{"id":85623,"date":"2016-07-19T16:27:58","date_gmt":"2016-07-19T14:27:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=85623"},"modified":"2016-12-09T03:58:35","modified_gmt":"2016-12-09T02:58:35","slug":"choregies-dorange-2016-messa-da-requiem-de-verdi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/choregies-dorange-2016-messa-da-requiem-de-verdi\/","title":{"rendered":"Chor\u00e9gies d&#8217;Orange 2016: &#8220;Messa da Requiem&#8221; de Verdi"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4219\">Th\u00e9\u00e2tre antique, Orange, saison 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4218\">Orchestre National du Capitole de Toulouse<br \/>\n<\/b><strong>Choeur de l&#8217;Orfeon Donostiarra<\/strong><br \/>\nDirection musicale\u00a0\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4217\">Tugan Sokhiev<br \/>\n<\/b>Chef de choeur\u00a0 Jos\u00e9 Antonio Sainz Alfaro<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\">Soprano\u00a0<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4224\">Erika Grimaldi<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\"><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4224\"><br \/>\n<\/b>Mezzosoprano\u00a0<\/i><b>Ekaterina Gubanova<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\">T\u00e9nor\u00a0<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4225\">Joseph Calleja<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\">Basse\u00a0<\/i><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4226\">Vitalij Kowaljow<\/b><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\"><b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4226\"><br \/>\n<\/b>Mise en images <\/i><strong>Philippe Druillet,<\/strong>\u00a0<strong>Dimitri Avramoglou<\/strong><i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4223\"><br \/>\nR\u00e9alisation\u00a0 Cosmo Av<br \/>\n<strong>Giuseppe Verdi<\/strong>: &#8220;<\/i>Messa da Requiem&#8221; per soli, coro e orchestra (1874)<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4227\">Orange, le 16 juillet 2016<br \/>\n<\/i>La <em>Messe de Requiem<\/em> que nous \u00e9coutions ce soir, compos\u00e9e par Giuseppe Verdi, est jou\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en l&#8217;\u00e9glise San Marco de Milan le 22 mai 1874, soit un an exactement apr\u00e8s la mort de l&#8217;\u00e9crivain Alessandro Manzoni ;\u00a0 c&#8217;est d&#8217;ailleurs en pr\u00e9vision de cet anniversaire que Verdi compose cette oeuvre magistrale. Pas moins de 120 choriste et une centaine de musiciens accompagnaient un quatuor vocal d&#8217;exception. On peut sans peine imaginer l&#8217;impact sonore qu&#8217;une telle puissance pouvait produire. En cette soir\u00e9e du 16 juillet, deux jours apr\u00e8s le terrible attentat de Nice, cette Messe de Requiem prenait, dans le Th\u00e9\u00e2tre antique d&#8217;Orange, toute sa dimension. Afin de rendre ce concert encore plus impressionnant, <strong>Philippe Druillet<\/strong> avait imagin\u00e9 une vid\u00e9o des plus suggestives, avec dessins gigantesques projet\u00e9s sur le mur du th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 la statue de l&#8217;empereur Auguste se dresse depuis pr\u00e8s de deux mille ans. Des dessins tr\u00e8s graphiques aux couleurs d\u00e9moniaques &#8211; sortes de mangas &#8211; venaient frapper visuellement les spectateurs. Si les symboles ma\u00e7onniques omnipr\u00e9sents, avec un oeil ouvert sur l&#8217;avenir ou les consciences, d\u00e9notent d&#8217;une imagination aux dessins tr\u00e8s s\u00fbrs, il n&#8217;est pas certain qu&#8217;ils conservent \u00e0 cette Messe de Requiem la force d&#8217;\u00e9l\u00e9vation et d&#8217;introspection contenue dans la musique ; mais d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 simplement technique et artistique, c&#8217;est\u00a0 tr\u00e8s bien fait.<b> Tugan Sokhiev<\/b> \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;Orchestre National du Capitole de Toulouse au grand complet, et du Choeur de l&#8217;Orf\u00e9on Donostiarra, compos\u00e9 d&#8217;une centaine de choristes. Impressionnant tr\u00e8s certainement. Etonnamment, nous trouvons la direction de Tugan Sokhiev moins \u00e9nergique qu&#8217;\u00e0 l&#8217;accoutum\u00e9e. Est-ce un effet visuel alors qu&#8217;il dirige sans baguette, ou est-ce d\u00fb \u00e0 l&#8217;\u00e9loignement cons\u00e9quent avec les chanteurs et le choeur ? Toujours est-il que l&#8217;ensemble manque souvent de pr\u00e9sence et d&#8217;effet sonore imm\u00e9diat. Le choeur, bien pr\u00e9par\u00e9 par son chef <b id=\"yui_3_16_0_1_1468927174764_4228\">Jos\u00e9 Antonio Sainz Alfaro<\/b> chante avec beaucoup de pr\u00e9cision et d&#8217;ensemble, mais surtout avec une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des voix. de belles explosions dans les <i>forte,<\/i> des<i> piani<\/i> sensibles ou des murmures