{"id":92392,"date":"2018-04-02T18:25:03","date_gmt":"2018-04-02T16:25:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbopera.it\/?p=92392"},"modified":"2018-04-02T18:25:49","modified_gmt":"2018-04-02T16:25:49","slug":"festival-de-paques-daix-en-provence-2018-renaud-capucon-e-le-london-symphony-orchestran-symphoaix-en-provence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/festival-de-paques-daix-en-provence-2018-renaud-capucon-e-le-london-symphony-orchestran-symphoaix-en-provence\/","title":{"rendered":"Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence 2018: Renaud Capu\u00e7on e le London symphony orchestra"},"content":{"rendered":"<p id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1522672760822_21891\" style=\"text-align: justify;\"><i id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1522672760822_21877\">Grand Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Aix-en-Provence, saison 2018<br \/>\n<\/i><b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1522672760822_21882\">London Symphony Orchestra<br \/>\n<\/b>Direction musicale <b>Fran\u00e7ois Xavier Roth<br \/>\n<\/b>Violon <b id=\"yui_3_16_0_ym19_1_1522672760822_21875\">Renaud Capu\u00e7on<br \/>\n<\/b><i>B\u00e9la Bartok: <\/i>Concerto pour violon No2, Sz 112<br \/>\n<i>Igor Stavinsky:&#8221;<\/i>Le Chant du Rossignol&#8221;<br \/>\n<i>Claude Debussy: &#8220;<\/i>La Mer&#8221;, trois esquisses symphoniques pour orchestre<br \/>\n<i>Aix-en-Provence, le 26 mars 2018<br \/>\n<\/i>En cette fin du mois de mars, le Festival de P\u00e2ques d&#8217;Aix-en-Provence pr\u00e9sentait sa sixi\u00e8me \u00e9dition. Programme somptueux, promesse de moments de joies et d&#8217;intensit\u00e9 musicale. Parti sur les chapeaux de roues d\u00e8s sa premi\u00e8re \u00e9dition et avec plusieurs concerts par jour, l&#8217;on imagine ais\u00e9ment combien il doit \u00eatre difficile pour un festival de se renouveler tout en restant au top niveau. Mais rien \u00e0 craindre de ce c\u00f4t\u00e9-ci car une fois encore, Dominique Bluzet et Renaud Capu\u00e7on ont fait appel \u00e0 des solistes et des orchestres magnifiques. Pour cette soir\u00e9e d&#8217;ouverture, musique du XXe si\u00e8cle avec B\u00e9la Bartok, Igor Stravinsky et Claude Debussy, dont on c\u00e9l\u00e8bre le centi\u00e8me anniversaire de sa mort, avec rien de moins que le <b>London Symphony Orchestra<\/b> <a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-92394\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"477\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1184-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 477px) 100vw, 477px\" \/><\/a>conduit par le chef d&#8217;orchestre fran\u00e7ais <b>Xavier-Roth<\/b>, et <b>Renaud Capu\u00e7on <\/b>en soliste. Salle comble \u00e9videmment mais dans une \u00e9coute religieuse jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9clat des applaudissements. Avec le London Symphony Orchestra, certainement l&#8217;une des meilleures phalanges actuelles, aucune surprise, c&#8217;est l&#8217;excellence au bout de chaque archet et jusqu&#8217;au dernier souffle de l&#8217;harmonie. Fran\u00e7ois-Xavier Roth, Principal chef invit\u00e9 de cet orchestre depuis le d\u00e9but de la saison dirigera ce soir. Cet \u00e9minent chef fran\u00e7ais, qui a fond\u00e9 en 2003 l&#8217;orchestre Les Si\u00e8cles, m\u00e8ne une carri\u00e8re internationale se distinguant dans le lyrique aussi bien que dans le symphonique<i> <\/i>avec une tr\u00e8s grande discographie o\u00f9 Igor Stravinsky et Claude Debussy sont \u00e0 l&#8217;honneur. C&#8217;est B\u00e9l\u00e0 Bartok qui nous fait entrer en d\u00e9but de concert dans une musique forte, color\u00e9e, dont le style n&#8217;appartient qu&#8217;\u00e0 lui. Influenc\u00e9 par Richard Strauss, Franz Liszt et Johannes Brahms, il prend la force de l&#8217;un, le romantisme de l&#8217;autre laissant les notes flirter ou s&#8217;\u00e9loigner, apportant sa personnalit\u00e9 et sa propre vision de la musique. B\u00e9l\u00e0 Bartok ach\u00e8ve la composition de ce concerto en 1939 ; il mettra de nombreuses ann\u00e9es avant d&#8217;\u00eatre programm\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement dans les concerts. Difficult\u00e9 d&#8217;\u00e9coute, difficult\u00e9 d&#8217;ex\u00e9cution. Mais \u00e0 l&#8217;heure o\u00f9 le