9lude du premier acte restera une des pages musicales les plus achev\u00e9es de la musique romantique ; la beaut\u00e9 des harmonies, le phras\u00e9 et le legato des cordes atteignant la perfection musicale. La tension contenue dans la mort d&#8217;Isolde et le long chant passionn\u00e9 de Tristan font de cet op\u00e9ra l&#8217;un des plus difficiles \u00e0 interpr\u00e9ter pour la forme physique qu&#8217;il demande aux chanteurs. Cet ouvrage plut\u00f4t statique sc\u00e9niquement requiert une intensit\u00e9 et une puissance vocale fabuleuses pendant plus de quatre heures. Apr\u00e8s la pol\u00e9mique d\u00e9clench\u00e9e en 2013 par la mise en sc\u00e8ne de Frank Carstof pour le ring, dont l&#8217;apparition sur sc\u00e8ne \u00e0 la fin de la premi\u00e8re avait suscit\u00e9 un quart d&#8217;heure de sifflets, Katharina Wagner a essay\u00e9 de trouver un compromis entre modernit\u00e9 et tradition en voulant conserver la trame initiale de l&#8217;histoire de ce <i>Tristan et Isolde<\/i>. Mais quelques changements seront tout de m\u00eame \u00e0 remarquer. Ici, plus besoin de philtre d&#8217;amour, l&#8217;amour \u00e9tait au rendez-vous avant le lever du rideau. Aussi, tout en renversant la potion contenue dans la fiole Tristan et Isolde assument-ils leur passion. Mais une autre id\u00e9e aussi \u00e9trange viendra perturber la fin traditionnelle de l&#8217;ouvrage. En effet, Isolde ne mourra pas, Le roi Mark viendra la chercher et la ram\u00e8nera chez lui s\u00e9ance tenante. La morale est sauve et tout est rentr\u00e9 dans l&#8217;ordre. Ici, le roi Mark n&#8217;est plus cet homme magnanime qui pardonne et donne sa b\u00e9n\u00e9diction aux h\u00e9ros morts, il est un \u00eatre froid, insensible qui cultive l&#8217;id\u00e9e de vengeance. Les acteurs sont bien dirig\u00e9s et apportent ainsi un mouvement sc\u00e9nique. Mais ce que l&#8217;on gagne en action, on le perd un peu en intensit\u00e9 dramatique. Parmi quelques sc\u00e8nes \u00e9tranges, quelques bonnes id\u00e9es et quelques tableaux r\u00e9ussis. Ainsi une Isolde ins\u00e9r\u00e9e dans des triangles ( symbole f\u00e9minin, symbole ma\u00e7onnique ? ) \u00e0 l&#8217;acte II, r\u00eave d&#8217;un Tristan bless\u00e9 que la fi\u00e8vre fait d\u00e9lirer, ou les jolies lumi\u00e8res imagin\u00e9es pour la veill\u00e9e par Kurwenal d&#8217;un Tristan allong\u00e9 sur le sol dans un coin de la sc\u00e8ne \u00e9clair\u00e9e par les petites lampes rouges ( sont-ce les lumi\u00e8res du Christ qui donnent la vie spirituelle ? ) . L&#8217;effet est r\u00e9ussi. Richard Wagner avait \u00e9voqu\u00e9 devant ses enfants l&#8217;id\u00e9e de faire \u00e9voluer son th\u00e9\u00e2tre ; Katharina Wagner signe donc ici une mise en sc\u00e8ne qui, sans \u00eatre r\u00e9volutionnaire, garde en m\u00e9moire la l\u00e9gende. Les d\u00e9cors de<b id=\"yui_3_16_0_1_1440946227262_2185\"> Frank Philipp Scl\u00f6ssmann <\/b>et<b> Matthias Lippert<\/b> s&#8217;inscrivent en contrepoint avec le point de vue du metteur en sc\u00e8ne. Le rideau s&#8217;ouvre sur une \u00e9norme structure qui occupe toute la sc\u00e8ne jusqu&#8217;aux cintres. Des passerelles, des escaliers, un monte charge o\u00f9 nos amants se cherchent sans se rencontrer, puis se trouvent et succombent \u00e0 leur amour ; est-ce l&#8217;\u00e9vocation d&#8217;un navire avec ses ponts, on ne sait. L&#8217;acte II est plus \u00e9nigmatique. Une salle ferm\u00e9e qui pourrait \u00eatre une prison ou une salle de torture, un enfermement psychologique aussi pour ces deux \u00eatres isol\u00e9s dans leur amour, \u00e9trangers au monde ext\u00e9rieur. S&#8217;ils sont observ\u00e9s par Melot et le roi Mark, une petite tente ouverte pr\u00e9serve leur intimit\u00e9. Le tableau de l&#8217;acte III cr\u00e9era certaines atmosph\u00e8res, mais la sc\u00e8ne finale est \u00e0 notre avis bien peu r\u00e9ussie. Assise sur le lit o\u00f9 Tristan repose, mort, Isolde chante la liebestod&#8230;.sans mourir. Cette sc\u00e8ne perd de son intensit\u00e9 dramatique