parl\u00e9s d\u00e9montreront la sensibilit\u00e9 qui anime le choeur. La soprano<b> Erika Grimaldi<\/b> rempla\u00e7ait Krassimira Stoyanova, souffrante, initialement pr\u00e9vue. Pour sa premi\u00e8re prestation aux Chor\u00e9gies, la jeune soprano devait lutter contre un fort mistral qui fait s&#8217;envoler les voix. Mais la bonne projection de sa voix claire aura raison des conditions climatiques. Le timbre homog\u00e8ne au vibrato agr\u00e9able passe sans aucun probl\u00e8me au-dessus de l&#8217;orchestre dans des aigus longs et puissants avec un on soutien du souffle. Seule, ou en duo avec la voix de mezzo-soprano dans l&#8217;<i>Agnus Dei<\/i>, Erika Grimaldi fait montre d&#8217;une belle puret\u00e9 de style et d&#8217;un <i>legato<\/i> empreint de musicalit\u00e9. <b>Ekaterina Gubanova<\/b> a d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 aux Chor\u00e9gies d&#8217;Orange, et elle n&#8217;en est pas non plus \u00e0 son premier Requiem. Sa voix au timbre chaleureux \u00e9quilibre agr\u00e9ablement les ensembles alors qu&#8217;elle passe seule avec aisance, donnant \u00e0 entendre des aigus puissants d&#8217;une belle intensit\u00e9 sonore. Le <i>Ricordare<\/i> est chant\u00e9 avec beaucoup de sensibilit\u00e9, mais les graves, au souffle un peu court ont plus de mal \u00e0 passer. Joli duo f\u00e9minin aux nuances bien amen\u00e9es.<b> Joseph Calleja <\/b>que nous avions appr\u00e9ci\u00e9 l&#8217;an dernier lors d&#8217;un concert tient ici la partie de t\u00e9nor. Comme pour ce dernier concert, la voix prend quelques mesures pour s&#8217;affirmer ; comme si elle avait besoin de trouver ses marques contre le vent, marques qu&#8217;elle trouvera tr\u00e8s vite toutefois. Joseph Calleja est un t\u00e9nor d&#8217;une grande sensibilit\u00e9 dont la voix passe bien, sans forcer, avec des aigus qui ne saturent jamais. C&#8217;est dans <i>Ingemisco<\/i> qu&#8217;on appr\u00e9cie le plus son joli phras\u00e9 musical et ses aigus incisifs bien soutenus, avec l&#8217;exposition d&#8217;<i>Hostias<\/i> comme moment de gr\u00e2ce. Plus baryton que basse, <b>Vitalij Kowaljow<\/b> a du mal \u00e0 s&#8217;imposer dans les graves et les <i>Mors stupebit, <\/i>chant\u00e9s sans trop de r\u00e9sonances ne font pas trembler la statue d&#8217;Auguste sur son pi\u00e9destal. Par contre, sa technique et sa musicalit\u00e9 ressortent dans <i>Oro Supplex<\/i> chant\u00e9 avec clart\u00e9 dans une tessiture plus haute passant tr\u00e8s bien. Un quatuor vocal homog\u00e8ne malgr\u00e9 quelques petites in\u00e9galit\u00e9s. L&#8217;<strong>Orchestre National du Capitole de Toulouse<\/strong> est un orchestre aux grandes qualit\u00e9s qui r\u00e9pond rapidement aux demandes du chef d&#8217;orchestre. Les sonorit\u00e9s rondes et harmonieuses des cordes et de la petite harmonie passent sans couvrir les voix, et le grand soli de violoncelles est jou\u00e9 sans pr\u00e9cipitation dans un joli phras\u00e9. L&#8217;investissement des cuivres aux sonorit\u00e9s contr\u00f4l\u00e9es est \u00e0 remarquer ainsi que l&#8217;intervention des quatre trompettes incisives et rythm\u00e9es toujours tr\u00e8s expos\u00e9es. Peut-\u00eatre Tugan Sokhiev manquait-il un peu de punch, jusque dans le <i>Sanctus<\/i> pourtant enlev\u00e9, pour dynamiser chacun des deux cents interpr\u00e8tes qui ont du lutter contre un vent violent. Une soir\u00e9e forte en \u00e9motions tr\u00e8s applaudie aussi bien pour les solistes que pour l&#8217;ensemble des chanteurs et musiciens. <em>Photo Kris Picart<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e9\u00e2tre antique, Orange, saison 2016 Orchestre National du Capitole de Toulouse Choeur de l&#8217;Orfeon Donostiarra Direction musicale\u00a0\u00a0 Tugan [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":85624,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[16580,7774,5491,9354,153,14139,8837,348,13922,13921,7228],"class_list":["post-85623","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-choregies-dorange-2016","tag-ekaterina-gubanova","tag-erika-grimaldi","tag-foreign-readers","tag-giuseppe-verdi","tag-jose-antonio-sainz-alfaro","tag-joseph-calleja","tag-messa-da-requiem","tag-orchestre-national-du-capitole-de-toulouse","tag-tugan-sokhiev","tag-vitalij-kowaljow"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85623","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85623"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85623\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":85629,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85623\/revisions\/85629"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85624"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85623"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85623"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85623"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}