{"id":90605,"date":"2017-07-17T22:56:49","date_gmt":"2017-07-17T20:56:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=90605"},"modified":"2017-07-17T22:56:49","modified_gmt":"2017-07-17T20:56:49","slug":"aix-en-provence-festival-2017-duncan-ward-lorchestre-de-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/aix-en-provence-festival-2017-duncan-ward-lorchestre-de-paris\/","title":{"rendered":"Aix-en-Provence, Festival 2017: Duncan Ward &#038; l&#8217;Orchestre de Paris"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18907\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18897\">Grand Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Aix-en-Provence, saison 2017<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18901\">Orchestre de Paris<br \/>\n<\/b>Direction musicale <b>Duncan Ward<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18903\">Igor Stravinski: <\/i>Suite No I pour petit orchestre.<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18904\">Franz Schubert: <\/i>Symphonie No 3 en r\u00e9 majeur, D 200<br \/>\nI<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18906\">gor Stravinski: <\/i>Suite No 2 pour petit orchestre.<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18909\">Ludwig van Beethoven \u00a0 <\/i>Symphonie No 4 en si b\u00e9mol majeur, op. 60<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1500306397151_18912\">Aix-en-Provence, le 12 juillet 2017<br \/>\n<\/i>Une tr\u00e8s belle soir\u00e9e musicale et symphonique nous \u00e9tait propos\u00e9e en ce 12 juillet au Grand Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Aix-en-Provence. Rien moins que l&#8217;<b>Orchestre de Paris<\/b> &#8211; qui est cette ann\u00e9e en r\u00e9sidence au Festival d&#8217;Aix-en-Provence &#8211; allait nous interpr\u00e9ter des oeuvres, certes, de styles diff\u00e9rents, mais dont l&#8217;esth\u00e9tique musicale allait servir de lien. A la t\u00eate de cet orchestre talentueux, nous n&#8217;aurons pas Daniel Harding, son nouveau directeur musical depuis 2016 &#8211; celui-ci s&#8217;\u00e9tant fractur\u00e9 le poignet &#8211; mais un jeune chef d&#8217;orchestre anglais <b>Duncan Ward<\/b>. Si c&#8217;est une d\u00e9couverte pour nous, son nom restera imprim\u00e9 dans nos m\u00e9moires. Avec la baguette, mais sans partition, ce jeune homme \u00e9l\u00e9gant, mais dont la coupe de cheveux fait montre d&#8217;une certaine modernit\u00e9, allait diriger des oeuvres d&#8217;Igor Stravinski, Franz Schubert et Ludwig van Beethoven sans aucune fracture musicale tout en rendant \u00e0 chaque compositeur l&#8217;essence m\u00eame de son oeuvre. Une gageure ! Igor Stravinski avait \u00e9crit trois pi\u00e8ces faciles pour piano \u00e0 quatre mains pour ses enfants, rang\u00e9es avec humour dans la s\u00e9rie &#8220;pop corn&#8221; ; une fois orchestr\u00e9es, elles deviendront deux pi\u00e8ces pour petit orchestre. Nous \u00e9coutons la No I, o\u00f9 Duncan Ward fait ressortir avec d\u00e9licatesse les harmonies russes, avec ravissement. Si les cuivres sont pr\u00e9cis, et le martel\u00e9 des cordes au talon sonore, le chef d&#8217;orchestre n&#8217;oublie pas que cette pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite pour distraire de jeunes enfants. Point d&#8217;accents ou d&#8217;accords tonitruants, mais beaucoup de pr\u00e9cision et d&#8217;humour, soit dans un <i>tempo<\/i> de promenade, soit dans une musique plus militaire, l\u00e9g\u00e8re et nuanc\u00e9e. Avec une direction d&#8217;une fermet\u00e9 d\u00e9licate, Duncan Ward donne le ton \u00e0 cette soir\u00e9e, laissant jouer l&#8217;orchestre et les instruments solistes pour cet amusement musical. Impulsions et dynamiques se succ\u00e8dent dans des moments de grande l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. C&#8217;est dans cet esprit de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, de clart\u00e9 et d&#8217;\u00e9l\u00e9gance que l&#8217;Orchestre de Paris va suivre la baguette pr\u00e9cise de Duncan Ward. Dans une \u00e9conomie de gestes, mais pas d&#8217;investissement, le chef d&#8217;orchestre fait ressortir le caract\u00e8re de chaque famille d&#8217;instruments, sans exc\u00e8s, restant dans la recherche du style et des sonorit\u00e9s avec un jeu gai et charmant qui n&#8217;exclue pas les accords affirm\u00e9s et les jolies oppositions de couleurs. Tr\u00e8s schubertien, le deuxi\u00e8me mouvement est interpr\u00e9t\u00e9 sur la pointe&#8230;de la baguette o\u00f9 la dentelle d&#8217;un d\u00e9tach\u00e9 pr\u00e9cieux des archets fait place \u00e0 l&#8217;agr\u00e9able m\u00e9lodie jou\u00e9e par la clarinette. Un troisi\u00e8me mouvement concis, o\u00f9 dans le <i>tempo<\/i> de valse du Trio hautbois et basson font tournoyer les notes avec \u00e9l\u00e9gance. Presto, vif et endiabl\u00e9 ce quatri\u00e8me mouvement qui reste pr\u00e9cis, l\u00e9ger, dans