{"id":82187,"date":"2015-10-04T23:06:56","date_gmt":"2015-10-04T21:06:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=82187"},"modified":"2016-11-25T14:07:22","modified_gmt":"2016-11-25T13:07:22","slug":"marseille-opera-municipal-manon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-opera-municipal-manon\/","title":{"rendered":"Marseille, Op\u00e9ra Municipal: &#8220;Manon&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3771\">Marseille, Op\u00e9ra municipal saison 2015 \/ 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3775\">&#8220;MANON&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en 5 actes, livret de Henry Meillac et Philippe Gille d&#8217;apr\u00e8s <i>l&#8217;Histoire de Manon Lescaut<\/i> de l&#8217;Abb\u00e9 Pr\u00e9vost.<br \/>\nMusique de <b>Jules Massenet<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3776\">Manon<\/i>\u00a0\u00a0 PATRIZIA CIOFI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3777\">Poussette<\/i>\u00a0 JENNIFER MICHEL<br \/>\n<i>Javotte<\/i>\u00a0\u00a0 ANTOINETTE DENNEFELD<br \/>\n<i>Rosette<\/i>\u00a0\u00a0 JEANNE-MARIE LEVY<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3778\">Une Servante\u00a0 <\/i>LAURENCE STEVAUX<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3778\"><br \/>\nLa Vieille Dame\u00a0 <\/i>BRIGITTE HERNANDEZ<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3778\"><br \/>\nLe Chevalier des Grieux\u00a0 <\/i>SEBASTIEN GUEZE<br \/>\n<i>Lescaut<\/i>\u00a0\u00a0 ETIENNE DUPUIS<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3779\">Le Comte des Grieux\u00a0 <\/i>NICOLAS CAVALIER<br \/>\n<i>De Br\u00e9tigny<\/i>\u00a0 CHRISTOPHE GAY<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3780\">Guillot de Morfontaine\u00a0 <\/i>RODOLPHE BRIAND<br \/>\n<i>L&#8217;H\u00f4telier<\/i>\u00a0\u00a0 PATRICK DELCOUR<br \/>\n<i>Le portier\u00a0\u00a0 <\/i>ANTOINE BONELLI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3781\">Un Marchand et un Joueur<\/i>\u00a0\u00a0 CEDRIC BRIGNONE<br \/>\n<i>Un Soldat\u00a0 <\/i>WILFRIED TISSOT<br \/>\n<i>Un Sergent<\/i>\u00a0 LAURENT BLANCHARD<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3782\">Un Voyageur et un Archet\u00a0 <\/i>JEAN-MICHEL MUSCAT<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3783\">Un Porteur et un deuxi\u00e8me Joueur\u00a0 <\/i>REMY CHIORBOLI<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0\u00a0 <b>Alexander Joel<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3784\">Ren\u00e9e Auphan \/ Yves Coudray<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3785\">Jacques Gabel<br \/>\n<\/b>Costumes\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3789\">Katia Duflot<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3788\">Roberto Venturi<br \/>\n<\/b>Chor\u00e9graphie\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3787\">Julien Lestel<br \/>\n<\/b>Coproduction de Marseille \/ Angers-Nantes op\u00e9ra<b id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3787\"><br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3786\">Marseille, le 29 septembre 2015<br \/>\n<\/i>Mettre \u00e0 l&#8217;honneur Jules Massenet en ouverture de saison \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille n&#8217;est pas une gageure c&#8217;est redonner \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra fran\u00e7ais la place qu&#8217;il m\u00e9rite, surtout dans cette ville attach\u00e9e au r\u00e9pertoire lyrique depuis plus de 200 ans. Ce compositeur qui a laiss\u00e9 une oeuvre consid\u00e9rable a \u00e9crit 25 op\u00e9ras dont certains sont encore tr\u00e8s souvent jou\u00e9s de par le monde.