{"id":85861,"date":"2016-08-05T12:32:41","date_gmt":"2016-08-05T10:32:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=85861"},"modified":"2016-12-09T13:10:37","modified_gmt":"2016-12-09T12:10:37","slug":"bayerische-staatsoper-die-meistersinger-von-nurnberg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/bayerische-staatsoper-die-meistersinger-von-nurnberg\/","title":{"rendered":"Bayerische Staatsoper: &#8220;Die Meistersinger von N\u00fcrnberg&#8221;"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2455\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2454\">Munich, Nationaltheater, Opernfestspiele 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2452\">&#8220;DIE MEISTERSINGER VON N\u00dcRNBERG&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en trois actes, livret de Richard Wagner.<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2530\">Richard Wagner<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2450\">Hans Sachs \u00a0<\/i>WOLFGANG KOCH<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2448\">Veit Pogner \u00a0<\/i>CHRISTOF FISCHESSER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2446\">Kunz Vogelgesang \u00a0<\/i>KEVIN CONNERS<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2444\">Konrad Nachtigall <\/i>CHRISTIAN RIEGER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2442\">Sixtus Beckmesser\u00a0<\/i>MARTIN GANTNER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2441\">Fritz Kothner\u00a0<\/i>EIKE WILM SCHULTE<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2440\">Balthasar Zorn \u00a0<\/i>ULRICH RESS<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2439\">Augustin Moser \u00a0<\/i>THORSTEN SCHARNKE<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2461\">Hermann Ortel \u00a0<\/i>FRIEDEMANN R\u00d6HLIG<br \/>\n<i>Hans Schwarz \u00a0<\/i>PETER LOBERT<br \/>\n<i>Hans Foltz <\/i>DENNIS WILGENHOF<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2462\">Walther von Stolzing <\/i>JONAS KAUFMANN<br \/>\n<i>David<\/i>\u00a0BENJAMIN BRUNS<br \/>\n<i>Eva \u00a0<\/i>SARA JAKUBIAK<br \/>\n<i>Magdalene <\/i>OKKA VON DER DAMERAU<br \/>\n<i>Nachtw\u00e4chter <\/i>TAREQ NAZMI<br \/>\nBayerisches Staatsorchester<br \/>\nChoeur und Extrachor der Bayerischen Staatsoper<br \/>\nDirection musicale\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2466\">Kirill Petrenko<br \/>\n<\/b>Chef du choeur\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2468\">S\u00f6ren Eckhoff<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne \u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2470\">David B\u00f6sch<br \/>\n<\/b>D\u00e9cor \u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2472\">Patrick Bannwart<br \/>\n<\/b>Costumes \u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2474\">Meentje Nielsen<br \/>\n<\/b>Vid\u00e9o \u00a0 <b>Falko Herold<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res \u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2477\">Michael Bauer<br \/>\n<\/b>Dramaturgie \u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2479\">Rainer Karlitschek<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2481\">Munich, le 28 juillet 2016<br \/>\n<\/i>Cr\u00e9\u00e9 au Nationaltheater de Munich le 21 juin 1868, &#8220;<em> Les Ma\u00eetres chanteurs de Nuremberg<\/em> &#8221; est le septi\u00e8me op\u00e9ra de Richard Wagner sur les dix que comportent ses oeuvres de maturit\u00e9. Mais fait plus rare, c&#8217;est le second qui soit une com\u00e9die apr\u00e8s &#8221; Das liebesverbot\u00a0 ( La d\u00e9fense d&#8217;aimer ) &#8220;, un peu \u00e0\u00a0 l&#8217;image de ce que fera Giuseppe Verdi avec