{"id":84050,"date":"2016-02-16T04:10:11","date_gmt":"2016-02-16T03:10:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=84050"},"modified":"2016-12-09T03:11:20","modified_gmt":"2016-12-09T02:11:20","slug":"marseille-opera-municipal-laiglon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-opera-municipal-laiglon\/","title":{"rendered":"Marseille, Op\u00e9ra Municipal: &#8220;L&#8217;Aiglon&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2590\">Marseille, Op\u00e9ra municipal, Saison 2015 \/ 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2589\">&#8220;L&#8217;AIGLON&#8221;<br \/>\n<\/b>Drame musical en 5 actes, d&#8217;apr\u00e8s la pi\u00e8ce d&#8217;Edmond Rostand, adapt\u00e9e par Henri Cain<br \/>\nMusique\u00a0 <b>Jacques Ibert <\/b>et<b> Arthur Honegger<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2594\">L&#8217;Aiglon<\/i>\u00a0\u00a0 STEPHANIE D&#8217;OUSTRAC<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2595\">Th\u00e9r\u00e8se de Lorget<\/i>\u00a0\u00a0 LUDIVINE GOMBERT<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2596\">Marie-Louise<\/i>\u00a0\u00a0 BENEDICTE ROUSSENQ<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2597\">La Comtesse Camerata\u00a0 <\/i>SANDRINE EYGLIER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2598\">Fanny Essler<\/i>\u00a0\u00a0\u00a0 LAURENCE JANOT<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2599\">Isabelle, le Manteau v\u00e9nitien\u00a0\u00a0 <\/i>CAROLINE GEA<br \/>\n<i>Flambeau\u00a0\u00a0 <\/i>MARC BARRARD<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2600\">Le Prince Metternich\u00a0\u00a0 <\/i>FRANCO POMPONI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2601\">Le Mar\u00e9chal Marmont<\/i>\u00a0\u00a0 ANTOINE GARCIN<br \/>\n<i>Fr\u00e9d\u00e9ric de Gentz\u00a0\u00a0 <\/i>YVES COUDRAY<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2602\">l&#8217;Attach\u00e9 militaire fran\u00e7ais\u00a0 <\/i>ERIC VIGNAU<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2603\">le Chevalier de Prokesch-Osten\u00a0\u00a0 <\/i>YANN TOUSSAINT<br \/>\n<i>Arlequin\u00a0 <\/i>ANAS SEGUIN<br \/>\n<i>Polichinelle, un Matassin<\/i>\u00a0\u00a0 CAMILLE TRESMONTANT<br \/>\n<i>Un Gilles\u00a0\u00a0 <\/i>FREDERIC LEROY<br \/>\nOrchestre et Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b>Jean-Yves Ossonce<br \/>\n<\/b>Mise\u00a0 en sc\u00e8ne\u00a0 <b>Ren\u00e9e Auphan<\/b>, d&#8217;apr\u00e8s la mise en sc\u00e8ne de <strong>Patrice Caurier<\/strong> et <strong>Moshe Leiser<\/strong><br \/>\nD\u00e9cors\u00a0 <b>Christian Fenouillat<br \/>\n<\/b>Costumes <b>Agostino Cavalca<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res\u00a0 <b>Olivier Modol <\/b>d&#8217;apr\u00e8s les lumi\u00e8res de <b id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2604\">Cristophe Forey<\/b><br \/>\n<i>Marseille, le 13 f\u00e9vrier 2016<br \/>\n<\/i>En nous pr\u00e9sentant L&#8217;Aiglon, ce drame musical en 5 actes, d&#8217;apr\u00e8s la pi\u00e8ce d&#8217;Edmond Rostand, l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille nous plonge dans une atmosph\u00e8re lourde, autrichienne certes, mais o\u00f9 la France est omnipr\u00e9sente ; car, bien que toutes les sc\u00e8nes se passent en Autriche, le texte ( dans le fran\u00e7ais admirable d&#8217;Edmond Ronstand ) , l&#8217;histoire ( l&#8217;Aiglon n&#8217;est-il pas le fils de Napol\u00e9on 1er ? ) , et la musique de Jacques Ibert et Arthur Honegger ( oui, un compositeur suisse, mais vivant en France ) , tout est con\u00e7u pour \u00e9voquer la France. Nous devons ce petit bijou lyrique \u00e0 Raoul Grunsbourg, alors directeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Monte-Carlo, qui passa la commande d&#8217;un op\u00e9ra populaire et &#8221; pas trop moderne &#8221; \u00e0 Jacques Ibert ; ce dernier met toutefois une condition \u00e0 son acceptation : celle d&#8217;une collaboration musicale avec son ami Arthur Honegger ( avec qui il composera, non seulement l&#8217;Aiglon, qui sera cr\u00e9\u00e9 en 1937 \u00e0 Monte-Carlo, mais