{"id":85538,"date":"2016-07-13T15:30:25","date_gmt":"2016-07-13T13:30:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=85538"},"modified":"2016-12-09T04:05:32","modified_gmt":"2016-12-09T03:05:32","slug":"orange-choregies-2016-madama-butterfly","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/orange-choregies-2016-madama-butterfly\/","title":{"rendered":"Orange, Chor\u00e9gies 2016: &#8220;Madama Butterfly&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14644\">Orange, th\u00e9\u00e2tre antique, saison 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14643\">MADAMA BUTTERFLY<br \/>\n<\/b>Drame lyrique en trois actes, livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, d&#8217;apr\u00e8s John Luther Long et David Belasco<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14642\">Giacomo Puccini<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14648\">Cio-Cio San\u00a0<\/i>ERMOLENA JAHO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14649\">Suzuki\u00a0<\/i>MARIE-NICOLE LEMIEUX<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14650\">Kate Pinkerton\u00a0<\/i>VALENTINE LEMERCIER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14651\">Pinkerton\u00a0<\/i>BRYAN HYMEL<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14652\">Sharpless \u00a0<\/i>MARC BARRARD<br \/>\n<i>Goro\u00a0<\/i>CARLO BOSI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14653\">Il Bonzo <\/i>WOJTEK SMILEK<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14654\">Il Pincipe Yamadori <\/i>CHRISTOPHE GAY<br \/>\nIl Commissario imperiale PIERRE DOYEN<br \/>\nOrchestre Philharmonique de Radio France<br \/>\nChoeur de l&#8217;Op\u00e9ra Grand Avignon, de l&#8217;Op\u00e9ra de Nice, de l&#8217;Op\u00e9ra de Toulon Provence-M\u00e9diterran\u00e9e<br \/>\nDirection musicale <b>Mikko Franck<br \/>\n<\/b>Chefs de choeur\u00a0\u00a0<b>Aurore Marchand, Giulio Magnanini, Christophe Bernolin<br \/>\n<\/b>Coordination des Choeurs\u00a0\u00a0 <b>Emmanuel Trenque<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0<b>Nadine Duffaut<br \/>\n<\/b>Sn\u00e9nographie <b>Emmanuelle Favre<br \/>\n<\/b>Costumes\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14655\">Rosalie Varda<br \/>\n<\/b>Eclairages\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14656\">Philippe Grosperrin<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14657\">Orange, \u00a0Le 9 juillet 2016<\/i><br \/>\n<em>Madama Butterfly<\/em>, l&#8217;op\u00e9ra de Giocomo Puccini \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 ce soir aux Chor\u00e9gies d&#8217;Orange. Et , si Jean-Louis Grinda remplace Raymond Duffaut, celui-ci ayant d\u00e9missionn\u00e9 voici quelques mois du poste de Directeur qu&#8217;il occupait depuis 1981, c&#8217;est encore sa programmation qui nous est propos\u00e9 cette ann\u00e9e. Est-ce une gageure de pr\u00e9senter un op\u00e9ra aussi intimiste, aussi d\u00e9pouill\u00e9 sur cette immense sc\u00e8ne o\u00f9 le plein air, devant ces vertigineux gradins, fait s&#8217;envoler les voix aux quatre vents pour peu que le mistral s&#8217;en m\u00eale ? Sans doute. Mais chaque programmation ou chaque repr\u00e9sentation, n&#8217;est-elle pas une prise de risque ? Giacomo Puccini, tomb\u00e9 sous le charme de la pi\u00e8ce de David Belasco Madama Butterfly, elle m\u00eame inspir\u00e9e d&#8217;une nouvelle de John Luther Long, en ach\u00e8te les droits et croit d\u00e9tenir l\u00e0 mati\u00e8re \u00e0 succ\u00e8s. Pr\u00e9sent\u00e9 en deux actes, sur un livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, \u00e0 La Scala de Milan, le 17 f\u00e9vrier 