{"id":84604,"date":"2016-03-31T02:48:04","date_gmt":"2016-03-31T00:48:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=84604"},"modified":"2016-04-07T00:31:25","modified_gmt":"2016-04-06T22:31:25","slug":"renaud-gautier-capucon-avec-valery-gergiev-au-festival-de-paques-daix-en-provence-valery-gergiev","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/renaud-gautier-capucon-avec-valery-gergiev-au-festival-de-paques-daix-en-provence-valery-gergiev\/","title":{"rendered":"Renaud &#038; Gautier Capu\u00e7on avec Valery Gergiev au  Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence: Valery Gergiev,"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91901\">Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, Festival de P\u00e2ques 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91938\">Orchestre du Mariinsky<br \/>\n<\/b>Direction musicale\u00a0 <b>Valery Gergiev<br \/>\n<\/b>Violon\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91898\">Renaud Capu\u00e7on<br \/>\n<\/b>Violoncelle <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91899\">Gautier Capu\u00e7on<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91942\">Claude Debussy:<\/i> &#8220;Pr\u00e9lude \u00e0 l&#8217;apr\u00e8s-midi d&#8217;un faune&#8221;<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91943\">Henri Dutilleux: &#8220;<\/i>Tout un monde lointain&#8221;, &#8220;L&#8217;arbre des songes&#8221;<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91944\">Richard Wagner: <\/i>&#8220;Lohengrin&#8221;, pr\u00e9lude de l&#8217;acte 1<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91945\">Johannes Brahms:<\/i> Concerto pour violon et violoncelle en la mineur op. 102<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91946\">Aix-en-Provence, 28 mars 2016<br \/>\n<\/i>D\u00e9cid\u00e9ment, le Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence fait tr\u00e8s fort. Non content d&#8217;inviter d&#8217;immenses artistes, il d\u00e9place de grands orchestres avec leur chef. Ce soir, c&#8217;\u00e9tait au tour de <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91900\">L&#8217;Orchestre du Mariinsky <\/b>de venir jusqu&#8217;\u00e0 Aix-en-Provence, avec \u00e0 sa t\u00eate son charismatique chef <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91947\">Valery Gergiev. <\/b>Mais, pour rendre cette soir\u00e9e encore plus attrayante, <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91907\">Renaud <\/b>et <b>Gautier Capu\u00e7on<\/b>, allaient interpr\u00e9ter pas moins de 3 concertos dont le double de Brahms, pour violon et violoncelle. Un programme des plus \u00e9clectiques o\u00f9 <i>Claude Debussy, Henri Dutilleux, Richard Wagner<\/i> et <i>Johannes Brahms<\/i>, allaient se c\u00f4toyer dans un ordre tr\u00e8s peu chronologique. Mais, malgr\u00e9 le plaisir d&#8217;\u00e9couter l&#8217;Orchestre du Mariinsky et de revoir \u00e0 sa t\u00eate Valery Gergiev, une question se pose \u00e0 nous : pourquoi inviter de tels musiciens dans un programme o\u00f9 il est quasiment impossible de s&#8217;exprimer librement et de donner la mesure de son talent ? Valery Gergiev a-t-il une pr\u00e9dilection pour les oeuvres fran\u00e7aises ? D\u00e9j\u00e0 en juillet 2011, il dirigeait le LSO dans <i>La mer, <\/i>de Claude Debussy, et plus r\u00e9cemment, invit\u00e9 pour le Festival de Paques 2013, \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;Orchestre Mariinsky, il nous faisait entendre <i>l&#8217;Ascension <\/i>d&#8217;Olivier Messiaen et <i>M\u00e9taboles <\/i>d&#8217;Henri Dutilleux. Ces deux concerts nous donnaient toutefois le plaisir d&#8217;\u00e9couter en deuxi\u00e8me partie deux symphonies de Chostakovitch, compositeur qui fait vibrer les \u00e2mes slaves &#8230;et les autres. Mais, pour revenir au propos de ce soir, le <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91906\">Faune<\/i> s&#8217;\u00e9tait