aussi l&#8217;op\u00e9rette &#8211; Les Petites Cardinales &#8211; ) . Une composition \u00e9crite \u00e0 quatre mains est une chose rare, mais les deux amis se connaissent si bien, et les t\u00e2ches sont si judicieusement partag\u00e9es, que, m\u00eame connaissant ce fait, il est difficile de diff\u00e9rencier les deux \u00e9critures. Si la composition de Jacques Ibert est plus joyeuse, plus romantique et d&#8217;un phras\u00e9 plus d\u00e9licat, celle impartie \u00e0 Arthur Honegger, plus militaire, plus cadr\u00e9e, correspond sans doute mieux \u00e0 ce caract\u00e8re partag\u00e9 entre la culture germanique et la culture fran\u00e7aise, tout en servant une musique tonale, certes, mais qui passe par l&#8217;atonalit\u00e9 et parfois m\u00eame la polytonalit\u00e9. Cette collaboration sert \u00e0 merveille le texte d&#8217;Edmond Rostand, respectant son rythme et surtout sa port\u00e9e dramatique avec cette tension montant crescendo. Mais ce qui fait le succ\u00e8s de cette repr\u00e9sentation, en plus d&#8217;un plateau superbe d&#8217;une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, dont nous parlerons plus loin, c&#8217;est sans nul doute le c\u00f4t\u00e9 visuel et th\u00e9\u00e2tral pr\u00e9sent\u00e9. La mise en sc\u00e8ne imagin\u00e9e par les metteurs en sc\u00e8ne <b>Patrice Caurier <\/b>et <b id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2668\">Moshe Leiser<\/b>, que nous avions appr\u00e9ci\u00e9e en 2004 sur cette m\u00eame sc\u00e8ne, est ici reprise par\u00a0 <b>Madame Ren\u00e9e Auphan<\/b>, qui \u00e9tait \u00e0 l&#8217;origine de ce projet alors qu&#8217;elle \u00e9tait directrice de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. Une mise en sc\u00e8ne sobre mais efficace, \u00e9l\u00e9gante aussi dans les d\u00e9tails et qui reste en accord avec le contexte historique. Sans doute peut-on reconna\u00eetre ici la touche de f\u00e9minit\u00e9 de Madame Auphan dans la subtilit\u00e9 du comportement des acteurs et la justesse de leurs mouvements, avec cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et cette \u00e9l\u00e9gance qui caract\u00e9risent chacune de ses signatures. Aucune fausse note donc dans cette partition visuelle con\u00e7ue en parfaite ad\u00e9quation avec la musique et sa port\u00e9e \u00e9motionnelle. Les d\u00e9cors de <b id=\"yui_3_16_0_1_1455581977394_2669\">Christian Fenouillat<\/b>, qui nous emm\u00e8nent dans le ch\u00e2teau de Sch\u00f6nbrunn de la Vienne imp\u00e9riale, sont cr\u00e9\u00e9s avec intelligence et sobri\u00e9t\u00e9, contribuant \u00e0 garder au drame son intensit\u00e9 intimiste. Rien n&#8217;est laiss\u00e9 au hasard et, des jardins aux pi\u00e8ces plus aust\u00e8res, ces d\u00e9cors contribuent \u00e0 cr\u00e9er les atmosph\u00e8res. Les costumes d&#8217;<b>Agostino Cavalca<\/b>, font ressortir avec justesse l&#8217;\u00e9poque, la condition des personnages, mais aussi leur caract\u00e8re. Ainsi, le costume du Prince Metternich le fait-il para\u00eetre inqui\u00e9tant, glacial dans son long manteau noir ; juch\u00e9 sur des talons qui le grandissent et arborant l&#8217;imposant collier qui lui conf\u00e9rait le titre de Chevalier de l&#8217;Ordre autrichien de la Toison d&#8217;or, son allure raide donne encore plus de poids \u00e0 son personnage. les robes chatoyantes des dames sont du plus bel effet, ainsi que l&#8217;uniforme blanc du duc de Reichstadt. Mais, les d\u00e9guisements du bal costum\u00e9 o\u00f9 Pierrots, Colombines et Arlequins affubl\u00e9s de longues t\u00eates masqu\u00e9es, dansent sur une lente valse langoureuse, sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussis. Comme il est agr\u00e9able de pouvoir se laisser porter par une esth\u00e9tique visuelle bien pens\u00e9e ! Les lumi\u00e8res d&#8217;<b>Olivier Modol<\/b> sont imagin\u00e9es et ex\u00e9cut\u00e9es avec un art abouti. Les ombres projet\u00e9es sur un mur alors que Metternich s&#8217;adresse au &#8221; petit chapeau &#8221; le font para\u00eetre plus grand ; c&#8217;est une image sans parole d&#8217;une grande