{"id":91788,"date":"2018-01-19T00:07:10","date_gmt":"2018-01-18T23:07:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=91788"},"modified":"2018-01-20T00:08:01","modified_gmt":"2018-01-19T23:08:01","slug":"david-kadouch-en-concert-a-lopera-municipale-de-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/david-kadouch-en-concert-a-lopera-municipale-de-marseille\/","title":{"rendered":"David Kadouch en concert a l&#8217;Opera Municipale de Marseille"},"content":{"rendered":"<div id=\"main\" role=\"tabpanel\" aria-labelledby=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_28060\">\n<div id=\"paneshell\">\n<div id=\"shellcontent\" class=\" \">\n<div id=\"shellinner\" role=\"presentation\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_28145\" class=\"tab-content\" data-tid=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_28060\" data-title=\"DAVID KADOUCH EN CONCERT A L'OPERA MUNICIPAL DE MARSEILLE\" aria-label=\"DAVID KADOUCH EN CONCERT A L'OPERA MUNICIPAL DE MARSEILLE\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_28190\" class=\"messagepane basepane \" tabindex=\"0\" role=\"main\" aria-label=\"Pannello messaggio\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_28192\" class=\"message content\" data-mid=\"AE8k5C4AABNoWmH9Pwcv2FZp78g\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37140\" class=\"base-card \">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37166\" class=\"base-card-body\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37150\" class=\"msg-body inner undoreset\" tabindex=\"0\" role=\"presentation\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37169\" class=\"email-wrapped\">\n<div id=\"yiv0734416104\">\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37168\" dir=\"ltr\">\n<div id=\"yiv0734416104divtagdefaultwrapper\" dir=\"ltr\">\n<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37167\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37170\">Op\u00e9ra, Marseille, saison 2017 \/ 2018<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37174\">Orchestre Philharmonique de Marseille<br \/>\n<\/b>Direction musicale <b>Christoph Altstaed<br \/>\n<\/b>Piano <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37178\">David Kadouch<br \/>\n<\/b><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37179\">Wolfgang Amadeus Mozart:<\/i>Concerto pour piano No 23 en la majeur K. 488<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37181\">Anton Bruckner: <\/i>Symphonie No 2 en ut mineur<br \/>\n<i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37183\">Marseille, le 12 janvier 2018<br \/>\n<\/i>C&#8217;est avec un immense plaisir que nous retrouvons, en cette soir\u00e9e du 12 janvier, la belle salle de l&#8217;Op\u00e9ra de Marseille pour un concert o\u00f9 Wolfgang Amadeus Mozart allait laisser la parole \u00e0 Anton Bruckner ; car, il faut l&#8217;avouer, quoi de plus agr\u00e9able que d&#8217;\u00e9couter les notes perl\u00e9es \u00e9crites par Mozart dans un cadre et une acoustique adapt\u00e9s, loin des salles \u00e0 l&#8217;architecture contemporaine o\u00f9 rien ne concours \u00e0 nous transporter dans ces ambiances harmonieuses et un peu hors du temps. Le programme annon\u00e7ait <b>David Kadouch<\/b> et Mozart ; la certitude pour nous d&#8217;un moment de gr\u00e2ce et de d\u00e9licatesse. Comme beaucoup, nous appr\u00e9cions ce pianiste au toucher sensible, R\u00e9v\u00e9lation jeune talent aux Victoires de la Musique Classique 2010 et Young artist of the year, Classical Awards 2011. La carri\u00e8re de David Kadouch le fait \u00e9voluer, avec le m\u00eame succ\u00e8s, aussi bien en r\u00e9cital qu&#8217;en musique de chambre sur les sc\u00e8nes du monde. Et ce soir, \u00e0 Marseille, la magie op\u00e9rait. Le choix du concerto d\u00e9j\u00e0, le 23\u00e8me, un des plus connus, compos\u00e9 \u00e0 Vienne en 1786, p\u00e9riode faste pour le compositeur, qui allait conna\u00eetre un franc succ\u00e8s avec son op\u00e9ra <i>Le Nozze di Figaro<\/i> compos\u00e9 \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode. Tout le g\u00e9nie, mais aussi la sensibilit\u00e9 et les sentiments de Mozart sont contenus dans cette partition. D\u00e8s