{"id":85045,"date":"2016-05-21T11:01:09","date_gmt":"2016-05-21T09:01:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=85045"},"modified":"2016-12-09T03:27:35","modified_gmt":"2016-12-09T02:27:35","slug":"opera-de-toulon-la-traviata","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-toulon-la-traviata\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Toulon: &#8220;La Traviata&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2573\">Op\u00e9ra de Toulon, saison 2015 \/ 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2566\">&#8220;LA TRAVIATA&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en quatre actes, livret de Francesco Maria Piave, d&#8217;apr\u00e8s <i>La dame aux Cam\u00e9lias\u00a0<\/i> d&#8217;Alexandre Dumas-fils<br \/>\nMusique de <b>Giuseppe Verdi<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2567\">Violetta Val\u00e9ry\u00a0 <\/i>ANGELA NISI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2568\">Flora Bervoix\u00a0\u00a0 <\/i>VALENTINE LEMERCIER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2609\">Annina<\/i>\u00a0\u00a0 ELISABETH LANGE<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2569\">Alfredo Germont<\/i>\u00a0\u00a0 GIUSEPPE TOMMASO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2570\">Giorgio Germont<\/i>\u00a0\u00a0 IGOR GNIDII<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2610\">Docteur Grenvil<\/i>\u00a0\u00a0 FREDERICO BENETTI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2611\">Le Baron Douphol\u00a0\u00a0 <\/i>SEBASTIEN LEMOINE<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2612\">Le Marquis d&#8217;Obigny<\/i>\u00a0\u00a0 LUIGI DE DONATO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2613\">Gaston de Letori\u00e8res<\/i>\u00a0\u00a0 KEVIN AMIEL<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2614\">Giuseppe\u00a0\u00a0 <\/i>DIDIER SICCARDI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2615\">Un commissaire<\/i>\u00a0\u00a0 JEAN-FRANCOIS VERDOUX<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2616\">Un domestique\u00a0\u00a0 <\/i>JEAN DELOBEL<br \/>\nOrchestre, choeur et ballet de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon<br \/>\nDirection musicale<b>\u00a0\u00a0 Paolo Olmi<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne &amp; lumi\u00e8res\u00a0 <b>Henning Brockhaus<br \/>\n<\/b>Chor\u00e9graphie\u00a0\u00a0 <b>Valentina Escobar<br \/>\n<\/b>D\u00e9cors\u00a0\u00a0 <b>Josef Svoboda<br \/>\n<\/b>R\u00e9adaptation des d\u00e9cors\u00a0\u00a0 <b>Benito Leonori<br \/>\n<\/b>Costumes\u00a0\u00a0 <b>Giancarlo Colis<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2617\">Toulon, le 17 mai 2016<br \/>\n<\/i>Pour terminer la saison 2015\/2016, l&#8217;op\u00e9ra de Toulon avait choisi de r\u00e9unir les amateurs d&#8217;op\u00e9ras italiens autour de <i>La Traviata<\/i> de Giuseppe Verdi. Un choix qui remplirait la salle \u00e0 coup s\u00fbr. Si cet op\u00e9ra cr\u00e9\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de la Fenice \u00e0 Venise le 6 mars 1853 fut consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9chec le soir de la premi\u00e8re, la critique et le public \u00e9tant d\u00e9sorient\u00e9s par ce drame, intimiste et trop r\u00e9aliste ; il obtint toutefois plus de succ\u00e8s au fil des repr\u00e9sentations. Repris au Th\u00e9\u00e2tre San Benedetto de Venise apr\u00e8s quelques am\u00e9nagements, il recevra un accueil triomphal jamais d\u00e9menti, devenant m\u00eame une des oeuvres les plus jou\u00e9es dans le monde. Le choix de cette production, qui date un peu, est-il judicieux ? nous n&#8217;en sommes pas convaincus. <b>Josef Svoboda<\/b> nous propose des d\u00e9cors avec quelques effets d\u00e9j\u00e0 vus, tel ce grand miroir pench\u00e9, qui refl\u00e8te