{"id":83992,"date":"2016-02-02T22:20:57","date_gmt":"2016-02-02T21:20:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=83992"},"modified":"2016-12-09T03:21:35","modified_gmt":"2016-12-09T02:21:35","slug":"toulon-operapelleas-et-melisande","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/toulon-operapelleas-et-melisande\/","title":{"rendered":"Toulon, Op\u00e9ra:&#8221;Pell\u00e9as et M\u00e9lisande&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2159\">Toulon, Op\u00e9ra, saison 2015 \/ 2016<b><br \/>\n<\/b><\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2158\">&#8220;PELLEAS ET MELISANDE&#8221;<br \/>\n<\/b>Drame lyrique en cinq actes, livret de Maurice Maeterlinck<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2157\">Claude Debussy<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2178\">M\u00e9lisande\u00a0\u00a0<\/i>SOPHIE MARIN-DEGOR<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2179\">Genevi\u00e8ve<\/i>\u00a0CORNELIA ONCIOIU<br \/>\n<i>Yniold\u00a0<\/i>CHLOE BRIOT<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2165\">Pell\u00e9as\u00a0 <\/i>GUILLAUME ANDRIEUX<br \/>\n<i>Golaud<\/i>\u00a0LAURENT ALVARO<br \/>\n<i>Arkel\u00a0\u00a0<\/i>NICOLAS CAVALIER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2180\">Un m\u00e9decin : un berger\u00a0<\/i>THOMAS DEAR<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;op\u00e9ra de Toulon<br \/>\nDirection musicale <b>Serge Baudo<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne et costumes\u00a0 <b>Ren\u00e9 Koering<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2181\">Virgile Koering<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2182\">Patrick M\u00e9e\u00fcs<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2183\">Toulon, le 31 janvier 2016<br \/>\n<\/i>En nous pr\u00e9sentant <i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2184\">Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/i>, l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon nous plonge dans un drame lyrique, onirique et enchanteur dont la cr\u00e9ation \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra Comique de Paris le 30 avril 1902, dans un brouhaha \u00e9pouvantable, a suscit\u00e9 un grand scandale. La pi\u00e8ce \u00e9crite par Maurice Maeterlinck met en sc\u00e8ne, avec po\u00e9sie et un choix juste et recherch\u00e9 des mots, un drame, certes intemporel, mais aussi banal : un homme en proie \u00e0 la jalousie tue son jeune fr\u00e8re amoureux de sa femme. Ici, nous ne savons que tr\u00e8s peu du pass\u00e9 des personnages et seul le nom du royaume ancien et imaginaire o\u00f9 le drame se passe nous est connu : l&#8217;Allemonde. La beaut\u00e9 du propos tient dans la forme et le traitement de l&#8217;oeuvre, entre symbolisme fran\u00e7ais et romantisme allemand. Claude Debussy s&#8217;approprie l&#8217;oeuvre pour la faire sienne au point que l&#8217;on ne peut citer le nom des deux personnages principaux sans faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 sa musique. <i>Pell\u00e9as et Melisande<\/i> font-ils partie de ces couples, tels <i>Rom\u00e9o et Juliette <\/i>ou <i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2185\">Tristan et Yseult<\/i>, dont l&#8217;amour interdit est transcend\u00e9 par la mort ? Ici, la lumi\u00e8re joue un grand r\u00f4le, qu&#8217;elle tende \u00e0 \u00e9lever les sentiments ou \u00e0 cr\u00e9er des oppositions avec les zones d&#8217;ombres ; l&#8217;eau, omnipr\u00e9sente est aussi associ\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re par sa clart\u00e9 et sa limpidit\u00e9. Claude Debussy, qui a d\u00e9j\u00e0 compos\u00e9 de nombreuses m\u00e9lodies sur des po\u00e8mes de Paul Verlaine, a su admirablement cr\u00e9er les atmosph\u00e8res d\u00e9sir\u00e9es par de longs silences actifs et des conversation dans un style r\u00e9citatif ; il manie avec beaucoup d&#8217;intelligence l&#8217;art des nuances et des oppositions et c&#8217;est ce qui d\u00e9finit le style fran\u00e7ais dans l&#8217;\u00e9criture musicale. Dans cet op\u00e9ra atypique, Le compositeur joue sur les encha\u00eenements de sc\u00e8nes, reli\u00e9es par des interludes instrumentaux, dans une continuit\u00e9 musicale sans rupture, sans <i>Airs<\/i> et