{"id":84181,"date":"2016-02-25T02:33:55","date_gmt":"2016-02-25T01:33:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=84181"},"modified":"2016-02-26T17:56:50","modified_gmt":"2016-02-26T16:56:50","slug":"a-coeur-ouvert-avec-madame-renee-auphan-metteur-en-scene-de-laiglonlon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/a-coeur-ouvert-avec-madame-renee-auphan-metteur-en-scene-de-laiglonlon\/","title":{"rendered":"A coeur ouvert avec Madame Ren\u00e9e Auphan metteur en scene de &#8221; L&#8217;Aiglon&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Entre les r\u00e9p\u00e9titions de l&#8217;op\u00e9ra &#8221; L&#8217;Aiglon &#8221; qu&#8217;elle met en sc\u00e8ne \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, Madame Ren\u00e9e Auphan r\u00e9pond en toute simplicit\u00e9 \u00e0 quelques questions: Portrait d&#8217;une femme aux multiples talents.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2210\">Chanteuse, Directrice de th\u00e9\u00e2tres, mais aussi metteur en sc\u00e8ne, votre carri\u00e8re artistique est un sans faute ; alors, qu&#8217;est-ce qui a conduit la jeune Ren\u00e9e Auphan sur les sc\u00e8nes lyriques ?<br \/>\n<\/b>Ah ! dit-elle avec un joli sourire, le hasard&#8230;. Le hasard mais aussi ma m\u00e8re. Une m\u00e8re qui aimait la litt\u00e9rature et qui me lisait, \u00e0 six ans d\u00e9j\u00e0, les pi\u00e8ces classiques. C&#8217;est elle qui m&#8217;a donn\u00e9 le go\u00fbt des belles lettres et des textes bien \u00e9crits ; mais la musique classique ne faisait pas partie de notre univers. C&#8217;est en r\u00e9pondant \u00e0 une petite annonce lue dans le journal de l&#8217;\u00e9poque, <i>Le Proven\u00e7al,<\/i> que, sur la demande de ma m\u00e8re, encore, je me suis pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille o\u00f9 le metteur en sc\u00e8ne Louis Ducreux cherchait une assistante pour une p\u00e9riode d&#8217;un mois. Ce travail consistait \u00e0 prendre des notes. Ce fut un choc instantan\u00e9. Je venais de d\u00e9couvrir un monde inconnu mais qui me ressemblait ; un monde romantique fait de r\u00eaves o\u00f9 l&#8217;art \u00e9tait omnipr\u00e9sent. J&#8217;ai eu la chance d&#8217;\u00eatre engag\u00e9e&#8230; et pour plus d&#8217;un mois. Il \u00e9tait \u00e9vident que j&#8217;avais ici trouv\u00e9 ma place. Et je n&#8217;ai jamais quitt\u00e9 le monde de l&#8217;op\u00e9ra.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2232\">Si Louis Ducreux a \u00e9t\u00e9 votre mentor, d&#8217;autres belles rencontres ont certainement jalonn\u00e9 votre parcours<br \/>\n<\/b>En effet, Louis Ducreux, \u00e9tait un immense artiste, en plus d&#8217;\u00eatre un grand directeur, il \u00e9tait aussi com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne. C&#8217;\u00e9tait un grand Monsieur, dont la classe et le talent artistique \u00e9taient \u00e9clatants. Apr\u00e8s l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille Louis Ducreux a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 Directeur de l&#8217;Op\u00e9ra de Monte-Carlo, et je l&#8217;ai suivi. Travailler aupr\u00e8s de lui a \u00e9t\u00e9 un apprentissage extraordinaire mais aussi un bonheur qui a dur\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es. Imaginez, j&#8217;ai pu rencontrer des metteurs en sc\u00e8ne tel Raymond Rouleau, d&#8217;immenses compositeurs : Francis Poulenc, Darius Milhaud, Henri Sauguet entre autres, des \u00e9crivains et auteurs de th\u00e9\u00e2tre : Andr\u00e9 Roussin, Maurice Druon, Edmonde Charles-Roux, ou c\u00f4toyer Bernard Buffet qui venait de cr\u00e9er les d\u00e9cors pour l&#8217;op\u00e9ra <i>Carmen<\/i> \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille. C&#8217;\u00e9tait une \u00e9poque b\u00e9nie pour les arts.