Falstaff. Est-ce une \u00e9tude de soci\u00e9t\u00e9, un conflit de g\u00e9n\u00e9rations comme le disent certains, ou tout simplement une fa\u00e7on d&#8217;exprimer ses propres sentiments pro-culturels, pro-allemands ? Une com\u00e9die, certes, mais n\u00e9anmoins assez longue, l&#8217;op\u00e9ra durant plus de quatre heures, dans une musique o\u00f9 traditions et chants populaires vont s&#8217;encha\u00eener ; et cela d\u00e8s le pr\u00e9lude o\u00f9 le c\u00f4t\u00e9 pompeux sera vite effac\u00e9 par l&#8217;ambiance vivante et joyeuse des villages bavarois.<br \/>\nC&#8217;est au travers de sa musique, que Richard Wagner transcrira les sentiments et les caract\u00e8res des personnages. Dans cette production, pr\u00e9sent\u00e9e au mois de mars et reprise pour ce Festival d&#8217;\u00e9t\u00e9, <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471505268718_2484\">David B\u00f6sch<\/b> revisite compl\u00e8tement l&#8217;oeuvre de Richard Wagner, tout en ne changeant rien \u00e0 la trame. Du XVI\u00e8me si\u00e8cle, nous passons all\u00e8grement au XX\u00e8me, tout en restant en Allemagne, Nuremberg certainement ? Dans les ann\u00e9es 1950\/60, et une reconstruction d&#8217;apr\u00e8s guerre ? Mais alors, que font les antennes paraboliques aux fen\u00eatres, les tags sur les murs ? Toujours est-il que le quartier est plut\u00f4t miteux avec \u00e9chafaudages et immeubles HLM en b\u00e9ton. Passons, et entrons dans le jeu du metteur en sc\u00e8ne pour une com\u00e9die, o\u00f9 un concours de chant style Eurovision est organis\u00e9. Les personnages sont les m\u00eames\u00a0 et jouent avec aisance dans une bonne direction d&#8217;acteurs. C&#8217;est d&#8217;ailleurs sur ce plan que David B\u00f6sch fait le meilleur travail. Dans cette conception, chaque chanteur est \u00e0 sa place. <b>Patrick Bannwart<\/b> a imagin\u00e9 un d\u00e9cor un peu surcharg\u00e9, avec des d\u00e9tails \u00e0 foison comme c&#8217;est souvent le cas : Hans Sachs, toujours cordonnier tient boutique dans une vieille fourgonnette Citro\u00ebn, Sixtus Beckmesser, encore amoureux d&#8217;Eva, cherche \u00e0 gagner le concours et se rend ridicule en montant sur un \u00e9l\u00e9vateur archa\u00efque pour lui chanter sa s\u00e9r\u00e9nade, un podium style ring de boxe tient lieu de sc\u00e8ne avec un fauteuil \u00e9lectrique tr\u00f4nant au milieu pour \u00e9jecter les candidats malchanceux, plus une foule de gags et de vid\u00e9os au dernier acte avec lancer de confettis argent\u00e9s \u00e0 l&#8217;am\u00e9ricaine. Tout ceci est bien r\u00e9gl\u00e9 dans un bon tempo, mais assez confus. Bouffonneries ? Bataille rang\u00e9e avec passage \u00e0 tabac de Beckmesser, pour finir sur une image Hollywoodienne : Walther von Stolzing\u00a0 refusant la coupe du vainqueur part avec sa guitare et Eva, son seul troph\u00e9e. Il vaut mieux conna\u00eetre la langue allemande pour aborder un ouvrage aussi long o\u00f9 les monologues sont nombreux, sous peine de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des subtilit\u00e9s du texte. Les costumes de <b>Meentje Nielsen, <\/b>vont des robes seyantes, blanche \u00e0 fleurs ou rose \u00e0 pois pour Eva et Magdalene, des costumes stricts marron ou gris de Sixtus Beckmesser ou de David, aux costumes traditionnels bavarois du choeur au troisi\u00e8mes acte, les hommes portant la lederhose et les femmes le dirndl, sans oublier le costume blanc de Veit Pogner, fumant cigare, et la tenue de Walther von Stolzing : blouson de cuir, baskets, mi-rocker, mi-routard.