l&#8217;<i>Allegro<\/i> l&#8217;on retrouve le compositeur dans sa simplicit\u00e9 d&#8217;\u00e9criture qui \u00e9claire chaque note ; puis, le tr\u00e8s connu deuxi\u00e8me mouvement, coeur de l&#8217;oeuvre, nous laisse entrevoir un Mozart m\u00e9lancolique dans un <i>Adagio<\/i> en fa di\u00e8se mineur peu courant. Moment de solitude d&#8217;une beaut\u00e9 dramatique nuanc\u00e9e. Mais ici, comme dans ces op\u00e9ras d&#8217;ailleurs, Mozart laisse l\u00e0 sa m\u00e9lancolie r\u00eaveuse pour un <i>finale<\/i> qui retrouve la tonalit\u00e9 du d\u00e9but dans un <i>Allegro Assai<\/i> en la majeur. Avec l&#8217;\u00e9nergie et la joie de vivre retrouv\u00e9e, le caract\u00e8re brillant ressort sans affectation. Dans un <i>tempo<\/i> allant, et apr\u00e8s une courte exposition moelleuse de l&#8217;orchestre, le pianiste prend la parole dans un jeu clair et perl\u00e9 qui laisse ressortir les basses. C&#8217;est un dialogue musical entre un piano aux articulations nerveuses jou\u00e9es avec fluidit\u00e9, et un orchestre qui reprend ses phrases dans une harmonie musicale et des respirations bien venues pour un premier mouvement a\u00e9r\u00e9 et d&#8217;une grande fra\u00eecheur qui laisse ressortir la cadence jou\u00e9e avec limpidit\u00e9. Dans l&#8217;<i>Adagio<\/i>, sans tra\u00eener, le piano expose une m\u00e9lodie sensible. Soutenu par un orchestre pr\u00e9sent et d&#8217;une grande souplesse, David Kadouch suspend ses notes et laisse le temps \u00e0 la petite harmonie de lui donner la r\u00e9plique dans un discours sans agressivit\u00e9. La lenteur contenue laisse la r\u00eaverie s&#8217;installer dans une sorte de promenade m\u00e9lancolique tout en d\u00e9licatesse. Vif, joyeux, lumineux, le dernier mouvement nous entra\u00eene, avec les cordes au d\u00e9tach\u00e9 pr\u00e9cis, vers de plaisantes pens\u00e9es o\u00f9 le pianiste excelle avec des pulsations toniques sans pr\u00e9cipitation, r\u00e9pondant \u00e0 un orchestre qui le suit dans ses nuances et ses exaltations mesur\u00e9es. Ce final anim\u00e9 reste dans l&#8217;esth\u00e9tique raffin\u00e9e du concerto, o\u00f9 d\u00e9licatesse rime avec musicalit\u00e9, sous les doigts d\u00e9li\u00e9s du pianiste qui a su faire ressortir avec acuit\u00e9 tout l&#8217;esprit du compositeur. Afin de remercier un public enthousiaste, David Kadouch se remet au piano pour un Chopin au <i>rubato<\/i> mesur\u00e9 dans une interpr\u00e9tation sensible et d\u00e9licate. Libert\u00e9 et sensibilit\u00e9 sont les qualit\u00e9s qui caract\u00e9risent ici le jeu tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 du pianiste, longuement applaudi. Peut-on trouver un lien entre Mozart et Anton Bruckner dont la 2\u00e8me symphonie \u00e9tait propos\u00e9e en seconde partie du concert ? Nous ne le chercherons pas tout au plaisir de retrouver l&#8217;Orchestre Philharmonique de Marseille pour une heure de musique dans un effectif plus complet. Cette symphonie, achev\u00e9e en septembre 1872, cr\u00e9\u00e9e le 26 octobre 1873 et publi\u00e9e en 1892 a subi de multiples changements de la part du compositeur lui-m\u00eame tout d&#8217;abord, puis par les diff\u00e9rentes versions propos\u00e9es. Celle que nous \u00e9coutons ce soir est l&#8217;\u00e9dition critique du musicologue William Carragan, et date de la fin des ann\u00e9es 1990. Riche en th\u00e8mes musicaux diff\u00e9rents, la symphonie no2 peut para\u00eetre un peu d\u00e9concertante \u00e0 une premi\u00e8re \u00e9coute malgr\u00e9 les pauses qui rythment les diff\u00e9rents th\u00e8mes ; Il faut se laisser entra\u00eener dans les diverses ambiances et sonorit\u00e9s qui jalonnent cette partition. Le solo de cor, jug\u00e9 trop difficile pour l&#8217;instrument \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de la cr\u00e9ation de l&#8217;oeuvre, nous ravit, le solo de basson et les instruments de la petite harmonie jouent dans des sonorit\u00e9s d\u00e9licates amenant des atmosph\u00e8res mystiques au 2\u00e8me mouvement. Les cuivres, les timbales s&#8217;affirment sans agressivit\u00e9 dans le <i>Scherzo<\/i> pour un encha\u00eenement d&#8217;\u00e9critures diff\u00e9rentes dans un <i>Finale<\/i> aux couleurs