{"id":90111,"date":"2017-05-03T14:19:51","date_gmt":"2017-05-03T12:19:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=90111"},"modified":"2017-05-07T14:21:18","modified_gmt":"2017-05-07T12:21:18","slug":"marseille-le-tuba-de-thomas-leleu-en-toute-liberte-pour-the-tubas-trip","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/marseille-le-tuba-de-thomas-leleu-en-toute-liberte-pour-the-tubas-trip\/","title":{"rendered":"Marseille: Le tuba de Thomas Leleu en toute libert\u00e8 pour  &#8220;The Tuba&#8217;s Trip&#8221;"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1494157233572_8897\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1494157233572_8883\">Th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;Od\u00e9on, Marseille, saison 2016 \/ 2017<\/i><br \/>\nDirection musicale \u00a0 <b>Laurent Elbaz<\/b><br \/>\nDirection sc\u00e9nique et artistique \u00a0 <b>Claude Tissier<\/b><br \/>\nTuba <b>Thomas Leleu<\/b><br \/>\nGuitare <b>J\u00e9r\u00f4me Buigues<\/b><br \/>\nSaxo, fl\u00fbte, doudouk et kora\u00a0 <b>Lamine Diagne<\/b><br \/>\nClaviers <b>Laurent Elbaz<\/b><br \/>\nBasse et contrebasse <b>Sam Favreau<\/b><br \/>\nBatterie <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1494157233572_8894\">Philippe Jardin<\/b><br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1494157233572_8895\">Marseille, le 27 avril 2017<\/i><br \/>\nIl est des concerts d&#8217;o\u00f9 l&#8217;on sort joyeux, le pied l\u00e9ger et l&#8217;\u00e2me guillerette. Quelle bonne id\u00e9e ! se dit-on et quel beau travail pour un concert show de cette qualit\u00e9. On ne pr\u00e9sente plus le tubiste <b>Thomas Leleu<\/b> \u00e0 Marseille mais aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, car il est connu et reconnu \u00e0 travers le monde comme ambassadeur du tuba, et soliste virtuose d&#8217;un instrument qui, de premier abord, ne se pr\u00eate pas aux acrobaties solistiques. Ce jeune tubiste qui int\u00e8gre l&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 19 ans est avant tout un jeune homme de son temps attir\u00e9 par les musiques et les formations actuelles. S&#8217;ennuie-t-il derri\u00e8re son pupitre ? non&#8230; mais alors qu&#8217;il compte ses mesures, il \u00e9coute les violons et se prend \u00e0 r\u00eaver au r\u00e9pertoire de ces derniers ; au tuba ! pourquoi pas ? Si dans la pi\u00e8ce &#8220;<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1494157233572_8898\">Fables of tuba&#8221; <\/i>compos\u00e9e sp\u00e9cialement pour lui par Richard Galliano il se prenait pour un accord\u00e9on, il se dit qu&#8217;apr\u00e8s tout, la <i>Czardas<\/i> compos\u00e9e par Vittorio Monti&#8230; Anim\u00e9 par un sentiment de libert\u00e9 et d&#8217;originalit\u00e9, Thomas Leleu veut pouvoir s&#8217;exprimer avec des rythmes, une gestuelle lib\u00e9ratrice et explorer toutes les possibilit\u00e9s qu&#8217;offre le tuba tout en s&#8217;amusant, loin des contraintes de l&#8217;orchestre. Pari r\u00e9ussi. Le tuba est sur le devant de la sc\u00e8ne et on en redemande. N\u00e9 d&#8217;une rencontre avec son sc\u00e9nariste <b>Claude Tissier<\/b>, ce show prend forme\u00a0au fil du temps (trois ans) et des voyages qui vont nourrir et d\u00e9finir le spectacle. Plus de 80 titres et 70 effets de lumi\u00e8res ; une gageure tout de m\u00eame. Mains rien ne freine l&#8217;enthousiasme de ce jeune artiste qui se prend maintenant pour Michael Jackson ; est-ce inn\u00e9 ? non, nous dit-il, des heures de travail. Mais enfin&#8230;on y croirait. Si Thomas Leleu m\u00e9lange les genres, il m\u00e9lange aussi les instruments avec une \u00e9quipe polyvalente qui passe de la fl\u00fbte au saxophone ou du doudouk \u00e0 la kora, de la guitare basse \u00e0 la contrebasse et de la guitare \u00e9lectrique \u00e0 la guitare s\u00e8che ; la musique passe de l&#8217;Europe \u00e0 l&#8217;Am\u00e9rique, de l&#8217;Arm\u00e9nie au Br\u00e9sil ou \u00e0 l&#8217;Argentine, du jazz au tango ou de la com\u00e9die musicale \u00e0 