une belle gestuelle d&#8217;un chef qui prend au s\u00e9rieux cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Joie \u00e9vidente, plaisir partag\u00e9 avec les musiciens et les auditeurs ravis de retrouver dans la musique des moments loin du tumulte, mais si pr\u00e8s de la puret\u00e9 des notes et des pens\u00e9es d\u00e9licates. A \u00e9couter sans mod\u00e9ration ! Apr\u00e8s l&#8217;entracte, retour \u00e0 Stravinski et sa suite No 2 pour petit orchestre. Une musique militaire, humoristique aux l\u00e9g\u00e8res dissonances o\u00f9 les harmonies se fr\u00f4lent, se frottent, et s&#8217;encanaillent dans un savant dosage pour un <i>tempo<\/i> de valse de foire ou de bal populaire. Interpr\u00e9tation amusante et juste qui donne le sourire aux musiciens et au public qui, pour un instant, retrouve avec plaisir cette \u00e2me d&#8217;enfant qu&#8217;il avait lors des f\u00eates de villages. Plus s\u00e9rieux sans doute est Ludwig van Beethoven ; quoique, le compositeur ayant \u00e9crit sa quatri\u00e8me symphonie alors qu&#8217;il \u00e9tait amoureux et dans une p\u00e9riode heureuse de sa vie, nous trouvons ici aussi, une sorte de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et de ga\u00eet\u00e9 qui ne sont pas toujours \u00e9videntes dans ses oeuvres. Duncan Ward a une fa\u00e7on bien \u00e0 lui de diriger cette symphonie qui commence sur un Adagio avec tenue de trompettes ; un certain myst\u00e8re s&#8217;installe. On retrouve le jeu des sonorit\u00e9s o\u00f9 les instruments de l&#8217;harmonie se glissent dans le son des cordes. Les impulsions sont donn\u00e9es avec vigueur et pr\u00e9cision sans duret\u00e9, avec des oppositions de dynamiques, des ralentis bien amen\u00e9s, et des respirations et des arr\u00eats apportant \u00e0 cette interpr\u00e9tation un c\u00f4t\u00e9 personnel, moderne m\u00eame qui donne \u00e0 Beethoven un caract\u00e8re qu&#8217;on ne lui connaissait pas. Une certaine jeunesse peut-\u00eatre ? Duncan Ward sculpte litt\u00e9ralement le deuxi\u00e8me mouvement dans un <i>tempo<\/i> sans lenteur o\u00f9 les encha\u00eenements se font dans un <i>legato<\/i> large et musical. Beaucoup de relief dans cette interpr\u00e9tation qui allie naturel et pens\u00e9e intellectuelle. Il faut se laisser porter par cette vision novatrice et la m\u00e9lodie de la clarinette au son moelleux. Joie, libert\u00e9, humour m\u00eame, dans ce troisi\u00e8me mouvement o\u00f9 les oppositions de nuances donnent du relief sans un <i>tempo<\/i> vif sans duret\u00e9. L&#8217;Orchestre de Paris, dans ses sonorit\u00e9s homog\u00e8nes et rondes, nous fait entrevoir un Beethoven joyeux. La vivacit\u00e9 de l&#8217;Allegro du quatri\u00e8me mouvement, jou\u00e9 agitato, nous conforte dans ce sentiment de bonheur pour une \u00e2me apais\u00e9e. C&#8217;est sans doute \u00e0 Duncan Ward que que nous devons la perception nouvelle de ce Beethoven plus l\u00e9ger, souriant, qui n&#8217;appuie jamais les accents, leur enlevant un certain c\u00f4t\u00e9 dramatique. Pr\u00e9cision des archets et des dynamiques, violons endiabl\u00e9s et encha\u00eenements faits avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, ont donn\u00e9 \u00e0 cette symphonie une lumi\u00e8re particuli\u00e8re. Dire que nous avons aim\u00e9, est en de\u00e7\u00e0 de ce que nous avons \u00e9prouv\u00e9 avec ce programme \u00e9labor\u00e9 avec intelligence, interpr\u00e9t\u00e9 par un orchestre que nous avions trouv\u00e9 au top niveau d\u00e9j\u00e0\u00a0 dans l&#8217;op\u00e9ra &#8220;Carmen&#8221; qui manifeste ici encore son excellence, et dirig\u00e9 par un chef d&#8217;orchestre \u00e9minemment talentueux, loin d&#8217;une gestuelle hors norme et des sauts inutiles, mais tellement habit\u00e9. Un concert que l&#8217;on aimerait \u00e9couter une autre fois encore, tant il nous a charm\u00e9. <em>Photo Vincent Baume<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Aix-en-Provence, saison 2017 Orchestre de Paris Direction musicale Duncan Ward Igor Stravinski: Suite No I pour [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":90607,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[18900,7554,17337,2426,15491,18899],"class_list":["post-90605","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-duncan-ward","tag-festival-aix-en-provence","tag-foregin-readers","tag-franz-schubert","tag-ludwig-van-beethven","tag-orchestre-de-paris"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90605","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90605"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90605\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/90607"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90605"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90605"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90605"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}