invit\u00e9 au GTP. Alangui, il s&#8217;\u00e9veille dans les bras du chef d&#8217;orchestre, plus que sous sa baguette, celle-ci \u00e9tant d&#8217;un minimalisme exag\u00e9r\u00e9. Avec beaucoup de musicalit\u00e9 et une grande compr\u00e9hension de la musique, malgr\u00e9 un tempo assez lent, Valery Gergiev laisse sonner l&#8217;orchestre, lui insufflant sa propre vision de l&#8217;oeuvre par des gestes souples et appropri\u00e9s, sans ostentation. Chaque instrument trouve son rythme et ses respirations, faisant vivre ce faune aux accents de la fl\u00fbte dont les sonorit\u00e9s se pr\u00eatent \u00e0 cet apr\u00e8s-midi langoureux. Avec <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91882\">Tout un monde lointain, <\/i>d&#8217;Henri Dutilleux, le caract\u00e8re change du tout au tout. Cette pi\u00e8ce cr\u00e9\u00e9e par Mtislav Rostropovitch au Festival d&#8217;Aix-en-Provence en 1970 sous la baguette de Serge Baudo, est ici interpr\u00e9t\u00e9 par Gautier Capu\u00e7on avec la fougue qu&#8217;on lui conna\u00eet. On retrouve toutes les qualit\u00e9s du violoncelliste ; un son plein aux vibrations chaudes, un archet dans la corde dont la ma\u00eetrise lui permet toutes les fantaisies, d\u00e9tach\u00e9 au talon, reprises dans le son infini, <i>pianissimi<\/i> sur un crin ou <i>staccato volant.<\/i> Cette oeuvre, \u00e9minemment moderne mais sans dissonances excessives, permet d&#8217;appr\u00e9cier l&#8217;orchestre qui, sous l&#8217;impulsion de Valery Gergiev exprime les \u00e9lans du compositeur tout en laissant ressortir le son sp\u00e9cial du viloncelliste dans un vibrato chaleureux. Un bonheur ne venant jamais seul Renaud, Capu\u00e7on toujours, encha\u00eenait avec <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1459846081531_91883\">L&#8217;arbre des songes, <\/i>compos\u00e9 cette fois pour Isaac Stern, qui le cr\u00e9era le 5 novembre 1985, au Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es avec Lorin Maazel \u00e0 la baguette. Il est \u00e9mouvant de penser que Renaud Capu\u00e7on joue sur le <i>Guarnerius del Ges\u00f9 &#8221; Panette &#8221;\u00a0 (1737 ) <\/i>ayant appartenu \u00e0 Isaac Stern justement, et qu&#8217;il fera sonner merveilleusement bien. Contrairement \u00e0 l&#8217;oeuvre pr\u00e9c\u00e9dente bas\u00e9e sur le son, <i>L&#8217;arbre des songes,<\/i> fait plut\u00f4t appel \u00e0 la virtuosit\u00e9. Avec cette s\u00fbret\u00e9 de main gauche et l&#8217;expressivit\u00e9 du vibrato, il se joue des difficult\u00e9s avec une v\u00e9locit\u00e9 \u00e9poustouflante, r\u00e9pondant aux sons exotiques des percussions. Valery Gergiev dirige avec fermet\u00e9 cette pi\u00e8ce nerveuse et inqui\u00e9tante, tenant l&#8217;orchestre et le soliste dans des rythmes pr\u00e9cis et structur\u00e9s, ne n\u00e9gligeant jamais les sonorit\u00e9s dans des attaques nettes sans duret\u00e9. C&#8217;est une sorte d&#8217;\u00e9blouissement musical o\u00f9 le violon engag\u00e9 du soliste brille dans une justesse parfaite. Deux pi\u00e8ces \u00e9crites dans des optiques diff\u00e9rentes qui mettent en valeur les qualit\u00e9s extraordinaires des deux solistes. Changement d&#8217;atmosph\u00e8re avec Richard Wagner et <i>Le pr\u00e9ludes de l&#8217;acte I de Lohengrin.<\/i> On dit que Louis II de Bavi\u00e8re fut si touch\u00e9 par cet op\u00e9ra, qu&#8217;il fit construire ce ch\u00e2teau f\u00e9\u00e9rique qu&#8217;il nommera <i>Neuschawnstein <\/i>( Le nouveau rocher du cygne ). Venant apr\u00e8s la d\u00e9ferlante de notes compos\u00e9es par Henri Dutilleux, ce pr\u00e9lude ne nous semble assez apais\u00e9. Dans un tempo un peu trop d\u00e9cid\u00e9 et avec des attaques trop pr\u00e9sentes, l&#8217;atmosph\u00e8re \u00e9th\u00e9r\u00e9e n&#8217;est pas palpable. Valery Gergiev, avec une direction large qui demanderait plus de pr\u00e9cision, semble