public devient plus curieux et part volontiers \u00e0 la d\u00e9couverte d&#8217;autres horizons, B\u00e9l\u00e0 Bartok se fera conna\u00eetre par d&#8217;autres oeuvres que ses <i>Danses roumaines<\/i>. Avec sa fougue habituelle, <strong>Renaud Capu\u00e7on<\/strong> se lance dans cette composition avec envol\u00e9es d&#8217;archet, vibrato intense et main gauche virtuose. Dirigeant sans baguette, Fran\u00e7ois-Xavier Roth fait ressortir les sonorit\u00e9s avec pr\u00e9cision, soutenant le soliste dans un tempo allant. La technique sans failles de Renaud Capu\u00e7on lui laisse une grande libert\u00e9 d&#8217;interpr\u00e9tation dans une musique aux atmosph\u00e8res changeantes, comme le sont celles que vit le compositeur en ces temps troubl\u00e9s qui le m\u00e8neront \u00e0 l&#8217;exil. Dialoguant sans cesse avec l&#8217;orchestre dans ce premier mouvement qui demande force et d\u00e9termination, le violoniste d\u00e9veloppe son archet, change de <i>tempo<\/i>, respire, aborde les rythmes avec pr\u00e9cision pour finalement se laisser aller \u00e0 des phrases musicales sentimentales jou\u00e9es avec charme et sensibilit\u00e9 dans une justesse parfaite. L&#8217;orchestre<a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-92393\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"489\" height=\"326\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_0977-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 489px) 100vw, 489px\" \/><\/a> est l\u00e0, pr\u00e9sent, qui soutient, provoque, dialogue, fait r\u00e9sonner les instruments, laissant toujours la parole au violoniste. L&#8217;<i>Andante tranquillo<\/i> est jou\u00e9 sans tra\u00eener o\u00f9 cordes et timbales apportent leurs couleurs. Renaud Capu\u00e7on r\u00e9pond dans la souplesse d&#8217;un <i>legato<\/i> faisant sonner la 4\u00e8me corde de son<i> Guarnerius Panette<\/i> sans forcer, par la seule intensit\u00e9 de son vibrato. Cette composition moderne sans dissonances, fait ressortir le folklore hongrois, dans une sorte de danse laissant au soliste la libert\u00e9 de quelque l\u00e9ger <i>portamento.<\/i> L&#8217;<i>Allegro molto<\/i> devient endiabl\u00e9. Avec la pr\u00e9cision du chef, qui insuffle les diverses atmosph\u00e8res, Renaud Capu\u00e7on charme ou se d\u00e9cha\u00eene avec un archet d&#8217;une grande s\u00fbret\u00e9 et l&#8217;on se demande, qu&#8217;est-ce donc qui est le plus impressionnant, sa v\u00e9locit\u00e9 de main gauche, sa technique d&#8217;archet ou son investissement ? Sans doute les trois, mais surtout la compr\u00e9hension de ce concerto No2 aux changements multiples, qui font ressortir les angoisses et la m\u00e9lancolie du compositeur, mais qui s&#8217;estompent devant un souffle vital jamais \u00e9teint. Quelle belle complicit\u00e9 entre l&#8217;orchestre, le chef et le soliste ! Bravo, Monsieur Capu\u00e7on, une interpr\u00e9tation somptueuse. Apr\u00e8s l&#8217;entracte, plus calme est <i>Le Chant du Rossignol<\/i> compos\u00e9 par Igor Stravinsky. Ce po\u00e8me symphonique en 3 mouvements, tir\u00e9 de son op\u00e9ra <i>Le Rossignol<\/i>, est adapt\u00e9 pour les ballets russes de Serge Diaghilev en 1917. Cette composition est une Ode \u00e0 la nature, avec des sonorit\u00e9s \u00e9tranges, quelquefois mena\u00e7antes, aig\u00fces avec le piccolo, plus graves avec trombones et tuba, parfois bouch\u00e9s afin de cr\u00e9er les atmosph\u00e8res. Pr\u00e9sences myst\u00e9rieuses, \u00e9clairs de lumi\u00e8re, rien ne manque dans cette partition imag\u00e9e ; le Rossignol ? Mais pas seulement, des changements de <i>tempi<\/i>, des dialogues harmonieux ou inqui\u00e9tants ponctu\u00e9s par quelques accents venus de Chine. M\u00eame sans baguette, cette direction est d&#8217;une grande pr\u00e9cision et d&#8217;une parfaite nettet\u00e9 quant aux couleurs. Un moment d&#8217;\u00e9vasion qui sera suivi par <i>La Mer<\/i>, la composition de Claude Debussy tout aussi envo\u00fbtante. C&#8217;est peut-\u00eatre l&#8217;oeuvre qui caract\u00e9rise le plus le compositeur, o\u00f9 sont r\u00e9unies les couleurs, les atmosph\u00e8res, les respirations mais aussi l&#8217;\u00e9l\u00e9gance toute fran\u00e7aise d&#8217;une \u00e9poque r\u00e9volue. Fran\u00e7ois-<a href=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-large wp-image-92396\" src=\"http:\/\/www.gbopera.it\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073-512x341.jpg\" alt=\"\" width=\"512\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073.jpg 512w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073-290x193.jpg 290w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18cd0326fdp_1073-285x190.