{"id":85912,"date":"2016-08-16T23:45:00","date_gmt":"2016-08-16T21:45:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=85912"},"modified":"2016-12-09T12:59:46","modified_gmt":"2016-12-09T11:59:46","slug":"orange-choregies-2016-la-traviata","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/orange-choregies-2016-la-traviata\/","title":{"rendered":"Orange, Chor\u00e9gies 2016: &#8220;La Traviata&#8221;"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2559\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2558\"><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2560\">\u00a0<\/b>Orange, Th\u00e9\u00e2tre Antique, Saison 2016<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2556\">&#8220;LA TRAVIATA&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en trois actes et un prologue, livret de Francesco Maria Piave, d&#8217;apr\u00e8s <i> La Dame aux cam\u00e9lias<\/i> roman d&#8217;Alexandre Dumas fils.<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2554\">Giuseppe Verdi<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2564\">Violetta Val\u00e9ry\u00a0<\/i>ERMONELA JAHO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2565\">Flora Bervoix <\/i>AHLIMA MHAMDI<br \/>\n<i>Annina <\/i>ANNE-MARGUERITE WERSTER<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2566\">Alfredo Germont\u00a0<\/i>FRANCESCO MELI<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2567\">Giorgio Germont\u00a0<\/i>PLACIDO DOMINGO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2568\">Gastone di Letori\u00e8res <\/i>CHRISTOPHE BERRY<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2569\">Il Barone Douphol <\/i>LAURENT ALVARO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2570\">Il Marchese d&#8217;Obigny <\/i>PIERRE DOYEN<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2571\">Il Dottore Grenvil <\/i>NICOLAS TESTE<br \/>\n<i>Guiseppe <\/i>REMY MATHIEU<br \/>\nChoeurs des Op\u00e9ras d&#8217;Angers-Nantes, Avignon et Marseille<br \/>\nOrchestre National de Bordeaux-Aquitaine<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2575\">Daniele Rustioni<br \/>\n<\/b>Mise en sc\u00e8ne\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2577\">Louis D\u00e9sir\u00e9<br \/>\n<\/b>Sc\u00e9nographie &amp; costumes\u00a0 <b>Diego Mendez Casariego<br \/>\n<\/b>Eclairages\u00a0 <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2580\">Patrick M\u00e9e\u00fcs<br \/>\n<\/b><i>Orange, le 6 ao\u00fbt 2016<br \/>\n<\/i>Un spectacle r\u00e9ussi en tous points o\u00f9 mise en sc\u00e8ne et voix \u00e9taient en symbiose avec le compositeur ; fait plus que rare depuis quelques ann\u00e9es. Quel plaisir de quitter le th\u00e9\u00e2tre pleinement satisfait, heureux m\u00eame, des \u00e9toiles plein les yeux ! En effet, apr\u00e8s Giacomo Puccini et son op\u00e9ra <i>Madama Butterfly,<\/i> c&#8217;\u00e9tait Giuseppe verdi et<i> La Traviata<\/i> &#8211; certainement son op\u00e9ra le plus jou\u00e9 de par le monde- qui venait cl\u00f4turer l&#8217;\u00e9dition 2016 des Chor\u00e9gies d&#8217;Orange. Cr\u00e9\u00e9 le 6 mars 1853 \u00e0 La Fenice\u00a0 de Venise, cet op\u00e9ra sera avec <i>Rigoletto <\/i>et <i>Il Trovatore<\/i> \u00e0 l&#8217;origine de la renomm\u00e9e internationale, jamais d\u00e9mentie, du compositeur. On a toujours certaines craintes \u00e0 l&#8217;annonce d&#8217;un op\u00e9ra aussi intimiste sur la sc\u00e8ne d\u00e9mesur\u00e9e du Th\u00e9\u00e2tre antique, mais ici, nous ne pouvons que louer l&#8217;intelligence du metteur