{"id":90029,"date":"2017-04-24T00:40:08","date_gmt":"2017-04-23T22:40:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=90029"},"modified":"2017-04-28T00:40:40","modified_gmt":"2017-04-27T22:40:40","slug":"renaud-capucon-jean-yves-thibaudet-avec-lensemble-the-knights-au-festival-de-paques-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/renaud-capucon-jean-yves-thibaudet-avec-lensemble-the-knights-au-festival-de-paques-2017\/","title":{"rendered":"Renaud Capu\u00e7on &#038; Jean-Yves Thibaudet avec l&#8217;ensemble The Knights au Festival de P\u00e2ques 2017"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3905\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3904\">Grand Th\u00e9\u00e2tre, Aix-en-Provence, saison 2017<br \/>\n<\/i><strong>Ensemble \u00a0<\/strong><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3902\">The Knights<br \/>\n<\/b>Direction\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3900\">Eric Jacobsen<br \/>\n<\/b>Violon\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3898\">Renaud Capu\u00e7on<br \/>\n<\/b>Piano\u00a0\u00a0<b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3896\">Jean-Yves Thibaudet<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3916\">Johann Sebastian Bach:\u00a0<\/i>Concerto brandebourgeois No 3 en sol majeur, BWV 1048<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3918\">Felix Mendelssohn:\u00a0<\/i>Double concerto pour piano en violon en r\u00e9 mineur, MWV 4<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3919\">Igor Stravinsky<\/i>\u00a0: Concerto en mi b\u00e9mol majeur &#8220;Dumbarton Oaks&#8221;<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3921\">Wolfgang Amadeus Mozart \u00a0 <\/i>Symphonie No 29 en la majeur, KV 201<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3922\">Aix-en-Provence, le 20 avril 2017<br \/>\n<\/i>En cette soir\u00e9e du 20 avril, le Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence, en la salle du Grand Th\u00e9\u00e2tre, nous proposait un rendez-vous avec l&#8217;ensemble de musique de chambre <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3890\">The Knights<\/b>, que nous ne connaissions pas mais que nous \u00e9tions tr\u00e8s d\u00e9sireux d&#8217;\u00e9couter. C&#8217;est \u00e0 l&#8217;\u00e9vidence ces rencontres inattendues qui font, avec la qualit\u00e9 des artistes propos\u00e9s, le charme de ce festival. En solistes, deux artistes au sommet de leur art : <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3891\">Renaud Capu\u00e7on <\/b>(violon) et <b>Jean-Yves Thibaudet<\/b> (piano). Eclectisme du programme qui couvre plus de deux cents ans de musique, avec le Concerto pr\u00e9sent\u00e9 sous diverses formes. Le <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3924\">Concerto brandebourgeois No 3 <\/i>de Johann Sebastian Bach, o\u00f9 violons, altos, violoncelles, par trois, discourent et se r\u00e9pondent de fa\u00e7on concertante, parfois en canon, Le<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3892\"> Double concerto en r\u00e9 mineur <\/i>de Felix Mendelssohn pour un \u00e9change \u00e0 trois voix, violon, piano, orchestre, puis le <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3893\">Concerto en mi b\u00e9mol majeur &#8220;Dumbarton Oaks&#8221; <\/i>d&#8217;Igor Stravinsky o\u00f9 cinq instruments de l&#8217;harmonie \u00e9changent avec les cordes. Une belle d\u00e9couverte de cette partition peu jou\u00e9e. Pour finir le concert, la <i>Symphonie No 29 en la majeur<\/i>, compos\u00e9e par un Mozart de 18 ans. La formation <b>The Knights<\/b> dont les musiciens paraissent s&#8217;amuser avec professionnalisme, passent du violon ou violoncelle \u00e0 la baguette ou du violon au chant, dans la joie et la musicalit\u00e9. Le<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3925\">Concerto brandebourgeois<\/i> semble pourtant manquer de mordant, de corps dans la sonorit\u00e9. Sans doute cet ensemble est-il plus habitu\u00e9 aux salles de dimensions moins larges ; bien que chaque instrumentiste joue avec beaucoup d&#8217;allant, dans de longs archets \u00e0 l&#8217;aise, le son se perd, Bach manque de poids, de volume, mais, instant inattendu et n\u00e9anmoins bien venu, qui pourrait faire sursauter les puristes, les quelques accords de l&#8217;<i>Adagio<\/i> seront prolong\u00e9s par la chanson <i>American Tune <\/i>de Paul Simon, interpr\u00e9t\u00e9e par la voix rauque et jazzy de <b>Christina Courtin<\/b> qui avait l\u00e2ch\u00e9 son archet pour prendre le micro. Cette petite page vocale inspir\u00e9e par <i>La Passion selon saint Mathieu <\/i>de Johann Sebastian Bach, donnera du relief \u00e0 ce <i>Concerto brandebourgeois<\/i> qui en manquait tr\u00e8s certainement. Atmosph\u00e8re romantique et tr\u00e8s d\u00e9licate avec Mendelssohn. L&#8217;orchestre plac\u00e9 derri\u00e8re le piano sonne sans \u00e9clat, mais, Jean-Yves Thibaudet faisant entrer directement le piano solo dans le vif du sujet et le violon nerveux de Renaud Capu\u00e7on vont donner \u00e0 cette partition, qui ne manque pas d&#8217;int\u00e9r\u00eat, toutes les atmosph\u00e8res et les couleurs qui changent au fil des mesures et des