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/a>Xavier Roth est un chef d&#8217;orchestre qui comprend et sait faire ressortir les \u00e9l\u00e9ments sp\u00e9cifiques \u00e0 cette musique ; car, que serait la musique de Claude Debussy sans cette notion premi\u00e8re ? Une suite d&#8217;images sans doute. A la t\u00eate d&#8217;un orchestre d&#8217;une grande souplesse, le maestro sait moduler les sonorit\u00e9s ; dans un <i>tempo<\/i> allant il fait se lever le jour avec ses clart\u00e9s myst\u00e9rieuses, dans une progression qui nous fait suivre la courbe du soleil avec calme, ou plus intens\u00e9ment dans un \u00e9norme <i>crescendo<\/i> qui nous conduit de l&#8217;aube au z\u00e9nith. Le jeu des vagues est construit sur l&#8217;harmonie aux belles sonorit\u00e9s quand harpes et cor anglais animent la mer qui s&#8217;agite avec les envol\u00e9es des altos, violoncelles et l&#8217;\u00e9clat des trompettes.<i> <\/i>Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9norme<i> crescendo<\/i>, revient le calme, celui qui pr\u00e9c\u00e8de la temp\u00eate ? Sans doute. Grondement des <i>celli<\/i>, un orage se pr\u00e9pare, menace, une \u00e9criture juste, qui fait \u00e9clater la trompette dans un son clair. Peut-\u00eatre manque-t-il ce petit balancement, ces respirations qui nous emm\u00e8nent sur les vagues ? Mais une belle unit\u00e9 de son avec les cors et le quatuor en r\u00e9ponse. Superbe solo de hautbois d&#8217;une grande sensibilit\u00e9 color\u00e9 par le glockenspiel. Changement d&#8217;atmosph\u00e8res gr\u00e2ce au choral de cuivre qui fait scintiller la mer sur un \u00e9norme <i>crescendo<\/i> aux sons pleins. Fran\u00e7ois -Xavier Roth, dans cette interpr\u00e9tation toute fran\u00e7aise, sculpte les sons, laissant la parole \u00e0 l&#8217;\u00e9criture de Claude Debussy qui parle d&#8217;elle-m\u00eame, loin des grandiloquences hors de propos. Une interpr\u00e9tation magistrale qui soul\u00e8ve la salle d&#8217;enthousiasme. Pour finir la soir\u00e9e et d\u00e9montrer encore, s&#8217;il en \u00e9tait besoin, les possibilit\u00e9s de cet orchestre magnifique, un th\u00e8me de <i>Star Wars<\/i> de John Williams, que le LSO avait enregistr\u00e9 pour le\u00a0 film, nous \u00e9tait offert en bis. Oui, la <i>force<\/i> est bien l\u00e0, dans une puissance de son, avec des cors, des cordes qui avancent, marche inexorable, sur un quatuor au d\u00e9tach\u00e9 rapide. Rythme, cymbale, un festival de sons et de beaux sons. Superbe d\u00e9monstration de l&#8217;orchestre dirig\u00e9 avec intelligence et pr\u00e9cision. Une soir\u00e9e d&#8217;ouverture de festival remarquable et remarqu\u00e9e qui donne envie de poursuivre le voyage. <em>Photo Caroline Doutre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Aix-en-Provence, saison 2018 London Symphony Orchestra Direction musicale Fran\u00e7ois Xavier Roth Violon Renaud Capu\u00e7on B\u00e9la Bartok: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":74,"featured_media":92395,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2603,981,3064,20205,9354,20206,180,8023,10530],"class_list":["post-92392","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-senza-categoria","tag-aix-en-provence","tag-bela-bartok","tag-claude-debussy","tag-festival-de-paques-2018","tag-foreign-readers","tag-francois-xavier-roth","tag-igor-stravinskij","tag-london-symphony-orchestra","tag-renaud-capucon"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92392","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/74"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=92392"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92392\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media\/92395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=92392"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=92392"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studioroldo.it\/gbopera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=92392"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}