contrast\u00e9es qui revient au th\u00e8me initial. Cette composition un peu \u00e9trange pourrait \u00eatre une exposition d&#8217;images musicales dont le seul but serait de nous transporter dans diverses atmosph\u00e8res et, ce soir, avec\u00a0 un orchestre au mieux de sa forme et\u00a0 avec des solistes aux sonorit\u00e9s riches et nuanc\u00e9es, le pari est tenu. Le jeune chef <b>Christohp Altstaedt<\/b>, qui dirigeait pour la seconde fois l&#8217;orchestre Philharmonique de Marseille, r\u00e9ussit \u00e0 passer de la d\u00e9licatesse de Mozart \u00e0 une plus grande force pour la musique d&#8217;Anton Bruckner sans rupture musicale, en gardant une qualit\u00e9 et une rondeur de son \u00e0 tout l&#8217;orchestre et dans chaque cat\u00e9gorie d&#8217;instruments. D&#8217;une baguette pr\u00e9cise et claire, il impose sa vision de l&#8217;oeuvre tout en faisant preuve d&#8217;une grande souplesse dans les oppositions de nuances et de couleurs, \u00e9vitant des roulements de timbales trop secs et des sons satur\u00e9s aux cuivres dans les <i>fortissimi<b>. <\/b><\/i>D\u00e8s le premier mouvement, le <i>tempo<\/i> allant nous donne la direction que prendra le chef d&#8217;orchestre pour cette interpr\u00e9tation avec le chant grave et moelleux des violoncelles. Cette unit\u00e9 de son qui vole de pupitre en pupitre sans brutalit\u00e9 donne tout son sens \u00e0 cette symphonie. La longueur des archets \u00e0 la corde des violons de l&#8217;<i>Allegro<\/i> <i>moderato<\/i> laisse place aux <i>pizzicati <\/i>d&#8217;un <i>Adagio<\/i> \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re nostalgique suspendue. Dans une gestuelle esth\u00e9tique et efficace, le maestro apporte force et \u00e9nergie au <i>Scherzo<\/i> mais aussi d\u00e9licatesse aux solos de fl\u00fbte ou de clarinette, soutenus par un quatuor sensible et pr\u00e9sent. Tous se retrouvent dans un <i>Finale<\/i> aux pens\u00e9es enchev\u00eatr\u00e9es, pour une mont\u00e9e <i>crescendo <\/i>d&#8217;un \u00e9blouissement total. Beaucoup d&#8217;intelligence, et de musicalit\u00e9 aussi, dans l&#8217;interpr\u00e9tation de cette symphonie qui pourrait para\u00eetre d\u00e9cousue sans une parfaite compr\u00e9hension du texte musical. Un d\u00e9ferlement d&#8217;applaudissements pour l&#8217;orchestre et son chef qui fait saluer chaque pupitre pour des bravos amplement m\u00e9rit\u00e9s.\u00a0 <em>Photo \u00a9 Balazs Borocz Pilvax Studio<\/em><\/p>\n<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37190\">\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"base-card-clear\"><\/div>\n<\/div>\n<div id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1516370338550_37188\" class=\"base-card-footer\">\n<div class=\"card-footer\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2 class=\"boss-preview-node offscreen\" role=\"alert\" aria-live=\"assertive\" aria-atomic=\"false\"><\/h2>\n<div class=\"boss-help x-large\"><\/div>\n<div class=\"boss-passive preview-toggle boss-mod-toggle icon icon-grid-layout\" title=\"Mostra o nascondi anteprime\"><\/div>\n<div id=\"slot_FSRVY\">\n<div id=\"sb_rel_tgtFSRVY\" class=\"darla\"><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra, Marseille, saison 2017 \/ 2018 Orchestre Philharmonique de Marseille Direction musicale Christoph Altstaed Piano David Kadouch Wolfgang [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":91789,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[3431,19833,19834,9354,4178,253],"class_list":["post-91788","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-anton-bruckner","tag-christoph-altstaed","tag-david-kadouch","tag-foreign-readers","tag-orchestre-philharmonique-de-marseille","tag-wolfgang-amadeus-mozart"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91788","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=91788"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91788\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/91789"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=91788"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=91788"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=91788"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}