{"id":91366,"date":"2017-11-12T14:34:39","date_gmt":"2017-11-12T13:34:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=91366"},"modified":"2017-11-12T14:34:39","modified_gmt":"2017-11-12T13:34:39","slug":"opera-de-marseille-lombre-de-venceslao","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/opera-de-marseille-lombre-de-venceslao\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ra de Marseille: &#8220;L&#8217;ombre de Venceslao&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5554\">Marseille, Op\u00e9ra municipal, saison 2017 \/2018<br \/>\n<strong>&#8220;<\/strong><\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5550\">L&#8217;OMBRE DE VENCESLAO&#8221;<br \/>\n<\/b>Op\u00e9ra en deux actes, livret de Jorge Lavelli, d&#8217;apr\u00e8s la pi\u00e8ce de Copi.<br \/>\nMusique de <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5545\">Martin Matalon<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5560\">China <\/i>ESTELLE POSCIO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5562\">Mechita <\/i>SARAH LAULAN<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5564\">Venceslao <\/i>THIBAUT DESPLANTES<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5566\">Rogelio <\/i>ZIAD NEHME<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5569\">Largui <\/i>MATHIEU GARDON<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5572\">Coco Pellegrini <\/i>JORGE RODRIGUEZ<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5575\">Gueule de rat (le cheval) <\/i>GERMAIN NAYL<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5578\">Le Singe <\/i>ISMA\u00cbL RUGGIERO<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1510478725058_5581\">Le Perroquet <\/i>(<i>voix enregistr\u00e9e<\/i>)<i> <\/i>DAVID MAISSE<br \/>\nBandon\u00e9onistes ANTHONY MILLET, MAX BONNAY, VICTOR VILLENA, GUILLAUME HODEAU<br \/>\nOrchestre de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille<br \/>\nDirection musicale\u00a0 <b>Ernest Martinez Izquierdo<br \/>\n<\/b>Conception et mise en sc\u00e8ne <b>Jorge Lavelli<br \/>\n<\/b>Collaboration artistique <b>Dominique Poulange<br \/>\n<\/b>Sc\u00e9nographie <b>Ricardo Sanchez-Cuerda<br \/>\n<\/b>Costumes <b>Francesco Zito<br \/>\n<\/b>Lumi\u00e8res <b>Jean Lapeyre <\/b>&amp; <b>Jorge Lavelli<br \/>\n<\/b>R\u00e9p\u00e9titeur de danse <b>Jorge Rodriguez<\/b><br \/>\nRemerciements \u00e0 l&#8217;artiste peintre ALBERTO BALI pour son autorisation \u00e0 utiliser sa &#8220;Galerie des voleurs de Buenos Aires&#8221;<br \/>\n<i>Marseille, le 7 novembre 2017<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-91369\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"491\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6276-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 491px) 100vw, 491px\" \/><\/a><\/i>Apr\u00e8s Donizetti (La Favorite) et Rossini (Tancredi), l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille pr\u00e9sentait \u00e0 ses abonn\u00e9s et aux amateurs de secousses th\u00e9\u00e2trales, un ouvrage dont la musique, dans l&#8217;\u00e9criture moderne de Martin Matalon et la mise en sc\u00e8ne de Jorge Lavelli,\u00a0 d&#8217;apr\u00e8s une pi\u00e8ce de Copi, pouvaient laisser craindre le pire. Certes, certes, cette production n&#8217;est pas de tout repos, et les lignes musicales, si elles sont absentes, laissent place \u00e0 des moments de tension extr\u00eame entrecoup\u00e9es de sourires grin\u00e7ants. Une dizaine de th\u00e9\u00e2tres fran\u00e7ais et argentins s&#8217;\u00e9taient unis, avec le soutien du minist\u00e8re de la culture, pour une coproduction qui allait marquer les esprits. Comme nous l&#8217;explique le metteur en sc\u00e8ne lui-m\u00eame : &#8220;Il ne faut pas chercher ici un message, c&#8217;est un r\u00e9cit, un voyage&#8221;. Mais, tout en \u00e9tant un voyage, ce pourrait \u00eatre aussi un huis clos, tant les personnages sont enferm\u00e9s dans leur condition et, du perroquet en cage, au cheval, <i>Gueule de rat<\/i>, en passant par <i>Venceslao<\/i> qui se pendra, chacun restera face \u00e0 son destin sans pouvoir s&#8217;en \u00e9chapper. Entre <i>opera buffa<\/i>, arts visuels et th\u00e9\u00e2tre musical, cet ouvrage ne laisse pas indiff\u00e9rent, et le public, un temps d\u00e9concert\u00e9, applaudira longuement le travail