les personnages en d\u00e9cal\u00e9 sur des toiles peintes repr\u00e9sentant un immense tableau, la maison \u00e0 la campagne ou la prairie fleurie qui l&#8217;entoure, donnant une certaine pauvret\u00e9 au spectacle. Seule la chambre de Violetta au dernier acte nous para\u00eet de quelque originalit\u00e9 avec l&#8217;utilisation du miroir un peu moins convenue ; et nous voil\u00e0 projet\u00e9s, nous, spectateurs, dans les coulisses avec vue sur la salle au del\u00e0 de la sc\u00e8ne. <b>Henning Brockhaus<\/b> pour la mise en sc\u00e8ne et les lumi\u00e8res ne semble pas plus inspir\u00e9 pour la direction des acteurs que pour les \u00e9clairages, et cela contribue \u00e0 nous donner une impression de\u00a0 spectacle peu abouti, incluant les \u00e9l\u00e9ments sans grande r\u00e9flexion. Les costumes de <b>Giancarlo Colis<\/b> ne sont pas cr\u00e9\u00e9s non plus pour donner plus d&#8217;allure au spectacle. Si, respectant l&#8217;\u00e9poque, les hommes sont v\u00eatus de fa\u00e7on conventionnelle, les femmes quant \u00e0 elles portent des robes sans style particulier, les d\u00e9nudant assez pour donner l&#8217;impression au premier acte que nous sommes invit\u00e9s, non pas chez Violetta, mais dans une maison close ; atmosph\u00e8re d\u00e9plac\u00e9e dans ce spectacle.<br \/>\nCette production privil\u00e9gie de jeunes chanteurs, ce qui est en soi tr\u00e8s louable ; h\u00e9las, ce visuel assez pauvre et peu structur\u00e9 n&#8217;est pas fait pour soutenir les acteurs dans leurs premiers pas. <b>Angela Nisi <\/b>est ici <i>Violetta Val\u00e9ry<\/i>. Cette jeune soprano a l&#8217;\u00e2ge et le physique du r\u00f4le, mais Giancarlo Colis ne se servira pas de ces atouts pour la mettre en valeur tant les costumes qu&#8217;il a cr\u00e9\u00e9s sont peu seyants, et ce, jusqu&#8217;\u00e0 la liquette blanche trop courte du dernier acte. Peu \u00e0 l&#8217;aise \u00e0 son entr\u00e9e, Angela Nisi prend de l&#8217;assurance au cours de la repr\u00e9sentation pour \u00eatre parfaitement touchante et cr\u00e9dible au dernier acte o\u00f9 la lecture de la lettre est empreinte d&#8217;\u00e9motion et de naturel. Si la voix manque de puissance au d\u00e9but, les aigus agr\u00e9ables et les vocalises \u00e0 l&#8217;aise laissent pr\u00e9sager les jolis moments entendus plus tard o\u00f9 timbre et rondeur de voix vont s\u00e9duire un public qui r\u00e9servera un franc succ\u00e8s \u00e0 la jeune soprano italienne. Jeune aussi est <b>Giuseppe Tommaso<\/b> qui interpr\u00e8te <i>Alfredo<\/i>. Un couple jeune et bien assorti est toujours plus cr\u00e9dible, mais il faut aussi laisser le temps et l&#8217;exp\u00e9rience faire son oeuvre. Comme <i>Violetta <\/i>au premier acte, <i>Alfredo, <\/i>avec un timbre un peu vert et des intonations approximatives, ne para\u00eet pas tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise, mais sa voix se r\u00e9chauffe assez vite dans un chant investi et rythm\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une bonne projection et une excellente diction. Le duo <i>Violetta \/ Alfredo\u00a0 <\/i>du premier acte, un peu scolaire, fera place \u00e0 un \u00e9change touchant au quatri\u00e8me acte, o\u00f9 les deux voix, ayant trouv\u00e9 leurs marques, s&#8217;exprimeront librement avec chaleur, longueur de souffle et aigus puissants. C&#8217;est d&#8217;ailleurs cet acte qui fera le succ\u00e8s du spectacle et aussi celui que nous retiendrons pour l&#8217;\u00e9motion exprim\u00e9e par les voix et le jeu sensible des deux jeunes chanteurs. <b>Igor Gnidii<\/b> incarne un <i>Giorgio Germont<\/i> \u00e0 la voix large et assur\u00e9e. Malgr\u00e9 un costume clair, style &#8221; journ\u00e9e \u00e0 la campagne &#8221;\u00a0 il a une certaine allure ; mais, avec une direction d&#8217;acteur