l&#8217;id\u00e9e de la r\u00e9demption dans la mort \u00e9tant occult\u00e9e. Hormis \u00e0 l&#8217;acte I, les lumi\u00e8res cr\u00e9\u00e9es par <b>Reinhard Traub<\/b> sont assez sombres, l&#8217;amour prend ici des teintes dramatiques selon l&#8217;id\u00e9e du metteur en sc\u00e8ne. Si les costumes de <b>Tomas Kaiser<\/b> n&#8217;ont rien de tr\u00e8s original, une longue robe bleue pour Isolde, un pantalon et une chemise pour Tristan, il habille de jaune le roi Mark et ses acolytes, avec un long manteau et un grand chapeau pour un roi d&#8217;une raideur extr\u00eame. On peut se poser la question du choix de cette couleur et chercher dans la symbolique, mais toutes les \u00e9ventualit\u00e9s \u00e9tant possibles, nous retiendrons peut-\u00eatre la jalousie et la trahison. Apr\u00e8s le forfait d\u00e9clar\u00e9 par Eva-Maria Westbroek et Anja Kampe pour le r\u00f4le d&#8217;Isolde, c&#8217;est\u00a0 finalement <b>Evelyn Herlitzius<\/b> qui sera la partenaire de Stephen Gould. Applaudie \u00e0 Aix-en-Provence en 2012, alors qu&#8217;elle interpr\u00e9tait Elektra, elle est ici une Isolde dont la belle la prestance et l&#8217;engagement sont \u00e0 remarquer. La voix est puissante, les aigus sont \u00e9clatants et la rondeur du registre medium est agr\u00e9able. Le timbre est chaleureux et le phras\u00e9 musical permet d&#8217;aborder les nuances avec souplesse. Sa voix se marie tr\u00e8s bien avec celle de Tristan pour des duos de charme o\u00f9 puissance ne veut pas dire duret\u00e9. Si la voix para\u00eet accuser une certaine fatigue au troisi\u00e8me acte, il faut avouer que la mise en sc\u00e8ne ne porte pas \u00e0 l&#8217;\u00e9motion lors de la liebestod. Evelyn Herlitzius qui reprend presque au pied lev\u00e9 le r\u00f4le d&#8217;Isolde aura tout de m\u00eame marqu\u00e9 le personnage de son empreinte. <b>Christa Mayer <\/b>chante Brag\u00e4ne avec une grande force et un timbre chaud et rond qui fait ressortir les belles qualit\u00e9s de sa voix dont la musicalit\u00e9 se fond avec celle d&#8217;Isolde. <b>Stephen Gould<\/b> est ici Tristan. C&#8217;est un t\u00e9nor wagn\u00e9rien solide aux qualit\u00e9s immenses. Une belle prestance sur sc\u00e8ne qui donne \u00e0 ce r\u00f4le force et d\u00e9termination. Vocalement et physiquement, il ne montrera aucune faiblesse, faisant \u00e9clater ses aigus toujours soutenus jusque dans les graves avec une belle longueur de souffle. Bien accompagn\u00e9 par l&#8217;orchestre, il a des prises de notes franches mais sans duret\u00e9 qui passent au-dessus de la masse orchestrale sans jamais forcer. Dans ce r\u00f4le \u00e9crasant, Stephen Gould fait montre d&#8217;une sensibilit\u00e9 et d&#8217;une endurance \u00e0 toute \u00e9preuve dans le troisi\u00e8me acte qu&#8217;il interpr\u00e8te avec une grande intelligence sc\u00e9nique aussi bien que vocale. C&#8217;est un Tristan qui sait \u00eatre \u00e9clatant ou plus int\u00e9rioris\u00e9 r\u00e9ussissant ainsi \u00e0 faire passer une grande \u00e9motion. Evelyn Herlitzius et Stephen Gould forment un couple tr\u00e8s assorti aux voix homog\u00e8nes.<b> Georg Zeppenfeld <\/b>est un roi Mark d&#8217;une \u00e9trange pr\u00e9sence qui se plie aux exigences du metteur en sc\u00e8ne pour nous donner une vision froide, sans grandeur d&#8217;\u00e2me de ce roi habituellement plus humain. Vocalement, c&#8217;est une basse sonore \u00e0 la voix large et puissante dont les r\u00e9sonances servent au mieux la ligne musicale. Un roi Mark d&#8217;une belle allure que l&#8217;on est oblig\u00e9 de remarquer aussi vocalement. Dans le r\u00f4le de Kurwenal, le baryton \u00e9cossais\u00a0 <b>Iain Paterson<\/b> se r\u00e9v\u00e8le au troisi\u00e8me acte. Sa voix assez mal projet\u00e9e au d\u00e9but prend de l&#8217;assurance et devient plus profonde avec un medium sonore et de belles inflexions. Aupr\u00e8s de Tristan, il chante avec aisance, d\u00e9termination et musicalit\u00e9 tout en affirmant de beaux aigus. <b>Raimund Nolte<\/b> chante aussi bien Jean S\u00e9bastien