diriger au plus pr\u00e8s de la partition dans une lecture un peu lin\u00e9aire et pas assez a\u00e9r\u00e9e. C&#8217;est une interpr\u00e9tation sans v\u00e9ritable relief qui d\u00e9\u00e7oit plus qu&#8217;elle ne transporte. Le concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms \u00e9tait choisi pour terminer ce programme pour le moins \u00e9tonnant. Evidemment, nous retrouvons avec un immense plaisir nos deux solistes, r\u00e9unis cette fois. Ecout\u00e9s \u00e0 Marseille dans cette m\u00eame oeuvre il y a quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, ils ont gagn\u00e9 en maturit\u00e9, pl\u00e9nitude de son et esth\u00e9tique musicale. Cette oeuvre, o\u00f9 les deux instruments se r\u00e9pondent dans un m\u00eame discours, semble \u00e9crite pour eux tant les sonorit\u00e9s r\u00e9sonnent <i>Brahms. <\/i>On sent le travail derri\u00e8re cette interpr\u00e9tation, mais aussi, et c&#8217;est le plus important, les m\u00eames respirations et les m\u00eames vibrations. Avec un Gautier Capu\u00e7on tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans une courte exposition, la reprise par le violon de Renaud nous parvient pour un langage commun. C&#8217;est une interpr\u00e9tation en osmose de cette oeuvre \u00e9crite magnifiquement afin de faire ressortir le jeu des solistes. Les sons profonds des deux instruments s&#8217;imbriquent, se rejoignent, s&#8217;\u00e9loignent et se retrouvent dans une entente parfaite et un m\u00eame souffle. La richesse des sonorit\u00e9s fait la richesse de l&#8217;oeuvre. Chacun des trois mouvements, avec sa couleur propre, est jou\u00e9 dans une communion de style et d&#8217;\u00e9nergie toujours renouvel\u00e9e.<br \/>\nIl est dommage d&#8217;avoir eu ici un orchestre qui<b><\/b>, avec de nombreuses ind\u00e9cisions dans les attaques et peu de coh\u00e9rence dans l&#8217;accompagnement, n&#8217;a pas v\u00e9ritablement soutenu les solistes. Mais peu importe, le talent, la musicalit\u00e9 et l&#8217;interpr\u00e9tation magistrale de Renaud et Gautier Capu\u00e7on ont fait le succ\u00e8s de cette soir\u00e9e. La Passacaille de Haendel, en bis, faisait retentir une derni\u00e8re fois les cordes de ces instruments magnifiques dans un dialogue muscl\u00e9 ou plus sensible, rapide, expressif ou plus int\u00e9rieur pour finir sur des accords aux sonorit\u00e9s d&#8217;orgue. Une tr\u00e8s jolie transcription. Encore une soir\u00e9e de belle musique et de succ\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e par une salle comble et combl\u00e9e. <em>Photo Caroline Doutre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre de Provence, Aix-en-Provence, Festival de P\u00e2ques 2016 Orchestre du Mariinsky Direction musicale\u00a0 Valery Gergiev Violon\u00a0 Renaud [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":84605,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2603,3064,16083,9354,16092,14429,16093,1940,826,16091,10530,173,1729],"class_list":["post-84604","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aix-en-provence","tag-claude-debussy","tag-festival-de-paques-2016","tag-foreign-readers","tag-gautier-capucon","tag-grand-theatre-de-provence","tag-henry-dutilleux","tag-johannes-brahms","tag-lohengrin","tag-orchestre-du-mariinsky","tag-renaud-capucon","tag-richard-wagner","tag-valery-gergiev"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84604","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84604"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84604\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":84606,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84604\/revisions\/84606"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84604"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84604"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84604"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}