1904, l&#8217;op\u00e9ra est un \u00e9chec. Puccini se remet \u00e0 l&#8217;ouvrage, coupe des m\u00e9lodies, r\u00e9organise l&#8217;oeuvre en trois actes, fait si bien, que la nouvelle version donn\u00e9e \u00e0 Brescia le 28 mai 1904 est un succ\u00e8s qui perdure \u00e0 ce jour. Madama Butterfly, ainsi que La Boh\u00e8me, reste un op\u00e9ra qui ne laisse pas indiff\u00e9rent et qui va jusqu&#8217;\u00e0 tirer les larmes. <b id=\"yui_3_16_0_1_1468493414982_14658\">Nadine Duffaut<\/b>, comme pour la Boh\u00e8me en 2014, signe la mise en sc\u00e8ne. L&#8217;id\u00e9e est de rester au plus pr\u00e8s du texte, avec un grand soin du d\u00e9tail, trop\u00a0 peut-\u00eatre ? S&#8217;il est imp\u00e9ratif de meubler la sc\u00e8ne, pr\u00e9senter un groupe d&#8217;invit\u00e9s am\u00e9ricains au mariage, avec officiers de marine en uniformes et dames en robes de cocktail color\u00e9es, nous para\u00eet un peu simpliste et enl\u00e8ve le c\u00f4t\u00e9 intime et japonisant de la c\u00e9r\u00e9monie. Si la version propos\u00e9e \u00e0 Marseille au cours de la derni\u00e8re saison mettait l&#8217;accent sur la pauvret\u00e9 de <i>Cio-Cio San<\/i> et de sa famille, les kimonos de c\u00e9r\u00e9monies font montre ici de beaucoup plus de richesse. Mais c&#8217;est surtout en deuxi\u00e8me partie que le d\u00e9calage se fait le plus ressentir avec un mobilier plus colonial que japonais ; fauteuil club et cage \u00e0 oiseau ne nous font pas entrer dans une maisonnette surplombant la mer o\u00f9 le manque d&#8217;argent se fait sentir. Certes, <i>Cio-Cio San<\/i> se veut Madame Pinkerton jusque sur la hauteur de ses talons, mais, tout de m\u00eame, pourquoi l&#8217;affubler de cette\u00a0 robe courte ridicule ? Cela ne serait rien, si cette id\u00e9e n&#8217;enlevait un peu de l&#8217;intensit\u00e9 dramatique contenue dans le r\u00f4le. Visuellement, rien de laid bien au contraire, avec par exemple un paravent \u00e9clair\u00e9, laissant appara\u00eetre la silhouette de <i>Cio-Cio San<\/i> en ombre chinoise, c&#8217;est simplement un peu trop charg\u00e9. L&#8217;arriv\u00e9e de <i>Yamadori<\/i> en chaise \u00e0 porteur japonaise manque peut-\u00eatre de majest\u00e9, mais sans doute est-ce le rythme un peu trop vif de chaque d\u00e9placement qui fait que l&#8217;\u00e9motion n&#8217;arrive pas \u00e0 s&#8217;installer durablement. Au premier acte, la sc\u00e9nographie tr\u00e8s esth\u00e9tique d&#8217;<b>Emmanuelle Favre<\/b> est d&#8217;un bel effet. Des plateformes ou des plateaux l\u00e9g\u00e8rement sur\u00e9lev\u00e9s ponctuent la sc\u00e8ne, faisant appara\u00eetre des plans d&#8217;eau entre les passerelles. Trois\u00a0 <i>Torii <\/i>ou portiques d\u00e9limitent les abords de la maison o\u00f9 le mobilier change, mais ce joli d\u00e9cor trop vaste, n&#8217;arrive pas \u00e0 concentrer l&#8217;attention sur les chanteurs. Il semblerait ici que tout soit fait pour distraire alors que le drame ne serait qu&#8217;accessoire. Joli moment visuel aussi, lorsque les lampions s&#8217;allument sur l&#8217;eau dans la nuit. Les lumi\u00e8res de<b> Philippe Grosperrin<\/b> sont \u00e9galement agr\u00e9ables, souvent dans les tons dor\u00e9s ou bleut\u00e9s la nuit, restant dans une harmonie de douceur. les costumes imagin\u00e9s par <b>Rosalie Varda<\/b> sont assez in\u00e9gaux, avec toutefois de tr\u00e8s beaux kimonos color\u00e9s pour des invit\u00e9es ou des geishas aux coiffures savantes. <i>Cio-Cio San <\/i>passe d&#8217;un superbe kimono blanc de mariage \u00e0 une robe occidentale, courte et vaporeuse, lui donnant une allure primesauti\u00e8re. Le costume d&#8217;officier de marine de <i>Pinkerton, <\/i>qui h\u00e9site entre les couleurs beige et kaki, lui enl\u00e8ve toute prestance. <i>Monsieur le consul <\/i>serait lui plus \u00e0 son avantage dans un costume marron trois pi\u00e8ces, <i>Goro<\/i> portant pantalon noir, chapeau melon et manteau de m\u00eame couleur, flottant au vent.