accompli par chacun pour arriver \u00e0 un r\u00e9sultat aussi fascinant. Copi, auteur, dessinateur, est connu pour son d\u00e9sir de choquer, de heurter, que ce soit par ses id\u00e9es ou par son langage et, bien que le texte soit repris par Jorge Lavelli, on reconna\u00eet l&#8217;\u00e9criture et la force du dramaturge argentin. Crus, vulgaires, ou bassement primaires, les mots, les actions sont malgr\u00e9 tout d&#8217;une port\u00e9e intense. Cinq personnages vont, sous nos yeux, essayer de vivre leurs \u00e9motions et leurs r\u00eaves, ne trouvant que la mort au bout du chemin, que ce soit par le suicide de <i>Venceslao<\/i>, ou sous les balles d&#8217;un coup d&#8217;\u00e9tat. C&#8217;est l&#8217;Argentine brutale et po\u00e9tique que l&#8217;on retrouve sous les doigts des bandon\u00e9onistes dans des airs de tango, sans une v\u00e9ritable m\u00e9lodie, o\u00f9 ne se font entendre que les appuis des temps. <b>Jorge Lavelli<\/b> r\u00e9ussit l&#8217;exploit de nous faire vivre son pays (il est lui aussi argentin), avec rien ou pas<a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large wp-image-91371\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"512\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Jorge-Rodriguez-Estelle-Poscio-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5751-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/a> grand chose, mais dans une direction d&#8217;acteurs millim\u00e9tr\u00e9e o\u00f9 chacun \u00e9volue avec aisance et naturel. Depuis son &#8220;Faust&#8221; de Charles Gounod, mis en sc\u00e8ne \u00e0 l&#8217;Op\u00e9ra de Paris en 1976, et qui avait d\u00e9fray\u00e9 la chronique \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, on savait qu&#8217;il aimait meubler la sc\u00e8ne avec des draps \u00e9tendus, il en usera ici aussi, cachant \u00e0 demi une sc\u00e8ne torride entre <i>Venceslao<\/i> et sa ma\u00eetresse. On pourrait penser que les d\u00e9cors sont inexistants tant le plateau para\u00eet vide, mais en y repensant, tout est l\u00e0, car la sc\u00e9nographie de <b>Ricardo Sanchez-Cuerda <\/b>est intelligemment con\u00e7ue. Une table, un meuble buffet, noirs, pour un int\u00e9rieur, une petite table couverte d&#8217;une nappe \u00e0 carreaux pour un cabaret o\u00f9 officie un danseur de tango, des panneaux s&#8217;ouvrent, se ferment, supportant m\u00eame un <i>Venceslao<\/i> la corde au cou. Et puis, cette charrette tir\u00e9e par <i>Gueule de rat<\/i> qui tombe parfois sous les coups. Le g\u00e9nie de cette production, avec l&#8217;appui des lumi\u00e8res cr\u00e9es par <b>Jean lapeyre <\/b>et <b>Jorge Lavelli<\/b>: demi-teintes, clairs obscurs, rayons transper\u00e7ant un \u00e9pais brouillard, lumi\u00e8res de cabaret&#8230; c&#8217;est d&#8217;avoir su rendre palpables et r\u00e9alistes les atmosph\u00e8res typiques de l&#8217;Argentine, \u00e2pres ou m\u00e9lancoliques, violentes ou plus nuanc\u00e9es. Evidemment il y a ce texte aux mots crus, appelant un chat un chat ou&#8230;.une chatte, une bite..une bite et qui peuvent heurter. Mais qu&#8217;est-ce donc que cet op\u00e9ra ? Il faut le voir comme un spectacles complet, faire abstraction du langage outrancier qui ne fait r\u00e9f\u00e9rence qu&#8217;\u00e0 Copi qui avait s\u00fbrement besoin de provoquer pour exister. Nous assistons donc \u00e0 la cr\u00e9ation (bien que d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9e \u00e0 Rennes..) d&#8217;une oeuvre lyrique dont le langage ne d\u00e9note pas dans ce contexte, allant jusqu&#8217;\u00e0 une image de scatologie, alors que le jeune <i>Rogelio<\/i> succombe sur sc\u00e8ne \u00e0 une crise de coliques dans une petite trappe ouverte \u00e0 cet effet. L&#8217;on peut sourire, baisser les yeux ou tout simplement admirer l&#8217;id\u00e9e du metteur en sc\u00e8ne qui a su \u00f4ter toute vulgarit\u00e9 premi\u00e8re \u00e0 cette sc\u00e8ne. Les costumes, miroirs r\u00e9v\u00e9lateurs des personnages, imagin\u00e9s par <b>Francesco Zito<\/b>, sont d&#8217;une justesse extr\u00eame. Pas de grandiloquence, mais pas de mis\u00e9rabilisme non plus. Des teintes neutres pour un <i>Venceslao <\/i>portant fouet, poncho et chapeau de gaucho, ou plus contrast\u00e9e pour un <i>Largui <\/i>vaguement impuissant, dont le pantalon trop court, les lunettes rondes et un