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2233\">Lorsque l&#8217;on vous rencontre, on ne doute pas un instant que vous \u00e9tiez faite pour une carri\u00e8re artistique, mais avec le recul, auriez-vous pu emprunter une autre voie ?<br \/>\n<\/b>Mon parcours th\u00e9\u00e2tral est d&#8217;une telle \u00e9vidence, que je serais tent\u00e9e de vous r\u00e9pondre non, car, avec le recul, je pense que j&#8217;\u00e9tais si impr\u00e9gn\u00e9e de litt\u00e9rature que je n&#8217;aurais pu \u00eatre heureuse que dans un m\u00e9tier artistique. Le chant est venu plus tard, par hasard encore, pouss\u00e9e par des collaborateurs, qui, fatigu\u00e9s de m&#8217;entendre chanter dans les couloirs, m&#8217;ont conseill\u00e9 de prendre des cours avant de pousser plus avant dans cette voie ( voix ? ). Mais tout ceci ne fait-il pas partie des r\u00eaves qui hantent les maisons d&#8217;op\u00e9ras ? Certaines rencontres avec des chefs d&#8217;orchestre ont \u00e9t\u00e9 marquantes ; voir diriger Igor Markevitch, par exemple, a \u00e9t\u00e9 un choc \u00e9motionnel qui m&#8217;a port\u00e9e vers la musique dite classique. C&#8217;est sans doute cette \u00e9motion qui m&#8217;a fait tant appr\u00e9cier de chanter sous la direction de Sir Charles Mackerras ou Sir Georg Solti, impressionnants.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2703\">Dans cette carri\u00e8re artistique si riche, qu&#8217;est-ce qui vous a donn\u00e9 le plus de fiert\u00e9 ?<\/b><br \/>\nVous savez, je ne suis jamais pleinement satisfaite. Je suis trop lucide, trop perfectionniste. Je suis tr\u00e8s heureuse de mon parcours car il m&#8217;a procur\u00e9 des joies multiples et diverses avec des rencontres et des \u00e9changes humains rares. C&#8217;est certainement tout cela qui a combl\u00e9 ma vie professionnelle et artistique. Ce qui m&#8217;a le plus profond\u00e9ment touch\u00e9e, c&#8217;est la r\u00e9fection d&#8217;une ancienne usine hydro\u00e9lectrique \u00e0 Gen\u00e8ve, sur le Rh\u00f4ne, transform\u00e9e en salle d&#8217;art lyrique de pratiquement 1000 places. C&#8217;est un v\u00e9ritable Op\u00e9ra sur l&#8217;eau, dans une structure datant du XIXe si\u00e8cle avec des verri\u00e8res magnifiques. Oui, ce projet men\u00e9 \u00e0 bien sp\u00e9cialement pour moi m&#8217;a caus\u00e9 une immense joie. Mais c&#8217;est sans doute ma fa\u00e7on d&#8217;exercer les fonctions que l&#8217;on m&#8217;avait confi\u00e9es, avec int\u00e9grit\u00e9 et toujours une grande honn\u00eatet\u00e9 envers les villes, sans d\u00e9penses vertigineuses, qui me laisse un sentiment de satisfaction personnelle. Il ne faut pas oublier toutefois les bonheurs li\u00e9s aux voix, aux choix artistiques et \u00e0 leurs r\u00e9alisations.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2704\">Qu&#8217;est-ce qui d\u00e9termine votre choix pour une nouvelle mise en sc\u00e8ne ?<br \/>\n<\/b>Je n&#8217;ai pas vraiment cherch\u00e9 \u00e0 faire de la mise en sc\u00e8ne ; au Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne, nous voulions monter l&#8217;oeuvre du compositeur suisse Henri Matter <i>La Femme et le pantin,<\/i> il paraissait impossible de trouver un metteur en sc\u00e8ne, alors le compositeur a fait appel \u00e0 moi, pensant qu&#8217;une femme \u00e9tait ce qu&#8217;il fallait pour cet ouvrage. Ce fut ma premi\u00e8re exp\u00e9rience. Ensuite, c&#8217;est selon mes coups de coeur, mes envies pour des oeuvres qui me touchent et que je veux voir ou revoir.