<b><br \/>\nErmonela Jaho<\/b>, d\u00e9j\u00e0 appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 Marseille ou Toulon dans &#8221; La traviata &#8221; ou &#8221; Anna Bolena &#8220;, est ici une <i>Cio-Cio San<\/i> de tout premier plan. Impeccable dans son investissement sc\u00e9nique, elle est parfaite vocalement. Sa voix agr\u00e9able est ronde, avec un timbre chaleureux qui ne d\u00e9borde jamais. Elle chante avec distinction, tendresse et sensibilit\u00e9 et pose ses notes avec d\u00e9licatesse, nous faisant entendre de longues tenues <i>piano<\/i> et claires. Avec des respirations un peu pr\u00e9cipit\u00e9es, c&#8217;est sans doute dans son Air &#8221; <i>Un bel di, vedremo&#8230; &#8221;\u00a0 <\/i>que nous la trouvons le moins \u00e0 l&#8217;aise. Mais, \u00e0 part cette l\u00e9g\u00e8re baisse rectifi\u00e9e tr\u00e8s vite, Ermonela Jaho est une <i>Cio-Cio San<\/i> aux inflexions intenses dont les sentiments, qui percent au travers de sa voix, se ressentent dans chaque geste ; et quelle \u00e9motion alors qu&#8217;elle lit l&#8217;inscription grav\u00e9e sur la lame du couteau : &#8221; Con onor muore chi non puo serbar vita con onore &#8221; . <b>Marie-Nicole Lemieux<\/b> a la voix grave et chaude de<i> Suzuki<\/i> et passe du timbre profond aux aigus puissants avec aisance. Comme dans &#8221; Il trovatore &#8221; alors qu&#8217;elle chantait <i>Azucena, <\/i>l&#8217;an dernier ici m\u00eame, ses probl\u00e8mes d&#8217;\u00e9mission se remarquent. Il suffirait d&#8217;une meilleure diction avec plus de projection pour que ses graves r\u00e9sonnent avec plus de nettet\u00e9. La mezzo-soprano fran\u00e7aise <b>Valentine lemercier<\/b> est <i>Kate Pinkerton.<\/i> Malgr\u00e9 un r\u00f4le plus que court, elle arrive toutefois, \u00e0 donner une pr\u00e9sence \u00e0 ce personnage.<br \/>\nPour la premi\u00e8re fois aux Chor\u00e9gies, le t\u00e9nor <b>Bryan Hymel<\/b> pr\u00eatait sa voix \u00e0 <i>Pinkerton.<\/i> Tr\u00e8s peu aid\u00e9, et par son costume et par le travail d&#8217;acteur, il a du mal \u00e0 s&#8217;imposer dans cet immense th\u00e9\u00e2tre. Pourtant le timbre est clair, la voix est en place et juste et ses aigus sont faciles. Alors, pourquoi le public signale-t-il son m\u00e9contentement ? Pour nous, ce n&#8217;est en rien justifi\u00e9. Certes, la voix n&#8217;est pas tr\u00e8s large et rien n&#8217;est ici fait pour l&#8217;aider, surtout pas le chef qui ne s&#8217;inqui\u00e8te pas plus des nuances que des chanteurs. Le public a-t-il siffl\u00e9 <i>Pinkerton<\/i>, cet am\u00e9ricain l\u00e9ger et incons\u00e9quent ? C&#8217;est possible, mais tout \u00e0 fait d\u00e9plac\u00e9, et la mise en sc\u00e8ne qui le fait revenir sur sc\u00e8ne au moment de la mort de<i> Cio-Cio San<\/i> n&#8217;est pas des plus heureuses. Nous retiendrons de lui ses aigus faciles et soutenus sur une belle longueur de souffle.