petit panama le maintiennent dans ce personnage un peu \u00e9triqu\u00e9 mais au grand coeur. <i>China <\/i>en robe sage et blanche se m\u00e9tamorphose en danseuse de tango \u00e0 Buenos Aires, jupe rouge courte et bas noirs. Robe et boas roses pour <i>Mechita<\/i> qui voudrait bien s&#8217;\u00e9manciper de l&#8217;emprise d&#8217;un <i>Venceslao<\/i> brutal. Sensualit\u00e9 primaire, esp\u00e9rances intimes et na\u00efvet\u00e9 sont ponctu\u00e9es par les paroles directes d&#8217;un perroquet qui n&#8217;a rien \u00e0 cacher. Si le visuel est astucieux et frappant, la musique \u00e9crite par <b>Martin Matalon<\/b> n&#8217;a rien \u00e0 lui envier, bien au contraire. Compos\u00e9e sur le texte, ne modifiant pas la forme et le format d&#8217;un op\u00e9ra classique, elle met en valeur les sentiments et les atmosph\u00e8res tout en gardant son identit\u00e9 \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-large wp-image-91370\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"512\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jorge-Rodriguez-et-le-quatuor-de-bandon\u00aeons-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_6779-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/a>l&#8217;orchestre. Les violons savent se faire discrets et les cuivres plus pr\u00e9sents suivant le discours d\u00e9sir\u00e9, avec des instruments solistes, tel le trombone appuyant le propos de <i>Venceslao<\/i>, ou des emplois de percussions qui vont des toms au woodblock en passant par le vibraphone. Musique riche, intense dont le d\u00e9ferlement acoustique est parfois tr\u00e8s fort, mais qui correspond \u00e0 cet univers musical argentin o\u00f9 la musique est omnipr\u00e9sente. Un interlude o\u00f9 quatre bandon\u00e9onistes qui occupent la sc\u00e8ne scandent une milonga destructur\u00e9e. Cette mise en sc\u00e8ne d\u00e9pouill\u00e9e mais tr\u00e8s puissante pourrait nous faire penser, dans un autre registre th\u00e9\u00e2tral, \u00e0 la pi\u00e8ce &#8220;les Damn\u00e9s&#8221; tir\u00e9e du film de Luchino Visconti, mise en sc\u00e8ne au festival d&#8217;Avignon par Ivo van Hove. M\u00eame tension, m\u00eame plateau ouvert. L&#8217;op\u00e9ra <em>L&#8217;Ombre de Venceslao<\/em> peut d\u00e9plaire, mais il a l&#8217;avantage de vivre par lui m\u00eame, et de ne d\u00e9truire aucun ouvrage d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit ou compos\u00e9. L&#8217;\u00e9criture vocale est, \u00e0 notre sens, moins r\u00e9ussie que la partie orchestrale, mais sans doute est-ce le parti pris du compositeur qui m\u00e9lange texte parl\u00e9 et texte chant\u00e9 et qui ne propose aucune phrase qui pourrait mettre les voix en valeur. On peut toutefois appr\u00e9cier l&#8217;engagement aussi bien vocal que sc\u00e9nique de ces jeunes chanteurs dont le casting s&#8217;est fait apr\u00e8s auditions. Le baryton <b>Thibaut Desplantes<\/b> est <i>Venceslao<\/i>, cet homme rude de la pampa qui reviendra, apr\u00e8s sa mort v\u00e9rifier que tout va bien. Il habite la sc\u00e8ne par sa pr\u00e9sence et la profondeur de sa voix. Un \u00e9change avec le trombone solo sera la partie la mieux \u00e9crite pour sa voix, exception faite de quelques vocalises. Personnage plus th\u00e9\u00e2tral que lyrique, il s&#8217;impose par le naturel avec lequel il passe de l&#8217;\u00eatre sanguin aux pulsions sexuelles brutales, \u00e0 cette ombre v\u00eatue de blanc qui appara\u00eet telle un fant\u00f4me voulant expier ses actions pass\u00e9es.<b> Zaid Nehme<\/b> est le jeune <i>Rogelio<\/i> amoureux de sa demi-soeur qui passe de l&#8217;amoureux<a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large wp-image-91372\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"512\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Sarah-Laulan-\u00aeLaurent-Guizard-IMG_5875-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/a> languissant \u00e0 l&#8217;exaltation dans un duo amoureux, qui \u00e9volue avec vivacit\u00e9, un brin acrobate et dont la voix de t\u00e9nor passe sans forcer dans des tessitures hautes.