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2705\">Est-ce cette passion pour la litt\u00e9rature qui vous fait rester au plus pr\u00e8s du texte et de la musique dans des d\u00e9tails d&#8217;une justesse raffin\u00e9e ?<br \/>\n<\/b>Certainement, Je ne dissocie pas les deux. Tout d&#8217;abord le livret, il ne doit \u00eatre ni mi\u00e8vre ni mal \u00e9crit, cela, selon moi, discr\u00e9dite la musique. Puis, les indications du compositeur donnent la direction \u00e0 suivre pour diriger les acteurs dans les atmosph\u00e8res contenues dans la partition. Prenez <i>Sampiero Corso<\/i> de Henri Tomasi ; faire chanter cet ouvrage en fran\u00e7ais ne me satisfaisait pas enti\u00e8rement, alors, je l&#8217;ai fait chanter en langue corse, et l\u00e0, tout \u00e9tait coh\u00e9rent, l&#8217;accent, la musique, l&#8217;action. L&#8217;op\u00e9ra est un art complet, et l&#8217;on ne peut rien dissocier, ni le texte, ni la musique, ni le visuel.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2706\">Pensez-vous que le virage amorc\u00e9, depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, par certains metteurs en sc\u00e8ne afin de &#8221; d\u00e9poussi\u00e9rer &#8221; l&#8217;op\u00e9ra soit b\u00e9n\u00e9fique pour l&#8217;art lyrique ?<br \/>\n<\/b>Je suis tr\u00e8s partag\u00e9e sur ce sujet. Les mises en sc\u00e8ne de Louis Ducreux ou de Raymond Rouleau, par exemple, \u00e9taient des mises en sc\u00e8nes intelligentes. Si vous prenez <i>Les mamelles de Tir\u00e9sias,<\/i> de Francis Poulenc dans la mise en sc\u00e8ne de Louis Ducreux donn\u00e9es \u00e0 Marseille en 1971, ce spectacle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d&#8217;une conception moderne ; mais c&#8217;est <i>Le Ring<\/i>, pr\u00e9sent\u00e9 au Festival de Bayreuth en 1976, dans la mise en sc\u00e8ne de Patrice Ch\u00e9reau qui a r\u00e9volutionn\u00e9 les op\u00e9ras de Richard Wagner. Dans des cas pareils, o\u00f9 tout est pens\u00e9 de fa\u00e7on intelligente, sans jamais ridiculiser les chanteurs tout en portant une grande attention \u00e0 la musique, alors je ne suis pas contre. Mais, si nous sommes dans cette nouvelle dictatures des metteurs en sc\u00e8ne et des <i>r\u00e9gies th\u00e9\u00e2tre<\/i>, o\u00f9 tout est fait pour choquer ou dans le but d&#8217;avoir son nom sur l&#8217;affiche avant celui du compositeur ou des chanteurs, alors, je puis vous dire non, ce proc\u00e9d\u00e9 ne sert pas l&#8217;op\u00e9ra. Comment penser qu&#8217;une musique de Mozart jou\u00e9e avec toujours le m\u00eame succ\u00e8s depuis plus de deux cents ans ait besoin d&#8217;un coup de plumeau ? Ridiculiser les chanteurs qui doivent se plier aux diktats des metteurs en sc\u00e8ne n&#8217;apporte certainement rien de positif, et le public va se lasser, ou du moins je l&#8217;esp\u00e8re.<br \/>\n<b>En tant que directrice de th\u00e9\u00e2tre, est-il possible de revenir sur un contrat sign\u00e9 avec un metteur en sc\u00e8ne ?<br \/>\n<\/b>On peut toujours mette fin \u00e0 un contrat pass\u00e9 avec un metteur en sc\u00e8ne, et c&#8217;est heureux. Il faut le pr\u00e9voir \u00e0 l&#8217;avance, parlementer, et bien s\u00fbr, payer un d\u00e9dit. Mais normalement, on doit arriver \u00e0 s&#8217;entendre.