<br \/>\nTout ceci reste dans l&#8217;id\u00e9e un peu d\u00e9jant\u00e9e du metteur en sc\u00e8ne qui n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 v\u00eatir Beckmesser d&#8217;un costume dor\u00e9 en paillettes lors du concours, <b>Falko Herold <\/b>pr\u00e9sentant des vid\u00e9os tr\u00e8s kitch des corporations : Boulangers avec bretzel, coiffeurs avec ciseaux, et m\u00eame golden boys. Les lumi\u00e8res de<b> Michael Bauer <\/b>\u00e9clairant les sc\u00e8nes sans violence, restent assez sobres et sombres. Mais cette production, dont la mise en sc\u00e8ne n&#8217;est pas toujours convaincante, est servie par un plateau plus qu&#8217;excellent. Faut-il commencer par <b>Jonas Kaufmann<\/b>, tant attendu dans cette prise de r\u00f4le, et dont la prestation est une r\u00e9ussite ? Certes, le t\u00e9nor allemand a trouv\u00e9 ici un r\u00f4le \u00e0 sa mesure avec cette partition \u00e9crite dans des tessitures qui lui vont bien. Tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise dans la musique de Richard Wagner, il fait ressortir avec un grand naturel le timbre de sa voix toujours bien plac\u00e9e, et des aigus projet\u00e9s avec facilit\u00e9. Si nous avions \u00e9mis quelques r\u00e9serves pour son interpr\u00e9tation de Don Jos\u00e9 ( Carmen, Orange 2015 ), on ne peut r\u00eaver mieux pour le r\u00f4le de Walther von Stolzing. Ici, sa voix barytonnante fait merveille sans enlever la brillance de ses aigus directs et puissants dans une belle longueur de souffle. Sa voix homog\u00e8ne lui permet un phras\u00e9 musical avec des nuances sensibles pour un chant de toute beaut\u00e9. Jonas kaufmann le dit lui m\u00eame, il aime jouer les anti-h\u00e9ros. Aussi, c&#8217;est avec un plaisir \u00e9vident qu&#8217;il aborde ce r\u00f4le en jeune homme espi\u00e8gle, boudeur, r\u00e9volt\u00e9, tout juste sorti de l&#8217;adolescence, en plein accord avec la mise en sc\u00e8ne. Aussi juste dans la col\u00e8re, alors qu&#8217;il casse le buste de Richard Wagner, que tendre dans ses duos avec Eva, Jonas Kaufmann investit avec brio le r\u00f4le de Walther von Stolzing. Pas de &#8221; Ma\u00eetres chanteurs &#8221; r\u00e9ussi sans un Hans Sachs de haute vol\u00e9e. Une voix solide et une grande r\u00e9sistance sont les premi\u00e8res qualit\u00e9s requises pour ce r\u00f4le. En cela, le baryton basse <b>Wolfgang Koch<\/b> est le cordonnier id\u00e9al. Avec une voix \u00e0 la mesure de sa stature, il envahit la sc\u00e8ne avec panache pour des monologues d&#8217;anthologie. Dans un chant profond aussi sensible qu&#8217;investi, il fait passer ses sentiments au travers de sa voix color\u00e9e, vocalisant m\u00eame avec agilit\u00e9. Quelle force tranquille, quelle assurance et quelle puissance ! <b>Martin Gantner<\/b> est un Beckmesser \u00e0 la hauteur ; vif, dr\u00f4le, investi, sa voix de baryton bien projet\u00e9e passe avec nettet\u00e9 et facilit\u00e9. Jouant les comiques aussi bien que les amoureux transis, il chante avec une voix homog\u00e8ne et percutante. Faisant montre d&#8217;une belle technique il est aussi \u00e0 l&#8217;aise sc\u00e9niquement que vocalement et sa prestation sera tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e jusque dans son duo avec Hans Sachs. D\u00e9cid\u00e9ment, cette production nous propose un casting sans faille, avec un <b>Benjamin Bruns<\/b> tr\u00e8s en forme. Que dire de cette interpr\u00e9tation \u00e0 part que c&#8217;est un sans faute ? pr\u00e9sence sc\u00e9nique, rythme, musicalit\u00e9 et intelligence de chant alli\u00e9s \u00e0 une belle technique sont \u00e0 porter \u00e0 son cr\u00e9dit. Aussi sensible que nerveux, amusant, ou agile lorsqu&#8217;il danse, la musicalit\u00e9 ressort dans son chant, seul ou dans le quintette \u00e0 l&#8217;intonation