Bach que Wagner et la pratique de l&#8217;alto pendant plusieurs ann\u00e9es lui a donn\u00e9 aisance et style. Il est ici un Melot de qualit\u00e9 et s&#8217;il est aussi froid dans cette mise en sc\u00e8ne que le roi Mark, sa voix au timbre chaleureux donne de la profondeur au personnage. Une interpr\u00e9tation juste et bien pens\u00e9e. Le t\u00e9nor <b>Tansel Akzeybek <\/b>assure les r\u00f4le du p\u00e2tre et du jeune marin avec justesse d&#8217;une voix claire et bien plac\u00e9e \u00e0 la hauteur des autres interpr\u00e8tes. Le Choeur, malgr\u00e9 une tr\u00e8s br\u00e8ve apparition, toujours tr\u00e8s bien pr\u00e9par\u00e9 par <b>Eberhard Traub<\/b>, est tr\u00e8s en place vocalement. <b>Christian Thielemann<\/b> \u00e9tait \u00e0 la baguette. Le nouveau directeur musical du Festival de Bayreuth sait comme personne faire sonner cet orchestre qui conna\u00eet chaque note et chaque respiration du r\u00e9pertoire wagn\u00e9rien. Les sonorit\u00e9s particuli\u00e8res \u00e0 ce temple de la musique apportent \u00e0 cet ouvrage toute la sensibilit\u00e9, la profondeur et les r\u00e9sonances d\u00e9j\u00e0 imagin\u00e9es par Richard Wagner lors de la construction de cette fosse d&#8217;orchestre unique ; une fosse qui abrite chef et musiciens sans qu&#8217;on puisse les voir de la salle. Elle est construite de telle sorte que les cuivres et les timbales, plac\u00e9s en contrebas des violons, puissent donner de la puissance sans jamais couvrir les voix. Dans un tempo allant et avec un son qui semble venir du lointain, Christian Thielemann ouvre le livre musical de cette l\u00e9gende. Il en conna\u00eet les moindres inflexions, les moindres nuances et, s&#8217;il reprend cet ouvrage referm\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es, les lignes musicales reviennent avec plus de maturit\u00e9 et une interpr\u00e9tation plus approfondie peut-\u00eatre. Ce chef d&#8217;orchestre est pass\u00e9 ma\u00eetre dans l&#8217;art de faire ressortir l&#8217;essence m\u00eame de la musique de Wagner. Le pr\u00e9lude de l&#8217;acte I est un mod\u00e8le de sensibilit\u00e9 et d&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des sons et des harmonies.\u00a0 Les solos de cors, de cor anglais, entre autres, jou\u00e9s avec souplesse passent avec facilit\u00e9 et rondeur de son et les passages forte ont une dimension sonore spectaculaire. Mais ce qui est le plus marquant dans la direction de Christian Thielemann, c&#8217;est cette propension \u00e0 mettre les chanteurs \u00e0 l&#8217;aise, \u00e0 les soutenir, sans avoir l&#8217;air de leur imposer une baguette rigide. Cette grande connaissance du compositeur et des voix font de Christian Thielemann un tr\u00e8s grand chef Lyrique. Une mise en sc\u00e8ne peu romantique qui laisse \u00e0 la musique de Richard Wagner le soin de nous emmener au loin dans sa l\u00e9gende.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bayreuth Festspiele 2015 &#8220;TRISTAN UND ISOLDE&#8221; Op\u00e9ra en trois actes, livret de Richard Wagner Musique de Richard Wagner [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":81830,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14691,14697,1496,6188,9354,14742,9749,7650,14741,14743,12922,173,6638,328],"class_list":["post-81829","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-bayreuth-festpiele-2015","tag-christa-mayer","tag-christian-thielemann","tag-evelyn-herlitzius","tag-foreign-readers","tag-franck-philipp-schlossmann","tag-georg-zeppenfeld","tag-iain-paterson","tag-katharina-wagner","tag-matthias-lippert","tag-raimund-nolte","tag-richard-wagner","tag-stephen-gould","tag-tristan-und-isolde"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81829"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81829\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":81837,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81829\/revisions\/81837"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/81830"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}