<b> Marc Barrard<\/b> campe un <i>Sharpless<\/i> \u00e0 la belle prestance. Un peu distant, \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9 un peu superficielle ? A l&#8217;aise, sa voix, aux graves un peu \u00e9touff\u00e9s, passe bien jusque dans les aigus. Plus de pr\u00e9sence donnerait sans doute plus de poids au r\u00f4le. N&#8217;\u00e9tant pas dans l&#8217;\u00e9motion, <i>Goro<\/i> passe tr\u00e8s bien. <b>Carlo Bosi<\/b> est cet entremetteur sans \u00e9tat d&#8217;\u00e2me, qui court apr\u00e8s l&#8217;argent et la bonne affaire. Vocalement tr\u00e8s bien, ce t\u00e9nor italien, qui chante pour la premi\u00e8re fois aux Chor\u00e9gies, arrive sans forcer \u00e0 se faire entendre gr\u00e2ce \u00e0 une diction parfaite et une bonne projection. Courant par ci, profitant d&#8217;une geisha par l\u00e0 (ce qui n&#8217;est pas du meilleur effet), il est un <i>Goro<\/i> parfait. Peut-\u00eatre l&#8217;aurions nous aim\u00e9 un peu plus asiatique. Le <i>Bonze<\/i> de <b>Wojtek Smilek<\/b> est tout \u00e0 fait dans la note, r\u00e9ussissant \u00e0 effrayer toute la noce par sa voix grave. Nous remarquons aussi<b> Christophe Gay<\/b> et <b>Pierre Doyen<\/b> dans les r\u00f4les respectifs du <i>Prince Yamadori<\/i> et du commissaire imp\u00e9rial. Les Choeurs des op\u00e9ras de Nice, Avignon et Toulon sont \u00e0 f\u00e9liciter, malgr\u00e9 un l\u00e9ger d\u00e9calage vite rattrap\u00e9, d\u00fb sans doute \u00e0 l&#8217;\u00e9loignement, alors que le choeur vient des coulisses ; le choeur bouches ferm\u00e9es est lui d&#8217;une grande intensit\u00e9 \u00e9motionnelle et sera grandement applaudi. Si le plateau est vocalement tr\u00e8s homog\u00e8ne, la d\u00e9ception viendra du chef d&#8217;orchestre<b> Mikko Franck<\/b> qui dirige l&#8217;orchestre de Radio France (pourtant au top niveau, et qui fait montre, comme toujours, d&#8217;un bel \u00e9quilibre avec des sonorit\u00e9s pleines et rondes ). Le choix des <i>tempi <\/i>tout d&#8217;abord, trop vite jusque dans le choeur bouches ferm\u00e9es, trop fort, sans trop de respirations, tr\u00e8s loin de Puccini. Mikko Franck nous donne l&#8217;impression de diriger un encha\u00eenement de symphonies ; et c&#8217;est fort dommage. Cette production de Madama Butterfly, sans \u00eatre exceptionnelle n&#8217;en reste pas moins un beau spectacle dont on se souviendra avec plaisir en gardant de jolis tableaux au fond des yeux et des timbres de voix \u00e9mouvants au fond du coeur. <em>Photo Philippe Gromelle<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orange, th\u00e9\u00e2tre antique, saison 2016 MADAMA BUTTERFLY Drame lyrique en trois actes, livret de Luigi Illica et Giuseppe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":85539,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[16581,5669,3248,16580,16583,14950,5876,5807,9354,136,16582,465,3071,6628,6494,5875,5877,16584,16325,2058],"class_list":["post-85538","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aurore-marchand","tag-bryan-hymel","tag-carlo-bosi","tag-choregies-dorange-2016","tag-christophe-bernolin","tag-emmanuel-trenque","tag-emmanuelle-favre","tag-ermonela-jaho","tag-foreign-readers","tag-giacomo-puccini","tag-giulio-magnanini","tag-madama-butterfly","tag-marc-barrard","tag-marie-nicole-lemieux","tag-mikko-franck","tag-nadine-duffaut","tag-philippe-grosperrin","tag-rosalie-varda","tag-valentine-lemercier","tag-wojtek-smilek"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85538","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85538"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85538\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87468,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85538\/revisions\/87468"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85539"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85538"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85538"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85538"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}