sans ensembles. Si Maurice Maeterlinck et Claude Debussy semblent en parfaite osmose dans l&#8217;accord des mots et des notes, ils rest\u00e8rent brouill\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 la mort du compositeur. En fait, Maeterlinck fut si f\u00e2ch\u00e9 de n&#8217;avoir pu imposer sa femme pour chanter le r\u00f4le de M\u00e9lisande, qu&#8217;il songea m\u00eame \u00e0 provoquer le compositeur en duel. Pour diriger cette oeuvre \u00e9minemment fran\u00e7aise, c&#8217;est \u00e0 <b>Serge Baudo<\/b>, Maestro reconnu depuis le d\u00e9but de sa carri\u00e8re comme un chef d&#8217;orchestre dont l&#8217;\u00e9l\u00e9gance et la compr\u00e9hension musicale sont une r\u00e9f\u00e9rence incontournable pour la musique fran\u00e7aise, que l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon a fait appel avec beaucoup de justesse. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 choisi par Herbert von Karajan pour diriger cette oeuvre \u00e0 la Scala de Milan, Serge Baudo sera si touch\u00e9 par <i>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/i>, qu&#8217;il avouera vouloir l&#8217;\u00e9couter jusqu&#8217;\u00e0 la fin de sa vie. Ce chef d&#8217;orchestre qui a cr\u00e9\u00e9 les oeuvres des plus grands compositeurs fran\u00e7ais du XX\u00e8me si\u00e8cle, allant d&#8217;Olivier Messiaen \u00e0 Darius Milhaud en passant par Henri Dutilleux ou Marius Constant entre autres, portera la musique fran\u00e7aise \u00e0 son plus haut niveau et cr\u00e9era \u00e0 Lyon le Festival Berlioz. <b>Ren\u00e9 Koering<\/b> est une figure marquante du monde musical ; compositeur enseignant aussi l&#8217;acoustique, \u00e9crivain, directeur de l&#8217;Op\u00e9ra National de Montpellier, mais aussi metteur en sc\u00e8ne, c&#8217;est avec cette culture compl\u00e8te qu&#8217;il aborde <i>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/i>. Certes, sa conception particuli\u00e8re de l&#8217;ouvrage peut d\u00e9concerter, M\u00e9lisande n&#8217;arrive-t-elle pas sur une bicyclette ? Mais pass\u00e9es les premi\u00e8res minutes de surprise, la coh\u00e9sion du propos op\u00e8re, et malgr\u00e9 certains am\u00e9nagements tout personnels mais assez minimes finalement, cette mise en sc\u00e8ne imagin\u00e9e sans lourdeur cadre parfaitement avec la musique ; et sans \u00eatre fan des revisites, force est de constater que ces l\u00e9g\u00e8res adaptations, si elles nous entra\u00eenent dans un monde plus r\u00e9el, nous laissent toutefois \u00e9voluer dans l&#8217;imaginaire, gr\u00e2ce sans doute \u00e0 une direction d&#8217;acteurs tr\u00e8s juste, o\u00f9 chaque geste fait avec naturel est \u00e9tudi\u00e9 avec finesse. Certes, la premi\u00e8re image, Golaud assis dans un fauteuil et pr\u00eat \u00e0 se donner la mort avec sa carabine a de quoi surprendre ; ce sera d&#8217;ailleurs dans le m\u00eame fauteuil que M\u00e9lisande mourra ; en fait, est-elle morte ou partie vers un autre destin ? C&#8217;est ici un autre aspect de M\u00e9lisande que Ren\u00e9 Koering nous fait apercevoir ; plus l\u00e9g\u00e8re, moins na\u00efve aussi que la M\u00e9lisande que nous connaissons. Pell\u00e9as l&#8217;attire et nous le ressentons, l&#8217;anneau du mariage eh bien, c&#8217;est en le lan\u00e7ant avec d\u00e9sinvolture qu&#8217;elle le perd, alors, tout cela est-il choquant ? Nous ne le trouvons pas car l&#8217;essence m\u00eame de l&#8217;oeuvre est pr\u00e9serv\u00e9e. Les costumes, de Ren\u00e9 Koering aussi, sont d&#8217;un contemporain passe partout. Sans couleurs marquantes, ils ne d\u00e9rangent en rien cette histoire intemporelle. Les d\u00e9cors de <b>Virgile Koering<\/b> sont \u00e0 l&#8217;unisson. Les colonnes du premier tableau se transforment en for\u00eat et les murs au design g\u00e9om\u00e9trique mobile cloisonnent l&#8217;espace qui devient grotte, tour ou chambre avec fen\u00eatre ouvrant sur le ciel ou sur la mer. Les lumi\u00e8res de <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2186\">Patrick M\u00e9e\u00fcs<\/b>, toujours en rapport avec le texte et la musique, sont cr\u00e9\u00e9es pour ne rien d\u00e9ranger de cette atmosph\u00e8re inqui\u00e9tante et myst\u00e9rieuse. Ciels tourment\u00e9s ou rougeoyants, pleine lune ou coucher de soleil