d\u00e9licate, chant\u00e9 dans une m\u00eame esth\u00e9tique musicale. <b>Christof Fischesser<\/b> campe un Veit Pogner qui fait r\u00e9sonner sa voix de basse tremp\u00e9e dans un bronze solide. Dot\u00e9 d&#8217;une pr\u00e9sence et d&#8217;une belle allure, il s&#8217;impose dans le r\u00f4le du p\u00e8re d&#8217;Eva ; chantant avec \u00e9l\u00e9gance, il projette ses aigus et fait r\u00e9sonner les graves avec nuances et musicalit\u00e9. Une mention aussi pour <b>Heike Wilm Schulte <\/b>qui nous propose un Fritz Kothner \u00e0 la voix de t\u00e9nor percutante et au phras\u00e9 musical. Tr\u00e8s en place dans chacune de ses interventions, il sera appr\u00e9ci\u00e9 et tr\u00e8s remarqu\u00e9. C&#8217;est la soprano am\u00e9ricaine <b>Sara Jakubiak <\/b>qui chante Eva. Fine, jolie, elle est une fianc\u00e9e id\u00e9ale pour Walther von Stolzing. Mais au-del\u00e0 du physique, sa voix fra\u00eeche fait merveille. Elle utilise sa technique pour moduler la voix avec aisance, passant avec facilit\u00e9 des graves qui r\u00e9sonnent aux aigus puissants ou piano chant\u00e9s <i>falsetto<\/i>. Avec un jeu naturel et une voix agr\u00e9able et \u00e9quilibr\u00e9e, Sara Jakubiak est cette jeune fille sentimentale et d\u00e9termin\u00e9e. La mezzo-soprano <b>Okka von der Damerau<\/b>, que nous avions appr\u00e9ci\u00e9e dans le r\u00f4le d&#8217;Ulrica ( Un ballo in maschera le 27 juillet ), est ici Magdalene. Ce r\u00f4le beaucoup plus court, ne nous emp\u00eache pas de retrouver la rondeur et la profondeur de sa voix grave qui se marie tr\u00e8s bien avec celle d&#8217;Eva pour un duo \u00e9quilibr\u00e9. Ce casting est remarquable jusque dans la distribution des petit r\u00f4le, donnant \u00e0 chaque chanteur bien choisi l&#8217;occasion de se faire remarquer.<br \/>\nC&#8217;est \u00e0 <b>S\u00f6ren Eckhoff<\/b> que revient le m\u00e9rite d&#8217;avoir pr\u00e9par\u00e9 le Choeur du Bayerischen Staatsoper. Quel ensemble, quel investissement aussi bien sc\u00e9nique que vocal ! Des attaques nettes, pr\u00e9cises avec un impact sonore immense ; telles seront les qualit\u00e9s les plus remarquables de ce choeur. Mais c&#8217;est \u00e0 <b>Kirill Petrenko<\/b> que nous devons la coordination du plateau et de l&#8217;orchestre. Si nous avions trouv\u00e9 les sonorit\u00e9s de l&#8217;orchestre assez peu \u00e9quilibr\u00e9es sous la baguette de Daniele callegari dans &#8221; Un ballo in maschera &#8221; le 27 juillet, force est de constater qu&#8217;il n&#8217;en n&#8217;est rien ici. Dans des tempi allant, une battue claire et des envol\u00e9es musicales, le Maestro ( Directeur musicale du Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Etat de Bavi\u00e8re ), qui prendra ses fonctions \u00e0 la t\u00eate du Berliner Philharmoniker d\u00e8s 2019, impose son rythme et donne du relief \u00e0 la partition avec d&#8217;\u00e9normes <i> fortissimi<\/i> ou des phras\u00e9s plus suaves. Si les cordes ont trouv\u00e9 une rondeur de son, on aimerait des encha\u00eenements plus d\u00e9licats \u00e0 la petite harmonie. Pas toujours en rapport avec la musique, cette mise en sc\u00e8ne a le m\u00e9rite de garder son rythme, de rester pr\u00e8s du texte et de certaines intentions du compositeur. Une soir\u00e9e r\u00e9ussie, o\u00f9 les voix et l&#8217;investissement sc\u00e9nique des chanteurs ont combl\u00e9 nos attentes.\u00a0<em>Photo\u00a9 Wilfried H\u00f6sl<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Munich, Nationaltheater, Opernfestspiele 2016 &#8220;DIE MEISTERSINGER VON N\u00dcRNBERG&#8221; Op\u00e9ra en trois actes, livret de Richard Wagner. 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