\u00a0Consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;h\u00e9ritier de Charles Gounod, il a influenc\u00e9 nombre de compositeurs allant de Giacomo Puccini \u00e0 Pietro Mascagni tout en passant par Claude Debussy m\u00eame. Apr\u00e8s un Grand prix de Rome obtenu en 1863 , succ\u00e8s et honneurs se succ\u00e9deront. Cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Paris \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra-Comique en 1884, Manon est l&#8217;op\u00e9ra qui nous occupe. Ce petit bijou de l&#8217;art lyrique sera pr\u00e9sent\u00e9 ce soir dans une mise en sc\u00e8ne qui prend le parti de laisser cette oeuvre dans son contexte le XVIIIe si\u00e8cle, tout en jouant sur les aspects d&#8217;une \u00e9poque o\u00f9\u00a0 convenances et frivolit\u00e9 n&#8217;\u00e9taient pas tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es. Nous sommes au si\u00e8cle des lumi\u00e8res et la haute soci\u00e9t\u00e9 profite encore des quelques beaux jours qui lui restent \u00e0 vivre avant d&#8217;aborder une \u00e9poque bien plus troubl\u00e9e. C&#8217;est ce qu&#8217;ont voulu d\u00e9peindre <b>Ren\u00e9e Auphan <\/b>et <b>Yves Coudray<\/b> en signant une mise en sc\u00e8ne sans fausse note, o\u00f9 la religion (ch\u00e8re \u00e0 Massenet) est repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&#8217;acte III dans la sacristie de Saint-Sulpice qui, tout en \u00e9tant aust\u00e8re, \u00e9voque bien un lieu \u00e9loign\u00e9 du monde o\u00f9 le recueillement apporte la paix aux \u00e2mes tourment\u00e9es. Chaque tableau aura la m\u00eame puissance, la m\u00eame capacit\u00e9 de nous transporter dans l&#8217;atmosph\u00e8re d\u00e9crite par la musique, en un lever de rideau ; ainsi, \u00e0 l&#8217;acte IV, les premi\u00e8res mesures jou\u00e9es \u00e0 l&#8217;orchestre de fa\u00e7on fr\u00e9n\u00e9tique et inqui\u00e9tante nous avaient-elles pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 nous trouver dans cette salle de jeux de l&#8217;H\u00f4tel de Transylvanie. Le choc visuel est intense ; un immense miroir pench\u00e9 nous fait d\u00e9couvrir la salle dans une grande profondeur o\u00f9 le rouge ( couleur diabolique ) domine. Mais c&#8217;est sans doute l&#8217;effervescence ambiante qui est la plus suggestive. Un jeu d&#8217;acteurs millim\u00e9tr\u00e9 permet de se sentir impliqu\u00e9 dans ce tourbillon o\u00f9 l&#8217;argent se gagne et se perd. la cour de l&#8217;auberge de l&#8217;acte I est bien rendue ;\u00a0 les moyens minimalistes employ\u00e9s permettent aux chanteurs d&#8217;\u00e9voluer avec aisance, mais surtout avec justesse et efficacit\u00e9. La chambre de l&#8217;acte II est charmante ; ne nous retrouvons-nous pas devant une page \u00e9crite par Cr\u00e9billon fils o\u00f9 nos amoureux jouent la carte de la jeunesse et de l&#8217;amour insouciant ? Le Cours-la-Reine est aussi un joli tableau, avec toujours le rythme insuffl\u00e9 aux acteurs par une mise en sc\u00e8ne soucieuse de conserver l&#8217;authenticit\u00e9 de l&#8217;oeuvre et d&#8217;une \u00e9poque. Le dernier acte sera d\u00e9nud\u00e9, c&#8217;est la mort de Manon. Rien n&#8217;existe plus que le souvenir des moments heureux. pour cette production cr\u00e9\u00e9e en 2008, <b>Jacques Gabel<\/b> avait con\u00e7u des d\u00e9cors assez d\u00e9pouill\u00e9s finalement, mais d&#8217;une justesse de vue parfaite. Les teintes cr\u00e9ent les atmosph\u00e8res avec un luxe d&#8217;infimes d\u00e9tails. La fen\u00eatre \u00e0 petits carreaux de la chambre par exemple, ou sa grande porte et la petite table o\u00f9 tr\u00f4ne le bouquet de fleurs. pas grand chose en somme, mais plac\u00e9es avec go\u00fbt. Amusants les arbres \u00e9bauch\u00e9s du Cours-la-Reine, mais bien pens\u00e9e l&#8217;esplanade en perspective qui donne de la profondeur ; plus aust\u00e8re est la sacristie de Saint-Sulpice o\u00f9 les boiseries en ogives et un prie-Dieu nous invitent \u00e0 la pri\u00e8re. Les lumi\u00e8res de <b>Roberto Venturini<\/b> servent le propos avec une grande justesse et un r\u00e9el accord avec la mises en sc\u00e8ne ; crues, tamis\u00e9es o\u00f9 sombres avec un ciel orageux. Les costumes de <b>Katia Dufflot<\/b> sont un r\u00e9gal pour l&#8217;oeil. Coup\u00e9s dans des tissus soyeux et chatoyants, ils sont seyants et soucieux de l&#8217;\u00e9poque. Sans faute de go\u00fbt, l&#8217;int\u00e9r\u00eat du d\u00e9tail, des chapeaux aux boucles des souliers, fait montre d&#8217;une grande recherche. Si quelques am\u00e9nagements ont \u00e9t\u00e9 faits depuis la production de 2008, visuellement cette Manon reste un petit bijou. Il est difficile d&#8217;avoir des chanteurs qui correspondent aux r\u00f4les en tous points, surtout lorsque, comme Manon ils doivent avoir 16 ans. Si <b>Patrizia Ciofi <\/b>n&#8217;a plus l&#8217;\u00e2ge de Manon, elle en a le physique ; menue, vive, mutine par moments, elle est d&#8217;une grande cr\u00e9dibilit\u00e9. Tour \u00e0 tour \u00e9go\u00efste, touchante et \u00e9mouvante, son jeu est toujours juste. Bien que sa voix ait un peu vieilli, elle a une telle intelligence et une si belle technique que l&#8217;on retrouve effectivement l&#8217;\u00e9clat de la jeunesse dans sa gavotte. On aime le timbre de cette voix homog\u00e8ne qui garde sa couleur dans de longues tenues pianissimo, ses aigus clairs et son d\u00e9tach\u00e9 percutant, mais ce que nous appr\u00e9cions le plus chez Patrizia Ciofi, c&#8217;est sa sensibilit\u00e9, sa musicalit\u00e9 et cette intelligence du chant qui font de chaque note un instant de gr\u00e2ce. Sa voix n&#8217;a rien perdu de son agilit\u00e9 ni de sa puissance. Patrizia Ciofi est ici une Manon qui nous enchante, aussi d\u00e9licate dans ses expressions que dans ses prises de notes. <b>S\u00e9bastien Gu\u00e8ze<\/b> est un t\u00e9nor vaillant qui a l&#8217;\u00e2ge du Chevalier des Grieux et qui interpr\u00e8te le r\u00f4le avec la fougue de la jeunesse rendant le personnage tr\u00e8s cr\u00e9dible, aussi bien en jeune homme amoureux qu&#8217;en abb\u00e9, tout en faisant ressentir son d\u00e9sespoir \u00e0 la fin de l&#8217;ouvrage. le timbre de la voix, un peu m\u00e9tallique et d&#8217;o\u00f9 les harmoniques semblent absentes n&#8217;est pas ce que l&#8217;on peut qualifier de prime abord de joli timbre, mais la voix reste jeune et percutante, son investissement et sa fa\u00e7on de prendre le r\u00f4le \u00e0 bras le corps font que l&#8217;on croit \u00e0 ce personnage. Ses aigus sont assur\u00e9s, puissants avec une grande longueur de souffle. Pass\u00e9 le stress d&#8217;une prise de r\u00f4le un soir de premi\u00e8re, nous ne doutons pas que ce rien de raideur fera place \u00e0 une plus grande souplesse. Sans doute chante-t-il un peu en force car sa voix lors des pianissimi chant\u00e9s falsetto prend une plus jolie couleur la rendant ainsi plus moelleuse. Il arrive \u00e0 se couler dans le chant de sa partenaire nous faisant ainsi entendre de jolis duos avec Manon, chant\u00e9s avec beaucoup de sensibilit\u00e9. Sans doute S\u00e9bastien Gu\u00e8ze a-t-il les d\u00e9fauts de ses qualit\u00e9s, car la jeunesse et la fougue restent les atouts majeurs de cette voix qui garde l&#8217;\u00e9clat&#8230;de cette jeunesse ch\u00e8re \u00e0 Manon. Peut-on trouver meilleur Lescaut qu&#8217;<b>Etienne Dupuis<\/b> ? Nous ne le pensons pas. Il a le physique et l&#8217;\u00e2ge du r\u00f4le, mais aussi une voix de baryton naturelle qui passe avec facilit\u00e9 sans avoir \u00e0 forcer. Phras\u00e9, musicalit\u00e9, humour donnent du relief au personnage, ajoutons \u00e0 cela un jeu d&#8217;une grande justesse et une superbe aisance dans l&#8217;interpr\u00e9tation et nous pouvons dire sans exag\u00e9ration qu&#8217;Etienne Dupuis fait de Lescaut un r\u00f4le de tout premier plan. Les trois com\u00e9diennes Poussette, Javotte et Rosette, respectivement <b>Jennifer Michel, Antoinette Dennefeld <\/b>et <b>Jeanne-Marie L\u00e9vy<\/b> ont toutes trois de jolies voix \u00e9quilibr\u00e9es et homog\u00e8nes dont les timbres s&#8217;accordent bien. Leur jeu vif et pertinent donne du relief \u00e0 certaines sc\u00e8nes apportant ga\u00eet\u00e9 et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. <b>Nicolas Cavallier <\/b>est ici le Comte des Grieux. Toujours juste dans les r\u00f4les qu&#8217;il interpr\u00e8te, il a de l&#8217;allure et une\u00a0 prestance certaine. On regrette qu&#8217;il reste souvent sur son quant-\u00e0-soi, ce qui enl\u00e8ve un peu de spontan\u00e9it\u00e9 \u00e0 son jeu mais aussi \u00e0 sa voix grave qui pourrait s&#8217;exprimer avec plus de naturel. Il reste n\u00e9anmoins un Comte des Grieux tr\u00e8s applaudi pour sa prestation vocale d&#8217;une grande assurance et une \u00e9l\u00e9gance en ad\u00e9quation avec la position sociale du personnage. <b>Rodolphe Briand<\/b> fait une composition de Guillot de Morfontaine tr\u00e8s r\u00e9ussie. Il incarne avec un beau talent th\u00e9\u00e2tral cet homme qui pense pouvoir tout acheter, aussi viveur que m\u00e9chant et rancunier.