{"id":84587,"date":"2016-03-29T23:45:06","date_gmt":"2016-03-29T21:45:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=84587"},"modified":"2016-12-09T03:39:53","modified_gmt":"2016-12-09T02:39:53","slug":"festival-de-paques-daix-en-provence-2016-thomas-hampson-krzysztof-urbanski","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-de-paques-daix-en-provence-2016-thomas-hampson-krzysztof-urbanski\/","title":{"rendered":"Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence 2016: Thomas Hampson &#038; Krzysztof Urbanski"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4056\"><span id=\"fbPhotoSnowliftCaption\" class=\"fbPhotosPhotoCaption\" tabindex=\"0\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;K&quot;}\"><\/span>Le Grand Th\u00e9\u00e2tre, Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4055\">Orchestre NDR Sinfonieorchester Hamburg<br \/>\n<\/b>Direction musicale <b>Krzysztof Urbanski<br \/>\n<\/b>Baryton\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4034\">Thomas Hampson<br \/>\n<\/b><em>Richard Strauss: <\/em>Till l&#8217;Espi\u00e8gle (Till Eulenspiegel), op. 28<br \/>\n<em>Gustav Mahler: <\/em>Lieder extraits de Le Cor enchant\u00e9 de l&#8217;enfant (Des Knaben Wunderhorn)<br \/>\n<em>Dmitri Chostakovitch:<b id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4034\"> <\/b><\/em>Symphonie n\u00b010 en mi mineur, op. 93<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4033\">Aix-en-Provence, le 26 mars 2016<br \/>\n<\/i>Le Festival de P\u00e2ques est un feu d&#8217;artifice de musique, de notes et d&#8217;\u00e9changes, dans une profusion d&#8217;artistes, d&#8217;orchestres et de chefs toujours renouvel\u00e9e.Le concert de ce soir allait nous faire passer de <b>Richard Strauss <\/b>( Till Eulenspiegel ) \u00e0 <b id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4032\">Gustav Mahler <\/b>(Des Knaben Wunderhorn), et <b>Dmitri Chostakovitch <\/b>(Symphonie No10)\u00a0 pour finir. Autant dire que les styles allaient changer, d&#8217;autant que Thomas Hampson allait venir animer ce programme orchestral de sa voix chaude de baryton. Richard Strauss, compose son po\u00e8me symphonique <i>Till l&#8217;espi\u00e8gle<\/i> dans les ann\u00e9es 1894-1895 ; il sera interpr\u00e9t\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par l&#8217;Orchestre de Cologne,\u00a0 dans cette ville m\u00eame, sous la direction de Franz W\u00fcllner, et ne quittera plus les programmations de concerts. Le compositeur se sert ici des sonorit\u00e9s du cor et de la clarinette pour repr\u00e9senter ce jeune h\u00e9ros et illustrer ses fac\u00e9ties. Pour coordonner ce programme, <b>Krzysztof Urbanski<\/b>, annonc\u00e9 comme un jeune prodige de la baguette, allait \u00eatre \u00e0 la t\u00eate du <b id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4062\">NDR Sinfonieorchester Hamburg<\/b>, dont il est le chef invit\u00e9 principal. Le tempo tr\u00e8s calme du d\u00e9but nous fait pr\u00e9sager que ce <i>Till<\/i> ne sera peut-\u00eatre pas si espi\u00e8gle que ce que nous l&#8217;imaginions. Cette interpr\u00e9tation o\u00f9 les oppositions de caract\u00e8res ne semblent pas assez franches, nous parait un peu scolaire. Malgr\u00e9 la sonorit\u00e9 pure et sensible du violon solo, et les interventions justes du cor et des instruments solistes, nous ne nous sentons pas vraiment emport\u00e9s par les espi\u00e8gleries de <i>Till.<\/i> Manque de mordant, envol\u00e9es peu abouties, le chef, malgr\u00e9 des gestes amples et pr\u00e9cis, nous semble rester un peu ext\u00e9rieur \u00e0 cette histoire. Nous pouvons toutefois noter le bel investissement des cordes et les sonorit\u00e9s larges et homog\u00e8nes des cuivres tout en regrettant le manque de verve orchestrale et le peu de relief de cette interpr\u00e9tation. <b>Thomas Hampson<\/b>, peut-\u00eatre le baryton le plus charismatique de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, allait chanter quelques extraits : <i>Des Knaben Wunterhorn <\/i>( Le Cor enchant\u00e9 de l&#8217;enfant ). Avec une carri\u00e8re internationale riche et atypique, le baryton am\u00e9ricain allait faire se soulever la salle d&#8217;enthousiasme. Depuis son dernier passage au Festival d&#8217;Aix-en-Provence dans les ann\u00e9es 1980, o\u00f9 il interpr\u00e9tait Le comte Almaviva dans <i>Les noces de Figaro<\/i>, nous n&#8217;avions plus entendu Thomas Hampson dans la r\u00e9gion, c&#8217;est dire combien sa venue au Festival de P\u00e2ques \u00e9tait attendue. Ces 5 lieder, extraits du <i>Cor enchant\u00e9 de l&#8217;enfant,<\/i> allaient charmer l&#8217;auditoire. Grand, \u00e9l\u00e9gant, expressif, il chante avec beaucoup de sensibilit\u00e9 ou d&#8217;humour, apportant relief et caract\u00e8re \u00e0 ces pages qu&#8217;il conna\u00eet si bien. Avec de belles notes, de longues tenues sur le souffle, il sert le texte avec une excellente diction et des aigus bien projet\u00e9s. Nous regrettons simplement que l&#8217;orchestre trop pr\u00e9sent, ne jouant pas le jeu des nuances du soliste, couvre un peu la voix dans le m\u00e9dium. Nous aurions tellement aim\u00e9 \u00e9couter Thomas Hampson dans le ravissant th\u00e9\u00e2tre du Jeu de paume par exemple, accompagn\u00e9 simplement par un piano, afin d&#8217;appr\u00e9cier pleinement la finesse de la musique dans l&#8217;interpr\u00e9tation de ce baryton \u00e0 la musicalit\u00e9 parfaite. Gustav Mahler aimait beaucoup ces lieder dont certaines structures seront introduites dans diverses symphonies, et pour prolonger la magie, Thomas Hampson nous propose en bis les deux lieder : <i>Wer hat dies liedel erdacht, <\/i>et <i id=\"yui_3_16_0_ym18_1_1459791755861_4063\">Lob des hohen verstandes.