mouvements. L&#8217;entente parfaite entre les deux solistes permet \u00e0 chacun de se faire entendre pour s&#8217;unir dans des phrases romantiques. On retrouve chez Renaud Capu\u00e7on toutes les qualit\u00e9s qui nous s\u00e9duisent : la brillance du timbre, la technique d&#8217;archet qui lui permet toutes les audaces et un vibrato chaleureux qui soutient le son. Avec Jean-Yves Thibaudet, ils forment un duo de charme o\u00f9 le toucher d\u00e9licat du pianiste entre dans la chaleur des cordes du violon ; avec son jeu sobre mais brillant, solide sans imposer, il fait preuve d&#8217;une musicalit\u00e9 qui lui donne, en effleurant les touches du piano, cette aisance \u00e9l\u00e9gante de mise dans les langueurs d\u00e9licates du deuxi\u00e8me mouvement. Vif, enlev\u00e9 le dernier mouvement, \u00e0 la <i>ungarese, <\/i>pour un duo de choc ou de charme, remportera tous les suffrages. L&#8217;orchestre soutient avec pr\u00e9cision les deux artistes qui ont su retenir l&#8217;attention du public et soulever son enthousiasme par un jeu \u00e0 la profondeur toujours renouvel\u00e9e. Atmosph\u00e8re diff\u00e9rente pour le <i>Concerto grosso <\/i>d&#8217;Igor Stravinsky pour petit orchestre de chambre, en fait une commande pour un anniversaire de mariage, cr\u00e9\u00e9 dans la propri\u00e9t\u00e9 dont il porte le nom en 1938, et dirig\u00e9 par Nadia Boulanger. Le relief est donn\u00e9 par les instruments de l&#8217;harmonie. Jou\u00e9 sans chef, ce concerto maintient le rythme avec pr\u00e9cision dans une musique color\u00e9e aux dissonances humoristiques. Les diverses atmosph\u00e8res s&#8217;\u00e9coutent tel un livre dont les pages se tournent. Malgr\u00e9 un son tr\u00e8s confidentiel des cordes dans le <i>piano<\/i>, les musiciens qui paraissent s&#8217;amuser dans ces rythmes jazzy font montre d&#8217;une grande compr\u00e9hension des intentions du compositeur. Cette oeuvre qui semble avancer continuellement nous emm\u00e8ne dans des lieux imag\u00e9s et color\u00e9s. La <i>Symphonie No 29 KV 201<\/i> de Wolfgang Amadeus Mozart, oeuvre de jeunesse faisant partie des symphonies dites salzbourgeoises est interpr\u00e9t\u00e9e dans un esprit tr\u00e8s musique de chambre ; sans chef, le <i>tempo<\/i> a du mal \u00e0 s&#8217;installer mais le soutient des deux contrebasses, piliers de l&#8217;orchestre, maintient un bel ensemble d&#8217;archets au d\u00e9tach\u00e9 percutant. Mais l\u00e0 aussi, le relief fait d\u00e9faut, d\u00fb sans doute au manque de contrastes dans les nuances avec des <i>piani<\/i> trop confidentiels. C&#8217;est dans l&#8217;<i>Andante<\/i> que l&#8217;on appr\u00e9cie le plus ce jeune orchestre dont la sensibilit\u00e9 et le grand sens du phras\u00e9 et des harmonies font ressortir l&#8217;entente parfaite avec les instruments \u00e0 vent. Un<i>Menuetto<\/i> allant, dans une interpr\u00e9tation mesur\u00e9e, et un <i>Allegro<\/i> jou\u00e9 <i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1493331679584_3931\">con spirito<\/i> font, dans un ensemble parfait des attaques et des fins de phrases, que le concert se termine avec plus de <i>peps,<\/i> avec des accords moelleux. Un concert int\u00e9ressant, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par un public qui n&#8217;a pas m\u00e9nag\u00e9 ses applaudissements et ses bravos. Le talent des musiciens, entra\u00een\u00e9s par leur violon solo et leur investissement personnel, doivent certainement donner un r\u00e9sultat plus brillant dans un cadre plus feutr\u00e9 o\u00f9 l&#8217;on serait plus \u00e0 m\u00eame d&#8217;appr\u00e9cier leurs nuances extr\u00eames. Un concert agr\u00e9able qui a permis d&#8217;\u00e9couter un duo de haut niveau tr\u00e8s homog\u00e8ne, dont le style et la musicalit\u00e9 ont fait merveille.<em> Photo Caroline Doutre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre, Aix-en-Provence, saison 2017 Ensemble \u00a0The Knights Direction\u00a0Eric Jacobsen Violon\u00a0Renaud Capu\u00e7on Piano\u00a0\u00a0Jean-Yves Thibaudet Johann Sebastian Bach:\u00a0Concerto brandebourgeois [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":90031,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2603,18499,18500,4491,18424,9354,4534,6977,488,10530,253],"class_list":["post-90029","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aix-en-provence","tag-ensemble-the-knights","tag-eric-jacobsen","tag-felix-mendelssohn-bartholdy","tag-festival-de-paques-2017","tag-foreign-readers","tag-igor-stravinsky","tag-jean-yves-thibaudet","tag-johann-sebastian-bach","tag-renaud-capucon","tag-wolfgang-amadeus-mozart"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90029","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90029"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90029\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":90032,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90029\/revisions\/90032"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/90031"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90029"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90029"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90029"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}