port\u00e9e. Les p\u00e9nombres, les clairs-obscurs, les \u00e9clairages indirects tout est juste, jusqu&#8217;\u00e0 la sc\u00e8ne d&#8217;hallucination \u00e9voquant la bataille de Wagram \u00e9clair\u00e9e tel un tableau du Caravage ; tout ici est criant de v\u00e9rit\u00e9 et fait ressortir la palette \u00e9motionnelle qui conduira \u00e0 la mort du duc de Reichstadt. La derni\u00e8re image sera poignante, qui nous le livrera \u00e9tendu sur le lit de camp de son p\u00e8re, drap\u00e9 dans les dentelles de son superbe berceau dessin\u00e9 par Prud&#8217;hon, et dont la lumi\u00e8re fait ressortir la couleur dor\u00e9e du vermeil. Justesse, mais aussi beaut\u00e9 dans tout ce qui nous est donn\u00e9 \u00e0 voir. <b>St\u00e9phanie d&#8217;Oustrac<\/b> dont l&#8217;Aiglon est une prise de r\u00f4le, est, avec une justesse confondante, ce jeune homme partag\u00e9 entre ses doutes et ses r\u00eaves de gloire. Habitu\u00e9e aux r\u00f4les travestis ( n&#8217;avait-elle pas interpr\u00e9t\u00e9 un Isolier remarquable dans<i> Le Comte Ory <\/i>? ) , elle est ici d&#8217;une si grande cr\u00e9dibilit\u00e9, qu&#8217;on en oublie la jeune fille sous l&#8217;habit de cet Aiglon tourment\u00e9. Elle arrive \u00e0 faire passer tous les sentiments qui l&#8217;animent et l&#8217;assaillent avec un naturel saisissant. St\u00e9phanie d&#8217;Oustrac d\u00e9fend cette partition avec une voix qui garde son homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 malgr\u00e9 les inflexions souvent changeantes, et ses aigus clairs, puissants et color\u00e9s sont projet\u00e9s dans une diction parfaite. Son m\u00e9dium sonore et moelleux lui permet une grande souplesse dans les longues phrases musicales ; on sent chez elle une force, une intensit\u00e9 de sentiments qu&#8217;elle exprime avec \u00e9motion aussi dans les duos avec Flambeau ou Metternich. Aucun rel\u00e2chement dans son jeu et sa voix qui font de cet Aiglon le pilier majeur de cette oeuvre.<b> Ludivine Gombert<\/b>, apporte au r\u00f4le de Th\u00e9r\u00e8se de Lorget la tendresse et la douce f\u00e9minit\u00e9 de cette jeune fille amoureuse et subjugu\u00e9e. Sa voix agr\u00e9able et percutante apporte un peu de fra\u00eecheur dans de jolis phrases musicales bien que parfois \u00e9crites dans une tessiture haut perch\u00e9e. Ses comptines chant\u00e9es pour un jeune homme mourant laissent percer l&#8217;\u00e9motion contenue dans sa voix. C&#8217;est une Th\u00e9r\u00e8se touchante d&#8217;une grande justesse.<b> B\u00e9n\u00e9dicte Roussenq, Laurence Janot, Sandrine Eyglier <\/b>et<b> Caroline G\u00e9a<\/b> d\u00e9fende avec beaucoup de finesse et de professionnalisme des r\u00f4les plus courts mais \u00e0 la hauteur de cette partition. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 Metternich en 2004, <b>Marc Barrard<\/b> chante ce soir le r\u00f4le de Flambeau. Un Flambeau o\u00f9 pointe la gouaille, le courage et la passion des grognards de l&#8217;empire, ce soldat qui a travers\u00e9 toutes les \u00e9preuves pour servir l&#8217;empereur jusqu&#8217;\u00e0 travers son fils. La voix est sonore, bien plac\u00e9e et le geste est juste. Peut-\u00eatre aimerions-nous un peu plus de virulence dans sa r\u00e9ponse au Mar\u00e9chal Marmont : &#8221; et nous, nous ne l&#8217;\u00e9tions pas peut-\u00eatre fatigu\u00e9s &#8221; . Mais c&#8217;est chose infime dans cette excellente prestation o\u00f9 Marc Barrard arrive \u00e0 nous \u00e9mouvoir, souvent, et cela jusque dans sa mort. Le Prince Metternich de <b>Franco Pomponi<\/b> est impressionnant \u00e0 souhait. Grand, noir de la perruque jusques aux pieds, son allure glaciale a de quoi impressionner le pauvre Aiglon qui n&#8217;arrive pas, aupr\u00e8s de lui, \u00e0 prendre son envol. Ses col\u00e8res sont effroyables et les mots cinglants lanc\u00e9s avec force nous donnent le frisson. Vocalement tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise, il \u00e9volue d&#8217;un registre \u00e0 l&#8217;autre avec facilit\u00e9 dans une diction parfaite qui lui permet de laisser exprimer