\u00a0 Sans surjouer, il anime certaines sc\u00e8nes par petites touches. Tr\u00e8s bien aussi vocalement, on appr\u00e9cie sa prestation. <strong>Christophe Gay\u00a0<\/strong>est lui aussi un Br\u00e9tigny \u00e0 la hauteur de ce plateau homog\u00e8ne. Avec sa voix de baryton bien plac\u00e9e et son excellente diction il est un comprimario de qualit\u00e9 ainsi que l&#8217;H\u00f4telier interpr\u00e9t\u00e9 par <b>Patrick Delcour<\/b>. Il est \u00e0 noter, et c&#8217;est un fait fort rare, que tous les chanteurs de cette distribution ont une diction parfaite. C&#8217;est d&#8217;autant plus appr\u00e9ciable qu&#8217;il y a dans cet ouvrage beaucoup de texte parl\u00e9. Le Choeur de l&#8217;op\u00e9ra de Marseille, maintenant dirig\u00e9 par <b>Emmanuel Trenque<\/b> est comme toujours tr\u00e8s investi et bien pr\u00e9par\u00e9, faisant preuve de souplesse et de r\u00e9ceptivit\u00e9 dans le jeu sc\u00e9nique avec une mise en sc\u00e8ne remarquable quant \u00e0 la direction des acteurs. Un petit ballet compos\u00e9 de quatre couples de danseurs nous \u00e9tait propos\u00e9 par la compagnie Julien Lestel, dans une chor\u00e9graphie de <b>Julien Lestel<\/b>, fluide, l\u00e9g\u00e8re et tr\u00e8s adapt\u00e9e \u00e0 la musique. Un joli moment de plaisir. <b>Alexander Joel <\/b>\u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. On pourrait se demander pourquoi inviter un chef d&#8217;orchestre anglais pour diriger un op\u00e9ra fran\u00e7ais dans une production fran\u00e7aise. Si l&#8217;orchestre fait montre d&#8217;une belle homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans les sonorit\u00e9s, avec des interventions de solistes faisant preuve d&#8217;une grande musicalit\u00e9, on peut regretter qu&#8217;avec une gestuelle large et sans beaucoup de sensibilit\u00e9, Alexander Joel soit pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;esprit de l&#8217;oeuvre de Jules Massenet. Trop fort, trop raide, avec des accents trop puissants. Si le chef d&#8217;orchestre donne chaque d\u00e9part aux chanteurs il ne les soutient pas v\u00e9ritablement, ce qui produit un d\u00e9calage sonore. Par contre, il faut noter la pr\u00e9cision de l&#8217;orchestre et des chanteurs dans un op\u00e9ra o\u00f9 les difficult\u00e9s rythmiques sont nombreuses. Alexander Joel est donc un chef qui sait tenir le plateau et l&#8217;orchestre dans des tempi vifs ; ce n&#8217;est pas toujours le cas. Peut-on vraiment lui reprocher de ne pas avoir fait ressortir l&#8217;essence de cette musique qui ne ressemble \u00e0 aucune autre ? Une ouverture de saison appr\u00e9ci\u00e9e, pla\u00e7ant l&#8217;ann\u00e9e musicale sous les meilleurs auspices. <em>Photo Christian Dresse<\/em><i id=\"yui_3_16_0_1_1443985834473_3786\"><br \/>\n<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra municipal saison 2015 \/ 2016 &#8220;MANON&#8221; Op\u00e9ra en 5 actes, livret de Henry Meillac et Philippe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":82190,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14948,7965,6341,14950,12375,9354,5257,14949,6335,334,14951,4876,546,4872,53,4874,2373,14275,3757,9421],"class_list":["post-82187","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-alexander-joel","tag-antoinette-dennefeld","tag-christophe-gay","tag-emmanuel-trenque","tag-etienne-dupuis","tag-foreign-readers","tag-jacques-gabel","tag-jeanne-marie-levy","tag-jennifer-michel","tag-jules-massenet","tag-julien-lestel","tag-katia-duflot","tag-manon","tag-nicolas-cavallier","tag-patrizia-ciofi","tag-renee-auphan","tag-roberto-venturi","tag-rodolphe-briand","tag-sebastien-gueze","tag-yves-coudray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82187","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=82187"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":82188,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82187\/revisions\/82188"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/82190"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=82187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=82187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=82187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}