en sc\u00e8ne <b>Louis D\u00e9sir\u00e9<\/b> et du sc\u00e9nographe <b>Diego Mendez Casariego<\/b>, pour avoir su cr\u00e9er les atmosph\u00e8res en rapport avec le livret et la partition. Pourquoi en effet, vouloir \u00e0 tout prix utiliser toute la sc\u00e8ne alors que d&#8217;autres possibilit\u00e9s se pr\u00e9sentent ? Avec peu de choses : un immense encadrement retenant un miroir bris\u00e9 en fond de sc\u00e8ne ( reflet des \u00e9motions et des mouvements de l&#8217;\u00e2me, alors que des gouttes d&#8217;eau se transforment en larmes ), une m\u00e9ridienne noire et une longue table de jeu planteront le d\u00e9cor ; et, pour d\u00e9limiter les espaces les jeux de lumi\u00e8res de <b>Patrick M\u00e9e\u00fcs<\/b>. Des noirs profonds aux \u00e9clairages plus blancs, halos qui entourent les chanteurs, ou des lumi\u00e8res plus feutr\u00e9es tombant des lustres pour finir par des \u00e9toiles qui inondent la nuit, tout est bien pens\u00e9 et n&#8217;\u00e9claire que la sc\u00e8ne d\u00e9sir\u00e9e. Avec une direction des acteurs sobre et efficace, Louis D\u00e9sir\u00e9 nous d\u00e9montre qu&#8217;avec un sens de l&#8217;esth\u00e9tique, une grande connaissance du texte, des sentiments et surtout de la musique o\u00f9 tout est \u00e9crit, point n&#8217;est besoin d&#8217;un d\u00e9ploiement de d\u00e9tails pour cr\u00e9er l&#8217;\u00e9motion. Et de l&#8217;\u00e9motion, nous en avons eu ce soir ! Diego Mendez Casariego qui a r\u00e9alis\u00e9 la sc\u00e9nographie, a aussi cr\u00e9\u00e9 les costumes. Restant dans la sobri\u00e9t\u00e9, il jouera sur les couleurs : le noir et le rouge, enfermant ainsi le spectateur dans le drame, l&#8217;oeil m\u00eame ne pouvant se distraire. Cela ne nuit en rien \u00e0 la beaut\u00e9 des robes de soir\u00e9e des dames du choeur, restant dans le style de l&#8217;\u00e9poque de <i>La Dame aux cam\u00e9lias.<\/i> Ici, pas de zingarellas ou de matadors, les hommes restant en frac. Seule note un peu typique, les \u00e9toles rouges et les \u00e9ventails des dames. Les somptueuses robes rouges ou de velours noir de <i>Violetta<\/i> ainsi que celle de campagne au manteau peint ou son d\u00e9shabill\u00e9, blancs tous deux, la mettent en valeur. De bon go\u00fbt aussi sont les costumes d&#8217;<i>Alfredo<\/i> et <i>Giorgio Germont<\/i>. Une production plac\u00e9e sous le signe de l&#8217;\u00e9l\u00e9gance et de l&#8217;intelligence du propos. Un superbe plateau tr\u00e8s homog\u00e8ne donnait un relief particulier \u00e0 cette <i>Traviata<\/i>.<br \/>\nSi le mistral avait d\u00e9sert\u00e9 les lieux le 3 ao\u00fbt, lors de la premi\u00e8re, il s&#8217;\u00e9tait invit\u00e9 ce soir, sans \u00eatre trop virulent, mais tout de m\u00eame&#8230; Diana Damrau qui devait chanter le r\u00f4le de <i>Violetta,<\/i> \u00e9tant souffrante, avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e peu de temps avant la premi\u00e8re, par <strong>E<\/strong><b>rmonela Jaho<\/b>. Tr\u00e8s habitu\u00e9e au r\u00f4le, la soprano albanaise retrouvait cette sc\u00e8ne o\u00f9 elle avait obtenu un vif succ\u00e8s dans <i>Madame Butterfly<\/i> en juillet dernier. Dire qu&#8217;elle habite ce r\u00f4le est une \u00e9vidence. Si elle a le physique fragile de <i>violetta<\/i>, aucune fragilit\u00e9 dans sa voix qu&#8217;elle ma\u00eetrise dans des <i>pianissimi <\/i>en demi-teinte, ou qu&#8217;elle laisse \u00e9clater dans des aigus puissants. Si comme dans <i>Madama Butterfly <\/i>on la sent un peu h\u00e9sitante dans les premi\u00e8res