<b> Mathieu Gardon<\/b> campe, avec une voix homog\u00e8ne de baryton bien projet\u00e9e, ce <i>Largui<\/i>, un peu \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses pompes mais attachant, dont le jeu juste occulte le ridicule. Il chante d&#8217;une voix assur\u00e9e, sans pr\u00e9tention, en parfaite ad\u00e9quation avec le personnage. Trois hommes, deux femmes, <i>China <\/i>la fille, <i>Mechita <\/i>la ma\u00eetresse. <i>China<\/i>, c&#8217;est la jeune soprano<b> Estelle Poscio<\/b>. Agile, jolie, elle danse le tango avec beaucoup de sensualit\u00e9. Elle \u00e9volue avec charme, accouchant sur sc\u00e8ne d&#8217;un poupon en cellulo\u00efd qu&#8217;elle n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 occire avec&#8230;. na\u00efvet\u00e9 en mettant de l&#8217;insecticide dans le biberon. Elle chante avec une voix percutante en rapport avec le personnage, mais dans un registre tendu et haut perch\u00e9 qui enl\u00e8ve quelque peu les harmonies contenues dans sa voix. Belle prestation intelligente et rythm\u00e9e. <b>Sarah Laulan<\/b> pr\u00eate sa voix de contralto \u00e0 <i>Mechita<\/i>. Extravertie sans exag\u00e9ration, elle \u00e9volue avec aisance en robe rose. Sa voix puissante aux couleurs chaudes descend jusque dans les graves sans perdre sa couleur. Son timbre agr\u00e9able r\u00e9sonne dans une complainte proche de la plainte alors que l&#8217;ombre de <i>Venceslao <\/i>s&#8217;estompe. Une mention toute sp\u00e9ciale pour <b>Jorge Rodriguez<\/b>, un <i>Coco Pellegrini<\/i> plus vrai que nature, n&#8217;est-il pas lui-m\u00eame argentin et danseur de tango ? Il est un protagoniste \u00e0 part enti\u00e8re qui entra\u00eene <i>China<\/i> dans un duo de danse sensuel mais aussi dans une voie fatale. A petits pas dans\u00e9s, ou \u00e0 plus grandes enjamb\u00e9es, il nous fait une d\u00e9monstration de pas cadenc\u00e9s&#8230;et nous nous trouvons instantan\u00e9ment en Argentine. Il faut aussi noter la justesse des mouvements du cheval <i>Gueule de rat<\/i> interpr\u00e9t\u00e9 <b>Germain Ruggiero<\/b> et d&#8217;<b>Isma\u00ebl Ruggiero <\/b>dans la peau du singe adopt\u00e9 en cours de voyage, mais notons aussi aussi <b>David Maisse<\/b> qui pr\u00eate sa voix au perroquet coquin. Cette pi\u00e8ce men\u00e9e sans baisse de tension ou de rythme vit par le talent du chef d&#8217;orchestre <b>Ernest Martinez Izquierdo<\/b> qui a su maintenir les <i>tempi<\/i> tout en faisant ressortir les subtilit\u00e9s musicales contenues dans l&#8217;\u00e9criture orchestrale, maintenant avec \u00e9nergie et pr\u00e9cision on orchestre attentif qui d\u00e9couvrait cette partition. Si cette oeuvre a surpris plus d&#8217;un auditeur, elle est \u00e0 d\u00e9couvrir pour son originalit\u00e9, le talent et la rigueur d&#8217;une mise en sc\u00e8ne millim\u00e9tr\u00e9e aux accents argentins. Artistes, compositeur, chef d&#8217;orchestre, toute l&#8217;\u00e9quipe de la production, sans oublier l&#8217;orchestre, ont \u00e9t\u00e9 longuement applaudis. C&#8217;est un succ\u00e8s ! <em>Photo Laurent Guizard<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marseille, Op\u00e9ra municipal, saison 2017 \/2018 &#8220;L&#8217;OMBRE DE VENCESLAO&#8221; Op\u00e9ra en deux actes, livret de Jorge Lavelli, d&#8217;apr\u00e8s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":91367,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[19457,4179,9354,4298,19456,19458,19467,6458,19459,19465,19466,19462,4177,6459,19460,19464,19463],"class_list":["post-91366","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-david-maisse","tag-ernest-martinez-izquierdo","tag-foreign-readers","tag-francesco-zito","tag-germain-ruggiero","tag-ismael-ruggiero","tag-jean-lapeyre","tag-jorge-lavelli","tag-jorge-rodriguez","tag-lombre-de-venceslao","tag-martin-matalon","tag-mathieu-gardon","tag-opera-de-marseille","tag-ricardo-sanchez-cuerda","tag-sarah-laulan","tag-thibaut-desplantes","tag-zaid-nehme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91366","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=91366"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91366\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":91368,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91366\/revisions\/91368"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/91367"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=91366"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=91366"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=91366"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}