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2711\">D&#8217;apr\u00e8s vous, le public a-t-il chang\u00e9 et est-il plus ou moins exigeant ?<br \/>\n<\/b>Certes, il a suivi l&#8217;\u00e9volution normale ; Internationalement moins exigeant peut-\u00eatre, il est plus pointilleux sur le plan musical et vocal, r\u00e9clamant un jeu th\u00e9\u00e2tral plus appropri\u00e9.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2710\">Que pensez-vous de la place de la femme dans l&#8217;art et plus particuli\u00e8rement en tant que metteur en sc\u00e8ne ?<br \/>\n<\/b>A part pour les chanteuses, qui ont un r\u00f4le bien d\u00e9fini, il est toujours plus difficile pour une femme de s&#8217;imposer. Les femmes metteurs en sc\u00e8ne ne sont pas l\u00e9gion, Margarita Wallmann avait d\u00e9j\u00e0 ouvert les portes il y a quelques ann\u00e9es, elles ont une autre approche du th\u00e9\u00e2tre, une autre \u00e9nergie ; mais actuellement, elles ont souvent peur de para\u00eetre trop femmes et suivent alors les voies trac\u00e9es par les hommes. C&#8217;est fort dommage car elles perdent de leur authenticit\u00e9.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2709\">Qu&#8217;est-ce qui vous a s\u00e9duite d&#8217;embl\u00e9e dans <i id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2708\">L&#8217;Aiglon ?<br \/>\n<\/i><\/b>J&#8217;ai tout de suite aim\u00e9 cette oeuvre, la pi\u00e8ce d&#8217;Edmond Rostand tout d&#8217;abord, mais aussi ce personnage qui m&#8217;avait donn\u00e9 l&#8217;envie de chanter le r\u00f4le. Les metteurs en sc\u00e8ne Patrice Caurier et Moshe Leiser avaient su imm\u00e9diatement tirer la quintessence de l&#8217;oeuvre associ\u00e9e \u00e0 la musique. C&#8217;est une pi\u00e8ce dont il est difficile de se d\u00e9tacher, et l&#8217;ai eu un immense plaisir \u00e0 la reprendre.<br \/>\n<b id=\"yui_3_16_0_1_1456349660702_2707\">Pouvons-nous finir sur les moments les plus marquants ou les plus \u00e9mouvants de votre carri\u00e8re ?<br \/>\n<\/b>Il y a eu de nombreux &#8221; Grands moments &#8221; vous vous en doutez bien, mais celui qui s&#8217;impose \u00e0 ma m\u00e9moire avec le plus de force est le moment o\u00f9 j&#8217;ai quitt\u00e9 le Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne. J&#8217;avais cr\u00e9\u00e9 moi-m\u00eame ces saisons lyriques, fait venir un public, qui \u00e9tait en demande, pour \u00e9couter de grands artistes, voir de grands op\u00e9ras. c&#8217;\u00e9tait un peu comme se s\u00e9parer d&#8217;un \u00eatre aim\u00e9, mais en plus de l&#8217;\u00e9motion du moment, une grande f\u00eate surprise avait \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e pour moi avec les amis, les collaborateurs et de nombreux artiste. C&#8217;est un immense souvenir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre les r\u00e9p\u00e9titions de l&#8217;op\u00e9ra &#8221; L&#8217;Aiglon &#8221; qu&#8217;elle met en sc\u00e8ne \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille, Madame Ren\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":84182,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9354,15831,4874],"class_list":["post-84181","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-foreign-readers","tag-laiglon","tag-renee-auphan"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84181"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84181\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":84184,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84181\/revisions\/84184"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}