mesures, elle se reprend tr\u00e8s vite pour donner \u00e0 <i>Violetta<\/i> des accents d&#8217;une grande justesse \u00e9motionnelle, sc\u00e9nique et vocale. Elle module sa voix avec aisance pour des phras\u00e9s d&#8217;une belle puret\u00e9 musicale. Ici pas de suraigu rajout\u00e9 ; les aigus \u00e9crits suffiront tant elle chante avec aisance et une grande compr\u00e9hension musicale, jouant sur les nuances, les respirations et les notes tenues sur un long souffle. Avec la voix, l&#8217;intelligence du chant mais aussi du jeu, Hermonela Jaho est une <i>Traviata <\/i>de toute beaut\u00e9 jusque dans sa mort ou elle atteint le sublime. Quel beau tableau final, elle en blanc, se d\u00e9tachant sur un miroir noir o\u00f9 apparaissent les \u00e9toiles. <b>Ahlima\u00a0Mhamdi<\/b>, dans\u00a0un r\u00f4le assez court, est une <i>Flora <\/i>juste, vive et attractive dont la voix de mezzo-soprano passe sans forcer. Dans cette production, o\u00f9 les acteurs ont le physique du r\u00f4le, <b>Francesco Meli<\/b> est un<i> Alfredo <\/i>jeune et fougueux. C&#8217;est avec une voix claire et juste qu&#8217;il aborde ce r\u00f4le. Avec un chant facile et une grande sensibilit\u00e9, il est cr\u00e9dible dans ses col\u00e8res ou dans sa joie, laissant passer les impulsions de la jeunesse. Ses aigus assur\u00e9s passent sans jamais forcer dans un vibrato homog\u00e8ne. Convaincant, il chante et joue avec aisance, formant avec <i>Violetta<\/i> un couple tr\u00e8s assorti sc\u00e9niquement et vocalement pour des duos sensibles qui am\u00e8nent les larmes. <b>Placido Domingo<\/b> \u00e9tait tr\u00e8s attendu dans ce Th\u00e9\u00e2tre antique o\u00f9 il n&#8217;avait plus chant\u00e9 depuis 1978, alors qu&#8217;il \u00e9tait <i>Samson <\/i>( Samson et Dalila ). Applaudi avant d&#8217;avoir chant\u00e9 une note, on peut se demander si c&#8217;est la carri\u00e8re du chanteur plus que <i>Giorgio Germont <\/i>que l&#8217;on ovationne. Evidemment, l&#8217;on sait tr\u00e8s bien que l&#8217;on n&#8217;entendra pas ici une v\u00e9ritable voix de baryton ; les graves manquent et les harmoniques de ce registre aussi, par contre aucun probl\u00e8me pour les notes aigu\u00ebs. Toute la technique et l&#8217;aisance sont l\u00e0, mais le phras\u00e9 qui ne s&#8217;exprime que lorsque l&#8217;on est tout \u00e0 fait confortable fait ici souvent d\u00e9faut. Placido Domingo a l&#8217;allure et l&#8217;\u00e2ge du r\u00f4le, mais pourquoi l&#8217;aborde-t-il avec cette humilit\u00e9 hors de propos ? On peu regretter l&#8217;interpr\u00e9tation de Renato Bruson, un<i> Giorgio Germont<\/i> remarquable, mais pass\u00e9s ces regrets, force\u00a0 est de constater que <a><strong> Laurent Alvaro<\/strong> est\u00a0<\/a>un<i> Barone Douphol<\/i> au timbre rond et color\u00e9 de baryton qui s&#8217;oppose \u00e0 <i>Alfredo<\/i> avec une certaine allure sur une image qui fait allusion au duel. On remarque aussi le <i>Gastone<\/i> de<b> Christophe Berry<\/b> dont la voix claire de t\u00e9nor passe avec facilit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une bonne projection. <b>Nicolas Test\u00e9<\/b> est un <i>Dottore Grenvil <\/i>de classe, comme toujours, il impose avec aisance sa voix graves aux r\u00e9sonances profondes. Un plateau homog\u00e8ne jusque dans les r\u00f4les secondaires est un crit\u00e8re de succ\u00e8s est c&#8217;est ici le cas. Aussi il est \u00e0 noter la bonne prestation d&#8217;<b>Anne-Marguerite Werster<\/b> qui chante <i>Annina,<\/i> de <b>Pierre Doyen<\/b> qui est le <i>Marchese d&#8217;Obigny,<\/i> et de <b>R\u00e9my Mathieu<\/b> qui est Giuseppe. <b>Emmanuel Trenque<\/b>, \u00e0 qui revenait la coordination des choeurs, a fait ici un travail remarquable. D\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s investi sc\u00e9niquement, le choeur aux voix homog\u00e8nes et aux attaques pr\u00e9cises, chante dans un engagement vocal qui donnera beaucoup de relief aux sc\u00e8nes.