<\/i> Humoresque, ballade, l&#8217;on \u00e9coute et l&#8217;on essaie d&#8217;oublier les effets de mains ou de jambes du chef d&#8217;orchestre, pour se concentrer sur le chant et les vocalises du baryton qui interpr\u00e8te avec beaucoup de charme ces chansons germaniques. Si nous avons \u00e9t\u00e9 s\u00e9duits par la beaut\u00e9 de ces lieder, nous regrettons la finesse de la direction d&#8217;Ivan Fischer qui nous avait subjugu\u00e9s il y a quelques jours dans la symphonie No3 du m\u00eame compositeur. Mais le charisme et le talent de Thomas Hampson op\u00e8rent, et la salle rest\u00e9e sous le charme, lui r\u00e9serve un triomphe.<br \/>\nC&#8217;est dans Chostakovitch que Krzysztof Urbanski donne toute la mesure de son &#8221; talent &#8220;. Si nous avions trouv\u00e9 son interpr\u00e9tation de <i>Till l&#8217;espi\u00e8gle <\/i>assez neutre, ce ne sera pas le cas pour cette oeuvre majeure o\u00f9 le NDR va pouvoir s&#8217;exprimer librement. Cette symphonie, la plus connue du compositeur avec la 5\u00e8me, sera cr\u00e9\u00e9e le 17 d\u00e9cembre 1953 par l&#8217;Orchestre Philharmonique de Leningrad, juste apr\u00e8s la mort de Staline, qui sera d&#8217;ailleurs pr\u00e9sent dans cette symphonie, notamment dans l&#8217;Allegro particuli\u00e8rement oppressant. C&#8217;est une symphonie assez sombre, jusqu&#8217;au final nettement plus optimiste. Staline n&#8217;est plus l\u00e0, il est mort ! Avec quelques symboles, tel l&#8217;acronyme musical du compositeur DSCH, qui revient en leitmotiv, l&#8217;atmosph\u00e8re reste lourde. Cet excellent orchestre trouve ici, le son qu&#8217;il n&#8217;avait pas r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er dans la premi\u00e8re partie. Chaque pupitre, chaque soliste investi, donne un maximum d&#8217;intensit\u00e9 au jeu, \u00e0 l&#8217;interpr\u00e9tation, engendrant les ambiances diverses. Cette symphonie hautement autobiographique, dont l&#8217;\u00e9criture seule r\u00e9ussit \u00e0 former les images, est servie par un orchestre talentueux aux sonorit\u00e9s pleines et de couleur juste. Mais que dire du chef d&#8217;orchestre qui, entre danseur et tor\u00e9ador, fait son show sans vraiment s&#8217;impliquer dans la profondeur de l&#8217;oeuvre et l&#8217;ambigu\u00eft\u00e9 des climats ? Et pourtant, cette symphonie n&#8217;a certainement pas \u00e9t\u00e9 \u00e9crite pour flatter l&#8217;ego d&#8217;un chef d&#8217;orchestre. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un homme, d&#8217;un pays oppress\u00e9, avec des cris de douleur, de r\u00e9volte et des moments de liesse, le reflet de l&#8217;\u00e2me slave ! Heureusement il y a l&#8217;orchestre et ses musiciens remarquables et remarqu\u00e9s, tel le timbalier, pour cr\u00e9er le succ\u00e8s, semblant m\u00eame parfois suivre sa route seul, le chef d&#8217;orchestre \u00e9tant pris dans sa chor\u00e9graphie. Le public, qui r\u00e9serve des applaudissements \u00e0 n&#8217;en plus finir, est n\u00e9anmoins conquis et c&#8217;est tant mieux, car le travail et l&#8217;investissement sont immenses. <em>Photo <span id=\"fbPhotoSnowliftCaption\" class=\"fbPhotosPhotoCaption\" tabindex=\"0\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;K&quot;}\"><span class=\"hasCaption\">\u00a9 Caroline Doutre<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Grand Th\u00e9\u00e2tre, Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence 2016 Orchestre NDR Sinfonieorchester Hamburg Direction musicale Krzysztof Urbanski Baryton\u00a0 Thomas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":84590,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4354,16087,9354,746,16089,16086,16088,14675,2882],"class_list":["post-84587","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-dmitri-sciostakovic","tag-festival-de-paques-daix-en-provence-2016","tag-foreign-readers","tag-gustav-mahler","tag-krzysztof-urbanski","tag-le-grand-theatre","tag-orchestre-ndr-sinfonieorchester-hamburg","tag-richard-strauss","tag-thomas-hampson"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84587"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87466,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84587\/revisions\/87466"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84590"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}