l&#8217;op\u00e9ra. Des clins d&#8217;oeil de bon go\u00fbt, des rythmes, de la m\u00e9lancolie, port\u00e9s par une salle qui suit les \u00e9motions. Derri\u00e8re ce r\u00e9sultat qui para\u00eet r\u00f4d\u00e9, que de travail pour une premi\u00e8re repr\u00e9sentation. Le tuba se plie \u00e0 toutes les fantaisies, seul, accompagn\u00e9 par le clavier ou le saxo, les sons profonds passent du contre chant au chant pour un duo endiabl\u00e9 avec le saxophone. Chaque musicien est mis en valeur, avec humour pour le pianiste qui se pr\u00eate aux mises en sc\u00e8ne ou avec nostalgie pour un tango &#8220;<i>dos mercados<\/i>&#8221; chant\u00e9 par le guitariste pass\u00e9 \u00e0 la guitare classique. Si nous appr\u00e9cions chez Thomas Leleu ses dons de danseur, nous notons son talent de com\u00e9dien et de chanteur alors qu&#8217;il interpr\u00e8te avec une belle voix et beaucoup de sentiment la chanson &#8220;<i>regarde-moi<\/i>&#8221; compos\u00e9e \u00e0 quatre mains avec la chanteuse Tatiana Probst. De ses rencontres au Rio Scenarium, ce bar de Rio o\u00f9 les cultures se m\u00e9langent, Thomas Leleu rapporte des rythmes de <i>bossa nova<\/i> de <i>salsa<\/i>, et des envies d&#8217;ailleurs. Il fait cohabiter Diana Ross, Michael Jackson, Stevie Wonder, Liza Minelli, les musiques de West side story, d&#8217;Ofeu Negro ou de Grease. Les formations changent, par 2 par 3, un musicien chante en pin\u00e7ant les cordes de son N&#8217;goni et nous voici transport\u00e9s dans des contr\u00e9es lointaines. Puis\u00a0 le tubiste revient \u00e0 ses origines classiques, arrang\u00e9es, d\u00e9rang\u00e9es, avec des variations dans une d\u00e9bauche de pi\u00e8ces musicales, Johann Sebastian Bach le calme, mais Paul Dukas et son <i>Apprenti sorcier <\/i>le titille, le <i>Cygne <\/i>de Camille Saint Sa\u00ebns le fait r\u00eaver, puis il se d\u00e9cha\u00eene avec <i>Samson et Dalila<\/i> ou le <i>Cancan<\/i> de Jacques Offenbach. Un t\u00e9nor maintenant avec <i>Turandot<\/i>, et pourquoi pas <i>Carmen <\/i>? <i>La Force du destin<\/i> renverse les pupitres, mais rien n&#8217;arr\u00eate ce tuba suivi par son tubiste et son \u00e9quipe ; un Nino Rota et son <i>Parrain<\/i>, un Rossini et son <i>Guillaume Tell. <\/i>Les effets de lumi\u00e8res, les musiques o\u00f9 l&#8217;on se retrouve, le talent des six musiciens et un tuba incontr\u00f4lable ont fait pass\u00e9 une soir\u00e9e d&#8217;exception \u00e0 un auditoire de tous \u00e2ges, enchant\u00e9 d&#8217;avoir pu partager ce moment. Le talentueux Thomas Leleu que l&#8217;on voit assis sagement en haut de l&#8217;orchestre nous a fait d\u00e9couvrir les multiples facettes de son temp\u00e9rament avec le tuba son complice dans une virtuosit\u00e9 \u00e9poustouflante. Un grand bravo \u00e0 chaque musicien, et un grand merci \u00e0 Maurice Xiberras, Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille et du Th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;Od\u00e9on qui lui a offert cette jolie salle pour \u00e9crin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;Od\u00e9on, Marseille, saison 2016 \/ 2017 Direction musicale \u00a0 Laurent Elbaz Direction sc\u00e9nique et artistique \u00a0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":90112,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[18561,9354,18562,18563,18564,18566,18565,18567,18568,16689],"class_list":["post-90111","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-claude-tissier","tag-foreign-readers","tag-jerome-buigues","tag-lamine-diagne","tag-laurent-elbaz","tag-philippe-jardin","tag-sam-favreau","tag-theatre-de-lodeon","tag-theatre-de-lodeon-marseille","tag-thomas-leleu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90111","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90111"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90111\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/90112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90111"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}