sa col\u00e8re, ou ses craintes, devant le fameux chapeau par exemple. Une des sc\u00e8nes les plus marquantes est celle o\u00f9, devant le miroir qui refl\u00e8te le futur Napol\u00e9on II, il brise tous ses espoirs en quelques mots bien sentis. Un face \u00e0 face dur, terrifiant \u00e9motionnellement. Les phrases sont chant\u00e9es d&#8217;une fa\u00e7on puissante et sonore, faisant de ses interventions des moments poignants et justes. Le Mar\u00e9chal Marmont d&#8217;<b>Antoine Garcin<\/b> est tout \u00e0 fait \u00e0 sa place vocalement et sc\u00e9niquement. Il fait tr\u00e8s bien ressortir les traits de cet homme vieillissant et fatigu\u00e9 qui, par lassitude, a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 trahir.<b> Yves Coudray, Eric Vignau Yann Toussaint, Ana Seguin, Camille Tresmontant<\/b> et<b> Fr\u00e9d\u00e9ric Leroy<\/b>, font ressortir avec pertinence et justesse les r\u00f4les qu&#8217;ils d\u00e9fendent. Le Choeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille fait entendre un ensemble de voix d&#8217;une belle homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 tout en faisant ressortir les couleurs d&#8217;une partition \u00e9crite en accord avec les \u00e9motions. <b>Jean-Yves Ossonce<\/b> \u00e9tait, comme en 2004, \u00e0 la baguette, et c&#8217;est \u00e0 lui que revenait la responsabilit\u00e9 de faire ressortir toutes les subtilit\u00e9s \u00e9crites par les deux compositeurs, repr\u00e9sentants incontest\u00e9s de la musique du XXe si\u00e8cle. Deux compositeur investis dans cette mission : \u00e9crire une oeuvre marquante avec deux personnalit\u00e9s diff\u00e9rentes ; mission r\u00e9ussie. Car, plus on \u00e9coute cette partition, plus les d\u00e9tails, les subtilit\u00e9s et les \u00e9vocations deviennent \u00e9videntes. Quelle int\u00e9gration du texte dans la musique, et quelle fusion entre Edmond Rostand et les deux compositeurs ! Des accords militaires aux comptines enfantines, de la col\u00e8re de Metternich \u00e0 la valse lente du bal masqu\u00e9, pas une note qui soit en trop, pas un accord qui tombe \u00e0 plat ; et que dire de ce Chant du d\u00e9part, de cette Marseillaise jou\u00e9s avec \u00e9motion ?\u00a0 C&#8217;est oeuvre est un bijou que le chef d&#8217;orchestre d\u00e9fend avec l&#8217;intelligence de celui qui comprend la partition et qui la connait bien. Il dirige avec assurance un orchestre qui sait arrondir les sonorit\u00e9s et donner les nuances n\u00e9cessaires qui laisseront passer les voix tout en faisant ressortir les phrases symphoniques. S&#8217;il faut absolument aller voir ce spectacle, il faut aussi le revoir pour ne rien rater des subtilit\u00e9s d&#8217;un langage \u00e9crit, o\u00f9 chant, musique et sc\u00e8ne sont en parfaite osmose. Un r\u00e9el moment de bonheur qui a s\u00e9duit tout le public.<em> Photo Christian Dresse<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra municipal, Saison 2015 \/ 2016 &#8220;L&#8217;AIGLON&#8221; Drame musical en 5 actes, d&#8217;apr\u00e8s la pi\u00e8ce d&#8217;Edmond Rostand, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":84052,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[3639,14815,15834,15836,15572,9354,5539,12005,1825,15831,15835,8590,3071,1838,15832,12650,1839,4874,15348,15833],"class_list":["post-84050","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-agostino-cavalca","tag-arthur-honegger","tag-benedicte-roussenq","tag-caroline-gea","tag-christian-fenouillat","tag-foreign-readers","tag-franco-pomponi","tag-jacques-ibert","tag-jean-yves-ossonce","tag-laiglon","tag-laurence-janot","tag-ludivine-gombert","tag-marc-barrard","tag-moshe-leiser","tag-olivier-modol","tag-opera-municipal-de-marseille","tag-patrice-caurier","tag-renee-auphan","tag-sandrine-eyglier","tag-stephanie-doustrac"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84050"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":84056,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84050\/revisions\/84056"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}