apportent avec assez de d\u00e9pouillement, ce petit rien de palpable qui donne de la coh\u00e9rence au propos. Et le long ch\u00e2le bleu bord\u00e9 de fils d&#8217;or, figurant la chevelure de M\u00e9lisande, loin de para\u00eetre incongru, donne un peu de modernit\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne. Le plateau choisi est d&#8217;une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 o\u00f9 chaque voix, dans une diction parfaite, est \u00e0 sa place, contribuant ainsi au succ\u00e8s de cette repr\u00e9sentation. <b>Sophie Marin-Degor<\/b> est une M\u00e9lisande \u00e0 la voix de soprano claire et bien plac\u00e9e. Si d&#8217;aucuns lui ont reproch\u00e9 de ne pas avoir l&#8217;\u00e2ge du r\u00f4le, on ne peut contester qu&#8217;elle soit une tr\u00e8s belle M\u00e9lisande. Elle est m\u00eame tr\u00e8s proche du personnage voulu par le metteur en sc\u00e8ne, sans doute un peu moins na\u00efve et plus affirm\u00e9e que la tr\u00e8s jeune fille, presque encore une enfant, que nous avons l&#8217;habitude de voir. Mais quelle interpr\u00e8te de <i>Juliette <\/i>ou de <i>M\u00e9lisande <\/i>a jamais eu l&#8217;\u00e2ge du r\u00f4le ? Si le timbre de sa voix est moins \u00e9th\u00e9r\u00e9, il lui donne couleur et chaleur, lib\u00e9rant les vibrations jusque dans les aigus. La justesse du jeu, tout en retenue, ainsi que le phras\u00e9 et les nuances d&#8217;une grande d\u00e9licatesse font de Sophie Marin-Degor une M\u00e9lisande que l&#8217;on a eu plaisir \u00e0 \u00e9couter mais dont on se souviendra comme d&#8217;une r\u00e9f\u00e9rence. C&#8217;est<b> Cornelia Oncioiu<\/b> qui chante ici le r\u00f4le de Genevi\u00e8ve. Cette mezzo-soprano roumaine, que nous entendrons bient\u00f4t \u00e0 Marseille dans le r\u00f4le de <i>Suzuki<\/i> (<em>Madama Butterfly<\/em>) , peine sc\u00e9niquement \u00e0 s&#8217;imposer; juste dans ses gestes, elle est aussi juste dans le style et le phras\u00e9. Vocalement, si la voix et le timbre sont agr\u00e9ables, son manque et de puissance et de projection dans les graves, font que cette Genevi\u00e8ve parait assez neutre. Le jeune Yniold, (pantalon court et t\u00eate rousse) , est tout \u00e0 fait bien interpr\u00e9t\u00e9 par <b>Chlo\u00e9 Briot<\/b>. Nous avions d\u00e9j\u00e0 eu le plaisir d&#8217;entendre cette jolie voix de soprano \u00e0 Aix-en-Provence alors qu&#8217;elle chantait le r\u00f4le de <i>l&#8217;Enfant<\/i> dans &#8221; L&#8217;Enfant et les sortil\u00e8ges &#8221; . Style et musicalit\u00e9 font partie de ses atouts majeurs, mais c&#8217;est aussi dans sa fa\u00e7on d&#8217;interpr\u00e9ter ce r\u00f4le de petit gar\u00e7on que nous appr\u00e9cions Chlo\u00e9 Briot, qui rend le jeune Yniold tout \u00e0 fait cr\u00e9dible en mettant un peu de fra\u00eecheur dans ce sombre drame. <b>Guillaume Andrieux<\/b>, que nous avions d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 Marseille dans <em>Les Caprices de Marianne<\/em> campe ici un Pell\u00e9as en accord avec la vision et l&#8217;atmosph\u00e8re voulues par Ren\u00e9 Koering pour cet ouvrage. Un Pell\u00e9as plus moderne, plus r\u00e9el, dont les h\u00e9sitations et les doutes sont palpables. Vocalement, il est en osmose avec cette musique et son style . Dans une diction parfaite, avec une voix aux couleurs chaudes et une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans chaque tessiture, Guillaume Andrieux nous propose avec \u00e9l\u00e9gance et sensibilit\u00e9, un Pell\u00e9as naturel dont la voix large et les aigus \u00e9clatants nous ont s\u00e9duits.<b> Laurent Alvaro<\/b>, le baryton-basse que nous avions entendu sur cette sc\u00e8ne dans <em>Dialogue des Carm\u00e9lites<\/em> (Marquis de la Force) , trouve ici, dans l&#8217;interpr\u00e9tation de Golaud, un r\u00f4le \u00e0 sa mesure. Parfait en tous points, il incarne avec justesse cet homme peu sympathique qui lutte contre ses sentiments contradictoires. Aussi efficace et sobre vocalement que dans son jeu, sa sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau s&#8217;exprime avec naturel et musicalit\u00e9. Aid\u00e9e par une diction parfaite, sa voix profonde laisse ressortir les r\u00e9sonances harmoniques sans jamais avoir \u00e0 forcer. Cet artiste sait, avec mesure, rendre sa voix velout\u00e9e dans le piano ou plus cassante selon la tension contenue dans l&#8217;ouvrage. Laurent Alvaro nous offre ici un Golaud de tout premier ordre qui s&#8217;impose par sa musicalit\u00e9 et sa compr\u00e9hension de l&#8217;oeuvre.