<br \/>\nLe chef d&#8217;orchestre italien<b> Daniele Rustioni<\/b> \u00e9tait ce soir \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;Orchestre National de Bordeaux Aquitaine. Ce jeune chef prendra ses fonctions de chef permanent de l&#8217;Op\u00e9ra de Lyon d\u00e8s le 1er septembre 2017. Nous assistons depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 l&#8217;ascension rapide de jeunes chefs d&#8217;orchestre. Alors, bien s\u00fbr, les fa\u00e7ons de diriger et d&#8217;aborder les ouvrages changent. la jeune g\u00e9n\u00e9ration est press\u00e9e, nerveuse et si les chefs d&#8217;orchestre d&#8217;il y a quelques ann\u00e9es \u00e9tiraient le tempo, il n&#8217;est est rien \u00e0 pr\u00e9sent. Dirigeant sans partition, Daniele Rustioni saisit son orchestre et l&#8217;emporte plus qu&#8217;il ne le dirige, malgr\u00e9 ce, quelques passages pourraient \u00eatre plus incisifs. De beaux moments sensibles seront \u00e0 remarquer dans les pr\u00e9ludes o\u00f9 les cordes, dans un bon tempo et avec des archets \u00e0 la corde, feront r\u00e9sonner les sons avec puret\u00e9. A l&#8217;\u00e9coute des chanteurs, Daniele Rustioni accompagne le plateau avec efficacit\u00e9 et brio malgr\u00e9 un peu de raideur. Cette <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1471851309818_2617\">Traviata <\/i>a combl\u00e9 le public du Th\u00e9\u00e2tre antique, qui a r\u00e9sonn\u00e9 de bravos pendant tr\u00e8s longtemps. Enfin une mise en sc\u00e8ne, assez d\u00e9pouill\u00e9e finalement, qui est le reflet de l&#8217;art \u00e0 l&#8217;\u00e9tat pur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0Orange, Th\u00e9\u00e2tre Antique, Saison 2016 &#8220;LA TRAVIATA&#8221; Op\u00e9ra en trois actes et un prologue, livret de Francesco Maria [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":85916,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[16808,16810,5871,16809,3660,16807,14950,5807,9354,536,153,108,5369,13752,3631,13753,16811,268,12652],"class_list":["post-85912","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-ahlima-mhamdi","tag-anne-marguerite-werster","tag-choregies-dorange","tag-christophe-berry","tag-daniele-rustioni","tag-diego-mendez-casariego","tag-emmanuel-trenque","tag-ermonela-jaho","tag-foreign-readers","tag-francesco-meli","tag-giuseppe-verdi","tag-la-traviata","tag-laurent-alvaro","tag-louis-desire","tag-nicolas-teste","tag-patrick-meeus","tag-pierre-doyen","tag-placido-domingo","tag-remy-mathieu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85912","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85912"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85912\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87477,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85912\/revisions\/87477"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85916"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85912"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85912"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85912"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}