quasi nulle, le baryton franco-ukrainien, ne devra compter que sur sa voix pour imposer son personnage. Si cette voix manque un peu de projection, elle n&#8217;en poss\u00e8de pas moins une belle rondeur et un timbre color\u00e9. Un peu jeune pour le r\u00f4le, Igor Gnidii sera remarqu\u00e9 pour son chant sensible, ses aigus assur\u00e9s et la profondeur de sa voix. Dans cette production, les <i>comprimari<\/i> et seconds r\u00f4les sont en place et bien vocalement m\u00eame si la mise en sc\u00e8ne ne les met pas sp\u00e9cialement en valeur, que ce soit <i>Flora<\/i> ou <i>Annina,<\/i> respectivement <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2618\">Valentine Lemercier<\/b> et<b> Elisabeth Lange<\/b> ou encore <i>le docteur Grenvil, <\/i>chant\u00e9 par <b>Federico Benetti<\/b>, que nous avions appr\u00e9ci\u00e9 il y a peu sur cette sc\u00e8ne dans <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_2619\">Tosca <\/i>( Angelotti ). Le choeur et le ballet, bien pr\u00e9par\u00e9s, font preuve d&#8217;un bel investissement et d&#8217;un grand professionnalisme. <b>Paolo Olmi<\/b>, qui a tr\u00e8s souvent dirig\u00e9 les plus grands orchestres europ\u00e9ens, \u00e9tait ce soir \u00e0 le t\u00eate de l&#8217;Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon. Nous retrouvons les couleurs que nous aimons chez ces musiciens, les sons suaves et homog\u00e8nes avec des solos sensibles de violon ou de clarinette. Nous appr\u00e9cions une direction musicale s\u00fbre, rythm\u00e9e, qui soutient les chanteurs sans couvrir les voix. Peut-\u00eatre cette direction est-elle un peu trop sage, mais elle permet \u00e0 l&#8217;orchestre de s&#8217;exprimer dans de jolis phras\u00e9s. Nous regrettons, comme souvent maintenant, qu&#8217;une sorte de mise en sc\u00e8ne investisse le plateau alors que l&#8217;orchestre joue les interludes, nous distrayant de l&#8217;\u00e9coute, alors que les violons mettent toute leur sensibilit\u00e9 au service d&#8217;une musique \u00e9th\u00e9r\u00e9e. Si l&#8217;on s&#8217;attendait \u00e0 mieux pour le dernier ouvrage de la saison, il faut reconna\u00eetre que le dernier acte nous aura procur\u00e9 l&#8217;\u00e9motion et le plaisir que nous attendions tout en nous donnant l&#8217;envie de suivre la carri\u00e8re de ces jeunes chanteurs qui ont \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9s et tr\u00e8s applaudis. <em>Photo <span id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1464157810990_3324\">Fr\u00e9d\u00e9ric St\u00e9phan<\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Toulon, saison 2015 \/ 2016 &#8220;LA TRAVIATA&#8221; Op\u00e9ra en quatre actes, livret de Francesco Maria Piave, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":85046,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[8156,2809,16326,4691,9354,16324,153,1639,4576,5023,108,4468,145,5584,13335,16325],"class_list":["post-85045","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-angela-nisi","tag-benito-leonori","tag-elisabeth-lange","tag-federico-benetti","tag-foreign-readers","tag-giuseppe-tommaso","tag-giuseppe-verdi","tag-henning-brockhaus","tag-igor-gnidii","tag-josef-svoboda","tag-la-traviata","tag-opera-de-toulon","tag-opera-lirica","tag-paolo-olmi","tag-valentina-escobar","tag-valentine-lemercier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85045","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85045"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85045\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85046"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85045"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85045"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85045"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}