<b> Nicolas Cavalier<\/b> pr\u00eate ici sa voix de basse au vieux Roi Arkel et l&#8217;on peut dire d&#8217;embl\u00e9e que ce r\u00f4le lui convient parfaitement. Toujours un peu ext\u00e9rieur sc\u00e9niquement, il incarne avec une certaine prestance ce roi malade qui arrive en fauteuil roulant. Sa diction parfaite lui permet de moduler sa voix avec souplesse, laissant r\u00e9sonner les graves dans un joli phras\u00e9. Nicolas Cavalier fait montre ici d&#8217;une compr\u00e9hension musicale juste, avec des respirations propres \u00e0 la musique de Claude Debussy. <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2194\">Thomas Dear,<\/b> tour \u00e0 tour Berger et M\u00e9decin impressionne par la justesse de ses interpr\u00e9tations et la beaut\u00e9 du timbre de sa voix. Mais l&#8217;intelligence du propos et l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du plateau n&#8217;auraient jamais pu atteindre ce degr\u00e9 d&#8217;\u00e9motion sans un chef d&#8217;orchestre d&#8217;exception. Car le triomphe de ce spectacle, c&#8217;est bien \u00e0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2189\">Serge Baudo<\/b> que nous le devons, et le public, qui lui a r\u00e9serv\u00e9 une ovation des plus \u00e9mouvantes, ne s&#8217;y est pas tromp\u00e9. Quelle ma\u00eetrise dans la gestuelle et dans la musique tout en retenue jusque dans ses \u00e9clats ! Il n&#8217;y a pas \u00e0 s&#8217;y tromper, avec cette magie qui op\u00e8re instantan\u00e9ment, on peu reconna\u00eetre la direction de Serge Baudo dans la musique fran\u00e7aise. Il sait faire respirer cette musique, monter les <i id=\"yui_3_16_0_1_1454872486437_2215\">crescendi<\/i> avec puissance sans aucune brutalit\u00e9 et activer des oppositions en un seul accord. Mais ce qui caract\u00e9rise sa direction, est ce l\u00e9ger balancement inimitable dont il a le secret. Ce Ma\u00eetre incontest\u00e9 de la musique de Claude Debussy, a su tirer le maximum de l&#8217;orchestre qui a servi \u00e0 merveille cette partition si d\u00e9licate et difficile d&#8217;interpr\u00e9tation. Cr\u00e9ant les atmosph\u00e8res et les sonorit\u00e9s velout\u00e9es des cordes, le chef d&#8217;orchestre semble sculpter les sons, faisant ressortir les solos de trompette ou de hautbois sans jamais couvrir les chanteurs. Cet \u00e9ternel jeune homme est sans doute le dernier magicien de la musique fran\u00e7aise, il repr\u00e9sente une \u00e9poque o\u00f9 l&#8217;on prenait le temps d&#8217;exprimer chaque note et chaque silence. Crier bravo est certainement insuffisant tant les trois heures de musique nous ont sembl\u00e9 passer si vite. Mais enfin, Bravo et merci.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toulon, Op\u00e9ra, saison 2015 \/ 2016 &#8220;PELLEAS ET MELISANDE&#8221; Drame lyrique en cinq actes, livret de Maurice Maeterlinck [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":83994,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6078,3064,9354,6084,5369,15801,4468,13753,3065,15799,7115,12413,15802,15800],"class_list":["post-83992","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-chloe-briot","tag-claude-debussy","tag-foreign-readers","tag-guillaume-andrieux","tag-laurent-alvaro","tag-nicolas-cavalier","tag-opera-de-toulon","tag-patrick-meeus","tag-pelleas-et-melisande","tag-rene-koering","tag-serge-baudo","tag-sophie-marin-degor","tag-thomas-dear","tag-virgile-koering"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83992","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83992"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83992\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":83993,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83992\/revisions\/83993"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/83994"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83992"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83992"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83992"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}